PÉRILLIÉ Jean-Luc

Maître de conférences (HDR) en philosophie ancienne à l’Université Paul-Valéry Montpellier III, agrégé de l’université

Centres de recherche :
Équipe interdisciplinaire C.R.I.S.E.S.
Membre associé de l’équipe de EA 3273 : Institut d’Histoire de la Philosophie, Université Aix-Marseille.

Activités pédagogiques :
Professeur certifié de philosophie au lycée Vincent d’Indy de Privas 1988
Professeur agrégé de philosophie au lycée Vincent d’Indy de Privas, 1995
Maître de conférences en philosophie ancienne, à L’université Paul-Valéry, Montpellier III, 2002

Activités administratives :
Directeur adjoint du département de philosophie de Montpellier III 2005-2007
Directeur du département de philosophie de Montpellier III 2008-2010

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Publications

Ouvrages :

– Jean-Luc PÉRILLIÉ, Mystères socratiques et Traditions orales de l’eudémonisme dans les Dialogues de Platon. Préface de Thomas A. Szlezák. Sankt Augustin, Academia Verlag, 2015, 524 p.

Perillie mysteres socratiquesPrésentation de l’éditeur :
Platon, dans l’Apologie, a d’abord représenté Socrate comme un philosophe transparent, n’ayant rien à cacher. Plus tard, dans le Théétète et d’autres dialogues, il décrit la maïeutique socratique comme auréolée de mystère. Ce faisant, Platon s’est sensiblement rapproché de l’ancien portrait de Socrate – de type ésotérique – dressé par Aristophane.
En prenant appui à la fois sur l’étude des correspondances trop souvent négligées entre les deux portraits et sur l’examen des structures orales récurrentes dans les dialogues socratiques de Platon, l’objet premier de ce livre est de tenter d’obtenir une meilleure approche du « phénomène Socrate » dans toute sa complexité.
En second lieu est proposée une tentative totalement inédite de reconstitution des « Mystères socratiques » : au cours des entretiens avec ses disciples, Socrate pouvait être investi par le don divin (theia moira) et par une sagesse démonique (daimonia sophia).
Prononçant les legomena (paroles obscures et secrètes de l’orphisme relatives à l’eudaimonia, au salut de l’âme), il transposait la tradition, dégageant des significations nouvelles. En tant que philosophe (se distinguant des prêtres-mendiants orphiques et des hiérophantes), il parvenait aussi à expliciter le sens des paroles inspirées qu’il avait proférées, au moyen du dialogue (dialegesthai). Les pratiques cathartiques de la réfutation (elenchos) et les intuitions fulgurantes de Socrate produisaient le plus grand effet sur les disciples, qui devenaient à leur tour « foudroyés et possédés ». Ces intuitions comme semences de vérité (spermata) marquaient le point de départ du processus maïeutique.

Oralité et Écriture chez Platon, Bruxelles, Éditions Ouisa, collection Cahiers de philosophie ancienne n°22, 2011, 239 p.

Oralité et écriture chez PlatonPrésentation de l’ouvrage :
D’après un rapport d’Aristote, Platon aurait élaboré des doctrines non écrites (agrapha dogmata). D’autres rapports nous délivrent quelques aperçus sur ces doctrines non apparentes dans les dialogues. Nous savons aussi que, dans le Phèdre, Platon se livre à une critique radicale de l’écrit, qu’il considère comme un simulacre (eidôlon) du discours véritable, qui est oral. Il a même précisé dans la Lettre VII qu’un savoir (mathèma) portant sur les choses les plus grandes (ta megista), de sa part, n’a jamais été et ne sera jamais couché par écrit. Par conséquent, aborder le thème général du rapport entre oralité et écriture chez Platon nous amène prioritairement à prendre en considération ces témoignages tout à fait inattendus, et même littéralement stupéfiants : Platon semble dès lors appartenir à un autre monde, par le fait même qu’il n’aurait pas jugé nécessaire de publier par écrit sa plus haute philosophie. Or une telle approche du rapport entre oralité et écriture chez Platon, qui prend pourtant appui sur un certain nombre de témoignages directs et indirects, est loin d’être admise par l’ensemble des spécialistes du platonisme. Une très vive querelle a divisé, et continue encore de diviser les historiens, les uns, ayant été appelés « ésotéristes », prenant très au sérieux ces documents, les autres, « anti-ésotéristes », les rejetant systématiquement ou cherchant à en minimiser l’importance. L’objet de cet ouvrage collectif est de faire le point sur l’état de la question, et d’examiner s’il n’est pas possible de dégager des pistes nouvelles susceptibles de faire avancer les discussions et la réflexion sur ce qu’est réellement le platonisme.

