Publications en 2010

Essai sur Adorno, de Gilles MOUTOT

Silves latines 2010-2011, Plaute, Rudens ; Pétrone, Satiricon, d’Isabelle DAVID et de Géraldine PUCCINI-DELBEY

Les frontières de la Palestine (1914-1947), de Guillaume VAREILLES

Déconstruction des stéréotypes autour de la culture juive à Byzance ou brève tentative de réhabilitation d’une civilisation oubliée, de Philippe GARDETTE

Clio sous le regard d’Hermès. L’utilisation de l’histoire dans la rhétorique ancienne de l’époque hellénistique à l’Antiquité Tardive, de Pierre-Louis MALOSSE, Marie-Pierre NOËL et Bernard SCHOULER

Maisons de Clupea. Les maisons de l’école de pêche, de Jean-Marie LASSÈRE et Hédi SLIM

De Jésus à Jean de Patmos. L’annonce de l’Évangile, d’Élian CUVILLIER

Marie-Benoît de Bourg d’Iré (1895-1990) Itinéraire d’un fils de saint François, « Juste des nations », de Gérard CHOLVY

L’Année épigraphique. 2007. Revue des publications relatives à l’Antiquité romaine, fondée en 1888 par René Cagnat

Histoire générale du christianisme, s. dir. de Jean-Robert Armogathe

Alexandru Şafran şi Şoahul neterminat în România. Culegere de documente (1940-1944), de Carol IANCU

Alexandre Safran et la shoah inachevée en Roumanie. Recueil de documents (1940-1944), de Carol IANCU

Zénobia, l’impériale, de Sylvie BLÉTRY

Combats. Hommage à Jules Maurin, s. dir. de Jean-François MURACCIOLE et Frédéric ROUSSEAU

Inscriptions latines des Alpes maritimes, de Stéphane MORABITO

Le rire d’Aristophane, Cahiers du GITA n°17

Vita Latina, n°182, juin 2010, Revue publiée avec le concours du C.N.L. et de l’Equipe d’Accueil CRISES

Dictionnaire de la France libre, s. dir. de François BROCHE, Georges CAïTUCOLI et Jean-François MURACCIOLE

Les milices du XVIe siècle à nos jours. Entre construction et destruction de l’État, s. dir. de Danielle DOMERGUE-CLOAREC et Jean-François MURACCIOLE

Théophraste. Recherche sur les plantes. À l’origine de la botanique, de Suzanne AMIGUES

Djalâl-od-Dîn Rûmî, Raymond Lulle, Rabbi Abraham Aboulafia ou l’amour du dialogue interconfessionnel, de Philippe GARDETTE

L’Histoire de l’histoire de l’art septentrional au XVIIe siècle, ouvrage collectif sous la direction de Michèle-Caroline HECK

Caves coopératives en Languedoc-Roussillon, ouvrage collectif publié par l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel Régional, introduction de Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE

Croyance et communauté, s. dir. de Jean-Daniel CAUSSE et Henri REY-FLAUD

Maria Cristina Carlini, Monumento al Mediterraneo, édition bilingue français-italien, texte en français de Frédérique MALAVAL, traduction en italien de Valentina CIARELLI.

14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins, d’André LOEZ

Une culture entre Renaissance italienne et Orient : prolégomènes à la culture juive byzantine, de Philippe GARDETTE

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Présentation des publications

Gilles MOUTOT, Essai sur Adorno. Paris, Éditions Payot et Rivages, 2010, 656 p.

Gilles Moutot Essai sur Adorno

Présentation de l’éditeur :
Interrogeant l’ensemble de l’oeuvre d’Adorno, cette étude cherche à en dégager l’unité. Dans cette perspective, elle met au jour les traits spécifiques d’un matérialisme porté par une attention aiguë aux expériences de la non-identité, telles que, schématiquement dit, elles se manifestent entre ces deux pôles : celui de la souffrance, exprimant une individuation mutilée par les normes de comportement qu’impose un mode de socialisation pathogène ; celui des objets et de l’expérience esthétiques, où s’ébauche un rapport à la différence qui, comme Adorno en formule le projet dans la Dialectique négative, cesserait de mesurer celle-ci à une exigence de totalité.
C’est alors au moyen d’un tel fil conducteur que l’auteur a fait le pari de s’orienter dans le massif de la pensée adornienne. Ce faisant, il s’oppose aux lectures qui, faute de considérer le régime de compréhension propre à un livre comme la Dialectique de la Raison, ont vu en Adorno l’auteur d’une philosophie catastrophiste de l’histoire – là où celui-ci vise au contraire à enrayer les opérations théoriques par lesquelles les philosophes de l’histoire prétendent unifier le sens de l’évolution historique. En sorte que, loin d’affirmer quelque prétendue clôture de l’histoire, l’idée même d’une dialectique de l’Aufklärung articule l’impulsion d’une praxis socialement transformatrice sur la conception d’une temporalité discordante, structurellement marqué par l’anachronicité et la discontinuité, et qui réserve dans ses intermittences ce qu’Adorno nomme la « possibilité concrète de l’utopie ».
De là le programme d’une dialectique négative, qui tire les conséquences de ce motif utopique dans les termes d’une transformation de l’activité théorique elle-même. Si celle-ci doit reconnaître, dans ses objets comme dans ses instruments, la sédimentation d’une histoire non totalisable, sa tâche est alors de se produire sous la forme d’articulations de modèles de pensée qui, attestant l’impossibilité de saisir l’hétérogénéité du réel, fourniraient cependant des instruments susceptibles de la mesurer.
Au terme de cette enquête, qui entraîne le lecteur dans l' »atelier » de la pensée adornienne, Gilles Moutot parvient à restituer toute la spécificité de celle-ci. Par l’attention qu’il accorde aux résonances – et aux dissonances – somatiques et psychiques des processus de subjectivation et des interactions sociales, Adorno déploie une critique pleinement originale de la raison instrumentale et met ainsi en question les approches qui, à la suite de Habermas, se réclament avant tout des potentiels normatifs inhérents au langage et à la communication. Aussi une telle autoréflexion critique de l’Aufklärung conserve-t-elle une actualité irréductible – car intempestive.

