Publications en 2009

–  Qu’est-ce qu’un héritage, de Sylvain CAMILLERI et Cédric CHANDELIER, avec la collaboration rédactionnelle de Joan MALLET.

French Studies in the Philosophy of Science. Contemporary Research in France, d’Anastasios BRENNER et de Jean GAYON.

La patience de Némésis, de Marlène ZARADER.

Science, histoire et philosophie selon Gaston Milhaud. La constitution d¹un champ disciplinaire sous la Troisième République, s. dir. d’Anastasios BRENNER et d’Annie PETIT.

– Levinas, Œuvres 1, Carnets de captivité, Ecrits sur la captivité, Notes philosophiques diverses, s. dir. de Rodolphe CALIN et de Catherine CHALIER.

Vercingétorix. Le politique, le stratège, de Paul-Marius MARTIN.

Augustin-Charles d’Aviler – Planches d’Architecture (1693). Édition critique de Thierry VERDIER.

Lactance. De opificio Dei. La création de Dieu, introduction, traduction et notes, de Béatrice BAKHOUCHE et Sabine LUCIANI.

Vin et République. Actes du Colloque organisé à Montpellier les 17 et 18 octobre 2007 (Actes réunis par Philippe LACOMBRADE et Fabien NICOLAS, introduction par Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE).

Simone Weil. Œuvres complètes : Écrits de Marseille 1941 – 1942, volume 2 (s. dir. d’Anissa Castel-Bouchouchi et Florence de Lussy et al.).

Les délibérations des États de Languedoc, 46 sessions de 1648 à 1789 (CD-Rom).

Frédéric Le Play. Une réforme sociale sous le Second Empire, de Maguelone NOUVEL.

La christianisation à travers l’histoire, s. dir. de Bruno BÉTHOUART et de Gérard CHOLVY.

Un nouvel âge de la théologie? 1965 – 1980, s. dir. Dominique AVON et Michel FOURCADE.

Les Français libres. L’autre Résistance, de Jean-François MURACCIOLE.

Le monde britannique de 1815 à 1931. Manuel et dissertations corrigées CAPES/Agreg (ouvrage collectif s. dir. Claire Laux).

Une minute de poésie : une journée particulière de Cécile MALHEY-DUPART.

Lactance : De opificio dei. Édition et traduction commentée, de Béatrice BAKHOUCHE et Sabine LUCIANI.

Les Dérapages de la Guerre du XVIème siècle à nos jours. Kriegsverbrechen vom 16. Jahrhundert bis zur Gegenwart, s. dir. Frédéric ROUSSEAU et Burghardt SCHMIDT.

Introduction à l’éthique. Penser, croire, agir (s. dir. Jean-Daniel CAUSSE en coll. avec Denis MÜLLER).

L’art au village. La production artistique des paroisses rurales (XVIe-XVIIIe siècles), s. dir. de Sophie DUHEM.

Jean Calvin. Les visages multiples d’une réforme et de sa réception.

Persona. L’élaboration d’une notion rhétorique au Ier siècle av. J.C. Volume I : antécédents grecs et première rhétorique latine, de Charles GUÉRIN.

La fabrique de l’événement, s. dir. de Frédéric ROUSSEAU et Jean-François THOMAS.

Pouvoirs des hommes, pouvoir des mots, des Gracques à Trajan. Hommages au Professeur Paul Marius Martin. Textes rassemblés et édités par Olivier DEVILLERS et Jean MEYERS.

Considérations économiques chrétiennes de saint Paul aux temps actuels, de Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE.

Torture et eucharistie de William CAVANAUGH, postface de Michel FOURCADE.

La fête au présent. Mutations des fêtes au sein des loisirs, s. dir. de Laurent-Sébastien FOURNIER, Dominique CROZAT, Catherine BERNIÉ-BOISSARD et Claude CHASTAGNER.

Écrire l’Histoire à Rome, de Stéphane RATTI, avec la collaboration de Jean-Yves GUILLAUMIN, Paul-Marius MARTIN et Étienne WOLFF.

L’enfant juif de Varsovie. Histoire d’une photographie de Frédéric ROUSSEAU.

Entre la vieille Europe et la seule France. Charles Maurras, la politique extérieure et la Défense nationale, s. dir. Georges-Henri SOUTOU et Martin MOTTE.

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Présentation des publications

– Sylvain CAMILLERI et Cédric CHANDELIER, Qu’est-ce qu’un héritage. Bucarest, Zeta Books, 2009, 205 p. Avec la collaboration rédactionnelle de Joan MALLET.

Qu'est ce qu'un heritage? Sylvain Camilleri Cedric Chandelier

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French Studies in the Philosophy of Science. Contemporary Research in France, d’Anastasios BRENNER et de Jean GAYON (eds), Springer, Vienne/New York, 2009, 376 p.

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Présentation de l’éditeur :
« Having examined previous volumes of the Boston Studies series devoted to different countries, and having discussed the best way to present contemporary research in France, we have arrived at a careful selection of 15 participants, including the organizers. Our aim is to bring together philosophers and practicing scientist from the major institutions of the country, both universities and research centers.
The areas of research represented here cover a wide spectrum of sciences, from mathematics and physics to the life sciences, as well as linguistics and economics. This selection is a showcase of French philosophy of science, illustrating the different methods employed: logico-linguistic analysis, rational reconstruction and historical inquiry. These participants have the ability to relate their research both to the French tradition and current discussions on the international scene. Also included is a substantial historical introduction, explaining the development of philosophy of science in France, the various schools of thought and methods as well as the major concepts and their significance.
Written for : Students and scholars engaged in the study of the philosophy and history of mathematics, physics, chemistry, the life sciences, linguistics and economics; also those interested in contemporary French thought in connection with the sciences. »

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Marlène ZARADER, La patience de Némésis, préface d’Yves Bonnefoy, Chatou, Les Éditions de la Transparence, 2009, 224 p.

Zarader patience de Némésis

Présentation de l’éditeur :
La patience de Némésis est infinie. Fille de la nuit, elle veille inlassablement : son heure viendra aussi sûrement que l’aube. Elle sait que les hommes – dans leurs actions, leurs désirs, leur pensée – sont aux prises avec des territoires mal définis. Elle s’amuse de leurs minutieux arpentages, elle les regarde fixer leurs mesures, elle les laisse même vouloir l’impossible. Mais elle finit toujours par apparaître. La nécessité de cette apparition est ici approchée par facettes, au fil d’œuvres chaque fois singulières.

