Publications en 2012

 

Żydowskie dziecko z Warszawy. Historia pewnej fotografii, de Frédéric ROUSSEAU

Théophraste. Les causes des phénomènes végétaux. Tome I. Livres I et II, de Suzanne AMIGUES

–  Lire ‘Être et temps’ de Heidegger, de Marlène ZARADER

La France du XVIe siècle (1483-1598), d’Arlette JOUANNA

Jean-Luc Marion : cartésianisme, phénoménologie, théologie : Actes du colloque international organisé les 19 et 2 mars 2010 à Budapest par l’Institut français de Budapest, s. dir. de Sylvain CAMILLERI et Ádám TAKÁCS.

Lévinas au-delà du visible. Études sur les inédits de Levinas des Carnets de captivité à Totalité et Infini, s. dir. Emmanuel HOUSSET et Rodolphe CALIN

Ricœur, Derrida. El desafío de la metáfora, de Jean-Luc AMALRIC

Le transfert à l’usage des enseignants et des éducateurs, de Jean-Bernard PATURET.

Frédéric Ozanam : le christianisme a besoin de passeurs, de Gérard CHOLVY.

Enseignants et étudiants juifs. Profesori şi studenți evrei, s. dir. Carol IANCU et Alexandru-Florin PLATON.

Giorgio Caproni, Poésies Choisies, Édition bilingue, traduction et Introduction de Frédérique MALAVAL

– Énigme d’une présence, l’Art de Rachele Bianchi, Édition bilingue français-italien, texte en français de Frédérique MALAVAL, traduction italienne de Valentina CIARELLI

– The Presents of Painful Pasts, History Museums and Configurations of Remembrance, Essays in Museohistory. Under the direction of Frédéric ROUSSEAU.

Les présents des passés douloureux, Musées d’histoire et configurations mémorielles, Essais de muséohistoire. S. dir. Frédéric ROUSSEAU.

Les Bassoutos, ou vingt-trois années d’études et d’observations au sud de l’Afrique  par Eugène Casalis ; présentation et annotation par Jean-François ZORN.

Le XIXe, Grand siècle des religieuses françaises, de Gérard CHOLVY.

Le monstre et sa lignée ; filiations et générations monstrueuses dans la littérature latine et sa postérité. Textes réunis par Jean-pierre DE GIORGIO et Fabrice GALTIER.

Intériorité et réflexivité dans la pensée de saint Augustin. Formes et genèse d’une conceptualisation, de Jérôme LAGOUANÈRE

César sous Auguste, s. dir. Olivier DEVILLERS et Karin SION-JENKIS, avec la participation de Paul-Marius MARTIN

D’herbe, de terre et de sang. La Cerdagne du XIVe au XIXe siècle, de Marc CONESA

Bournazel. Un château de la Renaissance en Rouergue, s. dir. Thierry VERDIER

Augustin, La Vision de Dieu, de Jérôme LAGOUANÈRE

Bohèmes. De Léonard de Vinci à Picasso

Le Temps des Styrènes, s. dir. Jean-François PINCHON et Rosa PLANA-MALLART

La Pomme d’Éris. Le conflit et sa représentation dans l’Antiquité, s.dir Hélène MÉNARD, Pierre SAUZEAU et Jean-François THOMAS

La fête du village. Continuités et reconstructions en Europe contemporaine, s. dir. de Laurent-Sébastien FOURNIER

Histoire militaire, études de défense et politiques de sécurité des années 1960 à nos jours, s. dir. Hubert HEYRIÈS

Pratiquer la muséohistoire : la guerre et l’histoire au musée. Pour une visite critique, s. dir. Patrick LOUVIER, Julien MARY et Frédéric ROUSSEAU

Le grand siècle d’une mission protestante. La Mission de Paris de 1822 à 1914, de Jean-François ZORN

Miroir des autres, reflet de soi : stéréotypes politiques et société dans le monde romain, s. dir. Cyril COURRIER et Hélène MÉNARD

Et in Ægypto et ad Ægyptum. Recueil d’études dédiées à Jean-Claude Grenier

La quatrième fonction Marginalité et altérité dans l’idéologie indo-européenne, de Pierre et André SAUZEAU

Violenza divina. Un problema esegetico e antropologico, Jean-Daniel CAUSSE, Élian CUVILLIER et André WÉNIN

Études sur Artémidore et l’interprétation des rêves, volume I, s. dir. Julien DU BOUCHET et Christophe CHANDEZON

L’écriture de l’Histoire juive. Mélanges en l’honneur de Gérard Nahon, s. dir. Danièle IANCU-AGOU et Carol IANCU

Image et miroir en psychanalyse : l’apport de la culture byzantino-turque à la pensée occidentale, de Philippe GARDETTE

Achille-Eschyle. Mythe ancien et mythe nouveau. Les sept contre Thèbes et Leucippé et Clitophon, s. dir. de Pierre-Louis MALOSSE et Brigitte PÉREZ

Terroirs et marchés des vins dans un siècle de crises 1907-2007 en Languedoc et Roussillon, de Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE

Dhuoda. Manuel pour mon fils, lu par Jean MEYERS

Silves latines 2012-2013. Horace, Satires, I et II, 1-3. Tacite, Annales, I-II, de Fabrice GALTIER et Robin GLINATSIS

Calcidius Commentaire au Timée de Platon (2 tomes), Béatrice BAKHOUCHE

Représenter la ville, s. dir. de Sandrine LAVAUD et Burghart SCHMIDT

Dictionnaire des philosophes antiques V b de Plotina à Rutilius Rufus.

Rubor et pudor, Vivre et penser la honte dans la Rome ancienne, Renaud ALEXANDRE, Charles GUÉRIN, Mathieu JACOTOT éd.

Concurrences en mission. Propagandes, conflits, coexistences (XVIe-XXIe siècle), de Salvador EYEZO’O et Jean-François ZORN

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Présentation des ouvrages :

 

Frédéric ROUSSEAU, Żydowskie dziecko z Warszawy. Historia pewnej fotografii, Gdansk : Wydawnictwo slowo/obraz terytoria, 2012, 253 p.

Rousseau Zydowskie dziecko z Warszawy

Prezentacja Editor :
Wszyscy znają dziś fotografię żydowskiego dziecka z warszawskiego getta: z biegiem czasu jej bohater stał się ikoną Shoah. Często reprodukowana na pierwszych stronach czasopism i okładkach książek, stała się źródłem inspiracji dla artystów, podlegała też przekadrowaniom, które uczyniły z niej obraz współczucia pozbawiony jakiegokolwiek odniesienia do oprawców. Frédéric Rousseau dekonstruuje i interpretuje tę historyczną opowieść od roku 1943 do dzisiaj i zastanawia się nad naszym stosunkiem do tego obrazu, który jest już częścią naszej zbiorowej pamięci i na który patrzymy, nie widząc go.

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Suzanne AMIGUES Théophraste. Les causes des phénomènes végétaux. Tome I. Livres I et II. Paris, Les Belles Lettres, 2012, XXXII-364 p.

Amigues Théophraste Causes phénomènes végétaux Livres I et II

Présentation de l’éditeur :
Le traité de Théophraste appelé par commodité De causis plantarum, titre traduit plus explicitement par Les Causes des phénomènes végétaux, est indissociable de l’ouvrage du même auteur intitulé Historia plantarum, soit Recherches sur les plantes, unanimement reconnu comme le fondement de la botanique occidentale. Il s’agit de la version écrite de deux cours complémentaires donnés au Lycée d’Athènes dans les années 320-290, l’un de morphologie végétale, l’autre de physiologie. Les références du De causis à l’Historia donnent la preuve irréfutable de leur interdépendance.
La spécificité du De causis réside dans une étude des phénomènes de la vie végétale aussi rigoureuse que possible en un temps où le naturaliste ne pouvait fonder son analyse que sur l’observation directe, sans expérimentation avec des moyens techniques appropriés. Le livre I examine l’individu biologique à tous les stades de son existence : formation, croissance, adaptation au cycle saisonnier, reproduction, mort naturelle ou accidentelle. Des phénomènes aussi complexes que la transmission des caractères héréditaires, la pousse et la chute des feuilles, la photosynthèse, les tropismes, etc., élucidés seulement aux XIXe et XXe siècles grâce aux progrès de la chimie, discipline inconnue de l’Antiquité classique, se trouvent ici abordés avec une sorte de pressentiment remarquable. Pour n’en citer qu’un exemple, l’impulsion de croissance que Théophraste désigne par le mot hormè est attribuée par la biologie moderne au développement de l’auxine, une substance chimique que nous nommons précisément hormone.
Le livre II étudie les influences qu’exercent sur le végétal les conditions climatiques et météorologiques, la nature du sol et des eaux. Il illustre ainsi dans une étude méthodique enrichie d’une foule d’exemples concrets l’étroite dépendance de la plante par rapport à son environnement, ce qui permet de considérer Théophraste comme le véritable fondateur de l’écologie scientifique.
Certes, il restait encore un long chemin à parcourir jusqu’aux acquis de la science actuelle, mais des bases solides étaient jetées et l’historien de ces disciplines ne peut pas se permettre de les ignorer. La publication de l’œuvre botanique de Théophraste dans la Collection des Universités de France rend accessibles au lecteur non spécialiste ces textes techniques difficiles même pour un helléniste expérimenté.

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Marlène ZARADER, Lire ‘Être et temps’ de Heidegger. Paris, Vrin, 2012, 430 p.

