Publications en 2013

  Derniers ouvrages publiés par des membres de CRISES logo livres

 

– Neptune au musée. Puissances, identités et conflits dans les musées maritimes et navals, s. dir. Patrick LOUVIER

Différence et mélange in Montaigne. Mostri, metamorfosi, mescolamenti, de Raffaele CARBONE

Les Juifs byzantins aux racines de l’histoire juive ottomane. Essai de réflexions spéculaires ou tentative d’habillage d’une absence de représentation, de Philippe GARDETTE

Lemercier de la Rivière P. P., La Liberté du commerce. Œuvres économiques (1765 et 1770). Éditeur scientifique : Bernard HERENCIA

Le pouvoir absolu. Naissance de l’imaginaire politique de la royauté, d’Arlette JOUANNA
Prix Chateaubriand 2013                                        Institut de France logo

Paul Ricœur, l’imagination vive. Une genèse de la philosophie ricœurienne de l’imagination, de Jean-Luc AMALRIC

– Atlas des garrigues. Regards croisés, entre vallée de l’Hérault et vallée de la Cèze

Dictionnaire biographique des protestants français

L’Europe au XIXe siècle – 1815 -1914, de Patrick LOUVIER

Un décillement du Réel, la peinture de Alessandro Mattia Mazzoleni, Édition bilingue français-italien, texte en français de Frédérique MALAVAL, traduction italienne de Valentina CIARELLI

Peintres d’aujourd’hui : France – Italie. Pittori d’oggi : Francia – Italia, de Giovanna BARBERO et Frédérique MALAVAL

Félix Neff, l’apôtre des Hautes-Alpes, de Samuel LORTSCH, préface par Pierre-Yves KIRSCHLEGER

Quid novi. Vivre, penser et dire la nouveauté, de Laure ÉCHALIER, Charles GUÉRIN, Sabine LUCIANI et Brigitte PÉREZ-JEAN

Coffret d’Aviler. Cours, Explication des termes, Planches d’architecture (3 volumes), par Thierry VERDIER

Les Alpes Grées et Poenines à l’époque romaine. Tarentaise, Beaufortain, Haut-Faucigny et Valais. Fin du Ier siècle avant J.-C. – milieu du Ve siècle après J.-C., André PUÉJEAN

Histoire des communismes au XXe siècle, de Georges VIDAL

Miroir des autres, reflet de soi (2) : Stéréotypes, politique et société dans le monde occidental (de l’Antiquité romaine à l’époque contemporaine), s. dir. Hélène MÉNARD et Cyril COURRIER

Les Errances de frère Félix, pèlerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte. Tome I – Traités 1 et 2, de Jean MEYERS et Michel TARAYRE

Les Errances de frère Félix, pèlerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte. Tome II – Traités 3 et 4, de Jean MEYERS et Michel TARAYRE

Servir, obéir, commander – Recueil de textes, de Jacques ABEN (Préface du général Gilles MODÉRÉ)

Une école qui fait date. L’école préparatoire de théologie protestante, de Jean-François ZORN

– Mission et cinéma Films missionnaires et Missionnaires au cinéma. Émilie GANGNAT, Annie LENOBLE-BART et Jean-François ZORN (dir.)

– Armée, guerre, société. Soldats languedociens (1889-1919), de Jules MAURIN

Théophraste d’Erésos, de Suzanne AMIGUES

Le sermon sur la montagne. Vivre la confiance et la gratuité, d’Élian CUVILLIER

Faut-il brûler les Humanités en Sciences humaines et sociales? s. dir. de Marc CONESA, Pierre-Yves LACOUR, Frédéric ROUSSEAU et Jean-François THOMAS

Richard Nixon, d’Antoine COPPOLANI

Eva HEYMAN, J’ai vécu si peu. Préface de Carol IANCU, traduit du hongrois par Jean-Léon MULLER.

Dictionnaire occitan français des termes d’architecture XVIe – XIXe siècles, de Thierry VERDIER

Guerres et conflits dans le monde au XIXe siècle (1792-1914), de Jean-Marc LAFON

Le cours des vins en Catalogne et Languedoc-Roussillon. Fluctuations et portée des prix dans le temps long de l’histoire, Annales du Midi n° 281.

Parent’s Bodies, Children’s Bodies. From Conception To Education, Gabriela-Mariana LUCA et Jérôme THOMAS (éd.).

D’une soumission l’autre : esquisse sur les fondements du pouvoir et de la soumission en politique, de Jean-Bernard PATURET

Une spiritualité au féminin, de Bernard SALIGNON

Evreii din Hârlău. Istoria unei comunităţi, de Carol IANCU

Marchés sans justice, ruines sociales, de Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE

Federico Ozanam. Un intelectual al servicio de los pobres, de Gérard CHOLVY

Hérodote et l’Égypte. Regards croisés sur le Livre II de l’Enquête d’Hérodote. Actes de la journée d’étude du 10 mai 2010 à Lyon, éd. Laurent COULON, Pascale GIOVANNELLI-JOUANNA et Flore KIMMEL-CLAUZET,

Morts, tombeaux et cultes des poètes grecs, de Flore KIMMEL-CLAUZET

Faire sa médecine au XVIIIe siècle. Recrutement et devenir professionnel des étudiants montpelliérains (1707-1789), d’Hélène BERLAN

Topografia e insediamenti nella Messapia interna. Ricerche e studi storico-archeologici a Soleto (Lecce) e nel territorio, de Thierry VAN COMPERNOLLE

Vercingétorix, de Paul-Marius MARTIN

Traversée du christianisme, d’Élian CUVILLIER et Jean-Daniel CAUSSE

– Éthique du récit de voyage à la fin du Moyen Âge, de Jean MEYERS et Michel TARAYRE

L’épitre de Jacques, de Jacqueline ASSAËL et Élian CUVILLIER

Vita Latina, n° 187-188, année 2013.

L’idéalisme hégélien, d’Olivier TINLAND

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Patrick LOUVIER (s. dir.), Neptune au musée. Puissances, identités et conflits dans les musées maritimes et navals, préface de Frédéric Rousseau, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, collection Art et Société, 2013, 224 p.

Neptune au musee

Présentation de l’éditeur :
Les musées maritimes et navals dont l’expansion et la diversification thématique ont été remarquables ces trois dernières décennies représentent, à l’orée de ce siècle, une branche importante de la « galaxie » muséale. La profusion des musées de la mer et des gens de la mer, très sensible depuis les années 1970, asuscité plusieurs études patrimoniales, historiques et géographiques.
Dans les pays européens et occidentaux, les musées des ports et des métiers de la mer ont répondu au désir régional et local de préserver et d’honorer la mémoire des générations passées dont les savoirs oraux, les gestes et les outils souffrirent, à la fin des Trente glorieuses, des difficultés industrielles, commerciales et halieutiques, qui laminaient les sociétés industrialo-portuaires comme le monde de la pêche. À Saint-Tropez, Liverpool, Palavas, Gosport, Bristol ou Dunkerque, les musées maritimes servent une politique de reconstruction apaisée d’un passé brutalement renversé par la massification des loisirs, la nouvelle division internationale des espaces littoraux et la reconversion des friches portuaires et industrialo-portuaires. S’ils offrent également un discours scénographié sur les identités maritimes nationales présentes et passées, les musées navals stricto sensu ne sont pas des entreprises locales ou régionales, mais émanent du pouvoir central et des grandes institutions navales qui cherchent à donner sur le destin maritime de la nation, ses hauts faits d’armes et sa puissance passée et future un discours cohérent, qu’il soit héroïque, doloriste, nostalgique, corporatiste ou triomphaliste. Si la genèse et plus encore les thèmatiques comme l’ambition des musées maritimes et navals présentent de grandes différences, tous parlent en définitive d’une même réalité, la dureté des entreprises maritimes, et d’une même aspiration, la puissance.
Figées ou mobiles, les scénographies des musées maritimes et navals contemporains sont bien les vectrices d’images et de discours lourds de sens pour les institutions muséales, les municipalités et les pouvoirs publics. Imagine-t-on Dunkerque sans parler de Jean Bart, de l’Empire et des deux guerres mondiales? Peut-on mettre en scène le passé maritime de Liverpool, Nantes, Bordeaux et Bristol sans montrer la Traite? Comment exposer le Sabordage à Toulon? Passionnante, l’exposition des collections s’avère parfois délicate à conduire pour les conservateurs et leurs donneurs d’ordre, institutionnels et politiques, de plus en plus sensibles aux enjeux mémoriels et identitaires réels ou supposés. La scénographie de ces passés belliqueux, douloureux et conflictuels est également lourde de sens pour les historiens qui peuvent apporter à ces remarquables lieux de mémoire et d’histoire que sont les musées maritimes et navals un certain nombre de savoirs et de pratiques permettant l’analyse des appareils scénographiques, et le décryptage des amnésies et des surreprésentations. C’est à cette investigation « muséohistorique » que les contributeurs de ce livre ont bien voulu apporter leur expérience, leur savoir et leur curiosité.
Patrick LOUVIER, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III, est l’organisateur, en octobre 2011, d’un colloque international sur les musées maritimes et navals, co-financé par le GIS d’histoire maritime et l’ANR « Les présents des passés » et auquel ont participé la plupart des contributeurs de cet ouvrage.

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Raffaele CARBONE, Différence et mélange in Montaigne. Mostri, metamorfosi, mescolamenti, Milan, Mimesis, Collection « Etica identità interculturalità », 2013, 356 p.