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Science, histoire et philosophie selon Gaston Milhaud. La constitution d¹un champ disciplinaire sous la Troisième République, s. dir. d’Anastasios BRENNER et d’Annie PETIT. Paris, Éditions Vuibert, Cahiers de la SFHST, 2009.

Brenner science histoire philosophie Gaston Milhaud

Présentation de l’éditeur :
Un siècle s’est écoulé depuis la fondation en 1909 d’une chaire de philosophie des sciences à la Sorbonne pour Gaston Milhaud. C’est le début d’un enseignement, relayé par Abel Rey et par Bachelard, qui se prolongera jusqu’à nos jours. Revenir sur cette inscription institutionnelle permet de saisir les causes et les motifs qui sous-tendent ce nouveau champ d’études et d’en apprécier le développement futur.
À Montpellier puis à Paris, Milhaud participe à l’effort d’interdisciplinarité suscité par la rénovation de l’université républicaine. L’œuvre de ce mathématicien venu à la philosophie interroge la science dans son évolution historique et son élaboration conceptuelle. Se dessine une conception de la rationalité scientifique qui fait une place à la création et à la liberté. On perçoit déjà ici le trait dominant de la tradition française, qu’on caractérisera d’épistémologie historique.
Dix-sept chercheurs portent le regard de leur spécialité sur une œuvre ample et riche qui inaugure un discours au carrefour des sciences, de la philosophie et de l’histoire.

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Levinas, Œuvres 1, Carnets de captivité, Ecrits sur la captivité, Notes philosophiques diverses, Paris, Grasset – Imec, 2009, 512 p. Édité sous la responsabilité de Rodolphe CALIN et de Catherine CHALIER (établissement du texte, avertissement, annotation matérielle par R. Calin, préface et notes explicatives par R. Calin et C. Chalier, préface générale de Jean-Luc Marion).

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Présentation de l’éditeur :
« Levinas apparaît aujourd’hui, plus que Sartre et Merleau-Ponty, antérieurement à Ricœur, Henry et Derrida, comme le premier introducteur, héritier et continuateur de Husserl et Heidegger, le philosophe français le plus marquant du XXème siècle après Bergson. Ses deux ouvrages centraux, Totalité et Infini (1961) et Autrement qu’être ou au-delà de l’essence (1974), comptent parmi les classiques du siècle, et ses plus courts essais, Le temps et l’autre et De l’existence à l’existant (1947) restent des ouvertures géniales vers une pensée radicalement neuve de la subjectivité, d’autrui, de l’éthique et de la trace de Dieu. La philosophie actuelle en dépend radicalement. Mais cette oeuvre, multiforme (philosophie, histoire de la philosophie, littérature, politique, études juives, etc) et vaste, reste encore dispersée chez plusieurs éditeurs, français et étranger. Il apparaît d’autant plus urgent de la réunir en un seul ensemble qu’il faut aussi tenir compte aujourd’hui d’autres documents : les articles et conférences éparpillés au fil des revues, mais aussi les inédits conservés dans ses propres archives. Le projet comptera au minimum cinq volumes : inédits 1 & 2, Philosophie 1 & et 2, et enfin Critique littéraire-Leçons talmudiques-Entretiens. Aujourd’hui l’œuvre complète s’ouvre donc par un premier volume d’inédits, Carnets de captivité, Ecrits sur la captivité et Notes philosophiques diverses, réunis, édités et annotés par R. Calin (avec la collaboration de C. Chalier). Ces textes couvrent la période des origines jusqu’aux années de l’immédiate après-guerre (avec quelques prolongements plus récents). On y retrouve, dans un contexte fortement marqué par Sartre, des esquisses de romans, la première approche du thème capital de l' »il y a », les premières réflexions sur l’identité juive dans la crise de la guerre et de la captivité, etc. – bref ce qui marquera les essais philosophiques de l’immédiate après-guerre, mais aussi d’autres potentialités qui ne seront pas toutes également développées. »

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Paul-Marius MARTIN, Vercingétorix. Le politique, le stratège. Paris, Perrin, 2009, 263 p. (nouvelle édition revue et augmentée).

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Présentation de l’éditeur :
Vercingétorix est, à quelques nuances près, l’homme d’un seul livre, très ancien, celui de son vainqueur Jules César, et le héros légendaire, réinventé depuis un siècle et demi, du seul peuple français. Autant dire qu’écrire le récit de sa vie est une gageure, car l’histoire ne le met en scène, et bien chichement, que quelques mois de l’année 52 avant notre ère.
Mais cette année-là est celle du siège de Bourges, de la victoire de Gergovie, de la défaite d’Alésia, événements transfigurés où s’enracine la mémoire nationale. S’affrontent alors, comme en un combat singulier l’homme qui va devenir le plus puissant du monde et le guerrier de vingt ans promu au rang de rassembleur de la nation gauloise.
Reconstituant les faits militaires avec rigueur dans leur déroulement le plus vraisemblable, Paul M. Martin produit d’impressionnants arguments à l’appui d’une thèse nouvelle : loin d’avoir été un politique visionnaire et passionné d’unité nationale, Vercingétorix fut manipulé par les forces religieuses qui dominaient alors la Gaule et ne chercha qu’à reconstituer l’ancienne puissance de la principauté arverne ; en revanche, il ne fut pas le simple faire-valoir de César que l’on a dit, mais un génie militaire au moins aussi grand que son adversaire romain et digne du nom qu’il portait, « grand roi des guerriers ».

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Thierry VERDIER, Augustin-Charles d’Aviler – Planches d’Architecture (1693). Édition critique. Montpellier, Presses de l’Université de Montpellier III, 2009, 174 p.

Augustin Charles d'Aviler architecte du Roi

Présentation de l’éditeur :
Le Cours d’architecture d’Augustin Charles d’Aviler publié pour la première fois en 1691, fut l’objet de maintes rééditions. Tout au long du XVIIIe siècle cet ouvrage connut un immense succès et fut sans cesse enrichi de planches et de remarques nouvelles. Alexandre Le Blond, Pierre-Jean Mariette, Antoine Jombert apportèrent à ce texte toutes les innovations introduites dans l’architecture sous les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI.
Savant équilibre entre principes de composition, art de bâtir et décoration, le Cours d’architecture représente à lui seul une sorte d’évolution de l’architecture française. Consulté par les professionnels, les amateurs ou les jeunes élèves en architecture, cet ouvrage orienta nombre de réflexions architecturales. Son succès éditorial en fit un véritable manuel de référence.
Pourtant en suivant les six grandes éditions de ce traité, on découvre des partis-pris, des lacunes rédactionnelles ou même des choix stylistiques qui étonnent et même interrogent sur sa pertinence. Alors que l’architecture française était en pleine transformation, le Cours d’architecture restait éloigné de certaines grandes préoccupations contemporaines ?
La présentation comparée des planches des différentes éditions du Cours d’architecture permet d’interroger l’histoire d’une profession ainsi que celle de la formation architecturale pendant le dernier siècle de l’Ancien Régime.