Zarader Lire être et temps de Heidegger

Présentation de l’éditeur :
Lire Être et temps : une aventure captivante – et difficile. On se propose ici d’accompagner le lecteur dans cette aventure, et de l’aider, autant qu’il est possible, à lire le texte. Le lire, c’est d’abord s’employer à le déchiffrer : le suivre pas à pas, dans sa littéralité, en éclairer les concepts, en restituer l’économie interne. C’est, ensuite, ne pas hésiter à le questionner : car ces concepts ne vont pas de soi, et moins encore l’économie d’ensemble dans laquelle ils sont pris.
Le maître-livre de Heidegger fait donc ici l’objet d’une approche critique, visant à en mesurer les tensions et à dégager les difficultés qui y restent en suspens. Mais sa spécificité est qu’elle s’effectue au fil d’un commentaire linéaire qui n’abandonne jamais la lettre même du texte. D’où découle le rythme de ces pages, marqué par une complexification croissante. Elémentaire au début, l’analyse s’affinera progressivement, permettant au lecteur d’entrer toujours plus avant dans la problématique, et d’en maîtriser les enjeux.
Il apparaîtra finalement que le principal d’entre eux est constitué par le concept de monde : l’auteur s’attache à montrer que, tout en étant au coeur de Sein und Zeit, ce concept est le lieu d’un problème qui ne semble pas pouvoir trouver sa solution dans le cadre de l’ontologie fondamentale.

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Arlette JOUANNA, La France du XVIe siècle (1483-1598), Paris, PUF, 2012 (5ème éd., 1ère éd. en 1996), 720 p.

Arlette Jouanna France du XVIe siecle

Présentation de l’éditeur :
La France du XVIe siècle est-elle une monarchie absolue ou un assemblage hétéroclite de territoires plus ou moins gouvernables ? 
Quelles sont les caractéristiques de ce siècle de « Renaissance » et de mutations ?
Quelles ont été les conséquences des guerres civiles qui l’ont traversé ?
Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond ce manuel en démontrant que le XVIe siècle est avant tout en France celui du renforcement de la royauté. La monarchie, déjà enracinée dans les mœurs de la fin du Moyen Âge, tant par l’allégeance du peuple que par l’efficacité de l’appareil d’État, va s’affermir tout au long de la Renaissance. Les guerres civiles qui agiteront ce siècle de tensions religieuses seront une épreuve fondatrice qui forgera la France moderne.

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– Sylvain CAMILLERI et Ádám TAKÁCS (s. dir.), Jean-Luc Marion : cartésianisme, phénoménologie, théologie : Actes du colloque international organisé les 19 et 2 mars 2010 à Budapest par l’Institut français de Budapest. Paris, Archives Karéline, Cahiers de philosophie de l’Institut français de Budapest, 2012, 191 p.

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Présentation de l’éditeur :
Fruit d’un colloque tenu en 2010 dans la ville de Budapest, cet ouvrage collectif introduit aux grands chapitres de l’œuvre de l’académicien en même temps qu’elle lui adresse certaines questions permettant d’en mieux saisir les enjeux et d’en indiquer quelques prolongements possibles. Cartésianisme, phénoménologie et théologie : telles sont les trois voies thématiques empruntées afin d’interroger un travail qui a su se rendre indispensable à son époque.

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– Emmanuel HOUSSET et Rodolphe CALIN (s.dir), Lévinas au-delà du visible. Études sur les inédits de Levinas des Carnets de captivité à Totalité et Infini.Presses Universitaires de Caen, Cahiers de philosophie de l’Université de Caen N° 49, 340 p.

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Présentation de l’éditeur :
Ce volume des Cahiers de philosophie de l’Université de Caen, qui contient le dossier de la soutenance de thèse d’Emmanuel Levinas ainsi que des études sur les deux volumes d’inédits, tient à marquer l’importance historique du lancement des Œuvres complètes, non seulement pour la diffusion et l’étude de la pensée d’Emmanuel Levinas dans le monde, mais également pour cet avenir qu’est la phénoménologie. Avec cet ouvrage, la facticité prend le visage de la nécessité, car il ne s’agit pas simplement d’étudier des textes encore inédits de Levinas, mais d’aller au cœur de sa pensée en s’attachant à des textes de rupture issus de l’expérience tragique de la captivité. En effet, au début de la Seconde Guerre mondiale, Emmanuel Levinas était déjà un philosophe formé à l’école de Husserl et de Heidegger et à l’écoute de la philosophie française de son temps, mais qui en outre avait déjà ouvert son propre chemin. Or l’expérience de la captivité eut véritablement un effet tranchant conduisant Levinas à radicaliser encore sa propre pensée, et tous les textes qui vont des Carnets de captivité à Totalité et Infini, et même au-delà avec l’étude sur la métaphore, mettent en lumière la genèse tourmentée d’une philosophie du langage, de la transcendance et de l’amour. Dans le temps de la patience, Emmanuel Levinas met en œuvre une autre réduction que celle de Husserl et que celle de Heidegger, qui, elle, donne accès à une expérience oubliée, source de toute vie, et dans laquelle la passivité est également une activité dans la « trans-ascendance ». Levinas donne ainsi à voir que la parole, la métaphore, l’existence dans un monde cassé, le besoin, le désir, le corps, l’enseignement et l’amour, sont, comme mouvements de transcendance, des verbes et non des substantifs. Réactivant ainsi le projet de Hegel, Husserl et Heidegger, tout en étant attentif aux analyses de Bergson, de Jean Wahl et de Jankélévitch, Levinas donne à comprendre une temporalisation originaire irréductible depuis les situations concrètes de l’existence.

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Jean-Luc AMALRIC, Ricœur, Derrida. El desafío de la metáfora.  Título original : Ricœur, Derrida. L’enjeu de la métaphore. Publicado originalmente en la colección Philosophies, fundada por Françoise Balibar, Jean-Pierre Lefebvre, Pierre Macherey e Yves Vargas y dirigida por Ali Benmakhlouf, Jean-Pierre Lefebvre, Pierre-François Moreau e Yves Vargas. Traducción : Jennifer Rivera y Fabrizio Pineda. Bogota, Universidad Externado de Colombia, 2012, 180 p.

Amalric Ricoeur Derrida El desafio de la metafora

Editorial :
Frente a la idea aceptada según la cual la metáfora sería sólo un ornamento secundario del concepto filosófico, pondremos de relieve una dependencia fundamental y discreta del pensamiento filosófico respecto a la metáfora. Un esfuerzo metafórico atraviesa el discurso filosófico a la manera de un enigma que dinamiza y amenaza a la vez su despliegue especulativo. Precisamente alrededor del enigma de la metáfora se anuda una singular discusión entre Ricoeur y Derrida. Paul Ricoeur inicia este debate en el 8o estudio de La metáfora viva (1975) bajo la forma de una crítica a La mitología blanca (1969) de Jacques Derrida y esta crítica da lugar, tres años más tarde, a una respuesta de Derrida en La retirada de la metáfora (1978). Los términos de este intercambio toman un giro paradójico y desconcertante: mientras que Ricoeur atribuye a Derrida unas tesis que se esfuerza por refutar, porque amenazarían el proyecto de su hermenéutica crítica, Derrida discute por su parte esta interpretación reivindicando el estatuto deconstructivo de su escritura y subrayando los puntos de acuerdo con Ricoeur. La clave de esta discusión reside en el posicionamiento complejo de ambos pensadores con respecto a la crítica heideggeriana del lazo entre metafórica y metafísica; la cuestión de la escritura filosófica, en sus relaciones con la imaginación productora, da lugar a la desviación entre un pensamiento de la diferencia y un pensamiento de la acción. Si esto es un desafío de la metáfora, es porque en sus relaciones con la filosofía implica una cierta determinación del estatuto del concepto filosófico, conduce a una concepción específica de la textualidad y compromete una interrogación de conjunto sobre la posibilidad (o la imposibilidad) de una renovación de la ontología.

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Jean-Bernard PATURET, Le transfert à l’usage des enseignants et des éducateurs, Montpellier, Ed. Sauramps Médical, mars 2012, 60 p.

Paturet Le transfert à l'usage des enseignants

Présentation de l’éditeur :
Le transfert à l’usage des enseignants et des éducateurs La psychanalyse est la seule « cure » qui s’appuie sur le processus du transfert et du contre-transfert pour permettre au patient ou à l’analysant de reconstruire sa propre histoire et de cheminer vers son propre désir. De manière générale, les autres psychothérapies n’en tiennent pas compte. Le transfert est donc une spécificité de la psychanalyse. Ce livre destiné aux éducateurs, aux enseignants et aussi aux parents est un texte d’initiation à cette question du transfert. Freud affirme que toutes nos relations sont des relations transférentielles et que nos réactions, nos affects, nos sentiments d’amour et de haine sont grevées par nos premières rencontres avec nos parents et nos proches : d’autant plus grevées que, comme l’indique l’étymologie, l’enfant (l’infans) n’a pas encore la parole dont un des effets est de nous distancier justement de nos émotions et de nos affects.

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Gérard CHOLVY, Frédéric Ozanam : le christianisme a besoin de passeurs. Perpignan, Artège, 2012, 317 p.

Cholvy Frederic Ozanam

Présentation de l’éditeur :
Le 22 août 1997, à Notre-Dame de Paris, pendant les journées mondiales de la jeunesse, le pape Jean-Paul II béatifie Frédéric Ozanam, laïc et père de famille.
Né à Milan en 1813, ce « jeune lyonnais remarquablement doué » meurt à quarante ans à peine. Très pieux et grand intellectuel, il a voué sa vie aux autres, aux pauvres et à ses étudiants. Libéral comme Montalembert ou Lacordaire, mais aussi social, il s’affirme démocrate et républicain, à rebours de l’élite du catholicisme français de l’époque.
Son premier et permanent combat a été de réconcilier la science et la foi, son œuvre écrite à partir de sa thèse sur Dante en atteste. Mais c’est surtout la création et le développement mondial de la Société Saint-Vincent-de-Paul qui va occuper sa vie. Cette association créée par des laïcs en 1838 et dirigée par eux, est depuis lors au service des plus pauvres.
Frédéric Ozanam demeure pour beaucoup un exemple et un témoin de la « civilisation de l’amour ». Deux cents ans après sa naissance, il reste un modèle très actuel.

