Publications en 2011

Manuel d’épigraphie romaine (3ème édition), de Jean-Marie LASSÈRE.

Lexique des termes de la pharmacopée syriaque, de Philippe GIGNOUX et Suzanne AMIGUES.

Rousseau et le marxisme, de Luc VINCENTI.

Raison scientifique et valeurs humaines, d’Anastasios BRENNER.

Oralité et Écriture chez Platon, s. dir. Jean-Luc PÉRILLIÉ.

Levinas Sözlüğü (édition en turc du livre Le Vocabulaire de Lévinas) de Rodolphe CALIN et François-David SEBBAH.

Levinas, Œuvres 2, Parole et Silence et autres conférences inédites au Collège philosophique, s. dir. de Rodolphe CALIN et de Catherine CHALIER.

Le jeune Heidegger, 1909-1926 : herméneutique, phénoménologie, théologie, de Sophie-Jan ARRIEN et Sylvain CAMILLERI.

Phénoménologie du Dieu invisible : essais et études sur Emmanuel Levinas, Michel Henry et Jean-Luc Marion, Ruud WELTEN ; traduit de l’anglais par Sylvain CAMILLERI.

– Épreuves de la vie et souffrances d’existence : regards phénoménologiques, s. dir. de Sylvain CAMILLERI et Christophe PERRIN.

Libanios le premier humaniste. Études en hommage à Bernard Schouler, s. dir d’Odile LAGACHERIE et Pierre-Louis MALOSSE.

L’art en France de la Renaissance aux Lumières, s. dir. Michèle-Caroline HECK

L’Année épigraphique 2008 (revue fondée en 1888 par René Cagnat).

Alexandre le Grand L’archéo-théma Hors-série n° 4, octobre 2011. Complément à l’exposition du Louvre : La Macédoine antique.

Une journée à Cyrène. Lecture du ‘Rudens’ de Plaute, de Bénédicte DELIGNON, Sabine LUCIANI et Pascale PARÉ-REY.

– Histoire des organisations et mouvements chrétiens de jeunesse en France (XIXe-XXe siècles), 2ème édition, de Gérard CHOLVY.

La France au XIXème siècle, 1814-1914, de Jean GARRIGUES et Philippe LACOMBRADE.

Paul Pierre Lemercier de la Rivière, Canevas d’un code constitutionnel. Œuvres politiques (1787-1789), de Bernard HERENCIA.

Villes et représentations urbaines dans l’Europe méditerranéenne (XVIe-XVIIIe). Mélanges offerts à Henri Michel, s. dir. Joël FOUILLERON et Roland ANDRÉANI.

L’image tragique de l’Histoire chez Tacite. Étude des schèmes tragiques dans les ‘Histoires’ et les ‘Annales’, de Fabrice GALTIER.

Les paradoxes de l’autisme, s. dir. Jean-Daniel CAUSSE et Henri REY-FLAUD.

Les dialectiques de l’ascèse, s. dir; Brigitte PÉREZ avec la collaboration de Michel FOURCADE, Pierre-Yves KIRSCHLEGER et Sabine LUCIANI.

Juifs et Chrétiens à travers l’histoire, entre conflits et filiations ; s. dir. Bruno BÉTHOUART et Pierre-Yves KIRSCHLEGER.

Munch, Centre Georges Pompidou Musée des Beaux-Arts de Caen, de Valérie BOUGAULT, Frank CLAUSTRAT, Jeanne FOUCHET et Manuel JOVER.

L’anticléricalisme de la fin du XVe siècle au début du XXe siècle. Discours, images et militances, s. dir. Hélène BERLAN, Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Joël FOUILLERON et Henri MICHEL.

Les Héros des Français – controverses autour de la mémoire nationale, de Christian AMALVI.

Larzac : De la lutte paysanne à l’altermondialisme, de Pierre-Marie TERRAL.

Vie, mort et poésie dans l’Afrique romaine d’après un choix de Carmina Latina Epigraphica, s. dir. de Christine HAMDOUNE avec la collaboration de Laure ÉCHALIER, Jean MEYERS et Jean-Noël MICHAUD.

Les Catholiques et l’économie-sociale en France XIXe-XXe siècles, de Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE.

Conditions de l’œuvre d’art de la Révolution française à nos jours, sous la dir. de Bertrand Tillier et Catherine Wermester, avec la collaboration d’Alain Bonnet, Jérémie Cerman, Franck Claustrat et al.

Persona. L’élaboration d’une notion rhétorique au Ier siècle av. J.-C., Volume II : Théorisation cicéronienne de la persona oratoire, de Charles GUÉRIN.

L’Homme et la Science. Actes du XVIe Congrès international de l’Association Guillaume Budé, s. dir. Jacques JOUANNA, Michel FARTZOFF et Béatrice BAKHOUCHE

Anna-Eva Bergman, de Christine LAMOTHE, Bertrand TILLIER, Franz-W. KAISER, Frank CLAUSTRAT, Fabienne DUMONT, Marie-Noël RIO.

Le Midi viticole au Parlement. Édouard Barthe et les députés du vin de l’Hérault (années 1920-1930), de Jean-Marc BAGNOL (préface de G. Gavignaud-Fontaine).

Vita Latina, N° 183-184 Anno MMXI.

Divine violence. Approche exégétique et anthropologique, de Jean-Daniel CAUSSE, Élian CUVILLIER et André WÉNIN.

Il bambino di Varsavia. Storia di una fotografia, de Frédéric ROUSSEAU.

Embellir le corps, de Jérôme THOMAS.

La fabrique du regard, s. dir. Marie-France BADIE, Michèle-Caroline HECK et Philippe MONBRUN.

Félix Neff, l’apôtre des Hautes Alpes, de Samuel LORTSCH, réédition et préface par Pierre-Yves KIRSCHLEGER.

Bosch Rodez, une ville, une usine, de Pierre-Marie TERRAL.


Présentation des publications

Jean-Marie LASSÈRE, Manuel d’épigraphie romaine (3ème édition), Paris, Picard, 2011, 2 volumes, 1167 p. (1ère éd. en 2005, 2ème éd. en 2007, édition en italien en préparation).

Lassere Manuel epigraphie romaine

Présentation de l’éditeur :
Ce Manuel d’Épigraphie romaine – dont le titre précise qu’il a voulu intégrer l’apport des inscriptions rédigées en grec dans la partie orientale du monde romain – s’efforce de faire le point des acquis de la discipline depuis la parution du Cours d’Épigraphie latine de René Cagnat il y a plus d’un siècle. Il s’appuie sur plus de 500 textes, tous traduits et commentés, pour présenter toute la diversité d’une des sources majeures de l’histoire de l’antiquité. Le livre se divise en trois parties, consacrées successivement à l’individu, pour ce qui touche à sa dénomination, à son statut et à sa vie privée ; à la cité, véritable matrice des sociétés de l’antiquité, à ses institutions et à ses activités ; enfin à l’État, à ses rouages politiques et administratifs depuis la république oligarchique jusqu’à l’empire chrétien, au détail de ses fondements militaires, aux manifestations législatives du pouvoir, à ses liens avec la religion officielle. Six indices complètent ce volume qui s’adresse aux étudiants de licence et master.

