Une alliance improbable. L’armée française et la Russie soviétique, 1917-1939.

Georges Vidal alliance improbable armee francaise et la Russie sovietique

Georges VIDAL, Une alliance improbable. L’armée française et la Russie soviétique, 1917-1939. Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015, 312 p.

Présentation de l’éditeur :
Pour l’armée française, le régime communiste devient dès 1917 un sujet de grande interrogation : s’agit-il d’un partenaire possible ? En dépit des réponses divergentes et des controverses, les analyses des militaires français restent dominées par la conviction que l’URSS est une nouvelle mouture de l’ancienne Russie, avec toutes ses faiblesses et ses incertitudes. C’est dire si le mythe du colosse aux pieds d’argile demeure en filigrane dans la prise en compte de l’URSS comme facteur international.

Résumé :
Une alliance improbable L’armée française et la Russie soviétique 1917-1939 Si le passage du tsarisme au communisme marque bien une rupture dans la perception de la question russe par les militaires français, cette césure est moins brutale et complète qu’il n’y paraît et ses causes sont trop complexes ou diverses pour être réduites au seul jeu des facteurs idéologiques et politiques. Il serait donc erroné de croire qu’avant octobre 1917, l’armée française est russophile, et qu’avec la révolution bolchevik, elle devient immédiatement et irrémédiablement soviétophobe. C’est le facteur géostratégique qui explique pour une bonne part ce positionnement nuancé, car jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale l’Allemagne reste pour l’armée française la menace principale, ce qui détermine largement son attitude vis-à-vis de l’État soviétique, un enjeu corrélé à partir des années 1920 aux alliances de revers avec la Pologne et la Petite Entente. Pour toutes ces raisons, le régime communiste devient dès 1917 un sujet de grande interrogation : s’agit-il d’un partenaire possible ? Sur l’ensemble de la période, le haut commandement, oscillant entre hostilité, indifférence et intérêt, ne parvient pas à fournir une solution claire et durable à ce problème qui s’inscrit dans la durée et pose une série de questions récurrentes : les objectifs des dirigeants soviétiques sont-ils avant tout révolutionnaires ou nationaux ?; ce régime est-il stable, solide ?; a-t-il les moyens de mener une politique de puissance ?; par-delà la propagande du Kremlin et les données statistiques, quelle est la véritable valeur de l’Armée rouge ?; une alliance est-elle possible et souhaitable ? Cependant, en dépit des réponses divergentes et des controverses, les analyses des militaires français restent dominées par la conviction que l’URSS est une nouvelle mouture de l’ancienne Russie, avec toutes ses faiblesses et ses incertitudes. C’est dire si le mythe du colosse aux pieds d’argile demeure.

Sommaire :

La perception du monde soviétique

  • Le régime bolchevik entre modernisation et asiatisme
  • Une croissance économique contrastée mais globalement appréciable

L’Armée rouge, un outil militaire problématique

  • Un instrument défensif qui se renforce (1918-1935)
  • Une armée nationale qui se professionnalise (printemps 1935-printemps 1937)
  • L’Armée rouge assassinée (juin 1937-printemps 1939) ?

Le dilemme soviétique et la question du front oriental

  • Guerre et bolchevisme (février 1917-novembre 1918)
  • De l’hostilité tempérée au rapprochement limité (1918-1935)
  • Imbroglio oriental et stratégie attentiste (mai 1935-juin 1937)
  • Des grandes purges à la guerre : le jeu de balancier (juin 1937-août 1939)

logo_pur

Les commentaires sont fermés.