Carbone Difference et melange in Montaigne

Presentazione :
Questo libro indaga i concetti di “differenza” e di “mescolamento” negli Essais e nel Journal de voyage di Montaigne rintracciando le giunzioni che li raccordano. Il bordolese coglie nella differenza la qualità più universale delle cose, ma sfugge alla tentazione differenzialista che, in nome di un’esigenza di purezza, immobilizza le differenze in una mappa musiva di esseri e culture: in tal modo mette in causa la credenza nell’identità stabile di cose, individui, idee, costumi e popoli. Infatti, le singole entità che differiscono l’una rispetto all’altra – mutevoli e variopinte – si incontrano e si scontrano, e in queste vicissitudini si mescolano e si trasformano incessantemente. Si delinea così un percorso di lettura che, sulla base di una ricognizione lessicografica di nozioni quali différence, étrangeté, mélange, métis, monstrueux nei testi di Montaigne, connette la questione della varietà dei costumi e delle culture alla differenza che emerge nella natura e al problema della pluralità, della dissomiglianza, della mostruosità che l’individuo scopre in sé, nella sua mente e nel suo corpo.
Raffaele Carbone collabora con il Dipartimento di Studi Umanistici dell’Università Federico II di Napoli. Ha svolto attività di ricerca presso l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ed è attualmente professore a contratto presso il Dipartimento di Filosofia dell’Université Paul Valéry Montpellier 3. Ha pubblicato una monografia su Malebranche (La Città del sole-Vrin, 2007) e diversi articoli su Montaigne, Spinoza, Vico e su questioni interculturali. Tra i recenti si segnala “Il est bon de savoir quelque chose des moeurs de divers peuples…”: Customs and Reason in Montaigne and Descartes, «Montaigne Studies» (2013).

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Philippe GARDETTE, Les Juifs byzantins aux racines de l’histoire juive ottomane. Essai de réflexions spéculaires ou tentative d’habillage d’une absence de représentation. Istambul, Éditions Isis, 2013, 244 p.

Philippe Gardette Les Juifs byzantins aux racines de l'histoire juive ottomanePrésentation de l’éditeur :
Abréviations des travaux les plus couramment utilisés Introduction Chapitre premier : Reflet du monde intellectuel judéo-byzantin. I. Exemple de trois intellectuels romaniotes a. Richesse intellectuelle rabbanite Shemarya ha-Iqrity Judah ibn Moskoni Elie Delmédigo Quelques remarques sur la philosophie judéo-byzantine b. Ebullition intellectuelle chez les caraïtes II. Les sciences chez les romaniotes a. Les scientifiques romaniotes : entre tradition et renouveau b. Des romaniotes au carrefour des cultures chrétiennes, musulmanes et juives, l’exemple de Mordekhai Khomatiano c. Découvrir la science juive byzantine Chapitre second : Apocalypse et kabbale dans la culture romaniote I. Prolégomènes à la kabbale romaniote a. kabbale extatique et hésychasme b. Quelques sources sur la mystique roma-niote Le Sefer ha-Temunah Sefer Peliy’ah et Sefer ha-Qanah Sefer Eben Saphir Textes disparates sur la kabbale romaniote c. Union de la philosophie et de la mystique au 14e et 15e siècles II. Apocalyp-ses attendues par les romaniotes a. Apocalypses juives au temps des Paléologues Un mouvement apocalyptique situé dans le Péloponnèse au 13e siècle Apocalypses juives et la prise de Constantinople en 1453 b. L’apocalypse dans le monde byzantin sous les Paléologues La question du lieu de la parousie sous les Paléologues La fin de Constantinople Utilisation des apocalyptiques byzantins sous les Paléologues c. Points communs entre apocalypses byzantines et ro-maniotes Chapitre troisième : la question du Messianisme dans le monde romaniote I. Homme, Histoire et Dieu a. Quelques concepts communs concernant le Messie chez Aboulafia et les romaniotes b. Qu’est-ce que l’homme ? Définition dans les kabbales extatique et romaniote c. Conception du temps de la rédemption chez Aboulafia et dans la mystique romaniote d. Le rôle de Métatron et du Kohen dans la pensée aboulafienne et romaniote Messie et Métatron Messie et Kohen II. Survie de la tradition romaniote dans le monde ottoman, quelques pistes de recherche a. Implantation de la kabbale pratique sur le territoire européen ottoman Le Sefer ha-Meshiv entre deux traditions Particularités de la kabbale pratique b. Shlomo Molkho et l’héritage romaniote c. Sabbataï Tsévi, dernier héritier de la mysti-que romaniote ? Conclusion Bibliographie.

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Bernard HERENCIA, Lemercier de la Rivière P. P., La Liberté du commerce. Œuvres économiques (1765 et 1770). Éditeur scientifique (présentation et transcription) : Bernard Herencia, Genève, Éditions Slatkine, 2013, 276 p.

Lermercier de la Riviere La liberte du commerce Bernard Herencia

Présentation de l’éditeur :
Ce second volume consacré à la réédition scientifique des œuvres de Lemercier de la Rivière réunit sa première publication (Observations sur le Mémoire intitulé Réflexions d’un citoyen, 1765) et son second grand ouvrage (L’Intérêt général de l’Etat, 1770 – suivi de son Analyse par Vauvilliers). Ces deux textes sont consacrés à la défense de la principale option de politique économique de son groupe intellectuel, les physiocrates : la liberté du commerce. Il s’agit d’améliorer, principalement pour les grains, l’efficience économique d’ensemble en libérant les capacités d’action des agents et, d’améliorer la répartition de l’accès aux grains pour réduire le syndrome de l’incohérence des disponibilités avec, durant une même saison, des pénuries ici et des surplus inutilisés là. Lemercier de la Rivière s’engage dans la polémique avec les opposants à la liberté du commerce, notamment Galiani, en intervenant sur un triple niveau : l’analyse de la conjoncture économique passée, la défense des nouveaux édits sur la liberté du commerce (1763-1764), l’argumentation théorique permettant de conclure à la supériorité de la liberté sur la réglementation. C’est dans ce cadre qu’il va tout particulièrement s’attacher à fonder, en théorie, la liberté du commerce en développant sa liaison avec le droit de propriété. Enfin, à cette époque, Lemercier de la Rivière initie ou alimente des réflexions économiques en matière de valeur, de rente différentielle, d’équilibre général et laisse apparaître sa position sur l’esclavagisme. Ce recueil permet de prendre la mesure du parcours intellectuel de Lemercier de la Rivière entre sa position d’ancien intendant de la Martinique et sa stature d’homme d’Etat qui en 1774 attendra vainement sa nomination au contrôle général qui reviendra à Turgot.

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– Arlette JOUANNA, Le pouvoir absolu. Naissance de l’imaginaire politique de la royauté. Paris, Gallimard, Collection l’Esprit de la Cité, 2013, Prix Chateaubriand 2013

Institut de France fronton

Arlette Jouanna Le pouvoir absoluPrésentation de l’éditeur :
Le pouvoir absolu épouse la longue histoire de la monarchie. On l’imagine souvent inscrit dans une logique immuable, jusqu’au procès d’indignité que vont lui intenter les Lumières. C’est cette double image de la continuité du système absolu et de son caractère fatalement subversif de toute justice que cet ouvrage met à mal. Absolu, écrit Arlette Jouanna, signifie la possibilité légale de transgresser les lois au nom d’une légitimité supérieure ; et cette idée du pouvoir, loin d’être immuable, n’a cessé de s’infléchir à l’épreuve des bouleversements qui agitent l’histoire politique de la royauté.
Avant les guerres de Religion, on l’ignore trop, le monarque ne pouvait déroger aux lois qu’au titre de l’exception et de l’urgence. Et, même délié des lois, il restait lié par la Raison, cet ordre juste que Dieu faisait régner dans le monde. Mais la déchirure religieuse, en désagrégeant la cohésion sacrale du corps politique, a fait perdre le sens de la correspondance – jusque-là si évidente – entre la cité céleste et la cité terrestre : seul le roi en personne pouvait désormais incarner l’unité des communautés désunies.
L’originalité radicale de la voie française aura été cette construction, à la fois intellectuelle et institutionnelle, d’un espace politique extérieur et supérieur aux passions humaines. Telle est la nouvelle figure du prince absolu, projeté loin au-dessus des sujets dans une proximité mystérieuse et solitaire avec Dieu. C’est cette transcendance qui confère à sa volonté une autorité sans précédent, quasi sacrée, seule capable de tenir ensemble le royaume.

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Jean-Luc AMALRIC, Paul Ricœur, l’imagination vive. Une genèse de la philosophie ricœurienne de l’imagination,  Paris, Hermann, 2013, 688 p.

Amalric Paul RicoeurPrésentation de l’éditeur :
Partant de l’hypothèse selon laquelle l’élaboration d’une théorie générale de l’imagination constitue l’une des visées centrales de la philosophie ricœurienne et l’un de ses legs les plus prometteurs, ce livre se propose de travailler à une genèse rigoureuse de cette philosophie de l’imagination, en s’appuyant principalement sur les trois œuvres qui composent la Philosophie de la volonté. À travers une analyse des dialogues de Ricœur avec Sartre, Nabert, Bachelard, Merleau-Ponty, Jaspers, Cassirer, Husserl et Heidegger autour de la question de l’imagination, il s’agit de montrer comment cette première grande œuvre philosophique ricœurienne esquisse une théorisation très novatrice de la fonction poético-pratique de l’imagination – capable tout à la fois de poser les bases d’une réhabilitation générale de la fonction de l’imagination dans l’agir humain et d’initier une réflexion critique sur les usages méthodologiques de l’imagination dans le discours philosophique.

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Atlas des garrigues. Regards croisés, entre vallée de l’Hérault et vallée de la Cèze. Ouvrage collectif sous la direction éditoriale d’Isabelle MEYNARD et Manuel IBANE, avec la participation d’Élie PÉLAQUIER, 2013, 360 p.