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– Philippe GIGNOUX et Suzanne AMIGUES, Lexique des termes de la pharmacopée syriaque, Studia Iranica cahier 47 Chrétiens en terre d’Iran, vol. V, Paris : Association pour l’avancement des études iraniennes, 2011, 103 p.

pharmacopee syriaque studia iranicaPrésentation de l’éditeur :
La pharmacopée syriaque demeure encore aujourd’hui peu connue, malgré l’édition datant de 1913 d’un gros volume que nous devons à E.A. Wallis Budge mais qui est loin d’être parfaite, et un manuscrit inédit de la BnF auquel est apparenté un autre de la collection Mingana. L’auteur s’est donné pour tache dans ce petit lexique de rassembler tous les termes, avec les références exactes qui manquaient chez Budge, comprenant les noms de plantes, joliment illustrés par clichés fournis par Suzanne Amigues, ainsi que les termes minéraux et animaliers qui entraient dans la composition des recettes pharmacologiques. Le principal but de cet ouvrage est de déterminer l’origine linguistique des mots syriaques, une grande partie venant du grec. Cependant un nombre non négligeable de mots issus du moyen-perse ou de persan / arabo-persan est à remarquer. Cela montre combien la pharmacopée en syriaque, comme d’autre sciences (médecine, philosophie, etc.) a hérité du grec, attestant par là que les Syriens furent les transmetteurs aux Arabes de ces sciences, comme les spécialistes l’oublient trop souvent et comme l’auteur l’a déjà montré dans des articles précédents.

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Luc VINCENTI (s. dir.), Rousseau et le marxisme, avec une traduction de Fredric Jameson, Paris, Publications de la Sorbonne, 2011, 148 p.

Vincenti Rousseau et le marxisme

Présentation de l’éditeur :
Le face-à-face entre Rousseau et Marx n’est pas un lieu très fréquenté. Pourtant Rousseau construit l’histoire des tensions sociales à partir de la propriété, et son commentaire reste très vivant dans la pensée marxiste contemporaine, de Louis Althusser à Fredric Jameson. Ce livre présente les thèmes qui font de la rencontre entre Rousseau et Marx un enrichissement réciproque : l’individualisme, de la synthèse du commentaire italien par Alberto Burgio à la relecture d’Althusser par Andrew Levine ; la dialectique de la nécessité et de la contingence présentée par Bruno Bernardi ; la pensée de l’histoire enfin, avec la mise en question d’une philosophie rousseauiste de l’histoire par Bertrand Binoche, une étude des rapports du Manuscrit de Kreuznach et de la Révolution française par Jacques Guilhaumou, et du gouvernement révolutionnaire par Claude Mazauric. L’ouvrage s’achève avec une traduction inédite de Fredric Jameson, Rousseau et la contradiction, commentée par Luc Vincenti.

Avec la contribution de : Bruno Bernardi, Bertrand Binoche, Alberto Burgio, Jacques Guilhaumou, Fredric Jameson, Andrew Levine et Claude Mazauric.

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Anastasios BRENNER, Raison scientifique et valeurs humaines, Paris, Presses Universitaires de France, 2011, 156 p.

brenner raison scientifique

Présenetation de l’éditeur :
Les valeurs rationnelles interviennent dans les choix décisifs accomplis par l’homme au cours de l’histoire. Elles en sont venues à caractériser la science dans sa nature, dans sa forme et dans son but, définissant une vision du monde et guidant la conduite du scientifique. D’où proviennent ces valeurs et comment se sont-elles développées ? Les notions de précision, de cohérence, de simplicité, de complétude et de fécondité sont censées dessiner les contours de la scientificité. En décrivant leurs variations et leurs trajectoires, nous constatons qu¹elles se remodèlent et se redéfinissent. La science est créatrice de valeurs, et ces valeurs ont une teneur philosophique. Elle ne peut être isolée de l’homme qui la produit et de la vie sociale qui la rend possible.
En soumettant ces notions constitutives à une véritable analyse, cet essai aborde les grandes questions qui traversent la philosophie : la vérité, la décision, la liberté.

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Jean-Luc PÉRILLIÉ (s. dir.), Oralité et Écriture chez Platon, Bruxelles, Éditions Ouisa, collection Cahiers de philosophie ancienne n°22, 2011, 239 p.

Oralité et écriture chez Platon

Présentation de l’ouvrage :
D’après un rapport d’Aristote, Platon aurait élaboré des doctrines non écrites (agrapha dogmata). D’autres rapports nous délivrent quelques aperçus sur ces doctrines non apparentes dans les dialogues. Nous savons aussi que, dans le Phèdre, Platon se livre à une critique radicale de l’écrit, qu’il considère comme un simulacre (eidôlon) du discours véritable, qui est oral. Il a même précisé dans la Lettre VII qu’un savoir (mathèma) portant sur les choses les plus grandes (ta megista), de sa part, n’a jamais été et ne sera jamais couché par écrit. Par conséquent, aborder le thème général du rapport entre oralité et écriture chez Platon nous amène prioritairement à prendre en considération ces témoignages tout à fait inattendus, et même littéralement stupéfiants : Platon semble dès lors appartenir à un autre monde, par le fait même qu’il n’aurait pas jugé nécessaire de publier par écrit sa plus haute philosophie. Or une telle approche du rapport entre oralité et écriture chez Platon, qui prend pourtant appui sur un certain nombre de témoignages directs et indirects, est loin d’être admise par l’ensemble des spécialistes du platonisme. Une très vive querelle a divisé, et continue encore de diviser les historiens, les uns, ayant été appelés « ésotéristes », prenant très au sérieux ces documents, les autres, « anti-ésotéristes », les rejetant systématiquement ou cherchant à en minimiser l’importance. L’objet de cet ouvrage collectif est de faire le point sur l’état de la question, et d’examiner s’il n’est pas possible de dégager des pistes nouvelles susceptibles de faire avancer les discussions et la réflexion sur ce qu’est réellement le platonisme.
Contributions de Luc Brisson, Laurent Lavaud, Jean-Luc Périllié, Marie-Dominique Richard, Thomas Alexander Szlezák et Anne Gabrièle Wersinger.

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Rodolphe CALIN et François-David SEBBAH, Levinas Sözlüğü. İstanbul, Şubat, 2011, 152 p. (édition en turc du livre Le Vocabulaire de Lévinas).

calin levinas sozlugu

Présentation de l’éditeur :
Bir filozofun layıkıyla anlaşılması bakımından doğrudan onun kendi eserlerine yönelmek gerektiği açıktır; bununla birlikte her filozof salt kendi eserlerine başvuruyla da kolayca anlaşılabilir değildir. Bir filozofu kendi dilinden okumak, hem felsefe tarihine mal olmuş kavramları kendi hesabına nasıl kullandığını görmek hem de kendi diline ve felsefi kavramsallaştırmaya getirdiği yenilik ve özgünlüğü tartabilmek açısından son derece önemlidir. Ancak her filozofu kendi dilinden okuyabilme şansına çok az insan sahiptir.
Öte yandan Lévinas’ın da aralarında bulunduğu, neredeyse özel bir terminoloji yaratmış bazı filozofları –Örneğin Hegel, Heidegger, Derrida, Lacan vs.– kendi dillerinden okumamak, bu düşünürlerin kavramsal ve düşünsel zenginliklerinden tatminkâr biçimde beslenmeye ve felsefelerini layıkıyla anlamaya maalesef azımsanmayacak bir engel teşkil etmektedir.
Levinas Sözlüğü, bir filozofun ancak kendine has kavram dağarından hareketle anlaşılabilir olduğu ilkesini temel alarak Lévinas’ın başlıca felsefi kavramlarını sunmaktadır.