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Isabelle DAVID et Géraldine PUCCINI-DELBEY, Silves latines 2010-2011, Plaute, Rudens ; Pétrone, Satiricon, Paris, Atlande, 2010, p. 15-87 (rédaction de la synthèse sur le Rudens).

Silves latines Plaute Rudens

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Guillaume VAREILLES, Les frontières de la Palestine (1914-1947). Paris, L’Harmattan, 2010, 320 p.

Présentation de l’éditeur :
Cet ouvrage, issu d’une thèse remaniée de doctorat, s’intéresse aux frontières de la Palestine à travers les archives diplomatiques françaises et britanniques entre 1914 et 1947. Dans le cadre d’une approche qui se veut à la fois géohistorique et géopolitique, nous verrons les mises en relation des hommes, des territoires et des idéologies. L’objectif de cette étude est de montrer que les frontières ont joué un rôle important de la Première Guerre mondiale, qui verra la fin de l’Empire ottoman, à la création de l’Etat d’Israël, en particulier pendant la période du mandat britannique. La Palestine fut l’objet de réclamations en ce qui concerne sa délimitation, le partage de la terre est ainsi une question centrale au Proche-Orient. Les nationalismes juif et arabe se sont retrouvés sur la définition territoriale de la Palestine, chacun y apportant une réponse en fonction de leurs intérêts et de leur idéologie. Le résultat de ce travail montre que les frontières, longtemps floues en Palestine, se précisèrent peu à peu sous les pressions nationalistes et les variations des politiques britannique et internationale au sens large. La création del’ Etat d’Israël en 1948 est ainsi le résultat d’une lente séparation des communautés juive et arabe pendant la période du mandat, le tracé des frontières du nouvel Etat fut une conséquence de cette évolution.

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Philippe GARDETTE, Déconstruction des stéréotypes autour de la culture juive à Byzance ou brève tentative de réhabilitation d’une civilisation oubliée. Éditions universitaires européennes, Sarrebruck, 2010, 352 p.

Philippe Gardette Deconstruction des stereotypes autour de la culture juive a ByzancePrésentation de l’éditeur :
Le judaïsme byzantin est le parent pauvre des études juives. Alors que les conditions des juifs en Occident et, dans une moindre mesure, en pays musulmans ont été l »objet de nombreuses études, ceux que les experts appellent « romaniotes » (ceux qui appartiennent à l »Empire romain d »Orient) laissent pratiquement indifférents. Qu »en est-il au juste? Ce désintérêt est-il légitime? Plus encore, le manque d »image et les stéréotypes liés aux juifs de Byzance renvoient-ils à une réalité historique ou à des présupposés? C »est ce que l »auteur, dont la thèse de doctorat portait sur ces romaniotes à la fin de l »Empire byzantin, a tenté d »élucider. Et loin de tomber dans l »angélisme, il décrit une culture bien plus riche et complexe que l »on peut penser au premier abord… Ce livre est donc une invitation au voyage pour veux qui souhaitent aiguiser une pensée transversale!

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Clio sous le regard d’Hermès. L’utilisation de l’histoire dans la rhétorique ancienne de l’époque hellénistique à l’Antiquité Tardive, édité par Pierre-Louis MALOSSE, Marie-Pierre NOËL et Bernard SCHOULER. Alessandria, Edizioni dell’Orso, 2010, 248 p.

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Jean-Marie LASSÈRE et Hédi SLIM, Maisons de Clupea. Les maisons de l’école de pêche. Études d’antiquités africaines, CNRS Éditions, 2010, 216 p. (Ouvrage publié avec le concours du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes).

Maisons de Clupea

Présentation de l’éditeur :
Encore envahi par des constructions modernes, et menacé par d’autres, le site de Clupea nous a surtout laissé des vestiges de demeures particulières. La chance a voulu que plusieurs types de maisons, d’époques différentes, aient pu ainsi être étudiées.
Dans le quartier oriental de la ville, en contrebas du fort, la maison du petit Péristyle, datable du ier siècle de notre ère, révèle, par ses dimensions moyennes, l’aspect encore hésitant, mais aussi l’esprit résolument italien, des réalisations des premiers Clupéens.
La jouxtant vers le nord, une seconde demeure, la maison du Buste de Marc Aurèle, beaucoup plus vaste sans atteindre les dimensions des résidences seigneuriales d’Acholla ou de Thysdrus, témoigne par son ampleur et son ornementation de l’essor au iie siècle des notables de la riche Proconsulaire, cependant que des maisons plus modestes (dont la fouille n’est pas terminée) montrent, à travers des remaniements tardifs, la survie des premiers habitats au nord du forum augustéen.
Cependant, au moment où s’édifie, au Bas-Empire, à l’autre extrémité de la cité, la vaste maison des deux Chasses, fouillée par M. Ennaifer, la maison du Buste se dégrade et se sectionne en petits logements pauvres autour d’une area chrétienne. Ainsi, parmi les maisons de Clupea, nous voyons se dérouler l’histoire de l’architecture privée dans la Proconsulaire, avant une modeste réoccupation du site au Moyen Âge.