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Béatrice BAKHOUCHE et Sabine LUCIANI, Lactance. De opificio Dei. La création de Dieu, introduction, traduction et notes, Turnhout, Brepols (coll. « Philosophie et monothéismes »), 2009, 261 p.

Présentation de l’éditeur :
Pourquoi l’être humain est-il doté de deux yeux et de deux oreilles ? Pourquoi n’est-il pas recouvert de poils ? Pourquoi l’extrémité de son nez est-elle souple ? Pourquoi naît-il nu et sans arme ? A quoi sert la poitrine des hommes ? La luette ? Les replis intestinaux ? La trachée-artère ? La rondeur des fesses ? Comment se produit la conception ? Comment fonctionne la vessie ? Comment s’endort-on et pourquoi rêve-t-on ? Comment un fils peut-il ressembler à sa mère ? D’où vient l’âme ? D’où viennent la voix et le mutisme ? Qu’en est-il de l’estomac, du cœur, des cheveux, de la barbe, des mains ? C’est à ces questions et à bien d’autres encore que le rhéteur Lactance, fraîchement converti au christianisme, tente de répondre dans son De opificio Dei, composé à l’aube du IVe siècle, au plus fort de la « Grande Persécution » contre les chrétiens. Pourtant, il ne faudrait pas s’y tromper : ce texte atypique qui chante les louanges du corps humain n’est rien moins qu’un traité médical. Loin d’être une fin en soi, l’exposé d’anatomie n’est qu’un moyen pour louer Dieu à travers sa créature et pour réaffirmer en des temps difficiles la perfection et l’efficience de la Providence divine. Le finalisme militant qui oriente la composition met en évidence la visée protreptique d’un ouvrage qui se signale à la fois par une réception éclectique de la culture antique et par une attitude polémique à l’égard de la tradition philosophique. Ainsi la description lactancienne de l’homme se présente-t-elle en premier lieu comme une réponse critique à Lucrèce et à Cicéron.
De fait, l’ambiguïté du De opificio Dei ne renvoie pas seulement au contexte événementiel des persécutions, elle s’inscrit aussi dans le cadre d’une confrontation originelle entre christianisme et philosophie, largement diffusée par la littérature apologétique. Même si Lactance, comme la plupart de ses contemporains, pense au moyen des cadres et des outils fournis par les écoles philosophiques, il met leur vocabulaire et leurs concepts au service de la vraie sagesse que représente, à ses yeux, le christianisme. Or cette interpretatio christiana prend une forme paradoxale : dans ce qui semble être son premier ouvrage chrétien, l’apologiste mobilise en effet ce que nous appellerions aujourd’hui son « bagage culturel », constitué en majorité de classiques latins, mais ne donne quasiment aucune place aux références explicitement chrétiennes. Comment rendre compte de ce « crypto-christianisme », qui ne put assurément tromper quelque lecteur que ce fût ?
L’objectif de la présente édition est de faire connaître à un large cercle de lecteurs éclairés l’intérêt et le rôle médiateur d’un ouvrage méconnu, qui se situe à la croisée de multiples traditions : littéraire, philosophique, médicale, poétique, rhétorique, étymologique, encyclopédique. Il s’agit de restituer le De opificio Dei dans son contexte culturel et intellectuel pour mettre en valeur les enjeux idéologiques d’une synthèse qui constitue une étape importante dans la transmission et la vulgarisation des savoirs anthropologiques depuis le Timée de Platon jusqu’au Moyen Âge. Dans cette perspective, l’introduction, fondée sur une mise en perspective à la fois synchronique et diachronique, vise en premier lieu à fournir les éléments nécessaires à l’intelligence de ce traité, qui offre un exemple représentatif de ce que pouvait être la culture générale d’un lettré de l’Antiquité tardive. La traduction se veut attentive à l’enthousiasme – parfois naïf – de Lactance pour l’œuvre du Créateur, aux images qui pallient l’imprécision de la terminologie anatomique ainsi qu’aux marques d’oralité, qu’elles soient traces d’un dialogue réel avec Démétrianus, le destinataire du traité, ou mise en scène d’une véhémente polémique anti-épicurienne. Quant aux annotations, qui abordent à la fois les questions anatomiques, philosophiques et littéraires, elles s’attachent à situer le texte dans l’histoire des idées et à expliciter le dialogue que Lactance entretient avec ses prédécesseurs.
L’approche privilégiée ici tend à dégager le De opificio d’une interprétation religieuse et d’une tonalité chrétienne qui ne suffisent pas à rendre compte de sa spécificité.

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Vin et République. Actes du Colloque organisé à Montpellier les 17 et 18 octobre 2007 par le Comité d’Histoire Politique Parlementaire (Paris), le Centre Mentalités et Croyances Contemporaines (Montpellier III) et le CEPEL (Montpellier I). Textes réunis par Philippe Lacombrade et Fabien Nicolas, Paris, L’Harmattan et Pepper, collection Cliopolis, 2009, 308 p. Introduction de Geneviève Gavignaud-Fontaine.

vin et republique

Présentation de l’éditeur :
« Les actes du colloque Vin et République proposent, au moment du centenaire de la Révolution des Dimanches en Languedoc (1907), de revenir sur le rapport complexe entre questions viticoles et régime républicain. Cette rencontre, organisée sous l’égide du Comité d’Histoire Parlementaire et Politique, en partenariat avec le CEPEL (Montpellier I) et le Centre Croyances et Mentalités Contemporaines (Montpellier III), a pour originalité de ne s’inscrire ni dans la commémoration héroïque, ni même dans la geste vigneronne et de privilégier une approche pluridisciplinaire et comparative. L’objectif consistait en effet à concilier une analyse de la mobilisation du Midi rouge, de sa réalité mais aussi des représentations auxquelles elle a donné lieu, et une interrogation sur sa spécificité, sa postérité et son exemplarité à l’échelle du siècle et de la nation. Le plan de l’ouvrage et les thématiques qui y sont abordées témoignent de cette préoccupation. Les articles de la première partie, Echos et manifestations des révoltes viticoles, rendent compte de la manière avec laquelle la révolte a été perçue et souvent instrumentalisée dans la presse, les espaces professionnels et politiques. Si la crise de la viti-viniculture renvoie d’abord à des problématiques économiques et sociales, la deuxième partie, Les questions viticoles et l’action politique : enjeu national et contraintes locales, fait état de la mobilisation des milieux politiques à travers l’évocation du parcours et de l’action d’un certain nombre de  » députés du vin « , languedociens ou non. Les articles rassemblés dans la troisième partie, Vin, République et construction des identités territoriales, interrogent les relations qui se sont progressivement nouées entre le vin et les territoires dans une perspective multiscalaire. »