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– Levinas, Œuvres 2, Parole et Silence et autres conférences inédites au Collège philosophique, Paris, Grasset – Imec, 2011, 404 p. Édité sous la responsabilité de Rodolphe CALIN et de Catherine CHALIER (établissement du texte, avertissement par R. Calin, préface et notes par R. Calin et C. Chalier).

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Présentation de l’éditeur :
On ne saurait trop souligner l’importance du Collège Philsophique et de Jean Wahl dans la pensée de Levinas. Durant sa captivité, il a conçu et en partie rédigé De l’existence à l’existant (1947), premier exposé d’envergure de sa philosophie, mais il est demeuré à l’écart de la vie intellectuelle. Il renoue avec les parties les plus vivantes de la philosophie grâce au Collège Philosophique fondé par Jean Wahl, qui entendait précisément témoigner des bouleversements que l’histoire récente avait provoqués dans l’ordre de la pensée.
Levinas y fut un orateur très assidu : il y prononcera, entre 1947 et 1964, près de vingt conférences, accompagnant ainsi toute l’aventure du Collège lui-même. Certaines de ces conférences furent publiées, et, parmi elles, la plus célèbre, qui fut aussi la première, Le Temps et l’Autre. Mais, sur le moment, d’autres ne le furent pas, bien que Levinas les ait en grande partie conservées. Au nombre de neuf, elles composent aujourd’hui ce volume 2 des Œuvres inédites de Levinas.
Ces conférences constituent un témoignage indispensable pour reconstituer le chemin qui conduisit Levinas à élaborer Totalité et Infini (1961).

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– Sophie-Jan ARRIEN et Sylvain CAMILLERI, Le jeune Heidegger, 1909-1926 : herméneutique, phénoménologie, théologie, par , Paris, Vrin, 2011, 286 p.

Le jeune Heidegger Arrien Camilleri

Présentation de l’éditeur :
Ce recueil rassemble des études consacrées aux premiers écrits du philosophe allemand. Elles laissent entrevoir une pensée naissante se confrontant au néokantisme ainsi qu’une réflexion riche et autonome. Elles s’accompagnent de deux textes de M. Heidegger intitulés Exercices sur Aristote, De anima et Le problème du péché chez Luther.
La philosophie de Heidegger ne commence pas avec Être et Temps. On trouve en amont du maître-ouvrage de 1927 une réflexion riche et autonome, dont il n’est pas exagéré de dire qu’elle forme un continent à part entière au sein de l’œuvre. Ce recueil vise justement à présenter la pensée du « jeune Heidegger » (1909-1926) et à lui accorder toute l’attention qu’elle mérite. Coups de sonde dans les premiers écrits et les premiers cours de Freiburg et de Marburg, les études ici rassemblées laissent entrevoir une recherche absolument originale, déjà fort mature et aux singulières potentialités. Des interprétations phénoménologiques de la vie facticielle y côtoient des confrontations avec le néo-kantisme, des appels précoces à l’herméneutique, des détours subtils par la théologie et des références à la religion vécue. Plutôt que de réduire ces premiers travaux à un simple tracé menant tout droit à l’analytique existentiale du Dasein, cet ouvrage s’efforce de dévoiler leur signification et leur importance intrinsèques. Investiguant notamment l’intérêt du jeune Heidegger pour le Pseudo-Duns Scot, Dilthey, Rickert, Natorp, Paul, Augustin, Aristote et Luther, il propose un aperçu de la complexité des influences et des idées qui structurent la première pensée du philosophe. Il s’agit ainsi d’ouvrir selon des perspectives plurielles un corpus pouvant non seulement donner une impulsion nouvelle aux études heideggeriennes mais également inciter à développer les possibilités du travail herméneutique, à refonder la phénoménologie et à interroger autrement la donne théologique.

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Phénoménologie du Dieu invisible : essais et études sur Emmanuel Levinas, Michel Henry et Jean-Luc Marion, Ruud WELTEN ; traduit de l’anglais par Sylvain CAMILLERI, Paris, L’Harmattan, 2011, 256 p.

Phenomenologie du Dieu invisible CamilleriPrésentation de l’éditeur :
La phénoménologie est la science philosophique qui décrit l’apparaître et se restreint à la donation originaire de cet apparaître sans avoir recours à des constructions artificielles et théoriques. Si Dieu est donné en tant que « Dieu », il est déjà le produit de mon intention. Peut-être que Dieu n’est en rien objet de notre croyance, mais plutôt un sujet plus profond ou plus haut que notre propre subjectivité.

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– Sylvain CAMILLERI et Christophe PERRIN (s. dir.), Épreuves de la vie et souffrances d’existence : regards phénoménologiques. Argenteuil, Le Cercle herméneutique éd., 2011, 269 p.

Camilleri Perrin Epreuves de la vie et souffrances d'existence

Présentation de l’éditeur :
Avec la participation de Natalie Depraz, Emmanuel Housset, Christophe Perrin, Gregori Jean, Sylvain Camilleri, Ruud Welten, Bernhard Waldenfels, François De Gandt, Anthony Steinbock, Rolf Kühn, Délia Popa.
Que dire des épreuves de la vie ? Nous ne savons quelles elles sont qu’à les traverser et ignorons ce qu’elles sont en les endurant. Quand surviennent-elles ? Comment ? Et pourquoi ? Aveugles lorsqu’elles frappent, hagards lorsqu’elles cessent, comment pourrions-nous porter sur elles nos regards ? Dans l’obscure nuit qu’elles répandent sur nos vies, tout n’est cependant pas que ténèbres. Car les épreuves révèlent, elles phénoménalisent.Sous leur sombre lumière,tout se montre sous son vrai jour. Condamnés par le pire à donner le meilleur, nous qui les essuyons faisons alors nos preuves. Dans l’épreuve, l’ego apparaît donc comme jamais il ne le fait, non pas comme il le doit, mais toujours comme il est. Faudrait-il ajouter que d’épreuves comme de phénoménologie,il n’en est que de la vie pour que l’idée d’une phénoménologie des épreuves de la vie s’impose en philosophie ? Inutile : l’irrésistible réalité de ces épreuves impose à qui les subit un inextinguible besoin de philosophie. Or qui mieux que la phénoménologie peut, en philosophie, mettre à l’épreuve les épreuves de la vie ?

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– Odile LAGACHERIE, Pierre-Louis MALOSSE (s.dir), Libanios le premier humaniste. Études en hommage à Bernard Schouler, Alessandria, Edizioni dell’Orso, Cardo 9, 2011.

libanios premier humaniste

Présentation de l’éditeur :
Sous plusieurs aspects, Libanios (314-393 apr. J.-C.) fait figure de lointain ancêtre des humanistes du Quattrocento et de la Renaissance. Comme eux, il a les yeux fixés sur la culture héritée de ce qui est déjà en son temps une Antiquité. Et ce n’est pas une admiration inerte : cette culture est pour lui le meilleur moyen d’agir sur le présent, l’arme pour en dénoncer les erreurs, l’instrument de son progrès. Son œuvre est, comme celle de nos humanistes, occupée par la pensée politique, le souci de l’éducation, l’attention portée à la langue, l’analyse psychologique, l’emploi de la rhétorique et sa mise au service du bien, la réinterprétation de l’histoire de la Grèce et de la mythologie. Ce sont ces caractéristiques de Libanios que, dans la perspective ouverte par les travaux de Bernard Schouler, les auteurs des dix-sept contributions réunies ici se sont attachés à étudier, explorant discours, déclamations, progymnasmata et correspondance. Sont ainsi mises en valeur une culture, une science, une sagesse et une humanité dignes de résonner encore en notre siècle.