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Élian CUVILLIER, De Jésus à Jean de Patmos. L’annonce de l’Évangile.Lyon, Éditions Olivétan, 2010, 168 p.

de jesus a jean patmos

Présentation de l’éditeur :
Annoncer l’Évangile est constitutif du Nouveau Testament. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Cet ordre du Ressuscité à ses disciples semble contenir les racines de la dynamique missionnaire du christianisme naissant. Aujourd’hui on ne compte plus les analyses exégétiques, théologiques, historiques ou pastorales qui tentent de cerner la compréhension de la mission chrétienne. Et pourtant, le terme de « mission » est absent du Nouveau Testament !
Partant de ce constat, É. Cuvillier et E. Steffek analysent successivement les textes bibliques de cette période. En relisant Paul, les quatre évangélistes, l’Apocalypse de Jean et bien sûr Jésus, ils mettent en lumière ce qui fait chez chacun le cœur même de l’annonce de l’Évangile – de la mission dirions-nous aujourd’hui.
Et au fur et à mesure des pages, le lecteur découvre sous la plume de chaque auteur du Nouveau Testament les opinions, les débats, parfois les conflits qui ont agité les Églises primitives. Et étonnamment, il prend conscience que nous sommes encore héritiers de ces opinions, de ces débats et de ces tensions.
Une analyse historique pour nous aider à mieux comprendre ce que nous vivons, et surtout d’en venir à l’essentiel : à interroger notre annonce d’un événement, le Christ, la parole.

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Gérard CHOLVY Marie-Benoît de Bourg d’Iré (1895-1990) Itinéraire d’un fils de saint François, « Juste des nations ». Paris, Éditions du Cerf, 2010, 432 p. (Prix 2011 de la Fondation DELPUECH, Académie des Sciences Morales et Politiques)

Cholvy Marie Benoit du Bourg d'Ire

Présentation de l’éditeur :
Né en 1895 dans l’Anjou profond, au Bourg d’Iré où se trouve le château du comte de Falloux, Pierre Péteul est issu de familles de meuniers. Il doit suivre les siens à Angers dans des conditions difficiles. Nous sommes en 1907 lorsque le garçon déclare « aller n’importe où pour être prêtre », le diocèse étant alors surabondant en vocations. Se former chez les Capucins suppose un second départ, et, cette fois, en Belgique. En 1913, au terme d’excellentes études, Pierre, devenu Frère Marie-Benoît, fait profession religieuse. De 1915 à 1919, le brancardier est « connu pour son courage à toute épreuve ».
Ses études à Rome distinguent le jeune religieux. Au Collège international Saint-Laurent de Brindes jusqu’en 1940, il est bien placé pour entendre les mises en garde contre l’antisémitisme, ses études, sa connaissance de l’hébreu biblique lui ayant permis, par ailleurs, une première approche du judaïsme. Ainsi, à Marseille [1940], à Nice, puis à Rome [1943-1944], il n’y eut chez lui aucune hésitation à connaître où était le devoir du moment, ceci « au mépris même du danger » [rabbin Elio Toaff]. Il n’ignorait pas que la spéculation pure — il y excellait — n’était pas pleinement conforme à la Règle de perfection franciscaine. Le « Père des juifs » qu’est devenu « Padre Benedetto » a su, pour le sauvetage de quelque 4500 juifs étrangers et italiens, travailler en étroite collaboration avec ces juifs intrépides que furent Bass, Donati, Kasztersztein, Schwamm, Cantoni, Sorani, Giuseppe Levi…
Alors qu’au milieu des années 1950, la Province italienne de Foggia comptait les deux Capucins vivants les plus célèbres au monde, Padre Pio et le P. Marie-Benoît, que le Président Lindon Johnson le donnait en modèle aux Américains, le Père était l’un des artisans du rapprochement entre juifs et chrétiens sur le plan de l’amitié, en contact avec Edmond Fleg ou Jules Isaac. Vatican II n’a donc pas surpris ce précurseur d’une théologie de la filiation qui remplacerait une théologie de la substitution.
« Juste des nations » en 1967, et l’un des tout premiers Français, c’est du grand rabbin Kaplan qu’il reçut, en 1984, les insignes d’officier de la Légion d’honneur, la croix de chevalier lui ayant été remise, à Rome, en 1946, par Jacques Maritain. Comme saint François avec les musulmans, il fut l’artisan d’un dialogue pacifié avec les juifs ; et, comme le fondateur des Frères Mineurs, c’est en homme libre qu’il a vécu, jusqu’en 1990, lesté de l’essentiel à ses yeux, ce but qu’assignait saint Bonaventure à la théologie : « Ut boni fiamus », « pour que nous devenions bons ».