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Carol IANCU et Alexandru-Florin PLATON (s. dir.), Enseignants et étudiants juifs. Profesori şi studenți evrei. Iaşi, Université A. L. Cuza  (ed. bilingue,  roumain – français), 2012, 473 p.

Iancu Platon enseignants étudiants juifs

Présentation de l’éditeur :
Le présent volume réunit les textes de vingt-deux  communications présentées dans le cadre du colloque international « Enseignants et étudiants juifs à l’Université de Iasi et dans d’autres universités roumaines et européennes (fin du XIXe siècle – fin de la Deuxième guerre mondiale) » qui s’est tenu les 1, 2 et 3 septembre 2010 à Iasi, sous l’égide commune du Centre d’Histoire des Juifs et d’études hébraïques « Dr. Alexandru Safran » de l’Université Alexandru-Ioan Cuza de Iasi et du Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (CRISES) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3. L’organisation du colloque a coïncidé avec le 150ème anniversaire de la fondation de l’Université de Iasi (le 25 octobre 1860), et le fait que sa thématique fut consacrée aux enseignants et étudiants juifs, a eu la signification d’un double hommage. Un hommage apporté à la fois à la plus ancienne institution d’enseignement supérieur de Roumanie,  et à son corps didactique, y compris à sa partie recrutée au sein de la minorité juive qui, dans les années d’avant et après la Première Guerre mondiale, a subi de nombreuses et souvent de rudes épreuves dues aux préjugés de l’époque.

Prezentare Editor :
Volumul bilingv, studiile sînt publicate în română și franceză, se intitulează Profesori și studenți evrei, – mai exact, cum suna titlul întreg al unui colocviu internațional ale cărui comunicări le însumează – la Universitatea din Iași si la alte universități românești și europene (sfîrșitul secolului al XIX-lea-sfîrșitul celui de-al Doilea Război Mondial). Colocviul și, în final, volumul semnalat sînt – cum o precizează coordonatorii lor, profesorii Carol Iancu și Alexandru-Florin Platon – materializarea pînă la ora actuală a unui mai larg proiect comun de cercetare în cadrul Acordului de cooperare între universitățile „Al. I. Cuza” din Iași și „Paul Valery” din Montpellier.
Peste 20 de comunicări sînt grupate în patru secții sau teme de cercetare: I. Prezențe universitare evreiești în România și Europa; II. Tensiuni și violențe; III. Savanți și universitari; IV. Imagologie, angajament politic, solidaritate comunitară. Raza cercetărilor este impresionantă, acoperind pe lîngă universitățile de la Iași, Cernăuți, București, Montpellier, Nancy, prezențele studenților evrei-români în universitățile germane (în preajma anului 1933) și în cele din Belgia (între 1918-1940).

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Giorgio Caproni, Poésies Choisies, Édition bilingue, traduction et Introduction de Frédérique MALAVAL, Nîmes, Lucie Éditions, 2012, 55 p.

Giorgio Caproni

Présentation de l’éditeur :
Une poésie du  » Retour là où les mots se retournent en leur contraire en dégorgeant leur impalpable vérité. Si je ne devais pas revenir sachez que je ne suis jamais parti. Mon voyage n’a été qu’un demeurer ici, où je ne fus jamais. Chez Caproni, le langage poétique n’a point de lieu hormis en son aurorale effectuation. Cette poésie entend dévoiler toute l’énigme d’une parole se déployant en son retrait :  » Because my name is George  » versifiera le poète.

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Énigme d’une présence, l’Art de Rachele Bianchi, Édition bilingue français-italien, Texte en français de Frédérique Malaval, Traduction italienne de Valentina Ciarelli, Rome, Verso L’Arte Edizioni, 2012, 95 p.

Malaval enigme

Presentazione :
In “énigme d’une présence. L’Art de Rachele Bianchi”, Frédérique Malaval, esperta in scultura contemporanea, esamina dettagliatamente il lavoro delle opere monumentali della scultrice milanese Rachele Bianchi. Questo libro, in italiano e francese, risulta un documento in cui sono raccolte le foto delle grandi opere collocate in prestigiosi siti pubblici, in Italia e all’estero, ma, soprattutto, è importante il testo finalizzato alla collocazione storica del lavoro bianchiano.

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– The Presents of Painful Pasts, History Museums and Configurations of Remembrance, Essays in Museohistory. Under the direction of Frédéric ROUSSEAU. Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2012, 388 p.

The Presents of Painful Pasts 2012

This collective work raises questions about the present of painful pasts in our societies. It does this through a unique, yet increasingly familiar, cultural object: history museums. Be it slavery, colonialism, the World Wars, the Spanish Civil War, Auschwitz, Hiroshima, the communist regimes of Eastern Europe or the wars in Indochina and Vietnam, how the history of the past is presented and narrated is analysed, questioned and systematically confronted with historian knowledge. The deconstruction undertaken in this work takes into account three dimensions: cultural, social and political. It highlights memories and representations, as well as areas of hypermnesia and amnesia. It also identifies and contextualises major configurations of remembrance. Finally, it reveals the key issues and what is at stake, the strategies and constraints of the various key players involved in exposing the painful past of our humanity. For this reason, the analyses proposed can be qualified as essays in museohistory.

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Les présents des passés douloureux, Musées d’histoire et configurations mémorielles, Essais de muséohistoire. Sous la direction de Frédéric ROUSSEAU. Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2012, 392 p.

Les Présents des Passés

Présentation de l’éditeur :
Cet ouvrage questionne les présents des passés douloureux de nos sociétés. Et il le fait au travers d’un objet culturel singulier mais de plus en plus familier : les musées d’histoire. Qu’il s’agisse de l’esclavage, des entreprises coloniales, des guerres mondiales, de la guerre d’Espagne, d’Auschwitz, d’Hiroshima, de la dictature communiste en Europe centrale, enfin, des guerres d’Indochine et du Vietnam, les mises en espace et en récit de l’histoire de ces passés sont ici analysées, interrogées, et systématiquement confrontées aux savoirs historiens. Conçue dans une triple dimension culturelle, sociale et politique, la déconstruction entreprise met au jour des mémoires et des représentations, des zones d’hypermnésie et d’amnésie ; elle repère et contextualise les configurations mémorielles majeures ; enfin, elle dévoile les jeux et les enjeux, les stratégies, et aussi les contraintes, des différents acteurs impliqués dans l’exposition des passés douloureux de notre humanité. En cela les analyses proposées peuvent être qualifiées d’essais de muséohistoire.

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Les Bassoutos, ou vingt-trois années d’études et d’observations au sud de l’Afrique  par Eugène Casalis ; présentation et annotation par Jean-François ZORN avec la collaboration de Philippe CHAREYRE. Pau, Centre d’Étude du Protestantisme béarnais (CEPB), 2012, 435 p.

Les Bassoutos

Présentation de l’éditeur :
Arrivé en Afrique australe début 1833 avec deux compagnons, le missionnaire protestant français Eugène Casalis peut être considéré comme l’un des fondateurs du Lesotho contemporain. Établi auprès du chef Moshesh, dont il sera pendant un quart de siècle le conseiller spirituel et politique, il œuvre pour la transcription de la langue, la sauvegarde de la culture et des institutions d’un peuple dont il découvre l’étonnante connivence avec le monde biblique. Proposé aux « amis des missions » en 1859, Les Bassoutos est une œuvre pionnière. La première partie, révèle un homme subjugué par les habitants, les paysages et la faune d’un pays qui, malgré toutes les difficultés rencontrées, semble l’attendre. La deuxième partie fait entrer le lecteur dans l’intimité, la vérité, la fierté d’un peuple qu’il aime déjà. Victime du « préjugé de la couleur », les Bassoutos survivront grâce à l’intervention de ce romantique évangélique épris d’universel. Casalis quitte définitivement le Lesotho en 1856, appelé à prendre la direction de la Mission de Paris qui l’avait envoyé. Jusqu’à sa mort, tant auprès des protestants d’Europe que des autorités coloniales britanniques et françaises, il défendra la cause du peuple auquel il a communiqué l’Évangile et dont il a accueilli la vitalité.
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Gérard CHOLVY, Le XIXe, Grand siècle des religieuses françaises. Perpignan, Artège, 2012, 136 p.

Cholvy Le Grand siecle des religieuses

Présentation de l’éditeur :
Dans la mémoire collective, le « Grand siècle des âmes », le XVIIe est le temps de « l’invasion mystique ». Pourtant, en 1790, le royaume ne compte que 55 500 religieuses. Il y en aura 135000 en 1900.
Cet essai cherche à décrire cet essor, une fois résumé le legs de l’Ancien Régime. Si la Révolution a entendu supprimer « la religieuse », le XIXe siècle, lui, va promouvoir « la soeur ».
L’espace est libre pour une pléiade de fondatrices avec des Sophie Barat (Sacré-Cœur de Jésus), Anne-Marie Javouhey (Saint-Joseph de Cluny), Thérèse Couderc et le Cénacle, Jeanne Jugan et les Petites Sœurs des Pauvres.
Sur le terreau des Pieuses filles, Béates et « Sœurs des campagnes » prendront naissance quelque 400 fondations nouvelles. L’index énumère ici plus de 200 congrégations anciennes et nouvelles. Il était temps de mettre à la portée de tous un ouvrage qui répertorie les différents visages de ces soeurs aux fonctions multiples et au service de tous, jusque dans les missions lointaines.
L’auteur : Gérard Cholvy est Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paul-Valéry (Montpellier-III) où il a enseigné de 1962 à 2002. Auteur de nombreux ouvrages distingués par des prix littéraires, il est un éminent spécialiste de l’histoire religieuse et culturelle en France.