AtlasGarrig_Atlas-garrigues-1_20131028102030_20131028102153Présentation de l’éditeur :
Territoire emblématique des paysages méditerranéens, les garrigues du Languedoc, entre vallées de l’Hérault et de la Cèze, s’imposent à tous, amoureux de nature et de vieilles pierres, amateurs de vignes et de randonnées, visiteurs occasionnels ou résidents, comme un bloc compact et pourtant riche de nuances, qui conte l’histoire millénaire de ces espaces colorés, arides et parfumés.
Dans cet ouvrage, porté par plus de 100 contributeurs, sont expliqués et mis en cartes 340 000 hectares d’un pays, à partir de 10 thématiques, pour permettre de comprendre le passé et le présent de ces paysages et d’en dresser les enjeux actuels.
C’est une synthèse richement illustrée de ce qui est aujourd’hui connu sur ce territoire, traduite par des approches, des disciplines et des points de vue multiples et diversifiés.
Atlas des garrigues – regards croisés, dix chapitres pour tout savoir sur les garrigues :
• La géologie, l’ossature des paysages
• L’eau : une ressource, un risque
• Un riche patrimoine naturel
• Le paradoxe du feu
• L’occupation des garrigues au cours de l’Histoire
• Les multiples exploitations de la garrigue
• Entre plaine et relief, le foncier au cours de l’Histoire
• Les nouveaux usages de loisirs
• Les garrigues, espace privilégié d’expression et d’échanges ?
• Entre ruralité et urbanité, à la recherche d’une nouvelle identité
… le tout illustré par d’innombrables photos, cartes, paroles d’experts et d’habitants.

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Dictionnaire biographique des protestants français. Tome 1 : A – C, s. dir. Patrick CABANEL et André ENCREVÉ. Paris, Éditions de Paris Max Chaleil, 2013, 1024 p. (avec la contribution de plusieurs membres de CRISES).

Dictionnaire biographique des protestants francais

Présentation de l’éditeur :
Le dernier dictionnaire comparable à notre Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, La France protestante des frères Haag en dix volumes, remontait aux années 1846-1859. Il était donc temps d’offrir à tous ceux et celles qu’intéresse l’histoire du protestantisme dans notre société, à la fois un instrument de travail, une base de données biographiques et généalogiques, un miroir de ce que les protestants ont apporté à la France, depuis la fin des persécutions en 1787, jusqu’à aujourd’hui.
Pasteurs, banquiers, industriels, négociants, hommes d’État… mais aussi des artistes, des écrivains, des cinéastes, des résistants, des féministes, des prix Nobel, des chanteurs et des préfets, des hommes de droite, de gauche, des conservateurs, des révolutionnaires… une galerie de figures extrêmement variées qui ont contribué à donner un accent particulier à l’histoire de notre pays.
Pour la lettre A, citons seulement les notices de : Dominique Abel, danseuse et cinéaste ; Olivier Abel, philosophe, Maurice Agulhon, historien et professeur au Collège de France, Berty Albrecht, résistante, Marc Allégret, cinéaste ; Marc Amphoux, producteur de musique ; Daniel André, spéléologue renommé ; Lionel Astier et ses fils, auteurs de la série Kaamelott ; les romancière et cinéaste Colette et Jacqueline Audry. Plus loin, nous aurons le révolutionnaire Barnave, l’essayiste Roland Barthes, le peintre Frédéric Bazille, le navigateur Alain Bombard, l’industriel Marcel Boiteux, les écrivains Henri Barbusse, Blaise Cendrars, Benjamin Constant, André Chamson, Jacques Chardonne, Jean- Pierre Chabrol,…
Lire le Dictionnaire biographique des protestants français, en quête de noms précis ou en s’abandonnant au butinage et à la curiosité, c’est s’embarquer pour un extraordinaire voyage à travers les espaces, les contributions au génie national.
Ce dictionnaire, prévu en 4 volumes, s’ouvre sur un 1er tome qui rassemble 1200 notices et des milliers de noms ainsi que d’innombrables informations couvrant tous les secteurs de l’activité humaine, toutes les régions de France, toutes les nuances spirituelles.

L’ouvrage est rédigé par plusieurs dizaines de contributeurs, issus de diverses disciplines. Il est dirigé par deux historiens spécialistes du protestantisme : Patrick Cabanel, professeur à l’Université de Toulouse (auteur notamment d’une Histoire des protestants en France, xvie-xxie siècle, Fayard, 2012), et André Encrevé, professeur émérite à l’Université de Paris-XII (auteur notamment de : Les protestants en France de 1800 à nos jours, Stock, 1985).

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– Patrick LOUVIER, L’Europe au XIXe siècle – 1815 -1914, Paris, Ellipses, 2013, 216 p.

L'Europe au XIXe siecle

Présentation de l’éditeur :
Durant le siècle qui sépare la bataille de Waterloo, le 18 juin 1815, de l’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914, le pouvoir et le rayonnement de l’Europe sur le reste du monde atteignent leur développement le plus étendu et le plus intense, même si l’émergence de nouvelles puissances comme les États-Unis, à la fin du XIXe siècle, nuance l’hégémonie européenne.
La croissance démographique du siècle précédent se confirme et fait de l’Europe un des grands foyers mondiaux de peuplement. Une vitalité démographique qu’appuie une très large hégémonie économique, reposant sur les acquis scientifiques et techniques des XVIIe et XVIIIe siècles. Un système industriel capitaliste émerge en Europe de l’Ouest au début du XIXe siècle, s’étend et se développe pour faire du continent européen le foyer manufacturier et bancaire du monde et le centre de la première mondialisation (1840-1914).
La domination de l’Europe sur le monde, au travers de ses entreprises impériales et coloniales, ne doit pas faire oublier les grandes différences socioéconomiques séparant les régions et les États européens ainsi que les divisions géopolitiques et idéologiques qui fracturent le continent tout au long du siècle.
Dans un cadre résolument chronologique, l’auteur distingue ici les « authentiques » césures ou ruptures politiques, technologiques et sanitaires et leurs conséquences, dont les trois grandes articulations (1815-1853 ; années 1850-1870 ; 1880 env.-1914), sont un compromis entre les dimensions géopolitique, économique et sociale de l’histoire européenne.

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Frédérique MALAVAL, Un décillement du Réel, la peinture de Alessandro Mattia Mazzoleni, Édition bilingue français-italien, texte en français de Frédérique Malaval, traduction italienne de Valentina Ciarelli, Rome, Verso L’Arte Edizioni, 2013, 95 p.

Malaval Mazzoleni

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– Giovanna BARBERO et Frédérique MALAVAL, Peintres d’aujourd’hui : France – Italie.  Pittori d’oggi : Francia – Italia. Turin, Verso l’Arte Edizioni, 2013, 336 p.

Pittori d'oggi. Peintres d'aujourd'hui. France Italie

Présentation de l’éditeur :
“Pittori d’oggi Francia-Italia” era iniziata nel 1951, per dare delle risposte concrete all’arte dell’epoca, in seguito ai grandi rivolgimenti socio-culturali ed anche per stabilire dei legami con le popolazioni geograficamente vicine e con elevate affinità culturali.
Tra il 1951 e il 1961 sono state realizzate sette edizioni, poi più nulla. Ora, dopo oltre cinquant’anni dall’ultima edizione, con criterio simile, si realizza l’VIII edizione, a cura di Giovanna Barbero e Frédérique Malaval, nella stessa sede di allora, ossia al Palazzo della Promotrice di Torino. Il libro a corredo, in francese e italiano, riporta i testi critici delle curatrici e le presentazioni delle autorità, oltre che le riproduzioni a colori di tutte le oltre 200 opere esposte in mostra.

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Félix Neff, l’apôtre des Hautes-Alpes, de Samuel LORTSCH, préface par Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Éditions Ampelos, 2013 (2ème réédition).

couv Felix Neff                  couv Felix Neff 2e édition

Présentation de l’éditeur :
En 1825, un jeune pasteur suisse de 28 ans ouvre la première « école normale » de France dans un village isolé des Hautes Alpes. Dans des terres protestantes et vaudoises, marquées par la misère et le manque d’instruction, Felix Neff rassemble les habitants, les aide spirituellement et éduque les enfants. Il organise les villageois pour construire des systèmes d’irrigation et introduit de nouvelles cultures. Dans l’école qu’il fonde, pour les enfants de ses voisins souvent analphabètes, on enseignera la musique, la lecture, l’écriture et la géographie. Responsable d’un des premiers grands mouvements de Réveil en France, Felix Neff, souvent appelé l’Apôtres des Hautes Alpes mourra d’épuisement à 31 ans. Il a laissé des Lettres émouvantes, et un exemple d’altruisme rarement égalé jusqu’à nos jours. Entre Oberlin et Schweitzer, il illustre une vocation humanitaire qui, loin des grands discours théoriques, s’implique, totalement dans l’aide au prochain le plus défavorisé.

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– Laure ÉCHALIER, Charles GUÉRIN, Sabine LUCIANI et Brigitte PÉREZ-JEAN Quid novi. Vivre, penser et dire la nouveauté. Montpellier, PULM, 2013, 514 p.

quidnovi

Présentation de l’éditeur :
La nouveauté prend des formes différentes selon que l’environnement social et culturel dans lequel elle s’inscrit la valorise ou cherche à l’étouffer : subversion, révolution, transformation, changement, innovation, renouveau, renaissance ou rupture. Si la « fureur de la nouveauté » est considérée, d’Euripide à Goethe, comme un facteur agissant de la psychologie humaine, la notion de rupture, aujourd’hui nettement valorisée, comportait un statut problématique dans les mondes anciens. Comment en effet vivre et penser la fracture temporelle au sein d’une culture qui conçoit la nouveauté comme une transformation de la tradition ? Quels outils les lettrés qui choisissent de se faire les agents d’une révolution intellectuelle peuvent-ils employer pour se libérer de l’autorité d’une tradition ? Quels types de discours et d’actes viennent accompagner ces phénomènes de rupture ? C’est cette problématique, au confluent de l’histoire des idées et des mentalités, que se proposent d’éclairer les contributions rassemblées dans le présent volume. Il s’agit de confronter les époques, les traditions et, plus encore, les méthodes d’analyse afin de répondre au défi que pose la notion de nouveauté depuis l’Antiquité.

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Thierry VERDIER, Coffret d’Aviler. Cours, Explication des termes, Planches d’architecture. Montpellier, PULM, 2013, 3 volumes, 839 p.