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Simone Weil. Œuvres complètes : Écrits de Marseille 1941 – 1942, volume 2. Sous la direction d’Anissa Castel-Bouchouchi et Florence de Lussy et avec la collaboration de Silvia D’Intino, Anne Brenon, Michel Narcy, Jean-Luc Périllé et Marwan Rhashed. Paris, Gallimard, 2009, 847 p.

Simone Weil Ecrits de Marseille Présentation de l’éditeur :
Ces textes sont écrits les 6 derniers mois qui ont précédé son départ pour les États-Unis. Ceux du domaine grec nécessitaient une nouvelle édition à cause de fautes. Les textes du domaine indien permettent de noter avec S. Weil que les pensées grecque et indienne ont des similitudes. Elle a annoté le Timée de Platon et la Bhagavad-gîtâ, ce qui montre le cheminement de sa pensée.
Écrits de Marseille Volume 2 Grèce – Inde – Occitanie À une exception près, tous les écrits rassemblés dans ce volume furent composés ou réunis durant les six derniers mois qui ont précédé le départ de Simone Weil pour les États-Unis, en mai 1942. Ainsi une réelle unité préside à ce recueil de textes, dont certains furent publiés de façon dispersée dans La Source grecque (1953), Intuitions pré-chrétiennes (1951, 1985) et les Écrits historiques et politiques (1960). Les éditions antérieures s’étant révélées parfois lourdement fautives, il a fallu défaire les amalgames malencontreux et redresser la chronologie. C’est ce que propose cette édition entièrement nouvelle, qui ajoute au corpus déjà constitué une ample moisson de textes inédits, ainsi que la matière de deux ouvrages que Simone Weil a copieusement annotés, le Timée de Platon et la Bhagavad-g(…)t(…). La richesse des traductions – même partielles – qu’elle proposait et l’intérêt des notes marginales justifiaient l’insertion de ces éléments nouveaux dans les Œuvres complètes. Simone Weil a longuement analysé, comme en témoignent les précédents volumes, les fondements de notre civilisation : le travail, la technique, la politique et la science. Dans les Cahiers apparaît la place prépondérante accordée à un autre élément, la spiritualité, sous la forme – Simone Weil n’en fait pas mystère – du christianisme. Cependant, seule l’attention accordée à d’autres spiritualités était de nature à porter le catholicisme, auquel elle tend, au-delà de lui-même. L’hellénisme s’est prolongé dans le christianisme, mais l’Inde ou la Chine restent hors de la prétention du catholicisme à l’universalité. C’est pourquoi, outre les écrits qui se rapportent aux sources privilégiées que sont la Grèce, l’Inde et l’Occitanie, on découvrira un ensemble de commentaires relatifs à l’Égypte ancienne, à la Chine et au Japon. Telle est l’unité des écrits réunis dans ce volume : le christianisme « doit contenir toutes les vocations ». Cependant, par cette expression, Simone Weil ne vise pas l’absorption des autres spiritualités par le christianisme ; elle formule l’exigence d’une extension de la spiritualité chrétienne par une reconnaissance de ce qu’il y a d’universel dans chacune des autres traditions.

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– Jean-Pierre DONNADIEU, Stéphane DURAND, Jean-Claude GAUSSENT, Arlette JOUANNA, Guy LE THIEC, Henri MICHEL, Élie PÉLAQUIER, Les délibérations des États de Languedoc, 46 sessions de 1648 à 1789, Montpellier, Satellite communication multimédia, 2009 (CD-Rom).

deliberations Etats de Languedoc

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Maguelone NOUVEL, Frédéric Le Play. Une réforme sociale sous le Second Empire (préface de Geneviève Gavignaud-Fontaine). Paris, Economica, Collection Économies et Sociétés contemporaines, 2009, 265 p.

Nouvel-Le-Play

Présentation de l’éditeur :
À la faveur de documents inédits, Maguelone Nouvel retrace dans cet ouvrage l’itinéraire de Frédéric Le Play, penseur original à la carrière publique et intellectuelle exceptionnelle sous le Second Empire.
Avec justesse, elle présente l’oeuvre de cet enquêteur engagé, promoteur d’une recherche-action innovante, propagateur infatigable d’un projet de société visant à réconcilier tradition et modernité, progrès économique et harmonie sociale. Faits à l’appui, elle restitue les grands débats d’idées suscités par La Réforme sociale leplaysienne et analyse la réaction des élites contemporaines appelées à se positionner dans la presse, les sociétés savantes et jusqu’au coeur de l’Hémicycle.
Parcourant avec méthode les deux premiers tiers du XIXe siècle, l’historienne décrit l’ascension sociale d’un jeune Polytechnicien, devenu ingénieur des Mines et expert en métallurgie qui associe son nom à la réussite spectaculaire des deux premières Expositions Universelles de Paris. Elle rappelle comment, auréolé de ses succès, l’auteur des Ouvriers européens obtient un siège au Conseil d’Etat puis au Sénat, et se retrouve introduit au coeur d’un vaste réseau intellectuel et politique à même de servir ses espoirs réformateurs.
Dans les pas de Frédéric Le Play, le lecteur se replonge dans une époque où, portées par le  » laissez-faire laissez passer  » libéral, les mutations industrielles donnent matière à débat au sein des élites conduites à réfléchir à la Question sociale. Ainsi se dégage toute la mesure des propositions de Frédéric Le Play, de ses engagements et de son influence sur les Grands de son temps.

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– La christianisation à travers l’histoire. Actes des XVIe Université d’été du Carrefour d’Histoire Religieuse, Albi, juillet 2007 ; sous la direction de Bruno BÉTHOUART et de Gérard CHOLVY. Boulogne-sur-Mer, Maison de la recherche en sciences humaines « Palais impérial », 2009, 399 p. (collection Les cahiers du littoral. 2 ; n° 8).