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Le monstre et sa lignée ; filiations et générations monstrueuses dans la littérature latine et sa postérité. Textes réunis par Jean-pierre DE GIORGIO et Fabrice GALTIER. Paris, L’Harmattan, collection Kubaba – Antiquité, décembre 2012, 384 p.

De Giorgio et Galtier Le monstre 2012Sommaire →

Présentation de l’éditeur :
Comment est-il possible qu’un monstre ait des enfants ? Les filles et les fils de monstres peuvent-ils échapper à leur destin ? À Rome, le thème des filiations violentes et monstrueuses est récurrent. De Lucrèce à Sénèque, de Catulle à Tacite, il traverse les débats philosophiques, nourrit les imaginaires poétiques et mythiques, oriente l’écriture de l’histoire.

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– Bernard SALIGNON, L’attente infinie. Paris, Éditions du Cerf, 2012, 192 p.

Salignon attente infinie

Présentation de l’éditeur :
Chaque année, Séville rejoue ce que le catholicisme donne à la fois de plus vivant et de plus profond. Ensemble, les habitants promènent leurs Vierges dans une attente infinie. Ce livre ne se veut ni explication sociologique ni compréhension historique ; il essaie, dans la démesure du possible, de se tenir à l’orée des sensations, des perceptions, des affects qu’offre la semaine sainte. Les auteurs ont voulu joindre au miroitement des images des moments d’écriture fragmentaire pour transmettre ce paradoxe contemporain où le sacré noue une communauté dans un recueillement sublime et une joie débordante. Les images, les textes qui composent l’ouvrage, évoquent en mouvement, en rythme, en scansion, cette communion singulière où le tout proche du divin demeure dans cette distance qui, peut-être depuis toujours, abrite l’art et le religieux.

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– Patrick LOUVIER (s. dir.), Le Languedoc et la mer (XVIe-XXIe siecle), Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2012, 304 p.

Louvier Languedoc et mer 2012

Présentation de l’éditeur :
Publié vingt ans après le dernier grand travail d’ensemble sur cette question, cet ouvrage envisage pour les périodes moderne et contemporaine l’histoire maritime et littorale du Languedoc sous trois aspects : politique, économique et stratégique. Poursuivant les pistes ouvertes par d’illustres prédécesseurs comme Louis Dermigny, ce livre expose la complexité et la richesse des liens anciens et jamais rompus entre le littoral languedocien, son arrière-pays et les espaces maritimes, proches et lointains, d’une province longtemps vue par les élites savantes, régionales et nationales, comme réfractaire à la mer.

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Jérôme LAGOUANÈREIntériorité et réflexivité dans la pensée de saint Augustin. Formes et genèse d’une conceptualisation. Paris, Institut d’études augustiniennes, 2012, 694 p.

Lagouanere Saint Augustin

Présentation de l’éditeur :
L’ouvrage s’inscrit dans une démarche d’archéologie conceptuelle. Il s’agit de retracer la genèse de la notion d’intériorité et les formes prises par cette conceptualisation dans la pensée d’Augustin d’Hippone, des premiers écrits, les Dialogues de Cassiciacum, jusqu’à l’œuvre centrale que constitue le De Trinitate. La première partie s’attache à dégager les grands principes de la syntaxe de l’intériorité dans le cadre d’une démarche topologique. Le travail s’organise selon un axe syntagmatique où sont étudiées les relations qui unissent des termes aussi essentiels qu’anima, animus, mens, ratio, intellectus, intelligentia, memoria, uoluntas et spiritus, et selon un axe paradigmatique, à travers le motif de l’ascension spirituelle. En dernier ressort, l’intériorité apparaît comme une structure dynamique où le concept d’imago Dei joue un rôle central. Cela conduit à la seconde partie où est examinée l’anthropo-théologie de l’image dans la pensée augustinienne. Après avoir replacé les concepts d’imago et de similitudo dans le cadre de la pensée antique, l’auteur étudie leur utilisation au sein du De Trinitate, ce qui l’amène à une réflexion sur le statut de l’analogie et sa thématisation à travers le motif paulinien du miroir en énigme, en 1 Co 13, 12. Cette réflexion sur l’approche spéculaire de la notion d’intériorité chez Augustin conduit à une interrogation sur son lien avec la réflexivité, conçu non seulement comme concept noétique, mais aussi sémiotique et herméneutique.

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César sous Auguste, s. dir. Olivier Devillers et Karin Sion-Jenkis, avec la participation de Paul-Marius Martin, Bordeaux, Ausonius Editions, 2012, 264 p. (Collection Scripta antiqua).

César sous Auguste

Présentation de l’éditeur :
Si l’exploitation du nom et de l’héritage de César par Auguste ont déjà fait l’objet de nombreuses observations et articles ponctuels, parfois du reste en sens divers, aucune étude d’ensemble n’y a encore été consacrée. Ce livre, issu de deux journées d’études qui se sont tenues à Bordeaux, a pour ambition de proposer une première vue d’ensemble sur cette question. Deux aspects, par ailleurs indissociables et complémentaires, y sont considérés : d’une part, les continuités et discontinuités entre César et Auguste, ce qui engage avant tout à examiner leurs pratiques politiques ; d’autre part, la représentation de César à l’époque augustéenne, ce qui confronte avec l’image officielle de celui-ci dans l’idéologie officielle, dans la littérature (et même dans les différents genres littéraires), mais également dans l’art (sculpture). Un intérêt particulier est aussi apporté aux opinions des chercheurs antérieurs. Après une première contribution spécialement consacrée à une telle approche historiographique, le livre comprend trois parties : la première considère divers aspects généraux du lien entre César et Auguste ; la deuxième propose des approches régionales ; la troisième s’attache aux principales sources littéraires.

Presentation :
If the exploitation of Caesar’s name and legacy has already been the object of many casual observations and limited studies (sometimes going in various directions), a general survey of the question is still lacking. This book is the product of a two-day conference held at Bordeaux. Its aim is to propose a first overall assessment of the question. Two aspects, deeply linked and supplementing each other, are considered: on the one hand, continuities and discontinuities between Caesar and Augustus – which leads to examine first of all their political practices; on the other, Caesar’s representation in Augustan times – which forces to tackle the question of his image in the official ideology, in literature (and even in the several literary genres), but also in art (sculpture). After a first contribution devoted especially to historiography, the book consists of three parts: a first one analyzes various aspects of the link between Caesar and Augustus ; a second one offers regional studies; a third one is dedicated to the main literary sources.

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Marc CONESA, D’herbe, de terre et de sang. La Cerdagne du XIVe au XIXe siècle, Perpignan, Presses Universitaires de Perpignan, 2012,  560 p. Collection Études (publication de la thèse de doctorat).

Conesa d'herbe 2012

Présentation de l’éditeur :
Et si l’histoire des régions frontalières n’était pas seulement dictée par la frontière ? Partagée entre la France et l’Espagne lors du traité des Pyrénées (1659), la Cerdagne est au centre de cette enquête sur les relations entre société et territoires, bien au-delà du cadre géographique et chronologique imposé par cette frontière. En effet, les sources documentaires sont plurielles et invitent sans cesse à changer de rythme, d’échelle, de postes d’observation et de formes de récit pour saisir les changements dans la longue durée. Des paradoxes y apparaissent d’abord comme autant d’énigmes laissées sur le chemin. Trois acteurs y jouent les premiers rôles. En premier lieu, une ville perchée au cœur de ces montagnes domine et façonne du haut de ses privilèges et de ses prétentions cette région ; elle finit pourtant en bout de course et à la traîne d’une croissance rurale et régionale. La seigneurie apparaît ensuite comme un horizon du quotidien. Elle n’est pas ce monstre avide et aveugle si souvent décrié, mais elle permet, bien au contraire, l’exploitation du territoire par les paysans. Enfin, les « maisons », véritables archétypes du monde pyrénéen, sont
représentées par un héritier unique chargé de conserver un patrimoine réputé inaliénable et indivisible. Pourtant, les maisons n’en participent pas moins à un marché foncier inégal, qui renforce la concentration des terres au profit d’une minorité. Par ailleurs, le régime de l’héritier universel est également censé freiner l’apparition de nouvelles cellules domestiques. Or, Le nombre de maisons triple en trois siècles. L’ensemble de ces contradictions apparentes ne trouvera de solution que dans l’analyse serrée des relations successives que noue une société avec ses espaces.

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Thierry VERDIER (s. dir), Bournazel. Un château de la Renaissance en Rouergue. Bournazel, Éditions du Buisson, 2012, 121 p.