Augustin Charles d'Aviler architecte du Roi

Présentation de l’éditeur :
Pensé, conçu et rédigé par un architecte praticien, le Cours d’Architecture de d’Aviler s’est vite présenté comme un outil indispensable pour les architectes français. Recueil de planches gravées codifiant l’usage des Ordres en architecture, répertoire de principes constructifs et de distribution, vaste déclinaison sur les métiers du second œuvre, cet ouvrage offrit aux hommes de métier et aux amateurs, les principes de l’architecture « à la française ».
Le Cours d’Architecture manifestait clairement l’ambition conquérante d’un règne considérant l’excellence comme l’horizon de toute expression humaine.
Très vite, l’auteur comprit la puissance de la langue et sa place dans l’édification juste et précise d’une idée. Il éprouva le besoin de compléter son travail par un répertoire des termes en usage dans l’architecture qui devint le premier dictionnaire de l’architecture de langue française.
Ce livre acquit une reconnaissance immense saluée par de nombreuses rééditions. Pendant plus de 130 ans, le Cours circula dans toutes les agences d’architecture, inspira des vocations et combla le vœu de son auteur : s’imposer comme « un livre utile à toute heure ».
Écrit par un homme pétri de culture classique et par d’innombrables promenades architecturales, cet ouvrage participa grandement à la définition d’une « discipline architecture » mêlant subtilement théorie, pratique et imagination.
Cette réédition réunit, pour la première fois, le volume du Cours dans son édition originale, le dictionnaire d’architecture (« Explication des termes d’architecture ») qui constituait le tome 2, et les Planches d’architecture qui l’enrichirent tout au long du XVIIIe siècle.

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André PUÉJEAN, Les Alpes Grées et Poenines à l’époque romaine. Tarentaise, Beaufortain, Haut-Faucigny et Valais. Fin du Ier siècle avant J.-C. – milieu du Ve siècle après J.-C. Nîmes, Éditions Nombre 7, 2013, 240 p.

Alpes Grees et Poenines Andre Puejean

Présentation de l’éditeur :
À l’époque romaine, les Alpes Grées et Poenines comprenaient la Tarentaise, le Beaufortain, le Haut-Faucigny et le Valais peuplés par les Ceutrons et les Valaisans formant deux cités de droit latin, avec Aime et Martigny pour capitales.
Conquises par Auguste, les Alpes,  Grées et la Vallée Poenine formèrent, à partir de Claude, deux provinces procuratoriennes réunies en une seule vers la fin du IIe siècle. Ces régions alpines furent reliées à l’Empire par les voies du Petit et du Grand-Saint-Bernard.
Au Haut-Empire, les Alpes Grées et Poenines bénéficièrent de la paix romaine et connurent une économie prospère. Les Ceutrons et les Valaisans adoptèrent progressivement le mode de vie romain ; mais, sur le plan religieux, ils continuèrent le plus souvent d’honorer leurs propres dieux à travers ceux des Romains.
Au Bas-Empire, les premières invasions barbares du milieu du IIIe siècle plongèrent les Alpes Grées et Poenines dans l’insécurité et la crise. Au IVe siècle, celles-ci furent l’objet de mutations, surtout administratives. Quant aux premières communautés chrétiennes, elles ne s’organisèrent que tardivement.
Vers le milieu du Ve siècle, l’occupation du territoire ceutron et valaisan par les Burgondes mit fin à l’existence de la province romaine des Alpes Grées et Poenines.

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Georges VIDALHistoire des communismes au XXe siècle, Paris, Ellipses, 2013, 368 p.

Vidal histoire des communismes

Présentation de l’éditeur :

Le communisme a été un acteur majeur du siècle passé, d’abord comme phénomène totalitaire, mais également comme acteur de premier plan des relations internationales et des principaux conflits. Pourtant, en dépit de ce rôle considérable et malgré les vagues successives d’adhésions qu’il a suscitées, il a fini, pour l’essentiel, par s’effondrer brusquement et sans coup férir.
L’ouvrage retrace les grandes étapes de cette trajectoire paradoxale et en décrit les mécanismes en accordant une importance particulière à la dialectique singularité/diversité qui domine l’histoire du phénomène communiste. En effet, si tous les régimes et partis communistes se sont inspirés du modèle soviétique, tous ont connu une histoire particulière, et les réalités propres aux uns et aux autres ont eu tendance à s’accroître au cours du temps, provoquant tensions croissantes et fractures irrémédiables au sein du monde communiste. L’opposition de destins entre l’URSS et la Chine en constitue l’illustration la plus flagrante.
Ce processus s’est déroulé en deux grandes étapes : de 1917 à 1953, l’expansion du communisme est dominée par le rôle central de l’URSS ; de 1953 jusqu’à la fin du siècle, son évolution devient polycentrique et marquée par l’épuisement progressif de sa dynamique initiale.

L’auteur Georges Vidal est professeur agrégé et docteur en Histoire, habilité à diriger des recherches, membre de l’équipe CRISES (Université Paul-Valéry), enseignant au Lycée Joffre (Montpellier). Il a publié La Grande Illusion ? Le Parti communiste français et la Défense nationale à l’époque du Front populaire (Lyon, PUL, 2006), et a travaillé en 2011 sur Ennemi intérieur, enjeux stratégiques et politique de sécurité : l’armée française et le problème bolchevik de la révolution russe au régime de Vichy (octobre 1917-novembre 1942).

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Hélène MÉNARD et Cyril COURRIER (s. dir), Miroir des autres, reflet de soi (2) : Stéréotypes, politique et société dans le monde occidental (de l’Antiquité romaine à l’époque contemporaine), Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2013, 299 p.

Miroir des autres

Présentation de l’éditeur :

Au carrefour des sciences sociales, les stéréotypes constituent des instruments privilégiés de mise au jour des processus de construction identitaire, des sentiments d’appartenance communautaire et des phénomènes d’intégration à la Cité ou d’exclusion aux marges du monde. Éléments structurants du discours historique, littéraire ou iconographique antique, ils peuvent révéler une partie méconnue de l’imaginaire romain, fait de croyances et de peurs, de rôles et de comportements attendus à l’égard de l’Autre. Toutefois, quand ils parlaient des « autres », les Romains parlaient aussi d’eux-mêmes. Les stéréotypes donnent ainsi à voir des normes sociales, dont l’analyse rend compte des modalités de création du consensus ou de naissance du conflit au sein de la société romaine.
Fruit du séminaire « Stéréotypes romains », mené au sein de l’équipe C.R.I.S.E.S – EA 4424 (Montpellier III), cet ouvrage constitue le deuxième opus de l’équipe « Stéréotypes romains ». Dans le prolongement des réflexions transdisciplinaires qui ont abouti au premier volume paru en 2012, il porte plus spécifiquement sur les modalités de construction des stéréotypes et sur leur rôle socio-politique. Il propose également, à partir du cas de la Rome antique, des éléments de comparaison avec d’autres époques.

Cyril Courrier, agrégé, docteur en histoire et ancien membre de l’École française de Rome, travaille sur la culture et l’imaginaire de la plèbe de Rome dans l’Antiquité. Il est actuellement ATER à l’Université d’Aix-Marseille.
Hélène Ménard, maître de conférences en histoire romaine à l’Université Montpellier III, spécialiste de la Rome impériale, travaille sur la violence et la justice dans l’empire romain.

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Jean MEYERS et Michel TARAYRE,  Les Errances de frère Félix, pèlerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte. Tome I – Traités 1 et 2. Paris, Classiques Garnier, 2013, 480 p.

Jean MEYERS et Michel TARAYRE, Les Errances de frère Félix, pèlerin en Terre sainte, en Arabie et en Égypte. Tome II – Traités 3 et 4. Paris, Classiques Garnier, 2013, 363 p.

Errances frere Felix1        Errances frere Felix2

Présentation de l’éditeur :

Félix Fabri (vers 1440 – 1502) a laissé dans son Evagatorium le récit de deux pèlerinages en Orient. Cet ouvrage, qui dépasse largement le cadre d’un simple récit de voyage, est conçu comme « un recueil à lire dans la joie et la bonne humeur » caractérisé par un désir de tout dire, qui pousse l’auteur à mêler constamment digressions géographiques et historiques à ses expériences et observations de voyageur. Le lecteur trouvera ici la première édition critique et la première traduction française intégrale de cette œuvre monumentale. Ce premier tome comprend le bref récit du premier pèlerinage (1480), les préparatifs du second (1483) et les étapes du voyage depuis le monastère d’Ulm jusqu’à l’indicible ville de Venise.

Dans ce deuxième tome des Errances, Félix Fabri raconte la traversée en mer de Venise à Jaffa, les tracasseries douanières à l’arrivée en Terre sainte, la course à dos d’âne jusqu’à Jérusalem, puis enfin la visite des lieux saints dont la description minutieuse et fervente occupe l’essentiel du quatrième traité.

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Jacques ABEN, Servir, obéir, commander – Recueil de textes, Préface du général Gilles Modéré, EOAA, Salon-de-Provence, 2013, 126 p.

Aben servir obeir commander———————————————————————————————————————————————————————–

Jean-François ZORN, Une école qui fait date. L’école préparatoire de théologie protestante. Préface de François Boulet. Lyon, Éditions Olivétan, 2013, 300 p.