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L’art en France de la Renaissance aux Lumières.  Michèle-Caroline HECK (s. dir.), Paris, Citadelles et Mazenod, 2011, 620 p.

L'art en France de la Renaissance aux Lumieres

Présentation de l’éditeur :
Du Beau Siècle à celui des Lumières, la création en France se caractérise par l’apparition dans les différents arts d’une nouvelle modernité. À travers les œuvres majeures, en architecture, peinture, sculpture et dans les arts décoratifs, l’enjeu de ce livre est de dégager l’émergence de cette nouvelle culture artistique faite de références à l’Antiquité et à la peinture italienne de la Renaissance, importée à l’aube des Temps modernes par les artistes italiens appelés à la cour de François Ier, et qui, se mêlant à des traditions locales, créent des formes très originales.
À côté des lieux emblématiques comme Fontainebleau ou Versailles dans lesquels les différents arts sont associés à la gloire du Roi, de nombreux autres monuments témoignent de la vitalité de la vie artistique et de ses mutations. Primatice, Goujon, Lescot, Vouet, Poussin, Le Vau, Girardon, Le Brun, Jules Hardouin-Mansart, Watteau, Fragonard, Houdon et bien d’autres en sont les acteurs. N’oublions pas Georges de La Tour, Boucher et tant d’autres qui ont participé à l’élaboration de cet art unique.
Cette histoire de l’art en France est fondée sur ses grandes figures et sur les grands courants qui en découlent, mais elle s’intéresse aussi à la vie des foyers artistiques, à leur perméabilité à l’Italie ou aux régions septentrionales et aux relations intenses entre Paris et la province. Dans l’évolution des styles qui se dessine ainsi se dégage un modèle que l’on pourrait qualifier de français, qui s’exportera ensuite en Europe.
L’iconographie importante de cet ouvrage autorise des regards différenciés sur ces trois siècles d’art. Sa lecture visuelle permet des comparaisons, des rapprochements souvent très éloquents, et fait ressortir que l’évolution des arts est avant tout mouvement. Le texte s’attache à situer le contexte, informe, mais parce qu’il est toujours particulièrement ajusté aux œuvres reproduites, il donne également à voir et invite le lecteur à un regard nouveau en situant l’œuvre d’art au centre du discours.

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L’Année épigraphique 2008, s. dir. Mireille CORBIER, Paris, Presses Universitaires de France, 2011, 960 p. (1770 notices). Numéro dédié à la mémoire des professeurs André Laronde (1940-2011) et Jean-Marie Lassère (1932-2011).

annee epigraphique 2008

Présentation :
Cette revue fondée en 1888 par René Cagnat est soutenue par l’Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS. Ce fascicule a été rédigé et mis au point par Sabine Armani, Agnès Bérenger, Mireille Corbier, Sylvie Dardaine, Michèle Ducos, Patrice Faure, Simone Follet, Regula Frei-Stolba, Jacques Gascou, Pierre-Louis Gatier, Frédéric Gayet, Christine Hamdoune, Patrick Le Roux, Nicolas Mathieu, Michel-Yves Perrin, Éric Perrin-Saminadayar, Bernadette Puech, Olli Salomies, Christophe Schmidt Heidenreich, Michel Sève, Jean-Yves Strasser et Jean-Baptiste Yon.

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Alexandre le Grand L’archéo-théma Hors-série n° 4, octobre 2011. Complément à l’exposition du Louvre : La Macédoine antique.

Alexandre le Grand

Numéro réalisé sous la direction scientifique de Michel Casevitz (Professeur émérite de grec à l’Université de Paris X Nanterre) et rédigé par Sophie Descamps-Lequime (Conservateur en chef du patrimoine au Musée du Louvre, Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines), Janick Auberger (Professeur de grec à l’Université Lyon II Lumière), Christophe Chandezon (Professeur d’histoire grecque à l’Université Paul-Valéry Montepllier III, CRISES E.A. 4424), Blandine Serret (a traduit et publié aux Belles Lettres le Roman d’Alexandre), Françoise Frazier (Professeur de grec à l’Université de Paris X Nanterre), Claude Rapin (CNRS-ENS), Pierre Chuvin (Ancien directeur de l’Institut français d’études anatoliennes Georges-Dumézil d’Istanbul, Professeur émérite de langue et littérature grecques antiques à l’Université de Paris X Nanterre).

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Une journée à Cyrène. Lecture du ‘Rudens’ de Plaute, de Bénédicte DELIGNON, Sabine LUCIANI et Pascale PARÉ-REY. Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2011, 210 p.

Luciani Journee a Cyrene

Présentation de l’éditeur :
Le Rudens ou Le Cordage — l’une des vingt et une comédies conservées sur les cent trente qui furent attribuées à Plaute — occupe une place à part dans le corpus plautinien comme dans le théâtre latin. Outre les problèmes posés par les rapports de Plaute à sa source grecque, cette palliata, composée au tournant du IIe siècle avant notre ère, réserve en effet bien des surprises, de son titre énigmatique à son dénouement amoral en passant par son intrigue romanesque, son prologue édifiant, sa composition paratactique, son décor maritime, son chœur de pêcheurs misérables, sa tonalité paratragique, ses héroïnes au noble cœur et leur émouvant lamento. C’est de cette partition théâtrale, atypique par bien des aspects, que les contributions réunies dans le présent volume proposent de renouveler l’interprétation. Respectivement centrées sur des questions structurelles, génériques, métriques, caractérologiques et thématiques, ces études permettent de dégager les enjeux idéologiques, poétiques et dramaturgiques de la pièce. Plus largement, elles apportent un nouvel éclairage sur l’étrange spécificité de la comédie latine et sur une période mal connue de l’histoire du théâtre.

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Gérard CHOLVY, Histoire des organisations et mouvements chrétiens de jeunesse en France (XIXe-XXe siècles), Paris, Le Cerf, 2011, 432 p. (première édition en 1999).

Cholvy organisations et mouvements chretiens de jeunesse en France

Présentation de l’éditeur :
« Parmi les bilans qu’inspire l’approche de l’an 2000, une histoire de la jeunesse s’imposerait », écrivait en 1993 l’académicien Bertrand Poirot-Delpech dans Le Monde. C’est maintenant chose faite avec cette étude passionnante qui intéresse autant les historiens et les sociologues que les chercheurs en sciences de l’éducation, en éducation physique et sportive, et plus largement les éducateurs. Elle a pour point de départ les lendemains de la Révolution française, avec l’héritage des Congrégations mariales et l’Œuvre Allemand de Marseille (1799), et s’achève avec les JMJ de 1997 et la présentation des réseaux affinitaires d’aujourd’hui. Les différentes formes d’organisation de la jeunesse sont passées en revue, qu’il s’agisse des réseaux, des milieux populaires des villes ou des étudiants. Une large place est faite au scoutisme et au modèle de la JOC, la Jeunesse ouvrière chrétienne. Les mouvements de jeunesse se déclinent aussi au féminin, secteur où la recherche a encore de grands progrès à faire. Les années 1940-1956 sont celles des engagements et des prises de conscience difficiles, bientôt suivies par le temps des crises. Celles-ci laissaient entrevoir la fin de ces mouvements lorsque apparurent les tournants de 1975 et de 1997. Faut-il considérer ces années comme des étapes sur la voie d’une renaissance ?