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L’Année épigraphique. 2007. Revue des publications relatives à l’Antiquité romaine, fondée en 1888 par René Cagnat. Paris, Presses Universitaires de France, 2010, 937 p. Ouvrage collectif publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique, sous la direction de Mireille Corbier, rédigé et mis au point par une équipe de spécialistes, parmi lesquels trois membres de C.R.I.S.E.S. (Christine Hamdoune, Jean-Marie Lassère et Éric Perrin-Saminadayar).

annee epigraphique 2007 1    annee epigraphique 2007 2

Présentation de l’éditeur :
Fondée en 1888 par René Cagnat, L’Année épigraphique, dirigée depuis février 1992 par Mireille Corbier, est un instrument de travail et un ouvrage de référence (cité AE). Elle recense chaque année les nouvelles inscriptions grecques et latines relatives au monde romain publiées deux ans et demi plus tôt, ainsi que les commentaires d’inscriptions déjà publiées et les principaux travaux fondés sur une documentation épigraphique.
Sa rédaction est un travail de recherche original, dans lequel les rédacteurs, qui ont été recrutés pour leurs compétences et pour la complémentarité de leurs spécialisations, investissent un savoir accumulé en épigraphie et en histoire des sociétés anciennes.
L’Année épigraphique a vécu une triple mutation. La première a été l’internationalisation d’une équipe qui associe étroitement travail de rédaction et recherche, cette dernière prenant la forme, dans le cadre d’un laboratoire de recherche du CNRS (l’USR 710), de projets collectifs débouchant sur des tables rondes, des colloques et des publications. Cette internationalisation visait à rendre compte des travaux publiés dans les différentes langues scientifiques de l’Europe. La deuxième mutation a été la numérisation sous Word des quelque 2000 notices que l’AE publie chaque année. La troisième a été le doublement des inscriptions recensées.
L’Année épigraphique fait une plus large place que par le passé aux inscriptions grecques relatives au monde romain (dont elle propose pour les plus longues d’entre elles une traduction), aux inscriptions chrétiennes et aux inscriptions liées à la vie quotidienne (graffiti, textes sur instrumentum). L’indexation des données réalisée par les rédacteurs des notices facilite leur identification et leur utilisation. Une attention particulière est accordée à l’indexation des noms propres grecs et latins ; la rubrique « Particularités dignes d’être signalées » a été articulée en sous-rubriques.

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Histoire générale du christianisme, s. dir. de Jean-Robert Armogathe (avec la participation de membres de C.R.I.S.E.S. : Michel Fourcade, Pierre-Yves Kirschleger), Paris, Presses Universitaires de France, 2010, 2 volumes (sous coffret), 2896 p.

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Présentation de l’éditeur :
Parmi les religions du monde, le rapport du christianisme à l’histoire est singulier : par son affirmation doctrinale d’une Incarnation de Dieu entre le terme d’une histoire sainte et l’attente d’une fin des temps, mais aussi par son propre développement autour du mémorial sacramentel de la Passion et de la mort du Christ, actualisé dans la liturgie et enfin par l’institution Église, dans sa durée, dans son expansion géographique, dans la complexité de ses doctrines.
Une Histoire du christianisme n’est pas seulement une histoire de l’Église, ou des Églises chrétiennes, ou des institutions : c’est nécessairement une histoire générale, qui intègre le christianisme dans les sociétés qu’il a engendrées, qu’il a nourries et qui l’ont parfois rejeté. Cette histoire est culturelle avant d’être événementielle, doctrinale avant d’être institutionnelle. C’est l’histoire des papes et des conciles, des réformateurs et des saints, c’est aussi celle de tant de poètes et d’architectes, de philosophes et de peintres.
Une telle entreprise n’est ni confessionnelle ni nationale. Elle a réuni, sans aucun parti-pris religieux, quatre-vingts collaborateurs, de neuf pays différents, avec l’unique objectif de décrire l’action du christianisme et de ses principes sur les sociétés, des origines au XXIe siècle.
Cartes, index, bibliographies et tables chronologiques permettent de parcourir ces deux volumes pour y chercher une information ou pour le plaisir de découvrir une autre histoire.

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Carol IANCU, Alexandru Şafran şi Şoahul neterminat în România. Culegere de documente (1940-1944). Bucareşti, Editura Hasefer, 2010, 576 p.

alexandru safran

Prezentare Editor :
Prezenta culegere de documente, precedate de un larg studiu introductiv, îşi propune să precizeze angajamentele şef rabinului României Alexandru Şafran, în perioada celui de-al II-lea Război Mondial. Acest ansamblu bogat şi variat cuprinde 190 de documente, majoritatea inedite, din arhive din România şi din străinătate, 97 de articole sau extrase de articole din ziare şi periodice din epocă, în română, engleză, germană, ebraică şi franceză, 35 de mărturii provenind de la personalități ilustre sau mai puțin cunoseute (avocați, militanți sionişti, profesori, ziarişti, oameni politici, ingineri, istorici, scriitori, un ofițer şi regele Mihai I) şi, de asemenea, 43 de documente în facsimil (articole, note şi corespondențe originale).
Acest volum face cunoscute diferitele fațete ale unui personalități care a depăşit cu mult atribuțiile unui conducător religios, dobândind statutul unui veritabil lider, atât spiritual cât şi politic. Tânărul Alexandru Şafran, ales şef rabin la vârsta de 29 de ani, în 1940, om de idei, care purta în sine germenele viitoarei sale opere de filozofie religioasă de anvergură, a trebuit să facă față evenimentelor marcate de cataclism, care 1-au revelat ca pe un om de acțiune. El nu a rămas închis într-un turn de fildeş. A fost conştient de ceea ce circumstanțele dramatice solicitau din partea sa, probând o imensă dăruire de sine. Istoria va reține acțiunile sale, angajamentele sale, determinarea sa în situații de criză, aflatâ în afara normelor. Alexandru Şafran – şi acesta este unul din principalele învățămintele care rezultă din această lucrare – a fost un om de credință profundă, care a jucat un rol hotărâtor în lupta pentru supraviețuire a coreligionarilor săi.