Béthouart Cholvy La christianisation a travers l'histoire. Albi

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– Dominique AVON et Michel FOURCADE (s. dir), Un nouvel âge de la théologie? 1965 – 1980. Colloque de Montpellier, juin 2007. Paris, Éditions Karthala, Collection Signes des temps, 2009, 423 p.

avon fourcade nouvel age

Présentation de l’éditeur :
À l’heure où des jugements contrastés sont exprimés au sujet des quarante dernières années d’histoire religieuse et intellectuelle, il a paru pertinent de s’intéresser au devenir d’une discipline revendiquant une place centrale. Qu’elle se pense comme une science ou comme un simple discours, la théologie a trop de liens également avec les évolutions spirituelles et pastorales, pour ne pas fournir un observatoire précieux à qui désire suivre l’esprit de notre époque dans ses tours et détours.
En s’intéressant aux théologies francophones du milieu des années quatre-vingt, le colloque historique dont les travaux sont proposés ici n’a pas voulu séparer le domaine lui-même de la profession qui l’illustre.
Entre attestations et contestations, exploration de voies inédites et rappel de la tradition, questionnement des racines et dilatation des horizons, le champ théologique apparaît marqu » par un bouillonnement qui, lorsqu’il s’auto-interprète, le fait en termes de « crise » ou de « renouveau ».

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Jean-François MURACCIOLE, Les Français libres. L’autre Résistance, Paris, Tallandier, 2009, 424 p.

Muracciole Francais libres

Présentation de l’éditeur :
Aux combats de la France libre s’attachent quelques noms mythiques : Keren, Kub Kub, Bir Hakeim, El-Alamein…
et, plus tard, Paris, Toulon, Strasbourg, Berchtesgaden. La « croisade » gaulliste pour la libération de la France a été maintes fois retracée. Le visage des hommes et des femmes – plus de 60000 – engagés dans les Forces françaises libres de 1940 à 1943 demeure pourtant dans l’ombre. Sous l’uniforme à croix de Lorraine, ils ont été de tous les fronts, ils ont subi tous les climats : l’Éthiopie, le Levant, le désert libyen, les oasis du Fezzan, l’Italie, la Normandie, Paris, la Provence et l’Alsace, mais aussi la Russie, les cieux d’Angleterre et d’Europe, enfin toutes tes mers du globe, et surtout les convois de l’Atlantique.
Jean-François Muracciole évoque dans ce livre le parcours singulier de ces combattants, dégageant un portrait aussi étonnant qu’inédit. Une moitié de Français, souvent bretons, parisiens ou pieds-noirs, y côtoient d’anciens républicains espagnols, des antifascistes de toutes nationalités, des juifs d’Europe centrale et d’Afrique du Nord, persécutés à des titres divers, et des soldats coloniaux venus des quatre coins de l’Empire.
Et, pour ta première fois, plus de 2000 femmes y reçoivent un vrai statut militaire. Cette petite troupe bigarrée est issue de milieux socio-culturels élevés, au fort ancrage bourgeois et catholique, et l’engagement y relève d’un patriotisme toujours prégnant, mais aussi de logiques plus intimes, où l’affectivité et les structures familiales ont Leur part. L’auteur n’oublie pas la vie quotidienne des combattants : leurs convictions, leurs joies, leurs peines, leurs souffrances, sans oublier l’évaluation délicate de leurs pertes.
Enfin, il révèle l’extraordinaire pépinière de talents politiques, administratifs, industriels et scientifiques qu’ont constitué ces combattants pour la France des Trente Glorieuses. Alors que te souvenir des Français libres tend à s’effacer devant celui des résistants de l’intérieur, ce sont les contours de cette « autre Résistance », extérieure et non pas enracinée dans le sol national, que le lecteur découvrira ici.

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Le monde britannique de 1815 à 1931. Manuel et dissertations corrigées. CAPES/ Agreg (ouvrage collectif s. dir. Claire Laux), Paris, Ellipses, 2009, 304 p.

le monde britannique

Présentation de l’éditeur :
La question de concours sur le monde britannique au XIXe siècle (jusqu’en 1914 pour le CAPES, 1931 pour l’agrégation) invite les étudiants à une étude systématique de la première puissance mondiale de l’époque et de ses relations, tant économiques que politiques, sociales ou culturelles, avec les territoires qu’elle domine à divers degrés (l’Irlande, l’empire mais aussi « l’empire informel »…).
Pour permettre aux étudiants de préparer efficacement les concours et de leur rendre accessible un programme difficile, en raison d’une bibliographie très abondante et en grande partie en langue anglaise, cet ouvrage éclaire, par une série de chapitres et de dissertations corrigées et commentaires de textes, les aspects les plus importants ainsi que les points les plus complexes de cette question.
Ainsi, sont traités les grands débats historiographiques sur la question, les relations des élites britanniques avec l’empire, la sécurité militaire et navale de l’Empire ; la Royal Navy, les routes maritimes — en particulier celle des Indes —, la diplomatie britannique de la pax britannica, les cultures impériales, le darwinisme, les idéologies impérialistes et leurs adversaires, les Britanniques en Méditerranée.
Ne sont pas oubliés les missions britanniques dans le monde, la question irlandaise — nationalisme, grande famine et migrations d’Irlandais dans le monde britannique —, les flux de main-d’œuvre, les sociétés coloniales dans les dominions, l’« empire informel » avec l’exemple des relations économiques de la Grande-Bretagne avec l’Amérique latine, les questions économiques et sociales — intégration économique et politique des femmes dans le monde britannique —, l’Angleterre et le libre-échange…

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– Cécile MALHEY-DUPART, Une minute de poésie : une journée particulière. Lyon, éditions André Odemard, 2009, 64 p. (Collection Mini-Poche n°10).

malhey dupart minute

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Les Dérapages de la Guerre du XVIème siècle à nos jours. Kriegsverbrechen vom 16. Jahrhundert bis zur Gegenwart, s. dir. Frédéric ROUSSEAU et Burghardt SCHMIDT. Actes du colloque tenu du 4 au 6 octobre 2007 à l’Université Paul-Valéry Montpellier III. Hambourg, DOBU Verlag, 2009, 316 p. Ouvrage publié par C.R.I.S.E.S. avec le concours de l’Université Paul-Valéry Montpellier III et du CNRS.