Verdier Bournazel un château Renaissance Rouergue 2012

Présentation de l’éditeur :
Considéré comme l’un des plus beaux châteaux de la Renaissance française dans le Sud de la France, le château de Bournazel fut l’œuvre conjointe de Jean de Buisson et de son épouse Charlotte de Mancip. Élevé au milieu de XVIe siècle (1540-1560), il présente un raffinement décoratif et une rigueur de composition tout à fait exceptionnels.
Son architecture, largement inspirée des modes à l’honneur au temps de François Premier comme de celles que l’on rencontrait alors dans la péninsule italienne, reflète une culture particulièrement subtile. Son décor sculpté, lui aussi, porte le témoignage d’une sensibilité précieuse et parfois presque maniériste. Son jardin, ou tout au moins ce qu’en révèle l’archéologie, fut pensé comme le complément indispensable d’une vie recluse dans le luxe et la Beauté.
Ses architectes ne sont pas connus avec exactitude. Mais ses commanditaires, en revanche, apparaissent de plus en plus comme les parfaits représentants de cette élite cultivée qui dirigea le Rouergue aux premiers temps de la Renaissance.
À travers une visite qui déroule le fil d’une histoire, aujourd’hui en grande partie oubliée, se dessine l’image d’une œuvre rare et poétique. Architecture, sculptures, décors, jardins et désormais mobilier, permettent de pénétrer dans l’intimité d’une œuvre, sans nécessairement en dévoiler tous les mystères.
Objet d’un ambitieux programme de restauration, le château, fortement endommagé pendant la Révolution, connaît une véritable résurrection. La grande aile « italienne » est en cours de reconstruction, les décors sculptés des façades sont restaurés dans la grande tradition des Monuments Historiques, les volumes intérieurs sont restitués et les jardins retrouvent leur dessin.

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LAGOUANÈRE Jérôme, Augustin, La Vision de Dieu, préface de Patrice Cambronne, introduction, traduction et notes de J. Lagouanère, Paris, Seuil, collection « Points Sagesse », 2012, 151 p.

Lagouanère Saint Augustin Vision de Dieu 2012

Présentation de l’éditeur :
410 : invasion de Rome par les Goths, crainte de la fin des temps. Dans ce contexte tourmenté, la question du salut acquiert une importance capitale. Entre grâce divine et exercice du libre-arbitre, quelle est la place de l’homme dans son rapport avec l’infini ? Est-il capable de voir Dieu, dès ici-bas, de ses seules capacités ? Dans ce débat, saint Augustin défend la primauté de l’initiative divine ; cependant – et là se manifeste la richesse de la pensée augustinienne – ce n’est pas aux dépens de la raison que la foi fait autorité, mais avec elle.
Cet appui réciproque doit accompagner toute démarche spirituelle, particulièrement la lecture des textes – attitude que les penseurs de la Réforme mettront au coeur de leur projet, et qui, excédant le cadre religieux, fournit une manière non naïve d’être au monde.

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Bohèmes. De Léonard de Vinci à Picasso, Paris, Réunion des musées nationaux – Grand Palais, 2012, 392 p. Ouvrage collectif sous la direction scientifique de Sylvain AMIC, commissaire de l’exposition, Directeur des musées de Rouen ; Henriette ASSÉO, J-P. BARTOLI et Csilla PETHO-VERNET, Jean-Didier WAGNEUR, Franck CLAUSTRAT, Frédérique DESBUISSONS, Guy COGEVAL, Jeanine WARNOD, Marylin R. BROWN, Ségolène LE MEN et Daniel KOTHENSCHULTE.

Bohemes Léonard de Vinci Picasso 2012

Présentation de l’éditeur :
Publié à l’occasion de l’exposition Bohèmes au Grand Palais du 26 septembre 2012 au 14 janvier 2013.
Les bohémiens ont toujours fasciné, effrayé…; on les chasse ou on les admire…
Secrets, mystérieux, insaisissables, même leurs noms ne sont jamais les mêmes selon le pays ou la région dans laquelle on se trouve. Roms, Tziganes, Gitans, Manouches… leur culture a toujours imprégné la nôtre et leur manière de vivre influencé notre art.
Du phénomène de société au mythe artistique, la figure du bohémien est un sujet de prédilection pour les artistes, nourris du fantasme d’une vie sans attaches et sans règles, intense et sensuelle. Chantée, filmée, versifiée, exaltée, la Bohème fait partie des mythes modernes.
Des poètes : Nerval, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine…, aux artistes : Courbet, Van Gogh, Satie, Modigliani, Picasso…, nombreux sont les hérauts de la modernité qui ont donné un visage à ce phénomène.
Par des mises en relations inédites, en s’appuyant sur une vaste iconographie autant que sur les croisements entre les disciplines (peinture, littérature, photographie, musique et cinéma), cette exposition ambitionne d’apporter un jour nouveau sur cette histoire commune.
À travers 200 oeuvres exceptionnelles, de Léonard de Vinci à Picasso, elle revient sur la fascination que la nation tzigane a exercé sur l’art et les artistes et tente d’éclaircir les rapports complexes entretenus depuis des générations avec les peuples européens. Elle met en lumière l’apport fondamental des peuples nomades à la construction de l’identité européenne et tout un pan de notre culture jusqu’ici occulté.
Artistes et oeuvres présentés : Manet (20) Renoir (2) Otto Mueller (10) Courbet (10) Toulouse Lautrec (5) August von Pettenkoffen (5) Josef Danhauser (5) Santiago Rusignol (5) Ramon Casas (5) Picasso (15) Jean-François Raffaelli (3) Ernest Delahaye (5) Etienne Carjat (2) Frédéric-Auguste Cazals (6) Eugène Atget (5) Degas (2) Pierre-Alfred Bellet du Poisat (1) Jan Van de Venne (2) Nicolo Dell’Abate (2) Edmond Aman-Jean (2) Octave Tassaert (2) Félix Régamey (5) Dornac (3) Jacques Callot (5) Daumier (20) Alfred Hohenstein (3) Steinlen (3) André Warnod (10) Théodore Valério (5) Thomas Shotter Boys (2) Adolphe Willette (2) Van Gogh (15).

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Le Temps des Styrènes, Actes du colloque de Montpellier (17-18 novembre 2011) et Catalogue de l’exposition Jean-François Gavoty au Musée des Moulages de l’Université Paul-Valéry Montpellier III 25 octobre – 20 décembre 2011), s. dir. Jean-François PINCHON et Rosa PLANA-MALLART, Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2012, 256 p.

temps des tyrenes

Présentation de l’éditeur :
Ce volume, conçu comme un triptyque, regroupe les nombreuses interventions qui se sont succédées lors du colloque Le Temps des Styrènes (17 et 18 novembre 2011, Montpellier) sur les thématiques : « Œuvres contemporaines et archéologie : quels dialogues ? » et « La perception de l’Antique par les artistes contemporains ». En complément, Le Chant des Styrènes, d’Emmanuel Latreille, accompagne et retrace l’exposition de Jean-François Gavoty au Musée des Moulages de Montpellier.
L’ouvrage présente les actions organisées dans le cadre de la manifestation Le Temps des Styrènes : la conférence de Marie-Laure Bernadac, le colloque Le Temps des Styrènes des 17 et 18 novembre 2011, une exposition éponyme de Jean-François Gavoty.
Cet événement a été organisé par le Musée des Moulages et le Master-pro « Conservation, gestion et diffusion des œuvres d’art des XXe et XXIe siècles » de l’université Paul-Valéry Montpellier 3, en partenariat avec l’École supérieure des beaux-arts de Nîmes, la DRAC Languedoc-Roussillon, le musée Fabre, le site archéologique Lattara, musée Henri-Prades et le FRAC Languedoc-Roussillon.

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Hélène MÉNARD, Pierre SAUZEAU et Jean-François THOMAS (s.dir), La Pomme d’Éris. Le conflit et sa représentation dans l’Antiquité, Montpellier, PULM, 2012, 572 p.

Pomme d'Eris 2012

Présentation de l’éditeur :
Le conflit : voilà un sujet qui ne risque guère d’être jugé anachronique ou secondaire. L’ouvrage s’inscrit dans la série que les spécialistes de l’Antiquité de l’université Paul-Valéry — Montpellier III ont publiée depuis une vingtaine d’années sur d’importantes questions d’anthropologie et d’histoire des mondes anciens.
Le thème général du conflit et de ses représentations dans l’Antiquité est ici abordé de façon résolument pluridisciplinaire : historiens de l’art, des mythes, des idées et des sociétés, linguistes et philologues, comparatistes, spécialistes des mondes égyptien, grec, romain, celtique, indien, explorent les voies réelles ou imaginaires qui, des commencements mythiques jusqu’à l’Antiquité tardive, ont conduit les individus au déchirement, et les peuples à la discorde, à la violence intestine, à la guerre, mais aussi à la gestion, rituelle, juridique ou politique, voire au dépassement des conflits.
Il faut, pour se haïr et se combattre, reconnaître l’Autre, fût-ce en nous mêmes ; d’où le caractère à la fois fondateur et tragique de cette expérience cruciale.

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La fête du village. Continuités et reconstructions en Europe contemporaine, s. dir. de Laurent-Sébastien FOURNIER, Paris, L’Harmattan, 2012, 273 p. (ouvrage publié avec le concours de l’Université Paul-Valéry Montpellier III et de CRISES).


Fournier fête du village1 2012    Fournier fête du village2 2012

Présentation de l’éditeur :
De l’Atlantique à l’Oural et du Danemark au Portugal, les auteurs ici rassemblés ont tenté de revisiter un objet classique de l’ethnologie : la fête du village. À l’heure de l’anthropologie réflexive et des terrains multi-situés, à l’heure où les identités se dispersent en diasporas et où les communautés culturelles se recomposent grâce aux technologies numériques, il paraissait important de mesurer le chemin parcouru depuis l’époque des grandes monographies classiques. Transformés, les villages restent en effet des villages. Si les échanges observés avec le monde extérieur, les phénomènes d’urbanisation ou l’exode rural sont devenus la norme, les villages gardent un pouvoir d’attraction, au moins pour l’imaginaire et le tourisme. Les étudier, ainsi que leurs fêtes, permet de mieux comprendre les reconstructions contemporaines de la culture européenne.