Zorn une ecole qui fait date

Présentation de l’éditeur :
L’École préparatoire de théologie protestante a, pendant un siècle et demi (1846-1990), accueilli des jeunes gens de diverses nationalités, adolescents puis adultes, souhaitant accomplir des études de théologie en vue d’un ministère pastoral. N’ayant pas le niveau du baccalauréat, requis pour entrer dans une faculté de théologie, ils ont été préparés par l’École à atteindre ce niveau. Parmi les mille cinq-cents élèves, tous n’ont cependant pas fait de théologie et tous ne sont pas devenus pasteurs.
École des vocations, puis des vocations tardives, pépinière d’une vie communautaire intense, cet établissement fut pour beaucoup de ses élèves une préparation à la vie professionnelle : ministère pastoral pour la majorité d’entre eux, engagements laïques pour d’autres, horizons professionnels et parcours personnels différents pour certains, sans négliger les départs volontaires ou forcés de ceux auxquels l’École n’a pas convenu.
Ce livre retrace l’histoire de l’École préparatoire de théologie protestante par périodes liées à ses différents lieux d’implantation. Institution, tout à la fois protestante, pédagogique et sociale, cette École a traversé les événements majeurs des deux derniers siècles – guerres, crises, modes de pensée – qui ont façonné son identité. Par les continuités et les ruptures qui l’ont marquée, elle est une fenêtre ouverte sur notre histoire contemporaine.

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– Émilie GANGNAT, Annie LENOBLE-BART et Jean-François ZORN (dir.), Mission et cinéma Films missionnaires et Missionnaires au cinéma. Paris, Karthala, Collection Mémoire d’Églises dirigée par Paul Coulon, 2013, 324 p.

mission et cinema

Présentation de l’éditeur :
Dans cet ouvrage, le Centre de Recherches et d’Échanges sur la Diffusion et l’Inculturation du Christianisme (Credic) s’est interrogé sur l’image animée, ses usages en contexte missionnaire et sur la représentation des missions au sein du cinéma profane. Des chercheurs de disciplines variées (anthropologie, histoire de l’art, histoire des missions et du cinéma) et des acteurs de terrain (missionnaires, réalisateurs) couvrent ici le xxe siècle et le début du xxie, depuis les films 16mm des années 1920 aux vidéos d’organisations missionnaires pour la télévision ou en ligne, en passant par des films «grand public».
Après un panorama replaçant la question des rapports entre cinéma et mission, l’ouvrage débute par une partie qui, dans une approche historique, propose des études de films mêlant observations anthropologiques et discours destinés à servir la propagande missionnaire. Tournées avant la seconde guerre mondiale, ces productions témoignent des mentalités de l’époque et des améliorations techniques. La deuxième partie aborde la question de la réception. Selon les destinataires (public occidental ou populations à évangéliser) et selon les époques, les usages et les lectures des images diffèrent. La troisième est consacrée à des films grand public, qui croisent la question missionnaire à travers une figure particulière ou un milieu donné. La dernière partie aborde des images plus contemporaines témoignant de l’évolution des supports et des changements ayant affecté le monde missionnaire.
Qu’elles se rapportent au documentaire ou à la fiction, les images ont façonné les représentations missionnaires à travers le monde. Utilisées à des fins de propagande, d’histoire ou de culture, elles permettent de mieux appréhender l’évolution des missions et des mentalités.

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Jules MAURINArmée, guerre, société. Soldats languedociens (1889-1919)Préface d’André LOEZ et Nicolas OFFENSTADT. Paris, Publications de la Sorbonne, 2013, 764 p. (première édition en 1982).

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Table des matières détaillée et préface en ligne →

« Le Monument Jules Maurin », compte rendu de l’ouvrage par Erwan Le Gall

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– Suzanne AMIGUESThéophraste d’Erésos, Montpellier, Editions Mimosa, 2013, 52 p.

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Élian CUVILLIERLe sermon sur la montagne. Vivre la confiance et la gratuité, Bière, Cabédita, 2013, 96 p.

Cuvillier Sermon MontagnePrésentation de l’éditeur :
Le Sermon sur la Montagne fait partie des passages les plus commentés du Nouveau Testament. Deux questions, liées l’une à l’autre, ont toujours accompagné la lecture de ce texte au cours des siècles. La première concerne ses destinataires : le Sermon sur la Montagne est-il adressé aux seuls disciples ou plus largement aux foules ? Dit autrement, le Sermon sur la Montagne s’adresse-t-il à un groupe restreint d’auditeurs ou à un public plus vaste ? La seconde question concerne les exigences du SM : sont-elles réellement praticables (cf. par exemple la parole sur l’amour des ennemis) ? Entre la soumission servile à la société matérialiste où le consumérisme règne en maître sur notre désir, et la recherche d’une vie coupée du monde et de sa logique, cet ouvrage veut montrer que le Sermon sur la Montagne trace un chemin pour le lecteur d’aujourd’hui. C’est ce « chemin étroit » que les pages qui suivent se proposent d’explorer à travers un commentaire suivi de l’ensemble du Sermon sur la Montagne et l’étude de quelques uns de ses thèmes centraux : les béatitudes, les « antithèses », le Notre-Père et la question de la non-violence.

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Faut-il brûler les Humanités en Sciences humaines et sociales? s. dir. de Marc CONESA, Pierre-Yves LACOUR, Frédéric ROUSSEAU et Jean-François THOMAS, Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2013, 272 p.

Faut il bruler les humanites

Présentation de l’éditeur :
Faut-il brûler les humanités et les Sciences humaines et sociales ?… Cette formule n’est pas pure provocation. Confronté à l’emprise croissante de l’idéologie « économiste » sur nos sociétés – logique comptable, court-termisme, régime managérial –, notre environnement institutionnel (LMD, LRU, injonction à la professionnalisation, etc.) modèle nos paradigmes (l’essor des cultural studies) et en définitive, dissout progressivement ce qui fonde nos disciplines. Des disciplines sont sciemment sabotées comme les études helléniques et latines, la philosophie ; d’autres sont en train de disparaître sous nos yeux : l’onomastique romane, la philologie, l’étude des mythes… ; d’autres encore, comme celles de l’apprentissage des langues ayant peu de locuteurs, ont déjà fermé dans nombre d’universités. L’état des lieux présenté ici est accablant et devrait alarmer au-delà du petit monde universitaire. Pour autant, ce livre propose aussi un certain nombre de pistes susceptibles de freiner, voire d’endiguer cette résistible menace pesant sur les disciplines du sens. C’est en répondant à ce défi que nos sociétés pourront continuer à dessiner la carte des possibles.

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Antoine COPPOLANI, Richard Nixon, Paris, Fayard, 2013, 1172 p.

Antoine Coppolani Richard NixonPrésentation de l’éditeur :
Prince des ténèbres ? À maints égards, Richard Nixon est entré dans l’Histoire comme une figure maléfique. Seul président américain à avoir jamais été contraint à la démission, son nom reste attaché au scandale du Watergate. Mais sur toute son œuvre flotte comme un parfum de soufre. Sa fulgurante ascension politique s’est faite aux pires heures de l’anticommunisme de Guerre froide et du maccarthysme. Sa présidence s’est déroulée aux pires heures de la guerre du Vietnam, alors que l’Amérique déchirée était au creux de la vague. Sa politique étrangère, jugée sanglante, a été conspuée. Et il est vrai que Nixon et son âme damnée, Henry Kissinger, ne sont pas pour rien dans la fin tragique de Salvador Allende. Entre autres…
Pourtant, Nixon voulait être un homme de paix et son bilan en politique étrangère est aussi marqué par des succès extraordinaires : l’entrée du monde dans la Détente ; le spectaculaire rapprochement avec la République populaire de Chine de Mao Zedong ; la fin de la guerre du Vietnam ; la conclusion des accords de désarmement avec l’Union soviétique ; la diplomatie des sommets ; l’amorce du processus de paix au Proche-Orient… En politique intérieure, là encore Nixon est « plus que le Watergate », et son oeuvre a été réévaluée. Il incarne un type de républicain aux politiques plutôt centristes, voire progressistes, dans le domaine social. Un positionnement politique qui a aujourd’hui pratiquement disparu, en raison des dérives droitières successives du Parti républicain depuis cette époque.
À la lumière d’archives et de sources nouvelles, cette monumentale biographie de Nixon retrace l’histoire des États-Unis au  XXe siècle et certaines des étapes les plus importantes de l’histoire des relations internationales, celles qui ont forgé notre monde actuel.

Agrégé d’Histoire, ancien élève de l’École normale supérieure (Lettres et Sciences humaines) et de l’Université de Berkeley, Antoine Coppolani est professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Montpellier et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en Études stratégiques et diplomatiques de l’Université du Québec à Montréal. Il prépare un livre sur les États-Unis et le conflit israélo-arabe de 1948 à nos jours, à paraître aux Presses Universitaires de France.

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Eva HEYMAN, J’ai vécu si peu. Genève, Éditions des Syrtes, 2013, 150 p. Préface de Carol IANCU, pp.7-30. Traduit du hongrois par Jean-Léon MULLER.

Eva Heyman

Présentation :
Eva Heyman est une « Anne Frank transylvaine ». Son Journal, traduit pour la première fois en français, raconte la tragédie des Juifs de la Transylvanie du Nord, occupée par la Hongrie (1940-1945) à la suite du « Diktat » de Vienne. Enfermée dans le ghetto d’Oradea (le plus grand ghetto juif de Hongrie, après Budapest), elle a été déportée à Auschwitz  où elle a été gazée, comme l’immense majorité des 131.641 Juifs de la  Transylvanie du Nord. Elle avait 13 ans. Elle, qui aimait tellement la vie, nous a laissé un cadeau sans prix : son Journal, qui revêt une force testamentaire exceptionnelle, un cri qui exprime des valeurs de partage et de fraternité universelles, un cri qui appelle à la prudence et à la vigilance.

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– Thierry VERDIER, Dictionnaire occitan français des termes d’architecture XVIe – XIXe siècles. Languedoc – Rouergue. Paris, Éditions de Paris Max Chaleil, 2013, 92 p. (Illustrations d’Antoine Verdier).