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Présentation de l’éditeur :
De nombreux travaux récents ont profondément renouvelé l’appréhension de la « violence de guerre », et celle des phénomènes de « violences extrêmes » ou encore des crimes de masse (génocides et massacres), qu’ils s’inscrivent ou non dans des séquences guerrières. Nourri de ces réflexions, l’ouvrage ici présenté déplace quelque peu la perspective et approche les « écarts » de la guerre pour mieux déconstruire ses chutes dans l’ « excès » et le « trop ».
Chacun des « dérapages » questionné ici est survenu en période de conflits armés où la (une) « démesure » a remplacé la (une) « norme » ; chacun est étroitement associé à l’appréhension d’un « franchissement de seuil » de tolérance, individuel ou collectif ; et si l’échelle d’un groupe restreint a été privilégiée, c’est pour mieux déconstruire et analyser ces « dérapages » comme autant de processus complexes « imbriquant des dynamiques collectives et individuelles, de nature politique, sociale, psychologique », culturelle, militaire, économique.

Zahlreiche wissenschaftliche Arbeiten aus der jüngeren Zeit haben zu einer Erneuerung der Auseinandersetzungen über „kriegerische Gewaltakte“, „außerordentliche Gewaltanwendung“ oder „Kriegsverbrechen“ (Genozide und Massaker) geführt – unabhängig davon, ob diese Phänomene im eigentlichen Sinne Bestandteil direkter militärischer Auseinandersetzungen waren oder nicht.
Ausgehend von derartigen Überlegen, versucht die vorliegende Veröffentlichung den Betrachtungswinkel zu verändern, in dem sie sich mit „Entgleisungen“ innerhalb kriegerischer Konflikte befasst, die es ermöglichen eine Dekonstruktion derartiger Abweichungen von der Norm zu erfassen, die sich in gewalttätigen „Exzessen“ und einem „Übermaß“ an Gewalt ausdrücken. Jede einzelne der „Entgleisungen“, die hier hinterfragt werden, trat in einer Periode bewaffneter Konflikte zu Tage, in der die Unverhältnismäßigkeit der Mittel an die Stelle gesetzter Normen trat; sie ist eng verbunden mit der Befürchtung der Grenzüberschreitung individueller oder kollektiver Toleranz. Wenn ganz bewusst ein Maßstab gewählt wurde, der kleine Gruppen bevorzugte, dann um diese „Entgleisungen“ besser dekonstruieren und analysieren zu können und zwar als ebenso viele komplexe Prozesse, in denen kollektive und individuelle, politische, soziale, psychologische, kulturelle, militärische und wirtschaftliche Faktoren ineinandergriffen.

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Introduction à l’éthique. Penser, croire, agir (s. dir. Jean-Daniel CAUSSE en coll. avec Denis Müller), Genève, Labor et Fides, (Le champ éthique 51), 2009, 673 p.

Introduction à l'éthique

Présentation de l’éditeur :
Comment appréhender aujourd’hui les fondements et les variations de l’éthique contemporaine ? Cet ouvrage, unique en son genre, relève le défi.
La première partie s’intéresse aux assises philosophiques et théologiques de l’éthique, en articulation avec la morale et la religion. Dans une deuxième phase, ce livre aborde l’éthique fondamentale à partir de questions telles que le mal, la responsabilité, l’utopie ou la nature. Enfin, une troisième partie situe l’éthique au coeur du monde d’aujourd’hui, en traitant notamment du corps, du temps, de la conjugalité, de la filiation, du commencement et de la fin de la vie, ainsi que des problèmes économiques et politiques (justice, travail, pouvoir, démocratie).
En proposant des repères pour s’orienter dans un champ de réflexion important et subtil, le présent ouvrage, avec index et bibliographies, a été conçu pour des lecteurs en formation. Plus largement, il s’adresse à quiconque souhaite développer une réflexion personnelle sur les manières de penser, croire et agir dans un monde complexe et multiforme.
Contributeurs : Olivier Abel, Christian Arnsperger, Bernard Baertschi, Alberto Bondolfi, Philippe Bordeyne, Pierre Bühler, Jean-Daniel Causse, François Dermange, Céline Ehrwein Nihan, Jean-Marc Ferry, Eric Gaziaux, Guy Jobin, Xavier Lacroix, Karsten Lehmkühler, Denis Müller, Elisabeth Parmentier, Florence Quinche, Marie-Jo Thiel, Alain Thomasset.

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L’art au village. La production artistique des paroisses rurales (XVIe-XVIIIe siècles), s. dir. de Sophie Duhem. Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009, 206 p.

art au village

. Préface de Serge Brunet
. Introduction, par Sophie Duhem
. Sophie Duhem : ‘La production artistique des paroisses rurales : esquisse d’un bilan et perspectives »
. Jean-Bernard Mathon : « Approche de la diversité du patrimoine mobilier religieux dans les Pyrénées-Orientales »
. Nicolas Meynen : « De l’originalité de la statuaire religieuse en Basse-Bretagne ? »
. Serge Brunet : « L’image interdite. Réforme catholique et réaménagement des églises dans les Pyrénées centrales au XVIIe siècle »
. Marie-Hélène Froeschlé-Chopard : « L’église provençale au XVIIe siècle : mutation et réception de modèles »
. Estelle Martinazzo : « L’art dans les visites pastorales du diocèse de Toulouse : perspectives de recherche pour le XVIIe siècle »
. Julien Lugand, « L’ameublement de l’église paroissiale de Néfiach : traditions et innovations dans l’art paroissial roussillonnais »
. Pascal Julien : « La Pietà Colonna de Michel Ange et sa diffusion sculptée dans les paroisses languedociennes au XVIIe siècle »
. Joan Bosch Ballbona : « La culture artistique au service de l’art de dévotion : exemples en Catalogne à l’époque moderne »
. Marc Salvan-Guillotin : « Copies et adaptations : gravures de Marcantonio Raimondi, Gian Jacopo Caraglio ou Hans Holbein à la source des décors pyrénéens du XVIe siècle. »

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– Daniel BOLLIGER, Marc BOSS, Mireille HÉBERT, Jean-François ZORN, Jean Calvin. Les visages multiples d’une réforme et de sa réception. Lyon, Éditions Olivétan, 2009, 315 p.

zorn jean calvin

Présentation de l’éditeur :
De son vivant, Calvin était un homme de Dieu pour ses partisans, un hérétique pour ses adversaires. Dans les siècles qui suivirent, il devint un héros pour les réformés classiques, un tyran pour les protestants libéraux. Qu’en est-il aujourd’hui, cinq cents ans après sa naissance ? Par-delà des stéréotypes aussi contrastés que tenaces, comment faire droit aux multiples facettes de sa personnalité complexe ? Pour répondre à ces questions, des spécialistes s’intéresseront à Calvin à travers ses œuvres et l’histoire de leur réception dans des contextes variés. Une première série de communications examinera la production théologique de Calvin sous l’angle des différents publics visés. Une deuxième série examinera sa réception spécifique dans le Sud de la France et ses implications, provisoires ou durables, sur la vie politique et sociale de cette région. Une troisième série portera sur sa réception plus générale dans le calvinisme mondial et dans la société sécularisée. Sans prétendre à l’exhaustivité, ce livre vise à faire apparaître un éventail représentatif des multiples figures de la réception de Calvin dans l’histoire et de leurs répercussions à long terme.