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Hubert HEYRIÈS (s. dir), Histoire militaire, études de défense et politiques de sécurité des années 1960 à nos jours, Paris, Economica, 2012, 497 p.

Heyriès histoire militaire 2012

Présentation de l’éditeur :
Depuis la fin des années 1960, l’histoire militaire a connu une spectaculaire transformation historiographique, opérant une sorte de révolution des annales tardive mais réelle dans une optique d’histoire globale. Le nombre de chercheurs s’est amplifié, ainsi que celui des centres de recherche consacrés à l’histoire militaire, aussi bien en France que dans d’autres pays. Les thèmes se sont diversifiés. Il n’est plus question tellement de se consacrer à une histoire militaire traditionnelle de type histoire-bataille, au sujet de laquelle Marc Bloch se montrait plus que critique et sceptique en son temps, mais bien plutôt de développer des approches nouvelles : histoire-bataille renouvelée, homme en arme en temps de paix et en temps de guerre, devoir national de Défense et devoir de Défense nationale, enjeux de mémoire et historicisation militaire, économie de la Défense, mentalités et cultures militaires, anthropologie, sociologie et prosopographie militaire, géographie historico-militaire, guerres et médias et médias en guerre, pédagogie militaire, faits polémiques et conceptualisation militaire, stratégie et diplomatie, engagements civilomilitaires…
La liste n’est pas exhaustive. De fait, l’histoire militaire a beaucoup changé et connaît des mutations l’orientant vers les études de Défense et les politiques de sécurité, élargissant le point de vue à d’autres disciplines que l’histoire, comme la sociologie et la psychologie, la
littérature, l’économie, la géographie.…
Mais qu’entend-on aujourd’hui par histoire militaire, études de Défense et politique de sécurité ? Quels thèmes sont-ils abordés de nos jours ? Quelle dimension internationale cette histoire militaire en plein renouvellement connaît-elle ? Dans le maquis des travaux et des problématiques, il est sans doute temps de faire le point. Cet ouvrage dresse, autant que possible, un bilan historiographique de l’histoire militaire sur les quarante dernières années, tout en indiquant des perspectives épistémologiques et des pistes à approfondir, dans un esprit d’histoire militaire comparée, propre à une Europe de la Défense en gestation.

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Patrick LOUVIER, Julien MARY et Frédéric ROUSSEAU (s. dir.), Pratiquer la muséohistoire : la guerre et l’histoire au musée. Pour une visite critique, Outremont, Athéna éditions, 2012, 280 p.

Pratiquer muséographie 2012

Présentation de l’éditeur :
Ce guide intéressera particulièrement les chercheurs, les étudiants et les enseignants qui très nombreux arpentent chaque année les musées d’histoire accompagnés de leurs élèves. Son propos est double : questionner les mises en scène et les mises en récit de l’histoire des conflits du XXe siècle en confrontant les contenus des expositions muséales aux savoirs historiens, aborder ces espaces publics dans leurs différentes dimensions, comme des objets culturels, sociaux et politiques.
Objets culturels, ils le sont en tant que supports de représentations, de mémoires et d’outils ; et objets sociopolitiques, ils le sont également par l’implication d’acteurs différents et nombreux dont il s’agit de repérer les enjeux, les stratégies, les contraintes.

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Jean-François ZORN, Le grand siècle d’une mission protestante. La Mission de Paris de 1822 à 1914, Paris, Karthala, collection Mémoire d’Église, 2012, 800 p. (nouvelle édition revue et augmentée).

Zorn mission protestante 2012

Présentation de l’éditeur :
Fondée en 1822, dans le cadre du mouvement de réveil religieux qui traverse l’Europe, la Mission de Paris est la principale société missionnaire du protestantisme de langue française. Son premier champ de travail au Lesotho en 1833, situé hors de la zone d’influence française, lui permet de tenir des positions internationalistes originales.
Obligée, du fait des bouleversements politiques mondiaux et de l’appel des sociétés de mission sœurs britanniques et américaines d’entrer en action en Polynésie, en Mélanésie, au Gabon et à Madagascar, la Mission de Paris assume ces nouveaux devoirs sans renoncer au Sénégal et au Zambèze, pays dans lesquels, d’elle-même, elle s’était engagée. Son expérience en Algérie, de courte durée, obéit à la fois aux injonctions des groupes de pression colonialistes protestants et au désir d’être présente en terre d’islam.
En France, en Suisse et dans le Piémont vaudois où se trouvent ses principaux soutiens, la Mission de Paris parvient à mobiliser une opinion protestante, pas toujours convaincue du caractère fondamental de la mission pour la vie de l’Église. Cette mobilisation permet néanmoins de susciter des vocations de missionnaires; avec l’aide des pasteurs autochtones et dans des conditions souvent difficiles, ceux-ci se consacrent à l’évangélisation des populations, à leur enseignement et à leur promotion sous diverses formes (artisanat, agriculture, santé).
À la veille de la Première Guerre mondiale, le mouvement missionnaire anglican et protestant semble à son apogée comme en témoigne l’éclat de la conférence mondiale d’Édimbourg de 1910 à laquelle la Mission de Paris participe et dont elle tire de nouvelles forces avant que le drame de 1914 ne commence à mettre en difficulté l’idéal civilisationnel et évangélisateur venu du monde occidental.

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– Cyril COURRIER et Hélène MÉNARD (s. dir), Miroir des autres, reflet de soi : stéréotypes politiques et société dans le monde romain, sous la direction de , Paris, M. Houdiard éd., 2012, 348 p.

Ménard miroir des autres 2012

Présentation de l’éditeur :
Au carrefour des sciences sociales, les stéréotypes constituent des instruments privilégiés de mise au jour des processus de construction identitaire, des sentiments d’appartenance communautaire et des phénomènes d’intégration à la Cité ou d’exclusion aux marges du monde. Éléments structurants du discours historique, littéraire ou iconographique antique, ils peuvent révéler une partie méconnue de l’imaginaire romain, fait de croyances et de peurs, de rôles et de comportements attendus à l’égard de l’Autre. Toutefois, quand ils parlaient des « autres », les Romains parlaient aussi d’eux-mêmes. Les stéréotypes donnent ainsi à voir des normes sociales, dont l’analyse rend compte des modalités de création du consensus ou de naissance du conflit au sein de la société romaine.Fruit du séminaire « Stéréotypes romains », mené au sein de l’équipe C.R.I.S.E.S – EA 4424 (Montpellier III), cet ouvrage se veut une première approche dont l’objectif est à terme de rendre aux stéréotypes leur place dans la recherche historique. Il propose, dans une perspective pluridisciplinaire et ouverte à d’autres champs géographiques et historiques, des analyses aussi bien thématiques que méthodologiques.
Hélène Ménard, maître de conférences en histoire romaine à l’Université Montpellier III, spécialiste de la Rome impériale, travaille sur la violence et le martyre dans l’empire romain.
Cyril Courrier, agrégé et docteur en histoire, est membre de l’École française de Rome. Il travaille sur la culture et l’imaginaire de la plèbe de Rome dans l’Antiquité.

Table des matières

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Et in Ægypto et ad Ægyptum. Recueil d’études dédiées à Jean-Claude Grenier. Textes réunis et édités par Annie GASSE, Frédéric SERVAJEAN et Christophe THIERS. Avec la participation de Martine ASSÉNAT, Antoine PÉREZ, Pierre SAUZEAU, Marie SUSPLUGAS… Montpellier, PULM, 2012, CENIM 5, 4 volumes, 813 p.

Recueil Grenier 2012

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Pierre SAUZEAU et André SAUZEAU, La quatrième fonction Marginalité et altérité dans l’idéologie indo-européenne, Paris, Les Belles Lettres, 2012, 520 p.

Sauzeau La quatrième fonction

Présentation de l’éditeur :
Cet ouvrage s’inscrit dans la tradition des études de mythologie issues de Georges Dumézil. Celui-ci, par la comparaison des textes et des institutions relevant de plusieurs cultures de langues indo-européennes (surtout l’Inde, l’Iran, Rome, la Scandinavie, plus rarement le monde celtique ou slave) a établi la trifonctionnalité comme structure essentielle de l’idéologie des Indo-Européens :
1re fonction : sacré – souveraineté – normes
2e fonction : force, guerre
3e fonction : richesse, beauté, fécondité
Il ne s’agit pas forcément d’une structure sociale réellement institutionnalisée, mais d’un modèle de l’ordre social et cosmique.
La théorie dumézilienne de la trifonctionnalité n’entend pas tout expliquer. C’est pourquoi notre intention n’est pas seulement d’apporter de nouvelles séries trifonctionnelles ou des comparaisons inattendues ; il ne suffit pas non plus d’élargir le champ de l’enquête à la Grèce, longtemps négligée — à tort ! Il s’agit de renouveler la théorie dumézilienne grâce à l’hypothèse de la quatrième fonction :
4e fonction : l’Ailleurs, l’Étrange, le non-Ordre.
Ce modèle élargi, proposé jadis par les frères Rees, a été développé par l’anthropologue britannique Nick Allen et récemment par les auteurs dans plusieurs publications. Il permet, sans renier aucunement les découvertes de Dumézil, de progresser dans la compréhension des anciennes mythologies indo-européennes. Ce livre offre un exposé approfondi de la théorie quadrifonctionnelle, se développant notamment selon les axes suivants :
– rapport entre structure quadrifonctionnelle et appréhension numérique du monde
– rapport entre structure quadrifonctionnelle et système de couleurs : les proto-Indo-Européens pratiquaient un système de quatre couleurs fondamentales (blanc brillant, rouge, noir, « chlore ») associé aux quatre fonctions
– analyse des concepts, des représentations et des pratiques sociales de l’exclusion, de la marginalité, de l’altérité
– établissement des complexes théologiques qui organisent la théologie de la quatrième fonction
– caractérisation de la quatrième fonction dans son rapport aux trois fonctions « duméziliennes »

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Jean-Daniel CAUSSE, Élian CUVILLIER et André WÉNIN,Violenza divina. Un problema esegetico e antropologico, Bologne, Edizioni Dehoniane Bologna (EDB), 2012, 184 p.