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Carol IANCU, Alexandre Safran et la shoah inachevée en Roumanie. Recueil de documents (1940-1944),Bucarest, Hasefer, 2010, 607 p.

iancu alexandre safran shoah en roumanie

Présentation de l’éditeur :
« Le présent recueil de documents, précédé d’une large étude introductive, s’attache à préciser les engagements du grand rabbin de Roumanie Alexandre Safran pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Cet ensemble riche et varié contient 190 documents, inédits pour la plupart, recueillis dans les archives de Roumanie et de l’étranger, 97 articles ou extraits d’articles de journaux et périodiques de l’époque, en roumain, anglais, allemand, hébreu et français, 35 témoignages provenant de personnalités illustres ou méconnues (avocats, militants sionistes, enseignants, journalistes, hommes politiques, médecins, ingénieurs, historiens, écrivains, un officier et le roi Michel Ier), ainsi que 43 documents fac-similés (articles, notes et correspondances originales).
Ce volume fait connaître les différentes facettes d’une personnalité qui a largement dépassé les attributions d’un dirigeant religieux, acquérant un statut de véritable leader, autant spirituel que politique. Le jeune Alexandre Safran, élu grand rabbin à l’âge de 29 ans, en 1940, homme d’idées qui portait en lui les germes de sa future œuvre de philosophie religieuse d’envergure, a dû faire face à des évènements cataclysmiques, qui l’ont révélé en tant qu’homme d’action. Il n’est pas resté enfermé dans une tour d’ivoire. Il a eu conscience de ce que des circonstances dramatiques exigeaient de sa part un immense don de soi.
L’histoire retiendra ses actions, ses engagements, sa détermination dans des situations de crises hors normes. Alexandre Safran – et c’est là l’un des principaux enseignements qui ressortent de cet ouvrage – fut un homme de foi profonde, qui a joué un rôle déterminant dans le combat pour la survie de ses coreligionnaires. »

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Zénobia, l’impériale, de Sylvie Blétry, Librairie Blurb, 2010, 36 p.

Zenobia l'imperiale Sylvie Bletry

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Combats. Hommage à Jules Maurin, s. dir. de Jean-François Muracciole et Frédéric Rousseau, Paris, Michel Houdiard Éditeur, 491 p.

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Présentation de l’éditeur :
Œuvre collective, cet ouvrage témoigne en premier lieu de la vitalité de l’Histoire militaire renouvelée et de ce que d’aucuns appelèrent l’Ecole de Montpellier.
Il y a en effet plus de quarante ans naissait à l’Université Paul Valérv de Montpellier le premier centre de recherche universitaire français spécialise dans l’histoire militaire et les études de défense. Véritable pépinière de chercheurs, cette école a essaime au-delà de ses murs et généré nombre de travaux importants. Parmi ceux-ci figurent assurément les recherches menées par Jules Maurin sur les soldats de la Grande Guerre ; aujourd’hui encore.
pour tous ceux notamment qui questionnent ce conflit et les sociétés en guerre, son ouvrage Armée-Guerre-société soldats Ianguedociens 1889-1919 (1982) demeure comme un jalon incontournable dans l’historiographie de la Première Guerre mondiale. C’est donc en pensant particulièrement à cet historien et aussi pour jeter un nouvel éclairage sur ses travaux qu’un certain nombre de ses collègues et de ses anciens étudiants se sont réunis pour composer ce livre.
À partir d’articles inédits s’inscrivant dans les débats actuels. Combats décline en définitive les trois dimensions de la guerre – la théorie, le combat, la sortie de guerre – des Croisades à… la guerre d’Afghanistan, sans omettre d’accorder une large place à l’histoire des poilus de 14-18.

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Stéphane MORABITO, Inscriptions latines des Alpes maritimes, Mémoire de l’Institut de préhistoire et d’archéologie Alpes Méditerranée, hors série 6, Nice – Montpellier, 2010, 530 p. (Ouvrage publié avec le concours de la Ville de Nice, du Conseil Général des Alpes-Maritimes, du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, et du CERCAM de l’Université Paul-Valéry-Montpellier III).

morabito inscriptions latines alpes maritimes

Présentation de l’éditeur :
L’origine de ce recueil est avant tout l’absence d’étude épigraphique globale sur l’ancienne province des Alpes maritimae depuis la parution des Ve et XIIe volumes du Corpus Inscriptionum Latinarum édités par T. Mommsen et O. Hirschfeld à la fin du XIXe s., les inscriptions de cette ancienne province ayant été réparties entre ces deux volumes.
L’ensemble de la documentation épigraphique des Alpes maritimae dans son extension territoriale de la fin du IIe s., est rassemblé dans cet ouvrage. Dix cités composent cette province alpine méridionale : Cemenelum / Cimiez, Vintium / Vence, Brigantio / Briançonnet, Glanate / Glandèves, Salinae / Castellane, Sanitium / Senez ainsi que Dinia / Digne, antérieurement présente dans la province de Narbonnaise, et Eburodunum / Embrun, Caturigomagus / Chorges et Rigomagus / Faucon-de-Barcelonnette transférées de la province des Alpes cottiennes à celles des Alpes maritimes
Ce corpus comporte une introduction générale constituée des principales questions sur le passé de cette province : sa création et son évolution à travers la période romaine ; les unions temporaires de son territoire avec des entités voisines ; l’instauration du droit latin ; l’évolution statutaire des localités qui la forment ; les troupes auxiliaires stationnées dans la capitale provinciale ; les institutions municipales ou les voies de communication.
Les inscriptions sont présentées ciuitas par ciuitas, dans un ordre géographique nord-sud, d’Embrun à Cimiez, selon les normes désormais en vigueur pour ce type d’étude. Un chapitre consacré aux milliaires découverts sur l’une des quatre voies publiques cheminant à travers la province des Alpes maritimae ainsi que de nombreuses cartes viennent compléter la documentation.