Platon et les Pythagoriciens, Actes du Colloque de Montpellier III, le 19 et 20 Octobre 2006, sous la direction de Jean-Luc Périllié. Bruxelles, Éditions Ouisa 2008, 284 p.

Platon et les PythagoriciensPrésentation de l’ouvrage :
Le livre VII de la République de Platon nous apprend que le mouvement pythagoricien était connu pour avoir développé des recherches scientifiques, notamment dans les domaines de l’harmonique mathématique et de l’astronomie, les deux sciences étant considérées comme « sœurs ». Dans le livre X de la même œuvre, l’auteur fait allusion à un « genre de vie pythagorique », à caractère pédagogique et probablement sectaire. Avec la République et d’autres dialogues platoniciens comme le Phédon, le Philèbe et le Timée, nous disposons de témoignages anciens concernant une philosophie complexe, antérieure au platonisme mais difficile à circonscrire, par le fait même que Platon cite très rarement ses sources. Cependant le philosophe athénien, en dépit d’une certaine critique, pourrait en être assez redevable, puisqu’il semble reprendre des thèmes pythagoriciens, tant dans ses dialogues que dans les enseignements non écrits qu’Aristote lui attribue. L’objectif de cet ouvrage, par conséquent, est de voir dans quelle mesure Platon reprend, réorganise ou rejette les savoirs et les croyances provenant du pythagorisme. Il s’agit, relativement à un sujet aussi délicat, de laisser la parole à un certain nombre de spécialistes proposant des analyses complémentaires, parfois divergentes, mais susceptibles, chaque fois, de fournir un éclairage sur cette énigme qui traverse la pensée platonicienne.

Contributions d’Annie Bélis, Anastasios Brenner, Luc Brisson, Gisèle Clément-Dumas, Jean-Joël Duhot, Joël Figari, Vana Nicolaïdou Kyrianidou, Marie-Pierre Noël, Jean-Luc Périllié, Thomas A. Szlezák, Anne Gabrièle Wersinger.

Symmetria et rationalité harmonique, Source pythagoricienne de la notion de symétrie, Éditions L’Harmattan, Paris, 2005, 282 pages.

symmetria et rationalite harmoniquePrésentation de l’ouvrage :
Deux termes techniques expriment la notion de proportion chez les Anciens : l’analogia et la symmetria (ou summetria). Le premier, indiquant une identité de raisons, en est le principe ; le second, signifiant étymologiquement la commensurabilité, en représente la manifestation harmonieuse. C’est précisément dans le domaine de la théorie musicale des Pythagoriciens, sur la base de la découverte d’une structure proportionnelle et numérique de la gamme, que la symétrie a été primitivement conçue. Ce thème ayant été peu étudié, il convient d’essayer d’en reconstituer l’apparition dans les sciences, dans les théories de l’art, et de bien comprendre la représentation du monde à laquelle il correspond, celle-ci mêlant curieusement mystique et rationalité. La symétrie proportionnelle semble dès lors s’ériger en modèle mathématique précis, conférant une véritable dimension savante au paradigme antique de l’harmonia mundi, parvenant même à séduire des penseurs prestigieux et prolifiques comme Platon, le jeune Aristote, le Stoïcien Chrysippe, le médecin Galien. Non sans enthousiasme, la pensée grecque a cru ainsi cerner l’intime rationalité du monde, et parvenir à une définition objective de la beauté et de la santé du corps.

 

Articles :

– « La métaphore du sentier chez Aristophane et Empédocle : le ridicule d’un profanateur de la philosophie », in Météôrosophistai. Contributions sur les Nuées d’Aristophane. Cahiers du Théâtre Antique. Cahiers du GITA n°19, nouvelle série n°1, édité par Christophe Cusset et Marie-Pierre Noël, Besançon, 2015, p. 105-169.

