Publications en 2008

Relation de la mission des Pyrénées. 1635-1649 Le jésuite Jean Forcaud face à la montagne, de Serge BRUNET et Paul FAVE.

Roland de Pury 1907-1979. Un théologien protestant non conformiste en son siècle, de Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Paul LOUPIAC, Martin ROTT et Jean-François ZORN.

Un maître d’énergie spirituelle. Frère Exupérien Adrien Mas (1829-1905), de Gérard CHOLVY.

Les affrontements religieux en Europe. Du début du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle. (ouvrage collectif, s. dir. Michel FIGEAC).

Les ports dans l’Europe méditerranéenne. Trafics et circulation. Images et représentations, XVIe-XXIe siècles, Actes recueillis par Lionel DUMOND, Stéphane DURAND et Jérôme THOMAS.

Le « petit patrimoine » des Européens : objets et valeurs du quotidien, s. dir. de Laurent-Sébastien FOURNIER, Avant-propos et préface de Jocelyne BONNET-CARBONELL.

Inscriptions de Délos. Index, tome II : les Déliens, de Claude VIAL.

Lexique de la Grèce ancienne (2e édition), de Claude VIAL.

Philomythia. Mélanges offerts à Alain Moreau, s. dir. de Pierre SAUZEAU et Jean-Claude TURPIN.

Le médecin initié par l’animal. Animaux et médecine dans l’Antiquité grecque et latine, Actes du colloque international de Lyon 26-27 octobre 2006, publiés par Isabelle BOEHM et Pascal LUCCIONI (avec la participation de Suzanne AMIGUES…).

Ars pictoris ars scriptoris. Peinture, littérature, histoire. Mélanges offerts à Jean-Michel Croisille. Textes réunis par Fabrice GALTIER et Yves PERRIN.

Grammairiens et philosophes dans l’Antiquité. Textes réunis par Brigitte PÉREZ et Michel GRIFFE.

Figures de la filiation, de Jean-Daniel CAUSSE.

Introduction à la théologie systématique, ouvrage collectif d’André BIRMELÉ, Pierre BÜHLER, Jean-Daniel CAUSSE et Lucie KAENNEL.

Platon et les Pythagoriciens, Actes du Colloque de Montpellier III, le 19 et 20 Octobre 2006, s. dir. de Jean-Luc PÉRILLÉ.

Phénoménologie de la religion et herméneutique théologique dans la pensée du jeune Heidegger. Commentaire analytique des Fondements philosophiques de la mystique médiévale (1916-1919), de Sylvain CAMILLERI.

Où. L’art, l’instant, le lieu, de Bernard SALIGNON.

Hexen, Hexenverfolgung und magische Vorstellungswelten im modernen Afrika – Witches, witch-hunts and magical imaginaries in modern Africa, de Burghart SCHMIDT et Rolf SCHULTE.

Terror and Its Representations : Studies in Social History and Cultural Expression in the United States and Beyond,de Larry PORTIS et Joseph ZITOMERSKY.


Présentation des publications

Relation de la mission des Pyrénées. 1635-1649 Le jésuite Jean Forcaud face à la montagne, de Serge BRUNET et Paul FAVE. Paris, Editions du CTHS, 2008, 357 p.

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Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Paul LOUPIAC, Martin ROTT et Jean-François ZORN, Roland de Pury 1907-1979. Un théologien protestant non conformiste en son siècle, éd. Olivétan, 2008.

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Présentation de l’éditeur :
« Ecrit à la suite d’une journée d’étude organisée à l’occasion du centenaire de la naissance du pasteur Roland de Pury (1907 – 1979), cet ouvrage propose de revisiter les étapes significatives d’une figure marquante du protestantisme réformé de langue française du XXème siècle. Passée une éphémère ambition littéraire de jeunesse en Suisse, Pury voit se confirmer sa vocation théologique d’âge adulte dans l’Allemagne des débuts du nazisme face à laquelle se dresse la théologie dialectique dont il devient un interprète. Nommé pasteur en France, son combat théologique par la parole prêchée et publiée s’articule avec une action de résistance à la collaboration de l’Etat français. Missionnaire au Cameroun puis à Madagascar, Pury s’engage dans le combat contre la colonisation qu’il débusque autant dans la politique que dans la culture. « Quarante-cinq ans d’action et d’existence théologiques », traversés de joies et d’épreuves, constituent le témoignage d’une œuvre multiforme mais non conformiste – littéraire, pastorale, apostolique, politique – dont les soutiens et les hostilités qu’elle suscite attestent sa pertinence historique et son intérêt toujours actuel. »

Gérard CHOLVY, Un maître d’énergie spirituelle. Frère Exupérien Adrien Mas (1829-1905). Paris, Éditions Salvator, 2008, 249 p.