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– Simon Byl, Le rire d’Aristophane, Cahiers du GITA n°17 (collection dirigée par Marie-Pierre Noël), Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2010, 278 p.

rire d'Aristophane

Présentation de l’éditeur :
Aristophane est le seul représentant de la Comédie ancienne dont nous possédons des œuvres complètes. Le poète athénien est né aux environs de 450 et il doit être mort vers 386 av. J.-C. Des quarante-quatre comédies qui lui sont attribuées, onze seulement nous sont parvenues dans leur intégralité ; ces comédies s’échelonnent de 425 à 388, le Ploutos (388 av. J.-C.) étant sa dernière œuvre conservée. Ces onze comédies totalisent 15 290 vers auxquels il faut encore ajouter des centaines de fragments.
De l’Antiquité à nos jours, le poète a été l’objet de jugements très élogieux comme de critiques très sévères. Les raisons pour lesquelles Aristophane a été vilipendé pendant plus de deux millénaires sont sans doute celles pour lesquelles il a été admiré : son agressivité et son obscénité ; la mort de Socrate lui a souvent été très injustement imputée. Les historiens de la littérature grecque ont eu généralement une lecture trop sérieuse de son œuvre, le considérant presque comme un historien.
L’auteur du présent livre tente, au contraire, de montrer que le principal but constamment poursuivi par le poète a été de faire rire son auditoire dans le théâtre de Dionysos, durant la période la plus noire de l’histoire grecque, c’est-à-dire durant l’interminable guerre du Péloponnèse qui s’échelonna de 431 à 404 av. J.-C. et qui mit aux prises Athènes et son empire à Sparte et ses alliés. Il a eu recours notamment aux théories du rire les plus récentes telles que celles de Bergson, de Freud, de Dupréel et de Victoroff qui permettront au lecteur de comprendre l’étendue du génie d’Aristophane, ce prodigieux remueur de mots, qui continue à nous faire rire, plus de 2 400 ans après sa disparition.

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Vita Latina, n°182, juin 2010, Revue publiée avec le concours du C.N.L. et de l’Équipe d’Accueil CRISES.

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Dictionnaire de la France libre, s. dir. de François BROCHE, Georges CAïTUCOLI et Jean-François MURACCIOLE, Paris, 2010, Robert Laffont.

muracciole dictionnaire france libre

Présentation de l’éditeur :
À l’occasion des 70 ans de l’appel du 18 Juin, voici un Dictionnaire de la France libre inédit, complément indispensable du Dictionnaire historique de la Résistance et du Dictionnaire de Gaulle déjà parus chez Bouquins.
Le refus de la défaite de 1940, exprimé par l’appel du 18 Juin, a poussé une poignée de volontaires à s’engager sous le drapeau à croix de Lorraine du général de Gaulle. Quatre ans plus tard, amalgamée avec l’armée d’Afrique et la Résistance intérieure au sein de la France combattante, la France libre permettra à la France de siéger à la table des vainqueurs, à Berlin, le 8 mai 1945.

La France libre n’est pas un bloc. Elle comporte quantité de facettes, de moments, de singularités qui sont aujourd’hui, pour la première fois, rassemblés dans un dictionnaire thématique, biographique et « mémoriel » comportant près de 1 350 entrées. Après un dictionnaire consacré à la Résistance – aventure collective par excellence – et un autre centré sur Charles de Gaulle – aventure essentiellement individuelle -, ce Dictionnaire de la France libre, prolongée par la France combattante, présente à la fois le rôle joué par le général de Gaulle entre le 18 juin 1940 et le 2 septembre 1945, mais aussi « une histoire collective faite, comme la Résistance intérieure, de la conjonction de destins assumés et nourrie d’initiatives individuelles » (Jean-Louis Crémieux-Brilhac).

Il montre que la France libre, en dépit de l’extrême modestie de ses moyens initiaux, est peu à peu parvenue à réaliser l’immense défi lancé à sa fondation : incarner la France. Il n’est pas un aspect de la vie nationale qui lui ait échappé, de la gestion des territoires coloniaux à la préparation des réformes économiques et politiques de la Libération – comme au sein d’un véritable gouvernement. Cet ouvrage fait aussi toute la lumière sur la Résistance dite « extérieure », qui a rassemblé, dans les territoires de l’empire et dans de nombreux pays étrangers, les hommes et les femmes, militaires et civils, décidés à poursuivre la lutte contre l’Allemagne nazie aux côtés des Anglo-Saxons et des Soviétiques. Chaque entrée fait le point, de la manière la plus précise et la plus concise, sur les grands thèmes et les principaux personnages qui ont marqué l’histoire de la France libre. Une part importante est également faite à la dimension coloniale de la France libre, trop souvent négligée.
François Broche, historien, spécialiste de l’histoire de la France libre, directeur de la revue gaulliste Espoir, a notamment publié Les Bombardiers de la France libre, L’Épopée de la France libre, L’Armée française sous l’Occupation (en trois tomes), Bir Hakeim, la France renaissante et Une histoire des antigaullismes.