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– Jean GARRIGUES, Philippe LACOMBRADE, La France au XIXème siècle, 1814-1914, Paris, Armand Colin, collection U, 2011, 264 p.

France au 19e Garrigues Lacombrade

Présentation de l’éditeur :
En un siècle, de la fin de l’Empire en 1814 jusqu’au premier conflit mondial en 1914, la France est passée de l’Ancien Régime à la modernité. C’est un siècle de transformations profondes, à travers la succession des régimes politiques, qui ont abouti à l’épanouissement du modèle républicain. C’est un siècle qui a vu la révolution industrielle, la croissance urbaine, l’affirmation de la bourgeoisie d’affaires et la naissance du prolétariat. C’est le siècle de la déchristianisation progressive et de la laïcisation républicaine. Enfin, c’est un siècle d’un extraordinaire bouillonnement intellectuel et créatif, traversé pêle-mêle par le romantisme, le positivisme, le symbolisme, l’impressionnisme et l’Art nouveau.
Des mises au point historiographiques et biographiques, des commentaires de documents, un glossaire, des rappels chronologiques et biographiques contribuent à éclairer les principaux aspects de cette période d’innovations et de renouveau.

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Bernard HERENCIA, Paul Pierre Lemercier de la Rivière, Canevas d’un code constitutionnel. Œuvres politiques (1787-1789). Genève, Éditions Slatkine, 2011, 248 p.

 paul pierre lemercier

Présentation de l’éditeur :
À l’époque où la monarchie française agonise, tandis que le processus révolutionnaire s’amorce avec la convocation des Représentants de la Nation, Lemercier de la Rivière, autrefois célèbre pour son  » despotisme légal « , tente d’infléchir les débats publics dans le sens des principes de la Physiocratie. Il y contribue en effet depuis le milieu du siècle avec ses amis du cercle intellectuel de F rançois Quesnay. Après une carrière au Parlement de Paris, puis d’administrateur et d’expert législatif pour les colonies, Lemercier de la Rivière reprend en 1787-1789, une activité de publiciste po ur accompagner les évolutions politiques générales en cours. Ces textes, longtemps oubliés, sont essentiels pour comprendre son œuvre politique. La Physiocratie propose une lecture du monde et des règles d’actions pour une transformation économique et politique. Les développements de Lemercier de la Rivière s’appuient sur des problématiques théoriques et pratiques : comment élaborer un droit pos itif conforme à l’ordre naturel et comment soumettre le monarque à cette perfection législative ? Il conçoit alors une normativité des textes tout à fait novatrice et propose la mise en place d’un c ontrôle constitutionnel. Le présent recueil invite à la redécouverte des apports de Lemercier de la Rivière pour la construction d’un art de gouverner pouvant s’instrumentaliser dans et par la loi. Cette gouvernementalité est centrée sur la rationalisation de la puissance publique, structurée par un droit positif conforme au droit naturel. Les textes réunis témoignent de ses efforts pour instituer un état de droit et articuler l’économie et le politique dans une perspective physiocratique.

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Villes et représentations urbaines dans l’Europe méditerranéenne (XVIe-XVIIIe). Mélanges offerts à Henri Michel, s. dir. Joël FOUILLERON et Roland ANDRÉANI, Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2011, 348 p.

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Présentation de l’éditeur :
En hommage à Henri Michel, historien de la ville et des espaces méditerranéens, ses collègues, ses amis et ses disciples se sont unis pour esquisser quelques contours, réels ou imaginaires, des villes méditerranéennes modernes, d’une Méditerranée centrée sur le Languedoc montpelliérain. Car une ville du Languedoc, de Provence ou de plus lointaines rives, se vit, s’éprouve mais aussi se voit : telle que les voyageurs la découvrent, l’écrivent ou la peignent ; telle qu’elle se perçoit et se met en scène. Ces représentations, subies ou voulues, internes ou externes, expriment, autant que les pierres et les hommes, les ciels et la mer commune, une possible identité des villes des pays de la Méditerranée.

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Fabrice GALTIER, L’image tragique de l’Histoire chez Tacite. Étude des schèmes tragiques dans les ‘Histoires’ et les ‘Annales’. Bruxelles, Éditions Latomus, volume 333, 2011, 344 p.

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Présentation de l’éditeur :
Loin de correspondre à une simple convention esthétique, la forme tragique qu’adopte Tacite dans les Histoires et les Annales peut être considérée comme intimement liée à une conception du réel qui trouve son expression concrète à travers un processus de création dont elle est la source. Cette forme tragique doit cependant être définie, non comme la simple transposition, dans le cadre narratif, de codes immédiatement empruntés aux œuvres théâtrales, mais comme une combinatoire de schèmes qui informent la narration dans le sens de la dramatisation et du pathétique, en lien avec un imaginaire culturel nourri par la tragédie. L’historien romain y recourt d’autant plus aisément que, se référant à une théâtralité d’ordre socio-politique, il entend dévoiler le jeu de personnages pris au piège de conflits qui les dépassent. Ce faisant, il révèle les ressorts cachés d’une violence dont la représentation confère aux deux œuvres leur pleine signification tragique.

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Les paradoxes de l’autisme, s. dir. Jean-Daniel CAUSSE et Henri REY-FLAUD, Toulouse, Érès, 2011, 104 p. (avec la participation de Françoise Koehler, Jean-Claude Maleval, Bertrand Ogilvie, Bernard Salignon et Marie-Jean Sauret).

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Présentation de l’éditeur :
Les parents d’enfants autistes ont aujourd’hui le sentiment légitime d’être abandonnés. L’ignorance persistante sur ce que les uns appellent maladie, les autres handicap, les laisse face à une malédiction aveugle que les promesses réitérées et sans lendemain des sciences médicales rendent encore plus insupportable. Renonçant à traquer le fantôme de la cause – ce qui ne veut pas dire qu’à ses yeux cette affection soit sans raison -, la psychanalyse déplace la question en concentrant sa recherche sur les enfants eux-mêmes. Elle découvre alors de petits sujets vifs, intelligents, attachants, qui sont simplement retirés dans un autre monde où ils semblent d’abord hors d’atteinte.
L’enjeu est alors de trouver la voie pour les rejoindre dans cet ailleurs indistinct et les conduire sans les contraindre à faire quelques pas en direction du monde qui est le nôtre. Sous divers angles, les auteurs de ce recueil illustrent cette approche, animés par la conviction que, si la forteresse dans laquelle ces enfants sont enfermés nous est quelquefois apparue vide, c’est parce qu’en réalité nous n’en avions pas encore trouvé la clef.