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Présentation de l’éditeur :
De 1879 à 1882, la laïcisation de l’enseignement primaire public provoque l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes. Que faire ? Même situation en 1904, avec l’interdiction d’enseigner faite à toutes les congrégations. Et si la présence des Frères des Écoles Chrétiennes en France, en 2008, devait beaucoup à l’énergie du Frère Exupérien (Adrien Mas), conseiller d’un Supérieur général affolé ?
Le jeune garçon du Poujol-sur-Orb (Hérault) devient Frère à Béziers, persuadé que la formation est essentielle, tout comme l’engagement spirituel. Sa vie durant, il combat pour la formation sociale et spirituelle des apprentis, des jeunes gens des patronages et pour la formation de ses Frères. Sait-on que le catholicisme français doit à ce religieux l’Association Saint-Labre, d’où sont issus tous les premiers dirigeants des syndicats chrétiens (1887) ainsi que Georges Guérin, fondateur de la JOC française ? Comme nombre de ces « prêtres des fortifs » présents en banlieue parisienne dans les années 1930.

– Les affrontements religieux en Europe. Du début du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle. s. dir. Michel FIGEAC. Paris, Éditions Sedes, collection CNED-SEDES, 2008, 400 p.

Michel FIGEAC a dirigé cette publication avec la participation de Serge BRUNET, Olivier CAPOROSSI, Olivia CARPI, Philippe CASTAGNETTI, Olivier CHALINE, Sylvio HERMANN DE FRANCESCHI, Charles GIRY-DELOISON, Bruno LEAL, Jean-Pierre POUSSOU, Éric SCHNAKENBOURG, Éric SUIRE, Marc VENARD, Bernard VOGLER, Anne WEGENER SLEESWIJK.

Affrontements religieux en Europe

Présentation de l’éditeur :
Du début du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle, la nébuleuse chrétienne éclate. A l’intérieur, les coups sont portés par les Protestants, en lutte contre la papauté et ses fidèles, qu’ils accusent d’avoir trahi le message du Christ. À l’extérieur, les Ottomans multiplient les conquêtes, fragilisant encore les frontières de la Respublica christiana.
Les motifs sont religieux, certes, mais ils ne doivent pas faire oublier que ces guerres sont aussi des affrontements de puissance qui embrasent l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural, de la Scandinavie aux bords de la Méditerranée. Dans ces terres où la majorité des chrétiens ont vécu leur foi en se souciant de Dieu et du quotidien sans forcément se transformer en guerriers, d’autres se sont affrontés sous des formes multiples : violence nue, massacre des corps… La guerre est aussi celle des mots et de l’écrit, le choc des images entre des confessions chrétiennes rivales, érigées en Églises, persuadées de détenir la vérité.
Synthèse inédite, cet ouvrage s’appuie sur les dernières recherches historiques et un collectif d’auteurs de renom pour analyser ces affrontements religieux qui, après avoir mis l’Europe à feu et à sang, ont marqué la suprématie des États et favorisé l’autonomisation partielle du politique vis-à-vis du religieux.

– Les ports dans l’Europe méditerranéenne. Trafics et circulation. Images et représentations, XVIe-XXIe siècles, Actes recueillis par Lionel DUMOND, Stéphane DURAND et Jérôme THOMAS, Montpellier, PULM, 2008, 463 p.

Thomas J les ports dans l'Europe

Présentation de l’éditeur :
« Réunissant près d’une vingtaine de communications, les actes du colloque sur Les ports dans l’Europe méditerranéenne. Trafics et circulation. Images et représentations rendent hommage au professeur Louis Dermigny (1916-1974) et prolongent ses travaux féconds. Ces actes permettent d’approcher les caractères des espaces portuaires en Méditerranée, de l’Espagne au Levant, d’envisager la variété de leurs acteurs et de leurs activités et d’apprécier la diversité des ports, qu’ils soient fluviaux, d’étang ou de mer, où la réalité du trafic côtoie la subjectivité des représentations. »

– Le « petit patrimoine » des Européens : objets et valeurs du quotidien, s. dir. de Laurent-Sébastien Fournier, Avant-propos et préface de Jocelyne Bonnet-Carbonell, Paris, L’Harmattan, 2008, 302 p.