– « Platon et Aristote, un contentieux moins doctrinal que personnel », in La Pomme d’Éris. Le conflit et sa représentation dans l’Antiquité, Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2012, pp. 131-162.

– « Le pythagorisme de Simone Weil », à paraître prochainement dans les Cahiers de l’Herne, sous la direction d’Emmanuel Gabellieri.

– « Ascèse et contemplation dans le Théétète » Colloque : Les dialectiques de l’ascèse organisé par Brigitte Perez et Pierre-Yves Kirschleger novembre 2009, Paris, Éditions Garnier, 2011, pp. 129-149.

– « Introduction : Éléments d’une controverse » in Oralité et écriture chez Platon, Cahiers de Philosophie ancienne n. 22, Éditions Ousia Bruxelles, 2011, pp. 9-38.

– « Oralité et maïeutique socratique » in Oralité et écriture chez Platon, Cahiers de Philosophie ancienne n°22, Éditions Ousia, Bruxelles, 2011 pp. 117-166.

– « Socrate et l’enfantement de la pensée », Revue Prétentaine, N° 25/26 Beauschêne, 2009, pp. 19-50.

– « Avant-propos aux pages pythagoriciennes », Direction Florence de Lussy in volume 2 des Écrits de Marseille, de Simone Weil, tome IV des Œuvres complètes, 2009, Gallimard, p. 64-72.

– « La notion d’atrapos dans les Nuées ; Empédocle et Aristophane » dans Revue de Philosophie ancienne, Bruxelles, dir. Lambros Couloubaritsis, Ousia n°2, 2009, pp. 63-97.

– « Platon d’après Milhaud », in Science histoire et philosophie selon Gaston Milhaud, Constitution d’un champ disciplinaire sous la troisième république, Vuibert 2009, pp. 87-100.

– « Pour une synthèse des trois évangiles de l’Occident », Revue électronique Klèsis, n°10, 2008. Article en ligne ⇒

– « Platon, Socrate et la musique des mystères », Revue Prétentaine, Université Paul-Valéry, Montpellier III, 2007.

– « Les premiers philosophes et l’enthousiasme des origines », Revue électronique Klèsis, n°2, De la philosophie grecque, 2006. Article en ligne ⇒

– « Colotès et la béatification épicurienne de l’amitié », Études Philosophiques, P.U.F., Paris, mai 2005, pp. 229-259.

– « Summetria des Nombres de La République », février 2004, n°1, tome 102, Revue Philosophique de Louvain, Louvain-la-Neuve, pp. 35-58.

– « Stratégie dormante et politique platonicienne », Revue Les Études, Paris, novembre 2004, pp. 483-490.

– « La théorie sophistique du Contrat d’après Glaucon », Revue Dissertatio, Pelotas, Brésil, décembre 2004, pp. 37-66.

– « Symmetria et chiasme athénien », Publication éditée par le Centre d’Éudes sur la pensée antique » Kairos kai logos » du département de philosophie de l’Université de Provence, le 9 Avril 2003 (à paraître).

– « Platon, Rousseau et la république holistique », Revue de philosophie ancienne, XXI, n°1, p. 73-108, Bruxelles, 2003.

– « L’Atlantide entre muthos et logos », Revue Prétentaine, 16/17, Université Paul-Valéry, Montpellier III, décembre 2003, pp. 421-444.

– « Découverte des incommensurables et vertige de l’infini », Cahiers philosophiques, CNDP n°91, pp. 9-29, Juin 2002. Article en ligne ⇒

Conférences et séminaires :

– Cycle de conférences à l’Université d’État de São-Paulo, Brésil, sur le thème : Platon et la symétrie. Le 22, 25, 29, 30 octobre 2002.

– Conférence le 9 avril 2003 au Centre d’Études sur la Pensée Antique « Kairos kai Logos« , Université de Provence, (Aix-en-Provence), Centre de Lettres et de Sciences humaines, sur le thème : Symmetria et chiasme athénien.