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Charles GUÉRIN, Persona. L’élaboration d’une notion rhétorique au Ier siècle av; J.-C. Volume I : antécédents grecs et première rhétorique latine, Paris, Vrin, coll. « Textes et traditions », 2009, 432 p.

guerin charles persona

Présentation de l’éditeur :
Dans une République aristocratique où l’accès à la parole se trouve réservé aux individus reconnus comme légitimes par le biais des magistratures, l’image que l’orateur projette de lui-même à travers son discours constitue un facteur essentiel de persuasion. Héritiers d’une rhétorique grecque largement inadaptée aux conditions de l’éloquence romaine, les théoriciens latins ne réussiront que progressivement à penser cet aspect de la pratique oratoire en élaborant une catégorie propre à leur environnement politique, social et intellectuel : celle de persona, qui recouvre l’ensemble des qualités attendues de l’orateur.
Tout en rapprochant la doctrine rhétorique et les conditions historiques de sa formulation, cette étude adopte un point de vue comparatiste qui permet de préciser ce qui unit et sépare les doctrines grecques de l’èthos (caractère) et l’analyse de la persona dans la rhétorique latine des années 80 av. J.-C. On peut ainsi rendre compte du processus par lequel une formalisation des exigences éthiques et comportementales qui s’imposaient à l’orateur romain a été peu à peu élaborée, ouvrant la voie à une théorisation complète de la persona oratoire dans les traités cicéroniens de la maturité.
En analysant cette construction progressive de la notion de persona oratoire, cet ouvrage aborde la rhétorique comme le révélateur des représentations politiques, sociales et philosophiques qui prévalaient dans la Rome du Ier siècle av. J.-C.

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La fabrique de l’événement, s. dir. de Frédéric ROUSSEAU et Jean-François THOMAS, Paris : Michel Houdiard éditeur, 2009, 384 p.

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Présentation de l’éditeur :
Comment, par quels processus et selon quels critères, un fait ou une situation posés comme réels se voient reconnus l’importance d’un événement ?
Dans la tradition occidentale, les chronologies, les longues listes de dates sont censées nommer et situer dans le temps des événements que des générations ont longtemps appris par cœur. La hiérarchisation est aussi un des aspects du travail du chercheur qui minore, voire efface, certains faits et met l’accent sur d’autres.
Tout ce processus n’est évidemment pas neutre. Il mobilise des enjeux collectifs et les implications sont nombreuses sur les plans social, politique, idéologique, mémoriel, identitaire. Les choix sont d’ailleurs souvent au cœur d’oppositions vives. Ce livre évalue l’impact de la fabrication d’événements dans l’espace public en étudiant comment se nouent dans le temps long le souvenir, l’amnésie ou l’oubli à travers l’expression linguistique et artistique, les manuels scolaires, les mises en récit littéraire et historique.
À partir de points de vue variés et dans le croisement des disciplines, les notions d’événement et de non-événement sont ainsi explorées et questionnées pour tenter d’en dévoiler les principaux enjeux culturels, mémoriels et historiographiques mais aussi et plus largement, politiques, idéologiques et sociaux, car la fabrique de l’événement est bien une expression de pouvoirs.

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Pouvoirs des hommes, pouvoir des mots, des Gracques à Trajan. Hommages au Professeur Paul Marius Martin. Textes rassemblés et édités par Olivier DEVILLERS et Jean MEYERS. Louvain : Éditions Peeters, Bibliothèque d’Études classiques, 2009, 624 p.

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Présentation de l’éditeur :
« Le Professeur Paul Marius Martin, professeur émérite de l’Université Paul-Valéry (Montpellier III), a, au long d’une carrière riche et féconde, renouvelé les études sur les représentations du passé romain en particulier par ses travaux sur la royauté, sur le conflit entre optimates et populares, et plus largement sur les enjeux de pouvoir de la fin de la République et du début du Principat. Cet ouvrage d’hommages, que lui offrent ses collègues, anciens élèves et amis, s’inscrit dans ce sillon. Quarante contributions, regroupées en cinq sections, le composent. Des « regards diachroniques » mettent d’abord en évidence quelques grandes notions, qui ressortissent à la fois aux méthodes d’écriture, et spécialement de l’écriture historiographique, et aux contenus idéologiques (libertas, clementia…). Autour des mêmes lignes directrices, les articles sur la crise de la République s’attachent principalement aux figures de Cicéron et de César, examinés à travers leur action politique et leur œuvre littéraire. Ceux qui portent sur la période augustéenne laissent une grande place à Tite-Live, au cœur de sept contributions prenant en compte divers aspects (traitement des sources, attitude envers Auguste, lexique de la tyrannie…). Pour la période qui va de Tibère à Trajan se détachent les figures de Lucain et de Tacite, le poète épique et l’historien, si proches pourtant par le regard qu’ils portent sur le passé. Enfin, une section sur les « regards ultérieurs » permet de poser la question de la permanence, de la fortune et des mutations des représentations antiques du pouvoir. Une préface du Professeur Jacqueline Dangel évoque la figure du chercheur et de l’homme honoré dans ces Mélanges, que complètent une bibliographie exhaustive des travaux du Professeur Paul Marius Martin et trois indices.< br/> Ce volume d’hommages, où le lecteur trouvera sur le thème du pouvoir romain des approches multiples (études historiques, littéraires, poétiques, linguistiques, rhétoriques, sémantiques, archéologiques, philosophiques), devrait retenir l’attention des spécialistes de la Rome républicaine et impériale, mais aussi de ceux qui savent combien l’oubli de l’Antiquité rend les individus « plus vulnérables » et moins résistants « aux tentatives de manipulations sophistiques de toutes sortes. »

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– Geneviève GAVIGNAUD-FONTAINE, Considérations économiques chrétiennes de saint Paul aux temps actuels. Paris, La Boutique de l’Histoire éditions, 2009, 286 p.