Bonnet Le petit patrimoine en Europe

Présentation de l’éditeur :
Le « petit patrimoine » que ce volume interroge est celui des objets dont la valeur n’est pas la valeur marchande mais la valeur affective, subjective, symbolique. Ce petit patrimoine, composé de jouets, outils, ustensiles, séries de verroteries ou de ferblanteries, souvenirs de voyage, correspondances, etc., mobilise les groupes dans lesquels il circule : famille, cercles d’amis, corps de métier, associations… Non institutionnalisé, il constitue cependant une source de documentation originale.

Claude VIAL, Inscriptions de Délos. Index, tome II : les Déliens. Paris : Académie des Inscriptions et Belles Lettres, De Boccard, 2008, 150 p.

Vial Inscriptions de Délos

Présentation de l’éditeur :
« Ce volume est la 2e section de l’index prosopographique des inscriptions déliennes après celle consacrée aux étrangers qu’a publiée en 1992 Jacques Tréheux dans la même collection. C’est un index des Déliens attestés dans la totalité des inscriptions de Délos ; pour chaque individu dont le statut de citoyen n’est pas totalement indiscutable, le degré de certitude est précisé. De même, « on indique les chances qu’a un individu sans patronyme de se confondre avec un homonyme dont le patronyme est assuré. Beaucoup de Déliens sont connus comme membres d’une famille et d’une lignée, et les rubriques indiquent systématiquement les liens de parenté. Elles sont souvent longues et complexes parce que les Déliens sont fréquemment mentionnés à plusieurs reprises dans les textes et que le même personnage y apparaît souvent dans des rôles divers, un phénomène unique dans l’épigraphie grecque. Cet Index est une véritable prosopographie qui mentionne explicitement toutes les informations fournies par les inscriptions sur chacun des Déliens, avec les dates, les activités, les liens avec d’autres personnes. »

Claude VIAL, Lexique de la Grèce ancienne . Paris : Armand Colin, 2008 (2e édition), 240 p.

Claude Vial Lexique de la Grèce ancienne

Présentation de l’éditeur :
« Définir les notions essentielles à la compréhension de la Grèce ancienne, tel est l’objet de cet ouvrage qui propose un moyen d’information rapide, précis et intégrant les dernières évolutions des connaissances. Plus de 500 entrées traitent l’ensemble des réalités essentielles du monde grec : institutions administratives, politiques et militaires, notions morales, pratiques religieuses, faits économiques et sociaux, civilisation matérielle, phénomènes culturels… Outil indispensable pour découvrir et comprendre les livres et manuels spécialisés comme pour interpréter les documents anciens, ce Lexique de la Grèce ancienne, grâce à un jeu de renvois d’un article à l’autre, à des cartes et des plans et à un répertoire géographique, constitue un ouvrage de référence qui couvre l’ensemble des besoins des étudiants d’histoire ancienne. »

Philomythia. Mélanges offerts à Alain Moreau, s. dir. de Pierre SAUZEAU et Jean-Claude TURPIN, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2008, Collection Cahiers du GITA n°16-2008, 304 p.

GITA 16 Philomythia 2008

 

Le médecin initié par l’animal. Animaux et médecine dans l’Antiquité grecque et latine, Actes du colloque international de Lyon 26-27 octobre 2006, publiés par Isabelle BOEHM et Pascal LUCCIONI (avec la participation de Suzanne AMIGUES…), Lyon, Maison de l’Orient et de la Méditerranée, série littéraire et philosophique 12, 2008, 260 p.

Le médecin initié par l'animal

Ars pictoris ars scriptoris. Peinture, littérature, histoire. Mélanges offerts à Jean-Michel Croisille.Textes réunis par Fabrice GALTIER et Yves PERRIN, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2008, 428 p. Ouvrage publié avec le concours du CERCAM, Université Paul-Valéry (Montpellier III) et de l’Université Jean-Monnet (Saint Étienne).