Jean-François Muracciole, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paul-Valéry de Montpellier, a notamment publié une Histoire de la Résistance en France, une Histoire de la France libre, Les Enfants de la défaite, La Résistance, L’Éducation et la culture, La France pendant la Seconde Guerre mondiale et Les Français libres, l’autre Résistance.

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Les milices du XVIe siècle à nos jours. Entre construction et destruction de l’État, sous la direction de Danielle DOMERGUE-CLOAREC et Jean-François MURACCIOLE, Paris, L’Harmattan, 2010, 226 p.

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Présentation de l’éditeur :
Depuis une trentaine d’années, le phénomène des milices a pris une ampleur sans précédent et s’impose comme une réalité politique et majeure de notre temps. L’intérêt de l’ouvrage réside dans sa pluralité de points de vue. La mise en perspective historique, remontant à l’époque moderne, permet de comprendre le progressif glissement d’une « milice d’État » (la milice de Louvois, les gardes nationales américaines) à des milices infra-étatiques ou illégales, voire criminelles. L’analyse comparative des milices actuelles permet, en outre, de révéler les logiques politiques, financières, techniques ou médiatiques qui les sous-tendent. Enfin, le panorama est large, couvrant la plupart des conflits contemporains de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est, des Balkans à l’Amérique latine, du Moyen-Orient à l’Asie centrale.
Réunissant une vingtaine de chercheurs, historiens, spécialistes des relations internationales, militaires, cet ouvrage propose, pour la première fois en langue française, une réflexion générale sur un phénomène central du début du XXIe siècle.

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Suzanne AMIGUES, Théophraste. Recherche sur les plantes. À l’origine de la botanique, Paris, Belin, 414 p. (Préface de Paul Bernard, membre de l’Institut).

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Présentation de l’éditeur :
Le nom de Théophraste évoquera pour certains lecteurs un souvenir de collège : on sait que La Bruyère a imité dans ses Caractères, à vrai dire très librement, un ouvrage homonyme dû à un écrivain grec de l’Antiquité qui s’appelait Théophraste. On sait moins que ce disciple d’Aristote partageait avec son maître une curiosité insatiable pour de nombreuses branches du savoir : philosophie, politique, psychologie, sciences de la vie, etc. Les listes anciennes de ses ouvrages comptent plus de 200 titres, mais le texte en est perdu à quelques exceptions près, dont précisément les Caractères et deux grands traités botaniques intégralement conservés, les Recherches sur les plantes et Les causes des phénomènes végétaux.
Si ce dernier propose des explications que la science moderne n’a pas toujours validées, les Recherches sur les plantes sont unanimement considérées comme l’ouvrage fondateur de la botanique. La plupart des espèces végétales indigènes en Grèce y sont décrites avec un sens de l’observation d’une acuité remarquable. S’y ajoutent les plantes exotiques portées à la connaissance de Théophraste par les rapports des naturalistes qui accompagnèrent Alexandre le Grand dans sa conquête de l’Orient, depuis l’Égypte jusqu’à l’Inde en passant par l’Asie centrale. On assiste avec émerveillement à la découverte par les Grecs du IVe siècle avant notre ère d’un monde aussi nouveau pour eux que le fut bien plus tard l’Amérique pour les compagnons de Christophe Colomb.
Tout en enseignant le grec ancien à l’Université de Montpellier, Suzanne Amigues a consacré une grande partie de son activité de recherche scientifique à la réhabilitation de cette oeuvre majeure injustement méconnue. Son travail sur le terrain dans l’ensemble de la région méditerranéenne lui a permis d’identifier la plupart des plantes décrites dans le texte grec et de réunir une documentation iconographique sans précédent. Quelque 920 photos choisies en particulier pour leur intérêt didactique guident pas à pas le lecteur à travers les Recherches sur les plantes qui ont fait de Théophraste le Père de la Botanique.

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Philippe GARDETTE, Djalâl-od-Dîn Rûmî, Raymond Lulle, Rabbi Abraham Aboulafia ou l’amour du dialogue interconfessionnel. Istambul, Éditions Isis, 2012, 162 p.

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L’Histoire de l’histoire de l’art septentrional au XVIIe siècle, colloque IRHIS /INHA, Lille mars 2006 –Bruxelles janvier 2008, sous la direction de Michèle-Caroline HECK, Brepols, 2010, 216 p.