Dictionnaire occitan francais des termes d'architecture VerdierPrésentation de l’éditeur :
L’architecture du Midi de la France s’est longtemps écrite dans une langue mâtinée de patois et d’expressions locales. Que l’on fût architecte ou simple ouvrier du bâtiment, on utilisait, pour se faire comprendre, des termes en usage depuis des lustres. L’amour d’un métier, la tradition des mises en œuvre, comme les habitudes constructives, s’évoquaient dans un « français du Midi » qui puisait ses sources dans la langue d’oc et que perpétuaient les gestes et les tours de main appris sur le chantier ou dans l’échoppe. L’objet de ce dictionnaire fut de rendre perceptibles les mots de cette histoire locale des techniques. Les historiens, comme les simples amateurs, rencontrent dans les archives, dans les textes anciens et dans les documents manuscrits de l’ancienne France, des mots et des vocables qui paraissent désuets, mais qui furent l’âme même de l’architecture méridionale. Ce dictionnaire souhaitait en dresser l’inventaire.

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Jean-Marc LAFON, Guerres et conflits dans le monde au XIXe siècle (1792-1914), Paris, Ellipses, 2013, 181 p.

Lafon guerres et conflits

Présentation de l’éditeur :
L’histoire de la guerre au XIXe siècle demeure un sujet méconnu. Alternant définitions théoriques, typologies et études de cas selon une démarche thématique, cet ouvrage est un manuel accessible au plus grand nombre, tout en intégrant et/ou questionnant l’historiographie militaire la plus récente. Il s’efforce également d’en éviter les travers récurrents, ainsi définis par J. Black (Rethinking Military History, 2004) : européocentrisme, primauté accordée à la technologie, focalisation sur les seuls conflits interétatiques, et absence de toute approche politique. Délibérément centré sur « l’Occident » afin de sonder les racines de son hégémonie alors (quasi-)mondiale, il n’en examine pas moins les réactions et interactions avec les autres puissances ou continents. Structuré autour de la notion controversée de guerre totale, il exprime une conviction de fond : le long XIXe siècle mûrit et prépare les instruments matériels, tactiques mais aussi théoriques du « siècle des génocides », ce qui relativise la césure de la Première Guerre mondiale comme franchissement d’un seuil inédit de violence.

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Le cours des vins en Catalogne et Languedoc-Roussillon. Fluctuations et portée des prix dans le temps long de l’histoire, Annales du Midi n° 281. Toulouse, Privat, 2013. Actes de la journée d’Études organisée par Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE à l’Université de Montpellier en collaboration avec l’Université de Barcelone.

annales du midi 281

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Parent’s Bodies, Children’s Bodies. From Conception To Education, Gabriela-Mariana LUCA et Jérôme THOMAS (éd.), Editura « Victor Babes », Timisoara, 2013, 327 p.

Parent's bodies Luca Thomas
Abstract :
In all societies, biological reproduction is regulated by the cultural frameworks. Additional cultural processes (adoption, surrogate mother system, etc.) have a deep impact on parents and children whose sentimental and educational relationships implicate complex bodily interactions. Each society defines conception, childbirth, neonatal nursing, first basic learning and other parenting practices as complex bio-cultural phenomena in accordance with its representations of the world, its material culture, and its ecosystem.
Across cultures, the mother, the father and the child frequently become symbolic figures. In classical Western thought, for instance, the mother represents the most important archetypal symbol, the tender incarnations of the Virgin, the church, the university and the home, etc. The father is the factor of conscience, the embodiment of traditional values, the patriarch and the master of the house, but also an economic actor and a major consumer. For his part, the child is a symbol of innocence and hope.
Possible aspects of the symposium were: ancient, traditional, popular or biomedical forms of knowledge on procreation, pregnancy or child growth, types of physical socialization and education, initiation rituals, conceptions of child’s body integrity, representations of the physical punishment, etc.
We invited researchers interested in the body in medical, familial, educational, symbolical and ritual contexts (archaeologists, anthropologists, historians, physicians, psychologists, sociologists, art specialists, etc.) to participate in this symposium considering particularly, but not strictly, the following themes :
• Parenthood and processes from conception to childbirth : knowledge and beliefs on procreation and pregnancy ; techniques of the body involved in procreation and in delivery ; societal and artistic representations of pregnant woman,
• Child’s, Mother’s (and Father’s) bodies during the first years of the new-born life: health, nutritional needs, breast feeding, first contacts, social re-insertion/integration,
• The first educations of the body : incorporation of techniques,
assimilation of sensorial sensibilities, plays, physical education,
• Representations of parents’ and children’s bodies : their images and application in arts, political, philosophical or religious discourses ; parent’s or children’s self-representation.
The present anthology gathers a part of the conclusions of the symposium in Timisoara. It comprises 17 interdisciplinary studies with different structures and approaches, written in English or French, which cover the theme with a scientific rigour but also with the intrinsic sensitivity of the approached domain.

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Jean-Bernard PATURET, D’une soumission l’autre : esquisse sur les fondements du pouvoir et de la soumission en politique. Paris, Éditions du Cerf, 2013, 128 p. (sortie le 20 juin)

Paturet d'une soumission l'autre

Présentation de l’éditeur :
L’humain n’est pas cet être assoiffé de liberté désirant à tout prix limer les barreaux de sa cage. Bien au contraire, quoique notre culture occidentale contemporaine voie en l’homme un être à la recherche continuelle de sa liberté, il est le plus souvent passif et soumis à la volonté d’autrui et au pouvoir politique. À y regarder de plus près, on ne peut que constater la fascination qu’exercent les « possédants » du pouvoir et la séduction d’un certain nombre de modèles produisant des identifications comportementales étonnantes, qui montrent à l’envi combien l’humain recherche des constructions identitaires rassurantes et protectrices de tous ordres.
Cet essai tente de comprendre cette énigme de la domination et de la soumission, et de rendre compte du pouvoir politique dont la caractéristique est l’absence de fondement. Le discours collectif invente sous diverses pressions, au fil du temps, des édifices conceptuels sur lesquels le pouvoir peut se bâtir : le premier est la « mimésis », le second le « contrat » ; aujourd’hui s’exerce le « pouvoir de l’expert », dans lequel certains voient le début du règne de la perversion. La psychanalyse freudienne a subverti les deux premiers modèles. Il lui reste à poursuivre son œuvre de remise en cause.

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Bernard SALIGNON, Une spiritualité au féminin. Paris,  Bernard Chauveau Éditeur, 2013, 128 p. (sortie le 17 juin)

Salignon une spiritualite au feminin

Présentation de l’éditeur :
Spiritualité au féminin. Dix-huit artistes contemporains aux sensibilités et aux parcours divers sont invités par le musée d’Art sacré de Dijon et le musée de Hiéron de Paray-le-Monial à explorer avec leur singularité féminine, la notion de spiritualité. Une soixantaine d’œuvres d’une qualité variée – sculptures, installations, photographies, vidéos, peintures, textile… -, dont certaines inédites, proposent une lecture plurielle de la spiritualité.
Plusieurs thématiques sont explorées par chacune de ces artistes : « Être-au-monde », « Enfance spirituelle », « Intimités d’un corps à cœur », « Jardin clos », « Le sillage d’elle », « Consumée par un feu brûlant », « Présences absentes », « Transmutation », « Le temps du silence », « Corps en lumières et en larmes » et « Terra Incognita ».
Textes : Madeleine Blondel, Dominique Dendraël, Sylvie Barnay, Camille Froidevaux-Metterie et Bernard Salignon.
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Carol IANCU, Evreii din Hârlău. Istoria unei comunităţi. Editura Universităţii, Alexandru Ioan Cuza, Iaşi, 2013, 402 p. (sortie le 15 juin)

Carol Iancu Evreii 2013-1

Descriere :
Bazată pe o vastă documentaţie adunată în arhivele din România, Franţa, Israel şi Statele Unite, şi pe numeroase mărturii orale, acest volum relatează destinul unui grup minoritar care a reprezentat la sfârşitul secolului al XIX-lea peste 50% din populaţia localităţii şi care a jucat un rol economic deosebit în dezvoltarea acesteia. Autorul a reușit să creeze o “bancă de date” privind aspectele demografice şi onomastice, un veritabil memorial care salvează de la uitare peste patru mii de nume. Universul religios şi cultural, şcoala israelito-română, mişcarea sionistă, tragedia Şoahului, exodul comunităţii sub noua stăpânire comunistă, ataşamentul faţă de locurile natale al evreilor hârlăuani stabiliţi în Israel şi în alte ţări, toate aceste subiecte, tratate cu rigoare şi cu pasiune, sunt completate cu numeroase anexe, tabele, documente în facsimil şi ilustraţii.