Causse Violenza divina 2012

Descrizione dell’opera :
« Quando la domanda riguarda la violenza e, in particolare, la violenza che le Scritture attribuiscono a Dio con maggiore o minore reticenza, l’unione dei punti di vista biblici e antropologici non può che stimolare. È comunque questa la sfida che abbiamo accettato, quando abbiamo deciso di scrivere il libro a più mani e ci siamo messi al lavoro, ognuno a partire dal proprio campo specifico, su questa questione lancinante, che chiunque apra la Bibbia non può schivare, una questione con effetti a volte allarmanti nella vita reale delle nostre società » (dalla Prefazione).
Animati dalla convinzione che l’esegesi biblica abbia grande interesse a nutrirsi di un dialogo con le scienze umane, specialmente con la psicoanalisi, nell’affrontare il tema della violenza di Dio gli autori alternano lo sguardo esegetico e la riflessione antropologica, indagando prima l’Antico e poi il Nuovo Testamento.

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Julien DU BOUCHET et Christophe CHANDEZON (s. dir), Études sur Artémidore et l’interprétation des rêves, volume I, Paris, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2012, 244 p.

Artemidore volume 1 2012

Présentation de l’éditeur :
L’Interprétation des songes d’Artémidore de Daldis, composée à la fin du iie siècle de notre ère, est le seul ouvrage antique du genre qui nous soit parvenu dans son intégralité. C’est une source d’information irremplaçable et pourtant encore mal exploitée sur les attentes, les craintes, les représentations des contemporains d’Artémidore et sur le monde dans lequel ils vivaient. C’est aussi un exemple de guide interprétatif comme on en trouve dans de nombreuses civilisations et à maintes époques historiques, mais jamais à un tel degré d’élaboration ni avec une telle complexité d’analyse.
Ce recueil rassemble six études portant sur Artémidore et son traité, ainsi que sur sa postérité. Il s’agit de situer l’auteur dans le paysage religieux de son temps et par rapport aux courants philosophiques qui dominent la scène intellectuelle de son époque ; d’explorer les thèmes reflétant les préoccupations et les activités de ses contemporains (le théâtre, l’argent, la mort) ; il s’agit enfin de présenter l’onirocritique byzantine qui se différencie de celle d’Artémidore tout en étant son héritière.

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-Danièle IANCU-AGOU et Carol IANCU (s. dir), L’écriture de l’Histoire juive. Mélanges en l’honneur de Gérard Nahon, Paris-Louvain, Peeters, 2012, 686 p.

Iancu Mélanges Gérard Nahon 2012

Présentation de l’éditeur :
Ce volume d’Hommage à Gérard Nahon, directeur d’études émerite à l’École Pratique des Hautes Études de Paris, ancien directeur de l’équipe « Nouvelle Gallia Judaica » du Centre National de la Recherche Scientifique, réunit trente-huit contributions embrassant l’Histoire juive dans la longue durée.
Cet ensemble d’études s’étend, à l’aune des préoccupations du récipiendaire, de Tsarfat à la Navarre, de Sefarad à la Catalogne ou à l’Italie, de la Provintzia (Languedoc, Provence, Comtat Venaissin) au Sud-Ouest de la France, du Maghreb à la Terre sainte, enfin de la Belgique, et jusqu’à la Roumanie. Leurs auteurs sont des collègues et disciples de Gérard Nahon, des enseignants et des chercheurs, représentants des universités et des institutions scientifiques de neuf pays différents.

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Philippe GARDETTE, Image et miroir en psychanalyse : l’apport de la culture byzantino-turque à la pensée occidentale. Triptyque 1. Istambul Éditions Isis, 2012, 252 p.

Gardette apport de la culture byzantino turque a la pensee occidentale

Présentation de l’éditeur :
Introduction Partie I : Système spéculaire chez Legendre, pour une réflexion sur l’évolution spéculaire en Occident. I. Pierre Legendre ou la spécularité dans tous ses états 1. La spécularité comme fondement de l’être humain et comme passage au niveau sociétal. 2. Image, représentation et narcissisme: de l’être humain à la culture 3. Altérité 4. Inconscient et premier point 5. Tiers et corps 6. Généalogie et mythe adéquate Le lien social, sacré et Raison My-the et société: critique des sapeurs des fondements spéculaires II. Limites et questionnements autour de la leçon III de Pierre Legen-dre 1. Quelques considérations sur le stéréotype et sa relation à la généalogie 2. Une étude biblique amputée 3. Legendre se limite-t-il à une autopsie? 4. Une œuvre teintée de nihilisme? 5. Transcendan-ce et foi 6. Une mise au banc du scientisme encore d’actualité? III. Le retour au religieux comme témoin du briscolage des bris de glace du miroir. 1. La vieille opposition religion/ modernité n’est-elle qu’un leurre ? 2. Spirituel à tous les étages : ici, on rase (presque) gratis. 3. Postmodernité ou ultra-modernité ? Vers un réenchante-ment du monde ? 4. Suivre le chemin de l’enfermement Partie II : Spécularité dans d’autres cultures : éléments pour une réflexion au miroir permettant de sortir de la crise iconoclaste contempo-raine I. Corbin ou la dignité du statut imaginal 1. Sur le miroir culturel occidental 2. Nihilisme et apophatisme 3. Inter-mondes 4. L’homme, sa perception de l’histoire et la dialectique du Tiers 5. Quelques considérations 6. Lacan, « je t’aime, moi non plus » 7. Quelques remarques additives II. Rûmî ou la spécularité entre hori-zontalité et verticalité 1. La spécularité dans tous ses états 2. Le tra-vail spirituel de purification du miroir ou la purification du cœur 3. Exemple de spécularité inter-culturelle chez Rûmî III. Spécularité, contemplation et économie du salut chez les pères 1. Éléments de vocabulaire 2. Éléments de la contemplation véritable 3. Un double sens pneumatique de l’herméneutique 4. L’extase 5. Mystique de la Ténèbre chez Grégoire de Nysse et extase 6. Contemplation, extase et Ténèbre chez le pseudo-Denys 7. Economie et image Conclusion.

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Pierre-Louis MALOSSE et Brigitte PÉREZ (s. dir), Achille-Eschyle. Mythe ancien et mythe nouveau. Les sept contre Thèbes et Leucippé et Clitophon. Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2012, 170 p.

Achille Eschyle 2012

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Présentation de l’éditeur :
En 467 avant Jésus-Christ, Eschyle fait représenter à Athènes sa tragédie en vers des Sept contre Thèbes ; à la fin du iie siècle après J.-C. (voire au début du IIIe), Achille dit « Tatius » écrit à Alexandrie, en prose, le Roman de Leucippé et Clitophon. Entre la poésie dramatique et la prose romanesque, entre Athènes et la nouvelle Athènes que fut Alexandrie, entre le début de l’âge classique et l’époque impériale, s’étend la plus grande part de la littérature grecque de l’Antiquité. Ces deux textes grecs sont au programme de l’agrégation de lettres classiques, pour une année encore.
C’est la raison objective pour laquelle sont publiées dans un seul volume les contributions des spécialistes que nous avons reçus à Montpellier pour deux journées d’études distinctes (sur Eschyle : Malika Bastin-Hammou, Anne de Crémoux, Michel Fartzoff, Anne-Iris Muñoz ; sur Achille : Alain Billault, Jean-Philippe Guez, Dimitri Kasprzyk). Mais cette rencontre fournit l’occasion de développer, dans une perspective strictement littéraire, le rapport que les lecteurs de ces deux auteurs peuvent naturellement faire à travers le prisme du mythe antique.

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Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE, Terroirs et marchés des vins dans un siècle de crises 1907-2007 en Languedoc et Roussillon. Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2012, 298 p.

Gavignaud terroirs marchés vins 2012

Présentation de l’éditeur :
Ce livre vient clore une longue série d’études consacrées par l’auteur à l’histoire vigneronne du Languedoc et du Roussillon. « Caractères historiques du vignoble en Languedoc et Roussillon » avait fait suite, en 1997, à « Propriétaires-viticulteurs en Roussillon, XVIIIe-XXe siècle », thèse soutenue à l’université de Paris I, et publiée trois ans plus tard par les Publications de la Sorbonne. De même, en 2005, « Vignerons » prolongeait le « Languedoc viticole, la Méditerranée et l’Europe au siècle dernier (XXe) », édité en l’an 2000 par les Publications de l’université de Montpellier. Une nouvelle crise vinicole faisait irruption en ces premières années du troisième millénaire.
La présente étude est portée par l’actualité, celle d’un ressac de crise venue déraciner de nombreux vignerons ; la situation exacerbe d’autant plus les discussions qu’elle coïncide avec le centenaire des événements de 1907, ceux-là même qui ont permis à la vitiviniculture régionale de prolonger d’un siècle ses acteurs, ses villages et ses terroirs. L’analyse factuelle s’élargit à la mise en perspective d’une économie mondiale dérégulée.

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Jean MEYERS, Dhuoda. Manuel pour mon fils. Paris, Cerf, 2012, 195 p.