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Présentation de l’éditeur :
« Professeur à l’Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, Jean-Michel Croisille est l’auteur d’une thèse remarquée intitulée Poésie et art figuré de Néron aux Flaviens et de multiples publications sur la poésie et la peinture romaines. Ses recherches l’ont naturellement amené à s’intéresser à l’histoire de Rome et à sa représentation aux époques moderne et contemporaine. Co-fondateur de la Société Internationale d’Études Néroniennes, dont il est aujourd’hui le président d’honneur, il a organisé plusieurs colloques internationaux sur l’époque du prince artiste et donné à cette société un rayonnement européen.
Dans le sillage de ses travaux, une trentaine de ses amis et élèves français et étrangers – latinistes, historiens, historiens de l’art, archéologues, philologues – poursuivent l’exploration des domaines qu’il a marqués de son empreinte, la poésie, la peinture et l’histoire. Par la variété de leurs approches et la confrontation interdisciplinaire qu’elles appellent, leurs contributions sont l’illustration de la fécondité de ses problématiques scientifiques. »

Grammairiens et philosophes dans l’Antiquité gréco-romaine. Textes réunis et présentés par Brigitte PÉREZ et Michel GRIFFE. Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée (PULM), 2008, 245 p.

grammairiens philosophes

Présentation de l’éditeur :
« La grammaire est née en Grèce avec la diffusion progressive de l’écriture phénicienne à partir du IXe siècle avant J.-C. et de son enseignement aux enfants dans les cités. Avec les Stoïciens, la grammaire conquiert un statut bien défini dans la philosophie, entre la logique et la dialectique. Elle perfectionne ses concepts, les catégories grammaticales, entre autres, et l’étymologie des mots, sans devenir pour autant une science du langage indépendante.
À Rome, la grammaire a eu un succès considérable : les élites politiques estimaient qu’on ne pouvait prétendre gouverner le monde sans maîtriser le latin, appelé à devenir la première langue administrative de l’empire. La latinitas, pendant exact de l’hellenismos, conserve l’exigence systématique de la tradition philosophique, tandis qu’elle acquiert des nécessités de l’enseignement une ambition normative.
Les études ici réunies apportent des regards croisés de philosophes, de philologues et de linguistes sur leurs disciplines d’enseignement et leurs représentants antiques. »

Jean-Daniel CAUSSE, Figures de la filiation, Paris, Cerf, (Collection « La nuit surveillée »), 2008, 128 p.

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Présentation de l’éditeur :
Dans un temps où la figure de l’enfant fait l’objet de nombreuses captures fantasmatiques, comment repenser la notion de filiation ? La thèse de cet ouvrage est que le mot « fils » est une définition de notre propre humanité. La filialité, en son sens profond, signifie la nécessité de reconnaître une « précédence », c’est-à-dire le fait que nul ne peut se situer à l’origine de lui-même. C’est pourquoi l’obsession contemporaine d’un individu qui pourrait s’auto-fonder est justement à comprendre comme une haine, souvent masquée, de la filiation. Une telle haine trouve de multiples expressions, notamment le désir que le « fils » ne soit pas le nom de la nouveauté, mais seulement une perpétuation de ce qui a été. Revisiter quelques grands lieux de la pensée permet sans doute le recul nécessaire pour affronter les questions d’aujourd’hui. C’est ce qui donne forme au parcours proposé : le mythe freudien de « Totem et tabou », le récit de la tour de Babel et l’histoire du patriarche Abraham, l’émergence de Dieu sous la figure du Fils dans le christianisme, l’articulation d’une fraternité et d’une filialité, une relecture de l’affirmation de Jacques Lacan selon lequel il n’y a pas de rapport sexuel et ses effets sur une pensée de la filiation.

– Introduction à la théologie systématique, (éd. en coll. avec André BIRMELÉ, Pierre BÜHLER, Jean-Daniel CAUSSE et Lucie KAENNEL), Genève, Labor et Fides, (Lieux théologiques 39), 2008, 624 p.

Introduction à la théologie systématique
Présentation de l’éditeur :
Cet ouvrage propose une initiation aux démarches de base, aux thèmes majeurs, aux enjeux et débats actuels dans le domaine de la théologie systématique. Relation vivante et confiante à Dieu, la foi chrétienne n’est pas, dans son mouvement fondamental, un ensemble d’affirmations systématiques et de convictions doctrinales, mais elle se veut intelligible dans ce qu’elle estime avoir à dire sur des questions communes à tous. Il importe donc d’élaborer des instruments qui permettent de prendre position dans le temps présent et de tester la pertinence des affirmations théologiques pour aujourd’hui, en dialogue avec d’autres systèmes de référence. Le présent ouvrage propose en quatorze chapitres les dossiers majeurs du champ théologique couramment appelé « dogmatique ». Dans une première partie, intitulée « Prolégomènes », il en va de poser les bases du travail dogmatique et d’en définir les conditions. La deuxième partie, intitulée « Dossiers thématiques », propose un parcours à travers les principaux thèmes de la dogmatique. La troisième partie, enfin, offre une « reprise pédagogique », en proposant au lecteur diverses pistes pour travailler avec l’ouvrage et pour s’approprier ses contenus.