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Les dialectiques de l’ascèse, s. dir. Brigitte PÉREZ avec la collaboration de Michel FOURCADE, Pierre-Yves KIRSCHLEGER et Sabine LUCIANI. Paris, Classiques Garnier, 2011, 425 p.

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Présentation de l’éditeur :
Des paganismes aux christianismes, la notion d’ascèse a traversé différents univers linguistiques, constructions philosophiques et théologiques de la chair, appareils de légitimation de sa pratique. Dans sa rencontre avec la théologie chrétienne, l’ascèse signifie l’entraînement de l’âme à la pratique des vertus et au renoncement, inspirant les règles de vie monastique, avant de donner lieu aux controverses mystiques des siècles classiques et aux débats théologiques et politiques de l’époque contemporaine.

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Juifs et Chrétiens à travers l’histoire, entre conflits et filiations. XIXe Université du Carrefour d’Histoire Religieuse Lyon, 10-13 juillet 2010 ; s. dir. Bruno BÉTHOUART et Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Les Cahiers du Littoral – 2 – N°10, 2011.

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Valérie BOUGAULT, Frank CLAUSTRAT, Jeanne FOUCHET, Manuel JOVER, Munch, Centre Georges Pompidou Musée des Beaux-Arts de Caen, Connaissance des Arts hors-série, septembre 2011, 68 p.

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L’anticléricalisme de la fin du XVe siècle au début du XXe siècle. Discours, images et militances, s. dir. Hélène BERLAN, Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Joël FOUILLERON et Henri MICHEL. Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2011, 286 p.

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Présentation de l’éditeur :
Le cléricalisme ? voilà l’ennemi ! On connaît le mot d’ordre lancé par Gambetta en 1877, qui devint le combat et le programme des républicains sous la Troisième République. C’est ce contexte politique qui donna à la langue française un néologisme si usité depuis, celui d’anticléricalisme.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : l’anticléricalisme n’est pas une spécificité française, ni une spécificité de l’époque contemporaine.
Si le mot est récent (1860 environ), les tendances qu’il exprime sont fort anciennes, et le phénomène qu’il incarne multiforme. L’ambition de cet ouvrage est précisément de porter attention à des pays et des siècles différents pour permettre de saisir, à travers le temps long, les mouvements de l’anticléricalisme, et plus particulièrement les discours, les images et les militances anticléricaux. Pour analyser cette dimension rhétorique et iconographique, une approche pluri-disciplinaire s’imposait, dans la complémentarité des approches respectives des historiens, des littéraires, des politistes ; et l’élargissement du champ géographique (l’Europe méditerranéenne occidentale) et chronologique (de la fin du XVe au début du XXe siècle) fait nettement apparaître les métamorphoses et les renversements de tendances. Loin d’être uniquement négatif et destructeur, l’anticléricalisme se révèle comme un « agent de changement » positif.
De la critique à l’hérésie…, du désir de réforme à la condamnation des Églises et des religions…, de l’ecclésiologie à la doctrine…, de la contestation sociale aux remises en cause plus fondamentales…, le champ de l’anticléricalisme est vaste, mais il existe une sorte d’unité dans ces luttes qui se ressemblent et se succèdent.

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Christian AMALVI, Les Héros des Français – controverses autour de la mémoire nationale, Paris, Larousse, 2011, 445 p. (Collection Bibliothèque historique Larousse).

amalvi les heros

Présentation de l’éditeur :
Les Héros des Français n’est pas un nouveau récit chronologique, racontant, de manière purement linéaire, le destin héroïque des personnalités exceptionnelles de l’histoire de France, de Vercingétorix à Jean Moulin et Charles de Gaulle.
C’est une réflexion thématique, rigoureuse, sur les multiples usages politiques et religieux des grandes figures nationales depuis l’époque préromantique jusqu’au IIIe millénaire. Pour mieux comprendre comment chaque régime a, de la Restauration à la Ve République, tiré à lui la  » couverture héroïque  » et instrumentalisé, tantôt avec la complicité de l’Église catholique, tantôt contre elle, les célébrités françaises, Christian Amalvi a rassemblé, avec la coopération amicale de Pierre Barral, la plus vaste documentation historique possible en privilégiant des supports de mémoire délibérément contrastés.
L’auteur nous démontre que les controverses récentes autour de la mémoire nationale des Français prennent racine dans notre passé, lointain ou non, et qu’elles ont encore de beaux jours devant elles !

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Pierre-Marie TERRALLarzac : De la lutte paysanne à l’altermondialisme, avant-propos de Rémy Pech, préface de Christian Amalvi, Privat, Histoire/Sciences humaines, Toulouse, 2011, 432 p.

Pierre-Marie Terral Le Larzac

Présentation de l’éditeur :
En 1971, le plateau du Larzac, jusque-là inconnu, accède à une notoriété inattendue lorsque est annoncée l’extension du camp militaire situé en son coeur. Les agriculteurs locaux s’engagent dans une protestation qui, durant une décennie (1971-1981), mobilise autour d’eux un large et hétéroclite mouvement, dynamisé par les comités Larzac ayant essaimé dans toute la France. La victoire de 1981 ne signifie pas la fin de l’activisme de cette population renouvelée. Au contraire, durant les trois décennies qui suivent, le Larzac militant s’engage dans l’aménagement foncier de son territoire, mais aussi dans le syndicalisme agricole et dans des réseaux de solidarité internationale qui mènent à l’altermondialisme. Avec l’émergence de José Bové, trait d’union entre les deux périodes, le Larzac revient au-devant de la scène. Ses actions spectaculaires se situent dans une certaine continuité de la lutte initiale, dont les acteurs perpétuent la mémoire. Le souvenir de ce passé poursuit son cheminement légendaire, bien au-delà des limites du plateau… La course aux gaz de schiste, promesse d’une indépendance énergétique mais aussi d’un cuisant désastre environnemental, témoigne de cette parole toujours en acte.
Pierre-Marie Terral est professeur d’histoire et de géographie au collège Fabre de Rodez et docteur en histoire contemporaine de l’Université Paul-Valéry Montpellier III. Sous la direction de Christian Amalvi, il a travaillé depuis plus de dix ans sur le mouvement du Larzac et ses descendances. Il a retrouvé des archives inédites et a collecté presque une centaine de témoignages sur le sujet.

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Vie, mort et poésie dans l’Afrique romaine d’après un choix de Carmina Latina Epigraphica, Christine Hamdoune (éd.), avec la collaboration de Laure Échalier, Jean Meyers et Jean-Noël Michaud, Bruxelles, Éditions Latomus, volume 330, 2011, 397 p, XXVIII planches (ouvrage publié avec le concours de l’EPHE et de l’Université Paul-Valéry Montpellier III).

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Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE, Les Catholiques et l’économie-sociale en France XIXe-XXe siècles, Paris, Les Indes Savantes, 2011, 213 p.

gavignaud les catholiques

Présentation de l’éditeur :
La question, portée par l’actualité, est de savoir si le capitalisme est moral ou moralisable. L’historienne analyse les pratiques privées et publiques qui, dans le passé, ont répondu à la volonté d’associer la morale à l’économie comme y invite la doctrine sociale catholique. Chemin faisant, la notion d’économie-sociale est reliée à la morale qu’inspire la justice, économie et morale sont associées pour répondre aux nécessités de l’homme en société. Conduite dans la longue durée des civilisations, la réflexion met en évidence que l’économie, dont la vocation est de servir l’homme et la société, se coupe de sa raison d’être en l’absence de mobiles sociaux moraux. Elle fait ressortir que les rapports économiques qui lient les hommes entre eux ne peuvent se construire durablement sur d’égoïstes intérêts. Nombreux ont été les Français à en acquérir la certitude depuis le début du XIXe siècle, et à exprimer conséquemment leur prédilection pour une organisation économique qui permette à chacun de vivre décemment de son travail dans le respect de celui d’autrui. Une définition claire et simple de l’économie tout à la fois sociale et morale, et des propos particulièrement opportuns en ces temps de crises.