Meyers Dhuoda Manuel 2012

Présentation de l’éditeur :
Le Manuel pour mon fils de Dhuoda, épouse de Bernard de Septimanie proche du pouvoir royal de Louis le Pieux, fut rédigé entre le 30 novembre 841 et le 2 février 843 dans une période extrêmement trouble de l’Empire carolingien, alors que la princesse était séparée de son mari, de son fils Guillaume et de son nouveau-né, qui lui fut enlevé avant même son baptême et dont elle ignore le nom.
La mère tente d’éduquer à distance son fils aîné, retenu comme otage à la cour de Charles le Chauve. C’est là une oeuvre unique dans la littérature latine carolingienne, qui nous donne à entendre la voix d’une femme cherchant dans l’écriture à combler sa solitude et à tenir, malgré l’absence de ses enfants, son rôle de mère. C’est une source exceptionnelle sur la spiritualité et la culture d’une princesse carolingienne, sur les sentiments d’une mère envers ses enfants et sur les devoirs d’un jeune prince envers sa famille et envers son roi.
Ce Manuel n’est pas seulement le dialogue intime entre Dhuoda et son fils. Il a aussi une grande importance politique. Certes, c’est le coeur d’une mère angoissée et meurtrie qui bat dans ces pages, mais c’est aussi celui d’une grande princesse, soucieuse de l’avenir de sa famille menacée par les guerres fratricides qui déchirent l’Empire. En éduquant son fils, Dhuoda a aussi cherché, avec un courage et une lucidité rares, à ramener la paix entre les fils de Louis le Pieux et à assurer le maintien de l’Empire carolingien.

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Fabrice GALTIER et Robin GLINATSIS, Silves latines 2012 – 2013. Horace, Satires, I et II, 1-3. Tacite, Annales, I-II, Neuilly-sur-Seine, Atlande, collection « Clefs-concours – Lettres classiques », 2012, 185 p.

Galtier Silves latines Tacite 2012

Présentation de l’éditeur :
S’adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s’orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l’évolution des savoirs.
Clefs concours Lettres classiques. Tous les titres sont organisés autour d’une structure commune : des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes « problématiques », indispensables à la compréhension des enjeux de l’ouvre ; la « boîte à outils » consacrée aux questions de langue, de stylistique et de grammaire ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.

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Béatrice BAKHOUCHE, Calcidius Commentaire au Timée de Platon, tome 1 : Introduction générale, Introduction à la Traduction du Timée, traduction du Timée et commentaire (c. 1-355) ; tome 2 : Notes à la traduction et au commentaire, Indices, Annexes, Bibliographie générale, Paris, Vrin (Histoire des Doctrines de l’Antiquité Classique), décembre 2011, 963 p. (ouvrage publié avec le concours du CNL).

Bakhouche Calcidius 2012

Présentation de l’éditeur :
À la fin du IVe siècle, Calcidius traduit et commente les pages du Timée de Platon concernant la fabrication de l’âme, celle du corps du monde et de l’homme. Dans ce vaste ensemble de 355 chapitres, un premier tiers offre une exégèse centrée sur les sciences dites « mathématiques » (arithmétique, géométrie, musique et astronomie), le reste offrant une interprétation uniquement philosophique. Étonnant recueil – unique dans toute la littérature latine – de théories scientifiques autrement inconnues, le commentaire de Calcidius occupe de surcroît une place centrale dans la transmission des théories philosophiques de l’Antiquité au Moyen Âge et à la Renaissance. Ce fut, pour tout le Moyen Âge occidental, le seul moyen, avec les traductions de Cicéron, d’avoir un accès en latin à une interprétation médio-platonicienne du Timée de Platon, le seul récit antique susceptible de faire concurrence à celui de la Genèse. Les quelques deux cents copies – dont l’une a été annotée de la main même de Pétrarque (Paris, BnF 6280) et une autre de celle de Marsile Ficin en 1454 (Milan, Ambr. S.14, Sup.) – témoignent de l’intérêt durable suscité par ce commentaire, de l’influence profonde que cette œuvre exerça sur la construction du platonisme médiéval et renaissant et de son usage comme clé herméneutique dans l’exégèse biblique. On comprendra que cette première traduction française d’un document aussi exceptionnel constitue un événement éditorial considérable.

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Représenter la ville. Textes réunis par Sandrine LAVAUD et Burghart SCHMIDT ; Bordeaux, Ausonius, 2012, 414 p. (ouvrage publié avec le concours de la Ville de Bordeaux et l’Université Paul-Valéry Montpellier III).

Schmidt Representer la ville 2012

présentation de l’ouvrage ⇒

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Dictionnaire des philosophes antiques V b de Plotina à Rutilius Rufus. (s. dir Richard GOULET, avec la participation de Brigitte PÉREZ-JEAN, Christophe CHANDEZON…), Paris CNRS Editions, 2012, 1885 p.

Dictionnaire philosophes antiques 2012

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Renaud ALEXANDRE, Charles GUÉRIN, Mathieu JACOTOT éd., Rubor et pudor, Vivre et penser la honte dans la Rome ancienne, Paris, Éditions Rue d’Ulm (coll. Études de littérature ancienne n°19), 2012, 144 p.

Guérin Rubor et pudor 2012

Présentation de l’éditeur :
Dans la Rome ancienne, la honte constituait un outil efficace de contrôle des comportements. Phénomène social, moyen idéologique, objet intellectuel, elle constitue une voie d’accès privilégiée aux mentalités et aux modes de pensée romains. Mais tout en se présentant aux modernes à travers le prisme trompeur d’une désignation uniforme, la honte recouvrait des réalités, des pratiques et des fonctions diverses : tantôt formalisée par les études savantes ou exploitée dans des œuvres littéraires, tantôt subie ou infligée dans la vie quotidienne ou sur la scène politique. D’un domaine à l’autre, d’une époque à l’autre, ce volume interroge l’unité de la notion sur le temps long de l’histoire romaine. Entre extériorité et intériorité, pensée réflexive ou expérience formalisée, l’idée d’une honte proprement romaine est ici mise à l’épreuve.

Sommaire :

– Introduction, par Renaud Alexandre, Charles Guérin, Mathieu Jacotot

– Sur la lexicalisation de l’idée de honte en latin, par Jean-François Thomas

– Le pudor de Crassus (à partir du De oratore de Cicéron), par Florence Dupont

– Les aspects médicaux de la honte dans le De medicina de Celse, par Sylvie Arnaud-Lesot

– Le citoyen face aux pratiques collectives de la honte à Rome : le droit et les dieux, ou deux poids, deux mesures, par Annette Ruelle

– Honte au mauvais prince, ou la construction d’un discours en miroir, par Stéphane Benoist

Erubesce, caro quae Christum induisti ! Honte et conversion chez Tertullien et Cyprien, par Laetitia Ciccolini

– De la honte classique à la honte chrétienne ? Quelques réflexions d’après l’œuvre d’Isidore de Séville, par Jacques Elfassi

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– Salvador EYEZO’O et Jean-François ZORN, Concurrences en mission. Propagandes, conflits, coexistences (XVIe-XXIe siècle), Paris, Karthala, décembre 2011, 396 p.

Zorn Concurrences en mission 2012

Présentation de l’éditeur :
Conçu à partir de certaines communications du 31e colloque du Centre de Recherches et d’Échanges sur la Diffusion et l’Inculturation du Christianisme (crédic) de 2010, cet ouvrage traite de questions peu abordées : les concurrences en mission, les propagandes qui les portent, les conflits qu’elles engendrent, les coexistences qui permettent de les surmonter. La période couverte est longue, xvie-xxie siècle, et la variété des approches est grande puisque vingt-cinq chercheurs d’horizons disciplinaires divers, historiens, missiologues, anthropologues, théologiens et des praticiens de terrain, se sont intéressés à l’Afrique et à Madagascar, à l’Asie, aux îles (Réunion, Haïti, Antilles), à l’Amérique latine et à l’Europe.
Ouvert par une mise en perspectives historique et communicationnelle de la thématique, l’ouvrage se présente en trois parties : la première, du xvie siècle au début du xixe, apparaît essentiellement comme une période de concurrence conflictuelle, porteuse de refus, voire de « mort » de l’Autre quel qu’il soit. La deuxième couvre la seconde moitié du xixe siècle et le début du xxe. Du fait de la multiplicité des acteurs missionnaires et des lieux, de la complexité des situations, les concurrences prennent l’allure « d’une course poursuite à géométrie variable » soutenue par des discours de combat et la mise en œuvre des stratégies concurrentielles de conquête de l’espace. La troisième partie traite des « concurrences aménagées ». Elle couvre tout le xxe siècle et déborde sur le présent siècle. Une perspective dialogique nouvelle s’ouvre. Elle vise à surmonter l’aspect polémique des concurrences jugées compromettantes pour la crédibilité du christianisme dans son ensemble vis-à-vis d’un monde à évangéliser. En fin de compte, on s’aperçoit qu’en contexte missionnaire et même postmissionnaire, la concurrence est omniprésente et ambivalente. Les premiers acteurs de l’œcuménisme en mission, comme leurs héritiers, estiment que la question de l’unité demeure un objectif à réaliser. Il y a dans cet objectif, une part de rêve d’un monde religieux sans rivalités qui procède d’une lecture du dépassement des concurrences invisibles que l’historien ne saurait ni décrypter, ni démêler.

Salvador Eyezo’o est docteur d’État en histoire des civilisations et des religions, professeur d’histoire à l’École Normale Supérieure de l’Université Yaoundé I (Cameroun).
Jean-François Zorn est professeur émérite d’histoire du christianisme à l’époque contemporaine de l’Institut Protestant de Théologie – Faculté de Montpellier (France).

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