– Platon et les Pythagoriciens, Actes du Colloque de Montpellier III, le 19 et 20 Octobre 2006, sous la direction de Jean-Luc PÉRILLIÉ. Bruxelles, Édition Ousia, collection Cahiers de philosophie ancienne 20, 2008, 284 p.

Périllié Platon et les Pythagoriciens

Présentation de l’éditeur :
Si, dans le livre VII de la République, Platon nous apprend que le mouvement pythagoricien était connu pour avoir développé des recherches scientifiques, notamment dans les domaines de l’harmonique mathématique et de l’astronomie, les deux sciences étant considérées comme « soeurs », dans le livre X, il fait allusion à un « genre de vie pythagorique », à caractère pédagogique et probablement sectaire. En effet, grâce à la République et d’autres dialogues platoniciens comme le Phédon, le Philèbe et le Timée, nous disposons de témoignages anciens concernant une philosophie complexe, antérieure au platonisme mais difficile à circonscrire, par le fait même que Platon cite très rarement ses sources. Cependant le philosophe athénien, en dépit d’une certaine critique, pourrait en être assez redevable, puisqu’il semble reprendre des thèmes pythagoriciens, tant dans ses dialogues que dans les enseignements non écrits qu’Aristote lui attribue. L’objectif de cet ouvrage, issu d’un colloque organisé à l’Université Paul Valéry, de Montpellier III, est de voir dans quelle mesure Platon reprend, reorganise ou rejette les savoirs et les croyances provenant du pythagorisme. Il s’agit, relativement à un sujet aussi délicat, de laisser la parole à un certain nombre de spécialistes proposant des analyses complémentaires, parfois divergentes, mais susceptibles, chaque fois, de fournir un éclairage sur cette énigme qui traverse la pensée platonicienne.

Sylvain CAMILLERI, Phénoménologie de la religion et herméneutique théologique dans la pensée du jeune Heidegger. Commentaire analytique des Fondements philosophiques de la mystique médiévale (1916-1919), Dordrecht, Springer, coll. « Phaenomenologica » 184, 2008, viii + 640 p.

Camilleri Sylvain Phénoménologie

Présentation de l’éditeur :
Cette étude tente de reconstruire la première phénoménologie de la religion du jeune Heidegger par l’examen du recueil de notes éparses rédigées entre 1916 et 1919 et intitulé rétrospectivement Les fondements philosophiques de la mystique médiévale. Entre sa thèse d’habilitation et ses premiers cours d’après-guerre, Heidegger se consacre à l’écriture d’une Phénoménologie de la conscience religieuse qui, pour des raisons quelque peu mystérieuses, restera finalement inachevée. Si certains de ses éléments seront repris et assimilés dans les cours sur Paul et Augustin des années 1920 et 1921, de nombreux autres, concernant des auteurs tels que Maître Eckhart, Bernard de Clairvaux, Luther, Schleiermacher ou Adolf Reinach, ou des notions phénoménologiques, théologiques et religieuses, telles que la prédonation, la foi, la prière ou l’a priori religieux, trouvent dans ce texte une thématisation tout à fait spécifique, dictée par une situation biographique et philosophique singulière. C’est pour répondre à cette dimension hapaxique que ce livre tente un commentaire exhaustif des notes heideggeriennes. Et c’est à l’occasion de cette lecture suivie que sont apparues les grandes lignes de ce que l’on peut appeler une « herméneutique théologique » censée guider la phénoménologie sur le terrain religieux nouvellement investi et la familiariser avec des phénomènes qui résistent en certains endroits à son esprit méthodique. Malgré leur caractère introductif, les premières recherches de Heidegger témoignent d’une richesse, d’une profondeur et d’un respect de la vie religieuse inégalés à ce jour et il n’est pas exagéré de dire qu’elles devraient servir de prolégomènes à toute phénoménologie future de la religion. Ainsi, parallèlement au travail d’explication, le travail ici présenté esquisse en ce domaine quelques chemins possibles en prolongeant certaines descriptions heideggeriennes et en posant les bases d’un nouveau dialogue entre phénoménologie, théologie et sciences religieuses.