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Conditions de l’œuvre d’art de la Révolution française à nos jours, sous la dir. de Bertrand Tillier et Catherine Wermester, avec la collaboration d’Alain Bonnet, Jérémie Cerman, Franck Claustrat et al. Lyon, Fage éditions, 2011, p. 86-90 et p. 238-242.

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Présentation de l’éditeur :
Cet ouvrage collectif et transdisciplinaire, constitué d’entrées thématiques et notionnelles présentées dans l’ordre alphabétique, réunit les contributions de 29 chercheurs et spécialistes qui décryptent les enjeux de débats anciens et contemporains et historicisent la masse des informations aujourd’hui disponibles. Il entend croiser les approches et les corpus, les notions et les périodes, pour définir les conditions et les opérations de création, de diffusion et de réception, qui légitiment l’oeuvre d’art plastique en tant que telle. L’approche diachronique qui le fonde entend rendre compte de l’étendue des mutations successives qui, aux XIXe et XXe siècles, affectent l’oeuvre d’art, l’inscrivent dans des débats et des hiérarchies, la situent et la pérennisent. Chacun des 77 articles propose une étude étayée par des cas précis, choisis pour leur exemplarité ou, au contraire, pour leur singularité signifiante. Enfin, chaque notice est augmentée d’indications bibliographiques et de corrélats susceptibles d’enrichir la réflexion du lecteur.

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Charles GUÉRIN, Persona. L’élaboration d’une notion rhétorique au Ier siècle av. J.-C., Volume II : Théorisation cicéronienne de la persona oratoire, Paris, Vrin, 2011, 480 pages.

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Présentation de l’éditeur :
Prenant la suite d’un premier volume consacré aux théories grecques de l’èthos et aux premières formalisations latines de la dimension éthique du discours, cet ouvrage aborde la doctrine cicéronienne de la persona non seulement comme une voie d’accès privilégiée aux modes de pensée rhétoriques du Ier siècle av. J.-C., mais aussi comme une véritable grammaire des comportements et des valeurs de la société tardo-républicaine.
De 55 à 46 av. J.-C., Cicéron développe une pensée rhétorique qui se veut moins une théorie abstraite de la persuasion qu’une réflexion globale sur la pratique du discours, dans sa dimension technique, certes, mais aussi sociale, politique et culturelle. En faisant se rencontrer la réalité des pratiques oratoires romaines, les héritages de la rhétorique latine développée au début du I er siècle av. J.-C., mais aussi les diverses conceptions rhétoriques et philosophiques de l’èthos, les analyses que les ouvrages cicéroniens de la maturité consacrent à la persona oratoire parviennent à théoriser un orateur qui n’est plus une figure abstraite, mais un praticien véritablement romain et inscrit dans son contexte.
On voit ainsi apparaître une réflexion unique dans l’histoire de la rhétorique ancienne, qui ouvre la théorie du discours sur des réalités intellectuelles et pratiques qui, auparavant, lui avaient toujours échappé. Ainsi, loin de se contenter d’une transposition de la rhétorique grecque dans l’univers romain, Cicéron parvient à formaliser, dans un système rhétorique original, les règles implicites qui régissaient le comportement des acteurs politiques de son temps. C’est l’élaboration de cette théorisation novatrice que cet ouvrage entend retracer.

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L’Homme et la Science. Actes du XVIe Congrès international de l’Association Guillaume Budé, s. dir. Jacques JOUANNA, Michel FARTZOFF et Béatrice BAKHOUCHE. Paris, Les Belles Lettres, 2011, 862 p.

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Anna-Eva Bergman, de Christine LAMOTHE, Bertrand TILLIER, Franz-W. KAISER, Frank CLAUSTRAT, Fabienne DUMONT, Marie-Noël RIO; Paris, Les Presses du réel, 2011, 384 p.

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Présentation de l’éditeur :
Monographie de référence.
La fondation Hartung-Bergman a invité cinq auteurs qui proposent, en cinq points de vue, une nouvelle lecture du travail d’Anna-Eva Bergman. Abondamment illustré et documenté, ce livre révèle une œuvre unique dans l’histoire de l’art moderne.
Anna-Eva Bergman (1909-1987), peintre française d’origine norvégienne associée à la nouvelle Ecole de Paris, est une artiste protéiforme. Jusqu’au début des années cinquante (où elle s’installe à Paris avec Hans Hartung), elle est dessinatrice et caricaturiste pour la presse, tient des carnets de notes et de réflexions sur l’art, écrit des articles, son autobiographie, un roman, un livre de cuisine…
Menant en même temps son œuvre de peinture, elle s’engage dans l’abstraction à la fin des années quarante. Ses singularités : l’utilisation de feuilles d’or ou d’argent comme éléments picturaux, les formes archétypes inspirées par la nature ou la mythologie nordique.

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Jean-Marc BAGNOL, Le Midi viticole au Parlement. Édouard Barthe et les députés du vin de l’Hérault (années 1920-1930), Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2011, 462 p. (préface de Geneviève Gavignaud-Fontaine).

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Présentation de l’éditeur :
Cette synthèse se propose d’explorer la relation entre politique et viticulture à travers l’étude du rôle d’Édouard Barthe et des députés de l’Hérault lors de la mise en place d’une importante législation viticole dans la France de l’entre-deux-guerres. Ce département est alors le plus gros producteur de vin du pays.
Il s’agit, dans un premier temps, de mener une étude prosopographique des élus du vin. L’analyse des discours des campagnes électorales confrontés aux parcours des élus montre nettement l’influence du milieu viticole sur les parlementaires héraultais.
La deuxième partie répertorie les modes d’intervention des élus à la Chambre des députés, de la tribune à la puissante commission des boissons dirigée par l’héraultais Barthe en passant par le groupe viticole, le tout complété par les relais de pouvoir nationaux et locaux.
Enfin une troisième partie décrypte les lois viticoles ainsi mises en place, en montrant le processus de fabrication de la loi sous la Troisième République. La place prépondérante des parlementaires héraultais dans cette nébuleuse viticole est ici clairement mise en évidence à travers l’adoption du Statut de la viticulture dans les années 1930.

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Vita Latina, N° 183-184 Anno MMXI. Revue publiée avec le concours du C.N.L. et le Département et équipe (Université Paul-Valéry Montpellier III).

vita latina 183-184

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Jean-Daniel CAUSSE, Élian CUVILLIER et André WÉNIN, Divine violence. Approche exégétique et anthropologique, Paris, Cerf, 2011, 224 p.