Din cuprins : CUVÂNT ÎNAINTE PREFAŢĂ ÎN LOC DE INTRODUCERE «CE DATOREZ PĂRINŢILOR ŞI ŞCOLII DIN HÂRLĂU» CAPITOLUL I ÎNCEPUTURILE COMUNITĂŢII CAPITOLUL II EVOLUŢIA COMUNITĂŢII ÎN SECOLUL AL XIX-LEA CAPITOLUL III ASPECTE DEMOGRAFICE ŞI ONOMASTICE (1876-1908) § 1. Numărul naşterilor la Hârlău (1876-1900) şi lista copiilor evrei născuţi în 1876 şi în 1908. § 2. Numărul deceselor la Hârlău (1876-1908) şi lista evreilor decedaţi în 1876 şi în 1908. § 3. Numărul căsătoriilor la Hârlău (1876-1908) şi lista evreilor căsătoriţi (1876-1908) CAPITOLUL IV ŞCOALA ISRAELITO-ROMÂNĂ CAPITOLUL V COMUNITATEA LA ÎNCEPUTUL SECOLULUI XX CAPITOLUL VI PRIMUL RĂZBOI MONDIAL CAPITOLUL VII COMUNITATEA ÎNTRE CELE DOUĂ RĂZBOAIE MONDIALE : ASPECTE RELIGIOASE, POLITICE ŞI CULTURALE §1. Sinagogi şi clerici §2. Vizitele rabinilor din Ştefăneşti şi Paşcani §3. Asociaţii politice, culturale şi sportive CAPITOLUL VIII COMUNITATEA ÎNTRE CELE DOUĂ RĂZBOAIE MONDIALE : ACTIVITĂŢILE ECONOMICE CAPITOLUL IX MIŞCAREA SIONISTĂ CAPITOLUL X AL DOILEA RĂZBOI MONDIAL: ANTISEMITISM DE STAT ŞI TEROARE LEGIONARĂ §1. Mutaţiile politice : de la decretul-lege asupra revizuirii cetăţeniei (1938) la “statutul evreilor” (1940) §2. Teroarea legionară : jafuri, violenţe §3. Expropierea bunurilor evreilor § 4. Evrei ostatici, steaua galbenă şi ordine de izolare. Evrei hârlăuani victime ale pogromului de la Iaşi a)Evrei ostatici b) Steaua galbenă şi ordine de izolare c) Evrei hârlăuani victime ale pogromului de la Iaşi CAPITOLUL XI AL DOILEA RĂZBOI MONDIAL. NEEVACUAREA LA BOTOŞANI, DEPORTĂRI ÎN TRANSNISTRIA, MUNCA FORŢATĂ LA HÂRLĂU ŞI ÎN DETAŞAMENTE EXTERIOARE §1. Eforturile pentru neevacuarea evreilor din Hârlău §2. Deportări în Transnistria şi solidaritatea cu evreii deportaţi §3. Munca forţată la Hârlău şi în tabere de muncă a) Liste de evrei care au prestat munca forţată sub egida primăriei în anii 1942-1944 b) Munca forţată în tabere de muncă §4. Munca forţată în Basarabia : mărturia lui Iţic Iancu (1908-1985) §5. Sosirea Armatei Roşii, bombardamente germane, evacuarea populaţiei impusă de sovietici. CAPITOLUL XII NOUA STĂPÂNIRE COMUNISTĂ : DECLINUL COMUNITĂŢII §1. Perioada de tranziţie (1945-1947) §2. Criza anilor (1948-1953) : emigrare, sărăcie şi solidaritate §3. Administraţia comunităţii în 1953-1954 § 5. Declinul comunităţii (1954-2010) CAPITOLUL XIII EPILOG – MEMORIA COMUNITĂŢII: ÎNTÂLNIRILE DE LA TEL AVIV (1984) ŞI PETAH TICVA (2012), SIMPOZIONUL DE LA HÂRLĂU (2011) CONCLUZII ANEXE DOCUMENTE ÎN FACSIMIL ILUSTRAŢII SURSE ŞI BIBLIOGRAFIE.

Despre autor :
Carol Iancu (n. 1946, Hârlău), “Master of Arts” cu menţiunea magna cum laude al Universităţii Ebraice din Ierusalim, doctor în istorie şi doctor în litere şi ştiinţe umaniste al Universităţii din Aix-en-Provence, este profesor de istorie contemporană, clasa excepţională, la Universitatea « Paul Valéry » din Montpellier şi directorul Şcolii de Înalte Studii ale Iudaismului (« École des Hautes Études du Judaïsme ») din Franţa. Doctor honoris causa al Universităţii “Babeş-Bolyai” din Cluj-Napoca (2005), al Universităţii “Alexandru Ioan Cuza” din Iaşi (2010) şi al Universităţii din Oradea (2011), a fost ales membru al Academiei din Nîmes (2011), fondată în 1682. Este autorul a numeroase studii consacrate istoriei evreilor şi relaţiilor internaţionale, apărute în franceză, ebraică, engleză, germană şi română. Pentru prestigioasa sa activitate ştiinţifică şi pentru servicii aduse Educaţiei Naţionale a fost promovat “Ofiţer în ordinul Palmelor Academice” printr-un decret al primului-ministru al Franţei (2012).

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Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE, Marchés sans justice, ruines sociales, Paris, Les Indes Savantes, La Boutique de l’Histoire, 2013, 217 p.

Gavignaud Fontaine Marches sans justice 2013

Présentation de l’éditeur :
Professeur des Universités à Montpellier, Geneviève Gavignaud-Fontaine centre ici sa réflexion sur les injustices économiques, les croissantes et insupportables inégalités qu’elles génèrent. L’historienne explique comment, au gré des opportunités, le monde contemporain a soustrait lesdites transactions à la morale attentive, en principe, à ne léser personne. Faits sociaux à l’appui, l’auteur explicite combien, dans la globalisation libérale en vigueur depuis quelques décennies, chaque manquement à l’exigence de justice aggrave, de jour en jour et à la vue de chacun, le sort des acteurs économiques les moins compétitifs.
Tous ces dénis de justice génèrent des souffrances humaines qui font mesurer combien est illusoire toute liberté négatrice de justice ; excitée par le laisser-fairisme commercial, la spéculation sur les prix sert la constitution des monopoles, nourrit le mépris d’autrui, et fait du « marché » l’ordonnateur de la société. Seule la justice peut imposer un accord de raison apte à contrer le  dérèglement des passions. Présent et passé, histoire sociale, économie et philosophie morale dialoguent pour faire du nécessaire rapport de justice dans l’échange commercial un principe irréfragable.
Cet ouvrage est la suite – et constitue la conclusion – des deux précédents volumes de l’auteur : Considérations économiques chrétiennes de saint Paul aux temps actuels et Les catholiques et l’économie sociale en France XIXe – XXe siècles. Des exemples pris dans la vie économique et sociale soulignent le dépérissement de certains milieux : le vignoble villageois languedocien, par exemple. Estimant que c’est la justice qui manque le plus dans l’évolution de l’économie mondiale depuis les années 1970, l’auteur étudie les possibilités et les conséquences de la réintroduction de la justice commutative sur les marchés. Illusoire e effet paraît toute liberté bafouant l’exigence d’une justice apte à contrer le dérèglement des passions économiques dans les sociétés contemporaines.

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Gérard CHOLVY, Federico Ozanam. Un intelectual al servicio de los pobres. Madrid, San Pablo, 2013, 280 p.

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Editor de presentaciones :
El 23 de abril se cumplen cien años del nacimiento de Federico Ozanam, uno de los más importantes intelectuales católicos de la Francia del siglo XIX, catedrático en La Sorbona de París y cofundador de la Sociedad de San Vicente de Paúl. Este libro ofrece un interesante acercamiento a la figura de Ozanam, que aparece retratado no solo en sus acciones, sino también en su pensamiento y en sus escritos. El libro se detiene en su papel como fundador, pero también en su contribución a la conciliación entre razón y religión, ciencia y fe, en su profunda espiritualidad, y en su compromiso ante la grave cuestión social surgida en su tiempo. La lectura de esta amena y sencilla biografía permite también descubrir cómo sus ideas han sido puestas en práctica por parte de los seglares católicos. Este libro es la versión abreviada de la obra del mismo autor que fue publicada en París en 2003 y que está considerada como la biografía definitiva del beato Federico Ozanam.

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Hérodote et l’Égypte. Regards croisés sur le Livre II de l’Enquête d’Hérodote. Actes de la journée d’étude du 10 mai 2010 à Lyon, éd. Laurent COULON, Pascale GIOVANNELLI-JOUANNA et Flore KIMMEL-CLAUZET, série littéraire et philosophique n° 18, CMO 51, Lyon, 2013, 200 p.

Kimmel Herodote et Egypte

Présentation de l’éditeur :
Le livre II de l’Enquête d’Hérodote, qui dépeint le territoire et la civilisation des Égyptiens, a connu une fortune exceptionnelle, devenant pour les Grecs de l’Antiquité d’abord, pour les égyptologues de l’époque moderne ensuite, le fondement de toute approche de l’Égypte pharaonique.
Ce volume, qui constitue les actes de la journée d’étude organisée à Lyon le 10 mai 2010, vise à mieux cerner les spécificités du livre II en faisant intervenir des chercheurs de différentes disciplines : philologues hellénistes, égyptologues, archéologues spécialistes de l’Égypte, historiens de l’Antiquité. La confrontation des points de vue de spécialistes issus d’horizons variés permet d’aborder le texte d’Hérodote en considérant d’une part la dimension littéraire de l’œuvre en tant que telle et d’autre part la dimension documentaire de son objet, l’Égypte pharaonique. Le rapprochement du texte hérodotéen et des sources égyptiennes permet ainsi de mieux appréhender les modalités de narration et de description de l’auteur, ainsi que les choix opérés par lui dans la matière dont il dispose. Le volume accorde une large place à l’étude de la phraséologie hérodotéenne, qui trahit l’utilisation de sources égyptiennes, tout en laissant voir un remodelage du contenu et de la formulation ancré dans les spécificités de la langue et de la culture grecques.
Les contributions s’organisent autour de deux axes : d’une part, les particularités de composition et de mise en forme du livre II et, d’autre part, les sources possibles de l’historien dans la documentation égyptienne.

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Flore KIMMEL-CLAUZET, Morts, tombeaux et cultes des poètes grecs, Bordeaux, Ausonius Éditions, Scripta Antiqua 51, 2013, 531 p.

Kimmel morts tombeaux et cultes des poetes grecs

Présentation de l’éditeur :
Les grands poètes de la Grèce archaïque et classique ont suscité auprès des générations ultérieures des comportements qui tiennent à la fois de la dévotion religieuse et de la commémoration des grands hommes. Grâce à un corpus inédit de documents concernant Homère, Hésiode, Archiloque, Pindare, Eschyle, Sophocle et Euripide, le présent ouvrage tente de cerner ce phénomène littéraire, culturel et social. Nombreux sont les récits biographiques qui font des poètes des hommes exceptionnels, en leur prêtant des dons, des aventures, et surtout des morts extraordinaires. Aux évocations littéraires des poètes répondent des manifestations concrètes, notamment autour de leurs tombes ou de monuments qui leur sont consacrés. Différents modes de fréquentation du poète défunt concourent ainsi à assurer la survie du poète dans la mémoire collective. Ils rappellent sa place fondatrice dans la culture grecque tout en servant de support à l’expression d’un patriotisme local et panhellénique.

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Hélène BERLAN, Faire sa médecine au XVIIIe siècle. Recrutement et devenir professionnel des étudiants montpelliérains (1707-1789). Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2013, 656 p.