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Présentation de l’éditeur :
Le propos de ce livre qui rassemble les communications faites lors de deux Journées d’études, la première organisée par IRHIS (Lille 3) le 2 mars 2006 à l’Université de Lille, et la seconde le 18 janvier 2008 à Bruxelles à la Bibliothèque royale de Belgique par le GEMCA (Université catholique de Louvain) est entièrement centré sur l’art septentrional et sa définition dans les écrits du XVIIe siècle en Europe. Quels en sont les enjeux ? La prise en compte du discours sur l’art dans l’Europe du Nord et l’examen de la production des artistes septentrionaux ont-ils modifié la conception de l’histoire de l’art jusque là fondée et étudiée à l’aune de la théorie italienne ? Parallèlement à l’apport de l’examen des oeuvres antiques, l’art septentrional joue-t-il un rôle particulier dans la réflexion sur l’art ? Telles sont les questions qui se posent. Il n’est pas question de chercher à définir les caractères de l’art septentrional, ni de s’attacher au regard que l’on peut maintenant porter sur les œuvres, mais d’interroger le but des théoriciens et historiens du XVIIe siècle. Leurs écrits se situent en effet dans le contexte du déplacement du discours sur l’art de l’Italie vers l’Europe du Nord, et témoignent de la mise en place d’une nouvelle manière de penser l’histoire qui ne se réfère plus seulement au modèle italien. Le dessein de ce livre est triple : d’abord définir dans les différentes formes du discours, les fondements d’une histoire spécifique de l’art septentrional au XVIIe siècle, cerner ensuite l’émergence d’une prise de conscience d’une « école du Nord », et mettre enfin en évidence les particularités que les théoriciens flamands, hollandais, allemands, français, anglais et italiens reconnaissent à cet art et la manière dont ils le définissent, ébauchant ainsi les contours d’une identité septentrionale.Ce livre est le premier de la collection Théorie de l’art / Art Theory (1400-1800), dirigée par Michèle-Caroline Heck, qui accueille des publications sur toutes les formes du discours sur l’art à l’époque moderne, éditions critiques ou traductions d’écrits d’artistes ou de théoriciens à l’exclusion de fac-simile, analyses de leur contenu et de leur méthode, travaux d’historiographie. L’enjeu est de cerner le rapport entre théorie et pratique dans la création artistique et de s’interroger sur les fondements et les contours de l’histoire de l’art telle qu’elle se construit à l’époque moderne.

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Caves coopératives en Languedoc-Roussillon. Montpellier, Lieux Dits Éditions, février 2010, 255 p. Ouvrage collectif publié par l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel Régional, Recension du patrimoine économique, social et artistique de la Région Languedoc-Roussillon. Introduction de Geneviève Gavignaud-Fontaine.

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Présentation de l’éditeur :
« Cathédrale du vin  » du Languedoc-Roussillon, la cave coopérative rythme le paysage et s’impose comme l’édifice emblématique du village. La « coopé  » est chère aux Languedociens… Avec plus de 550 caves, la région s’érige en symbole du mouvement coopératif viticole français, marquant de son empreinte les mentalités et les campagnes. Leur création, au début du xxe siècle, s’inscrit dans une dynamique européenne, mais s’avère également être une réponse aux grandes crises qui secouent le Midi viticole. L’histoire des caves coopératives s’écrit à travers richesses architecturales et défis économiques sans cesse renouvelés. Marquée par l’identité méridionale, des décors sculptés aux matériaux, l’architecture des caves coopératives oscille entre patrimoine industriel et oeuvre architecturale. Innovations industrielles et perfectionnement des techniques de vinification émaillent le récit des caves coopératives, aujourd’hui confrontées à la mondialisation et à la question de leur reconversion. D’où l’importance de mettre en perspective ce patrimoine méconnu et menacé, à la fois modeste et superbe.

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Croyance et communauté, s. dir. de Jean-Daniel CAUSSE et Henri REY-FLAUD, Paris, Éditions Bayard, 140 p. Ouvrage collectif avec la participation de Charles Alunni, Fethi Benslama, Jean-Daniel Causse, Mario Cifali, René Major, Jean-Luc Nancy, Henri Rey-Flaud, et Bernard Salignon.

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Présentation de l’éditeur :
Il n’y a pas de communauté sans croyance.
Mais le lien entre communauté et croyance est susceptible de se modifier, de s’altérer ou de s’inverser. Epuisement, embrasement qui peuvent conduire à ces communautés maniaques, intégristes ou mélancoliques. Huit philosophes et psychanalystes débattent ici des métamorphoses contemporaines des croyances et du destin de nos communautés.

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Maria Cristina Carlini, Monumento al Mediterraneo, édition bilingue français-italien, texte en français de Frédérique MALAVAL, traduction en italien de Valentina CIARELLI,  Rome, Verso L’Arte Edizioni, 2010, 95 p.

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14-18. Les refus de la guerre. Une histoire des mutins, d’André LOEZ, Paris, Éditions Gallimard, 2010, 704 p.

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Présentation de l’éditeur :
Au printemps 1917 des mutineries secouent l’armée française sur le front. Elles n’avaient pas jusqu’alors donné lieu à une étude détaillée des mutins eux-mêmes, dans le surgissement de l’événement, lorsqu’ils s’organisent spontanément, manifestent, voire envisagent de « marcher sur Paris ».
Dans les débats entre historiens sur les raisons de la ténacité des combattants, l’ouvrage apporte une pièce manquante, à travers la restitution au plus près de la rupture inouïe de l’obéissance et du consensus.
Les mutineries s’inscrivent dans la continuité des refus de guerre esquissés et inaboutis depuis 1914. Dès lors que le conflit s’installa, après la bataille de la Marne, dans la durée, on vit se développer à l’échelle individuelle des stratégies d’évitement de la remontée aux tranchées et au danger, les aspirations au retour rapide au foyer, le doute jeté sur la rhétorique patriotique, les propos critiques et revendicatifs de soldats qui n’oubliaient pas qu’ils étaient aussi des citoyens. André Loez redonne toute leur place aux hésitations des soldats, partagés entre dégoût du conflit et impératif du devoir ; aux incertitudes des officiers, entre désarroi et sévérité ; à la force de l’institution militaire, brièvement défiée ; et à la difficile action collective dans le cadre improbable d’une armée en campagne.

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Philippe GARDETTE, Une culture entre Renaissance italienne et Orient : prolégomènes à la culture juive byzantine. Istambul, Éditions Isis, 2010, 200 p.

Philippe Gardette culture entre Renaissance italienne et Orient

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