Divine violence

Présentation de l’éditeur :
Lorsqu’il s’agit d’interpréter les textes bibliques, l’exégète a tout intérêt à dialoguer avec les sciences humaines, en particulier la psychanalyse qui pense l’être humain comme être de parole, façonné par une précédence du langage. En échange, la réflexion sur ce que signifie « être humain » a tout à gagner à interroger avec le plus grand sérieux les Écritures juives et chrétiennes. Celles-ci, en effet, ont une façon spécifique d’assumer la complexité du réel humain et d’indiquer des possibilités nouvelles de se construire et de vivre dans le monde.
Anthropologiquement, comment se nouent violence humaine et violence divine ? Les trois auteurs montrent comment, dans les textes de la Bible, les références à « Dieu » peuvent produire de la violence et comment ces mêmes textes formulent une critique ou opèrent une conversion de la violence divine. La guerre, le meurtre, le châtiment, la colère, le sacrifice, la croix, mais aussi l’amour ou la jalousie, sont autant de motifs que cet ouvrage éclaire d’une manière originale.

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Frédéric Rousseau, Il bambino di Varsavia. Storia di una fotografia. Trad. di F. Grillenzoni. Editori Laterza, 2011, 207 p.

Rousseau bambino di Varsavia

Présentation de l’éditeur :
« La fotografia del bambino di Varsavia è vittima della sua grande efficacia. Nell’era multimediale planetaria, un piccolo clic ci fa passare da una vittima all’altra: clic! Mohammed al-Durah cancella il bambino di Varsavia; clic! È il turno del piccolo Elián González… La confusione sentimentale e politica è totale. L’immagine del ghetto di Varsavia non è più un documento: ha smesso di essere uno strumento pedagogico; sfocata, travestita, abusata, stravolta, sequestrata, ha perduto la sua capacità di messa in guardia; non informa più, è erosa dagli usi distorti.
L’immagine si è modificata, consumata: portatrice all’inizio di una verità fondamentale, è diventata supporto di menzogne al servizio dei peggiori deliri. All’interno di un processo accelerato di globalizzazione degli affetti, delle emozioni, delle sensibilità, si fa sempre più riferimento ‘all’opinione pubblica mondiale’. E ormai l’unico dovere di questa opinione pubblica è di commuoversi, di commuoversi spesso, di commuoversi e basta. L’analisi e la comprensione dei processi storici vengono messe da parte a favore della sola dimensione emotiva delle immagini. In sostanza, in una certa misura sono delle storie senza storia – né quella degli individui né quella dei popoli – quelle che oggi offrono agli occhi e alla comprensione queste immagini. L’immagine ha cessato di essere archivio. Non sollecita più il nostro desiderio di conoscere. Dopo essere stata verità, l’immagine si è trasformata in menzogna.»

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Jérôme THOMAS, Embellir le corps. Les parures corporelles amérindiennes du XVIe au XVIIIe siècle. Paris, CNRS Éditions, 2011, 160 p.

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Présentation de l’éditeur :
« Couvrez ce corps que je ne saurais voir. » Telle aurait pu être l’apostrophe des grands explorateurs aux Amérindiens. Car la découverte des Amériques annonce aussi celle du « sauvage », avec son cortège d’oppositions : nature contre culture, nudité contre vêtement. A rebours de cette image d’Epinal, Jérôme Thomas passe au crible la signification des parures corporelles des Aztèques aux Incas, en passant par les Tupinamba, à travers les textes originaux des premiers explorateurs espagnols, français et portugais. Cette perspective inédite permet non seulement à l’auteur de réinvestir les célèbres récits de Christophe Colomb, d’Amerigo Vespucci ou Jean de Lévy, mais aussi de mettre en lumière des textes majeurs souvent inconnus du public francophone, faute de traduction. Un voyage passionnant au coeur des civilisations précolombiennes. Un regard sensible sur la beauté riche et complexe de l’esthétique amérindienne.

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La fabrique du regard, s. dir. Marie-France BADIE, Michèle-Caroline HECK et Philippe MONBRUN. Paris, Michel Houdiard, 2011, 408 p.

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Présentation de l’éditeur :
Voir et regarder s’affrontent dans une dialectique subtile dont l’appréhension du réel est l’enjeu. Au-delà d’un voir indépendant de toute élaboration conceptuelle, le regard, qu’il soit posé sur des objets, des faits, des idées ou des personnages, est le produit d’une construction culturelle, sociale et politique qui fait intervenir souvenirs, culture, savoirs et qui se constitue à partir d’héritages, d’acquisitions et d’abandons. Il s’agit donc de se pencher sur les processus de fabrication de ces regards. Cette construction est, en tant que telle, nécessairement dépendante de contextes et de dynamiques, des évolutions et des variations qui s’inscrivent dans le temps comme dans l’espace.
Le propos de ce livre se situe dans cette perspective et envisage le regard dans une problématique de réception : entre perception et réception. Parce que la réception est aussi une production et une construction, ce qui apparaît comme objet d’étude et de réflexion, ce sont les schèmes de perception, d’appréciation et de jugement mis en oeuvre dans l’appropriation, l’interprétation, la réinterprétation et la transmission ou transposition en une nouvelle image mentale réelle ou imaginaire.
Enfin, ces regards ainsi fabriqués ne sont pas sans enjeux ni finalités, mais ils répondent à des stratégies ; celles-ci ont des implications fortes concernant l’identité sociale. Elles focalisent des réactions, de l’adhésion au rejet, et expriment avec force la représentation d’une norme ou une conception de la vérité.

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Félix Neff, l’apôtre des Hautes Alpes, de Samuel Lortsch, réédition et préface par Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Éditions Ampelos, 2011, 331 p.

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Présentation de l’éditeur :
En 1825, un jeune pasteur suisse de 28 ans ouvre la première « école normale » de France dans un village isolé des Hautes Alpes. Dans des terres protestantes et vaudoises, marquées par la misère et le manque d’instruction, Felix Neff rassemble les habitants, les aide spirituellement et éduque les enfants. Il organise les villageois pour construire des systèmes d’irrigation et introduit de nouvelles cultures. Dans l’école qu’il fonde, pour les enfants de ses voisins souvent analphabètes, on enseignera la musique, la lecture, l’écriture et la géographie. Responsable d’un des premiers grands mouvements de Réveil en France, Felix Neff, souvent appelé l’Apôtres des Hautes Alpes mourra d’épuisement à 31 ans. Il a laissé des Lettres émouvantes, et un exemple d’altruisme rarement égalé jusqu’à nos jours. Entre Oberlin et Schweitzer, il illustre une vocation humanitaire qui, loin des grands discours théoriques, s’implique, totalement dans l’aide au prochain le plus défavorisé.

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Pierre-Marie TERRAL, Bosch Rodez, une ville, une usine, Toulouse, Privat, novembre 2011, 100 p. (photographies d’Adélaïde Maisonable, préface d’Albert Weitten).

Bosch Rodez une ville une usine

Présentation de l’éditeur :
BOSCH. Cinq lettres d’un nom devenu familier dans l’Aveyron. Emblématique de l’agglomération ruthénoise, l’usine Bosch reste pourtant largement méconnue du public. En 1962, son implantation dans la zone de Cantaranne, à Onet-le-Château, signe le développement industriel et économique de la région. C’est tout un secteur qui s’en trouve dynamisé. Et c’est le parcours remarquable de cette entreprise que nous invite à découvrir ce livre. Une formidable aventure tout à la fois industrielle, culturelle et humaine.

 

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