Bernard SALIGNON, Où. L’art, l’instant, le lieu. Paris, Le Cerf, collection La Nuit surveillée, 2008, 170 p.

Salignon ou l'art l'instant le lieu

Présentation de l’éditeur :
Où chercher ce qui encore peut ouvrir l’homme à son existence ? Où trouver des lieux qui libèrent dans l’espace des instants qui échappent au prescriptif, au dispositif, au fonctionnalisme ?
La cité, aujourd’hui soumise à une pensée unique et totalitaire, ne laisse plus aucun intervalle où le sens puisse se ressourcer et se décider esthétiquement et éthiquement. La saturation des espaces démontrée par la ville moderne signe l’emprise de la pulsion de mort et du monde du narcissisme où rien ne fait appel vers l’autre.
La ville actuelle, dans ses prolongements multiples (périphéries, banlieues, centres commerciaux, villes nouvelles) annonce la mort de la cité. Être ensemble dans l’espace public – rues, places, allées, parcs et jardins – consistait autrefois pour l’architecte à promouvoir des espaces de rencontres et des moments de quiétude, dans un rythme en rupture. L’ensemble était accueilli par des formes esthétiques qui articulaient le passé au présent, le public au privé, le proche au lointain, le dedans au dehors. Aujourd’hui, le futur n’a rien à nous dire et l’histoire, malheureusement, rien à nous apprendre. Il nous reste encore à soutenir ce qui fonde et articule les liens de l’homme à la communauté d’un côté et à sa facticité de l’autre. Tout être parlant cherche dans le temps de sa vie des lieux où le désir et l’inconnu nouent le hasard à l’existence.

Burghart SCHMIDT et Rolf SCHULTE, Hexen, Hexenverfolgung und magische Vorstellungswelten im modernen Afrika – Witches, witch-hunts and magical imaginaries in modern Africa. Hamburg, DOBU Verlag, 2008, 255 p. (Veröffentlichungen des Arbeitskreises für historische Hexen- und Kriminalitätsforschung in Norddeutschland, hg. von Burghart Schmidt und Katrin Moeller, Bd. 5).

Schmidt Hexenglauben

Hexenglauben und Hexenverfolgungen sind aus dem gegenwärtigen Afrika ebensowenig weg- zudenken wie magische Überzeugungen. Ge- rüchte über Politiker oder Fußballvereine, die magische Mittel einsetzen, um zum Erfolg zu gelangen, Berichte über familiäre und nachbar- schaftliche Konflikte, die auf Hexereibeschul- digungen beruhen, spielen eine zentrale Rolle in einer als bedrohlich empfundenen Alltags- realität.
Hexenglauben und Hexenverfolgungen sind keine Überbleibsel einer traditionellen afrikanischen Folklore, sondern Teil eines sozialen Dramas, das die meisten Regierungen vor enorme, nahezu unlösbare Aufgaben stellt.
Das vorliegende Buch gibt Auskunft über die vielfältigen psychologischen, religiösen und gesell- schaftlichen Implikationen des Hexenglaubens in verschiedenen afrikanischen Regionen und Ethnien. Die in Deutsch und Englisch verfassten Beiträge eröffnen ein tieferes Verständnis bestehender Lebenswelten in einem im Umbruch befindlichen Kontinent.

– Larry PORTIS et Joseph ZITOMERSKY, Terror and Its Representations : Studies in Social History and Cultural Expression in the United States and Beyond. (Milan-Montpellier Group for the Study of United States History and Culture). Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée (PULM), 2008, 320 p.

Terror and its representations

Présentation de l’éditeur :
Quelles sont les origines et la nature de la terreur et du terrorisme aux États-Unis et ailleurs ? Cet ouvrage composé d’essais sur l’histoire de la terreur et sur sa réalité contemporaine met en lumière des aspects peu connus d’un sujet captivant. Depuis les révolutions française et étatsunienne, les gouvernements et leurs opposants ont utilisé la terreur et le terrorisme pour différentes raisons politiques. On apprendra ici comment la terreur et le terrorisme ont marqué l’évolution des valeurs sociales, comment ils sont entrés dans les expressions culturelles de tout type — littéraires, musicales, télévisuelles, cinématographiques — et comment ils ont influencé la formation des idéologies et des institutions politiques. Il est possible de traiter un sujet sensible en gardant la distance critique nécessaire à un débat de fonds : c’est ce que les auteurs de cet ouvrage ont voulu montrer.

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