Helene Berlan Faire sa medecine

Présentation de l’éditeur :
Pour les hommes du Siècle des lumières, la faculté de médecine de Montpellier a toujours représenté l’excellence. Au cours de cette période, ce sont près de 5 000 étudiants, régnicoles et étrangers qui s’y pressent ; leur nombre s’accroît d’ailleurs de façon significative au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle pour faire de Montpellier, la première faculté, devant Paris et ses consœurs provinciales.
Ce travail invite à découvrir les parcours individuels et les stratégies des étudiants qui ont fréquenté ce centre avant de se lancer dans une carrière médicale prometteuse à une époque où la science en général et la médecine en particulier acquièrent leurs titres de noblesse. Faire sa médecine à Montpellier c’est aussi apprendre à faire corps et à le défendre face aux attaques : se réapproprier l’espace médical des campagnes, lutter contre le charlatanisme et participer aux grands débats scientifiques du moment qui présagent de la mise en place future d’une « politique de santé publique ». C’est aussi se présenter à l’aube d’un Nouveau Régime avec des compétences et des talents, Montpellier ayant formé, à la veille de la Révolution, la moitié des médecins du royaume.

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– Thierry VAN COMPERNOLLE, Topografia e insediamenti nella Messapia interna. Ricerche e studi storico-archeologici a Soleto (Lecce) e nel territorio, prefazione di Maurizio Paoletti, Edizioni ETS, Pisa, 2012, 128 p., 10 planches hors-texte (ouvrage sorti en 2013).

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Presentazione Editor :
Gli scavi archeologici e le ricerche topografiche, condotti dal 1991 ad oggi a Soleto (Lecce) e nel suo territorio, consentono ormai di ricostruire un quadro diacronico degli assetti insediativi di quest’area della Messapia interna. Risultano evidenti i lineamenti del processo di formazione di una singola comunità per l’impulso di gruppi gentilizi, condizionati fino ad età classica nella scelta dei siti sparsi dei loro nuclei abitativi dalle condizioni ambientali. Un processo che raggiunge il suo apice poco dopo la metà del IV secolo a. C. in una fase di più radicale trasformazione dell’abitato, caratterizzata, oltre che dall’edificazione delle mura, da ampie opere di livellamento e terrazzamento associate ad una frenetica attività edilizia. Tuttavia questo sviluppo trova i suoi limiti nell’atteggiamento assai conservatore dei gruppi familiari, aperti a ricevere impulsi dal mondo ellenico ma sempre in maniera molto selettiva. Infatti dall’analisi di tutti i tipi di contesti emerge il primato del privato sul pubblico. Di particolare rilievo il caso del rapporto fra vivi e morti, nel cui ambito, dall’analisi dei sepolcreti, delle deposizioni funebri e dei relativi rituali, viene delineandosi una convivenza più stretta fra vivi e morti di quanto si pensasse. Questa forte identità culturale e comunitaria rimane intatta sotto il dominio romano fino all’ annientamento della comunità a conclusione della seconda guerra punica. Il territorio, entrato a far parte dell’ager publicus e sfruttato per iniziative private secondo modi e con impianti nuovi, quali la villa rustica di Fondo Paparusso, viene poi inserito nel reticolo catastale della centuriazione di Lupiae. Si possono seguire le evoluzioni di questo mondo agrario, assai periferico, fino alla fondazione, in età normanna, di un casale fortificato da cui trae origine l’odierna Soleto. Unico elemento di indubbia continuità è il toponimo, la cui prima attestazione si troverebbe sull’ostrakon detto ‘Mappa di Soleto’, nella forma abbreviata SOL.

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Paul-Marius MARTIN, Vercingétorix. Paris, Éditions Perrin, collection Tempus, 2013, 312 p.

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Présentation de l’éditeur :
Vercingétorix, né vers -72, entre dans l’histoire avec fracas à l’âge de vingt ans : il parvient à unifier les Arvernes contre les romains et entame une guerre inexpiable contre César. Ayant subi une série d’échecs, il opte pour la politique de la terre brulée mais épargne Bourges dont son adversaire s’empare en -52 après un long siège. En juin, il prend sa revanche devant Gergovie. Alors que les Gaulois pensent triompher, César les contraint à s’enfermer dans Alésia. Réduite à la famine, la ville doit capituler deux mois plus tard. Conduit à Rome pour assister au triomphe de son vainqueur, Vercingétorix y est emprisonné puis exécuté en -46. Tout en reconstruisant sa geste avec minutie, l’auteur montre qu’il n’a pas été un politique visionnaire et passionné d’unité nationale comme on le décrit souvent, mais plutôt le représentant de l’ancienne puissance de la principauté arverne.

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Élian CUVILLIER et Jean-Daniel CAUSSE, Traversée du christianisme. Paris, Bayard Éditions, 2013, 300 p.

Traversee du christianisme

Présentation de l’éditeur :
Quel est le geste central du christianisme et qu’est-ce qui en fait encore sa singularité ? Comment reprendre aujourd’hui ses grandes élaborations ?
Jean-Daniel Causse et Elian Cuvillier nous proposent, dans un entretien passionnant, de revisiter l’héritage du christianisme en sollicitant les champs de l’exégèse, de l’anthropologie et de la psychanalyse.  Ils font apparaître la logique de pensée du christianisme en traversant ses formes d’existence et ses figures essentielles : l’incarnation et le corps, la création et l’origine, la faute et le péché,  la mort du Christ et le sacrifice… Leur traversée contemporaine du christianisme permet d’en renouveler l’étonnante fécondité dans l’histoire, la culture et nos existences.

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Jean MEYERS et Michel TARAYRE, Éthique du récit de voyage à la fin du Moyen Âge, avec la collaboration de Liliane Dulac et Pierre André Sigal. Paris, Éditions Honoré Champion, 2013, 544 p.

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Présentation de l’éditeur :
Dans Éthique et Esthétique du récit de voyage à la fin du Moyen Âge, Nicole Chareyron sonde environ deux cent récits de voyage et s’intéresse à l’auteur, à celui qui construit le discours et se met en scène comme acteur ou héros sur le théâtre du monde traversé. Ce volume s’inscrit donc dans la recherche sur « l’écriture du moi » et sur le genre même du récit de voyage, dont il es t si difficile de déterminer les contours. C’est là une contribution tout à fait neuve et originale sur les signes identitairesdes voyageurs si souvent masqués derrière leur récit.

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– Jacqueline ASSAËL et Élian CUVILLIER, L’épitre de Jacques, Genève, Labor et Fides, 2013, 290 p.

Cuvillier épitre jacques 2013

Présentation de l’éditeur :
L’épître de Jacques est un écrit atypique du Nouveau Testament. Luther la nommait « épître de paille » pour signifier sa réserve à son égard, car elle lui paraissait s’opposer à la théologie de l’apôtre Paul sur la justification par la foi. Une philologue et un exégète reprennent le dossier pour comprendre ce qui se révèle à travers l’analyse linguistique, littéraire, historique et théologique de cette épître. A l’encontre du consensus exégétique actuel, les deux auteurs démontrent que cet écrit, datant probablement de la fin du premier siècle, développe une authentique christologie malgré deux seules petites mentions du nom de Jésus-Christ dans la lettre. Fortement marquée par le judaïsme, elle n’est pas constituée de sentences décousues, mais laisse voir un style littéraire très maîtrisé en vertu duquel se succèdent et s’entrelacent des considérations marquées au sceau de la dérision, de la véhémence, de la gravité ou de l’humour. Proposant une traduction originale, ce commentaire s’inscrit dans la collection du CNT à partir d’une thèse appuyée sur une expertise scientifique de premier ordre.
Jacqueline Assaël enseigne la langue et la littérature grecques à la Faculté des lettres de Nice-Sophia Antipolis. Elle a notamment dirigé et publié des ouvrages sur la poésie et le théâtre dans l’Antiquité grecque. Élian Cuvillier est professeur de Nouveau Testament à la Faculté de théologie protestante de Montpellier. Il a notamment publié « Divine violence. Approche exégétique et anthropologique », avec Jean-Daniel Causse et André Wénin (Cerf, 2011), et « L’Evangile de Marc » (Bayard/Labor et Fides, 2002).

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Vita Latina, n° 187-188, année 2013.

Vita Latina 2013

sommaire
Résumé des articles

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Olivier TINLAND, L’idéalisme hégélien, Paris, CNRS, 2013, 250 p.

Tinland idealisme hegelien

Présentation de l’éditeur :
Notion équivoque et polémique, l’idéalisme a souvent été assimilé à une posture intellectuelle abstraite, oublieuse de son ancrage naturel et social. Dénoncée par Marx et Nietzsche, cette notion fut centrale pour la philosophie classique allemande, en particulier Hegel. Explicitement assumée, revendiquée même, elle désigne l’orientation spéculative fondamentale du hégélianisme, mais aussi toute philosophie qui s’engage avec cohérence dans une démarche théorique : « Toute vraie philosophie est un idéalisme », affirme Hegel.
Faisant ressortir l’originalité radicale de la conception hégélienne de l’idéalisme, Olivier Tinland confronte cet engagement philosophique aux doctrines majeures de la modernité, de la métaphysique rationaliste et de l’empirisme moderne jusqu’aux différentes incarnations de l’idéalisme allemand (Kant, Fichte, Schelling). Cette confrontation aux pensées majeures de la modernité sert de toile de fond à l’explicitation progressive de la démarche philosophique de Hegel, dont l’ambition est ainsi approchée au plus près : moyennant le dévoilement de l’idéalité du réel, rendre compte, d’un même geste, du statut de la réalité, de la manière dont nous nous rapportons à elle et du mode de validation spécifique du discours philosophique.
Plus largement, cet ouvrage invite à se demander dans quelle mesure la stratégie spéculative de Hegel trouve un écho dans les débats métaphysiques et épistémologiques contemporains sur la vérité, l’expérience, l’objectivité ou le réalisme.

 

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