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Présentation de l’éditeur :
« Il s’agit là d’une remarquable et passionnante étude d’économie politique riche d’expériences bimillénaires. C’est dans la doctrine chrétienne que l’auteur cherche la définition du bien commun, de la destination universelle des biens, du rapport entre justes prix, salaire et bénéfice, de la solidarité professionnelle, de l’État et de la subsidiarité des pouvoirs, de la justice sociale… tout en redisant que, pragmatique, ladite doctrine ne constitue ni une théorie, ni une idéologie.
Geneviève Gavignaud-Fontaine est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paul-Valéry Montpellier III. La considérable synthèse personnelle de très haute tenue intellectuelle qu’elle vient de publier résulte d’un travail de longue haleine. L’analyse méthodique des faits et des textes s’y combine avec une ampleur de vues et d’enquêtes pour développer une sereine réflexion historique qui embrasse le temps long comme le fait l’auteur dans l’ensemble de ses travaux. »

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Torture et eucharistie, de William CAVANAUGH, postface de Michel FOURCADE, Genève, Ad Solem, Paris Éditions du Cerf, coll. Théologie, 2009, 444 p.

fourcade torture et eucharistie

Présentation de l’éditeur :
« Depuis plusieurs siècles, l’Église en est venue à ne plus avoir que la « garde des âmes », laissant les corps au soin de l’État. Dans la société moderne, la mission du chrétien se cantonnait désormais à « spiritualiser » les structures de la vie politique et publique. Cette mission a été notamment exposée par les partisans de la « chrétienté profane », inspirée par Jacques Maritain. Or, cette théorie n’envisageait guère l’éventualité d’un temps de persécution où il faudrait que l’Église, Corps du Christ, résiste « corporellement » : où des catholiques, fidèles à l’État, puissent être impliqués contre d’autres catholiques, jugés infidèles, comme ce fut le cas au Chili sous le régime de Pinochet.
Résidant au Chili dans les années 1980, William Cavanaugh a été témoin de ce régime de terreur, du caractère « rituel » de la pratique de la torture par l’État, en une simiesque liturgie de mort, et de l’inefficacité de la hiérarchie de l’Église chilienne, formée à l’école de la « chrétienté profane », face à cette persécution menée par des catholiques contre des catholiques au nom de l’État. Revenu aux États-Unis, où il enseigne la théologie, William Cavanaugh a voulu montrer comment, progressivement, l’Église a su faire échec à la politique de mort de la Junte militaire. À la fois témoignage vécu et réflexion théologique, ce livre exceptionnel jette une lumière radicalement nouvelle sur les événements du Chili, sur les impasses d’une certaine ecclésiologie, et sur les défis que va bientôt devoir relever l’Église d’Occident si elle veut retrouver sa place légitime dans la cité des hommes. »

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La fête au présent. Mutations des fêtes au sein des loisirs, s. dir. de Laurent-Sébastien FOURNIER, Dominique CROZAT, Catherine BERNIÉ-BOISSARD et Claude CHASTAGNER, Paris, L’Harmattan, 2009, 418 p.

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Présentation de l’éditeur :
« L’importance du thème de la fête est devenue indiscutable pour les sciences sociales. La fête s’est renouvelée et appuie aujourd’hui des stratégies de développement territorial, de valorisation ou de construction d’identités complexes, des enjeux géostratégiques de confrontation culturelle. Des regards de géographes, d’ethnologues, de sociologues et de spécialistes des sciences du sport analysent ce sujet de grande complexité et d’ambiguïtés au coeur des évolutions sociales contemporaines. »

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Écrire l’Histoire à Rome, de Stéphane RATTI, avec la collaboration de Jean-Yves GUILLAUMIN, Paul-Marius MARTIN et Étienne WOLFF, Paris, Les Belles-Lettres, 2009, 392 p.

Martin ecrire l'histoire a Rome

Présentation de l’éditeur :
 » Rome et ses historiens : comment César, Salluste, Tite-Live, Tacite, Suétone ou Ammien Marcellin ont-ils forgé, fait et refait l’histoire de Rome ? Acteurs, témoins ou savants érudits, cultivant l’anecdote ou laconiques, tous sont des manipulateurs de haute volée et des idéologues hors pair.
Clair et concis, ce guide présente successivement les grands historiens de la Rome antique de la fin de la République romaine à l’Antiquité tardive, qui trouve ici pour la première fois une place d’importance, et tient compte des derniers acquis de la recherche, notamment concernant la mystérieuse Histoire Auguste. Chaque chapitre est en outre enrichi d’extraits, traduits et commentés, des œuvres abordées. »

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L’enfant juif de Varsovie. Histoire d’une photographie de Frédéric ROUSSEAU, Paris, Le Seuil, Collection L’Univers historique, 2009, 267 pages.

Rousseau enfant juif de Varsovie

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Entre la vieille Europe et la seule France. Charles Maurras, la politique extérieure et la Défense nationale, Paris, Economica, collection Bibliothèque stratégique, 2009, 424 p.

Soutou Motte Louvier Vieille Europe

Présentation de l’éditeur :
Si le rôle de Charles Maurras dans la politique intérieure française reste connu (et très controversé), on oublie généralement qu’il existe un autre Maurras, celui dont le Président Pompidou disait en 1972 qu’il avait ‘prévu le monde actuel ‘ avec soixante ans d’avance. Quelles furent ses thèses sur les relations internationales et les problèmes de défense ? Dans quels postulats s’enracinaient-elles ? Ont-elles connu une évolution entre Kiel et Tanger (1910) et sa mort en 1952 ? Furent-elles unanimement acceptées au sein de l’Action française ou des divergences s ‘y exprimèrent-elles ? Les analyses de Maurras supportent-elles la confrontation avec les acquis de l’historiographie actuelle ? Quelle fut leur influence sur les décideurs politiques et militaires du XXe siècle, en particulier Charles de Gaulle ? Autant de questions qui, à ce jour, n’ont pas assez retenu l’attention des chercheurs. Aussi le présent ouvrage a-t-il l’ambition de faire œuvre pionnière. Au carrefour de la philosophie politique, de la diplomatie, de la géopolitique et de la stratégie, les thèmes qu’il aborde ouvrent des perspectives inattendues sur l’histoire contemporaine.

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