– Conférence le 21 mai 2003 à l’Institut d’Histoire de la Philosophie, Université de Provence, (Aix-en-Provence), Centre de Lettres et de Sciences humaines, sur le thème : L’enseignement oral de Platon.

– Conférence sur le thème de l’origine pythagoricienne de la notion de Philia teleia chez Aristote, présentée au sein du Colloque international consacré au thème de « l’Amitié chez Aristote », à L’Université Catholique de Louvain (Belgique) le 11 et 12 mai 2004. Colloque organisé par Pierre Destrée (Institut Supérieur de Philosophie, Centre Dewulf-Mansion).

– Communication, le 16 mars 2005, à l’Université de Provence (Aix-en-Provence), Centre de Lettres et de Sciences humaines, dans le cadre d’un séminaire organisé par Mme Elsa Grasso, sur le thème : « Dialectique et Programme politique dans la République de Platon ».

– Congrès international H.O.P.O.S., E.N.S. rue d’Ulm, Paris, 14-18 Juin 2006 (organisation A. Brenner, J. Gayon) titre de la communication : « Le graphein et le legein dans les méthodologies antiques de la définitionet du savoir ».

– Communication au colloque «Comment les Grecs ont-ils pensé l’art? Organisation Jean-Joël Duhot Lyon III 20 décembre 2006. Titre de la communication : «Les Grecs et la section d’or».

– Communication au Colloque Gaston Milhaud (colloque organisé par Anastasios Brenner et Annie Petit, Univ. Paul-Valéry Montpellier III, 15-17 mars 2007) : «Platon et l’incommensurabilité, d’après Gaston Milhaud».

– Communication au CIRAD (Montpellier) pour le 10 mai 2007, sur le thème : «La nature (physis), puissance ou matière?».

– Communication au séminaire : Qu’est ce qu’un héritage? (janvier 2008 ,Université Paul-Valéry Montpellier III) : « Les héritiers de Socrate, d’après Platon ».

– Communication au colloque : Le conflit dans l’antiquité (avril 2008, Université Paul-Valéry Montpellier III) : « Platon et Aristote, un contentieux moins doctrinal que personnel ».

– Communication à la journée d’Étude consacrée aux Nuées d’Aristophane (Université Paul-Valéry Montpellier III mars 2009) : « la notion d’atrapos, Aristophane et Empédocle ».

– « Simone Weil et les Pythagoriciens », Communication en binôme avec Florence de Lussy après la publication du volume 2 des Écrits de Marseille, tome IV des Œuvres complètes, le 10 février 2010, salle Pétrarque.

– « Un renversement maximal du platonisme orthodoxe, Aristote, Métaphysique, Mu 10″, Conférence au Centre d’Études sur la Pensée Antique « Kairos kai Logos », Université de Provence, (Aix-en-Provence), Centre de Lettres et de Sciences humaines, le 12 octobre 2011 (à paraître).

Organisation de colloques, séminaires, journées d’études :

Colloque international qui s’est tenu le 19 et 20 octobre 2006, Université Paul-Valéry, Montpellier III
Thème : « Platon et les Pythagoriciens, Hiérarchie des savoirs et des pratiques ». Organisateur : Jean-Luc Périllié.
Intervenants : Thomas A. Szlezák (Univ. de Tübingen), Vana Nicolaïdou Kyrianidou (Univ. d’Athènes), Luc Brisson (dir. de rech. CNRS), Annie Bélis (dir. de rech. CNRS), Anne-Gabrièle Wersinger (Paris I), Alonso Tordesillas (Aix-Marseille I), Marie-Pierre Noël (Montpellier III), Anastasios Brenner (Montpellier III), Gisèle Dumas (Montpellier III), Jean-Joël Duhot (Lyon III), Joël Figari (Doct. Paris IV), Jean-Luc Périllié (Montpellier III)

Séminaire 2009 et 2010 : Oralité et écriture chez Platon
Intervenants : Luc Brisson (CNRS), Anne Gabrielle Wersinger (Reims), Laurent Lavaud Paris-Sorbonne, Thomas Alexander Szlezák (Tübingen), Marie-Pierre Noël (Montpellier III), Bernard Vitrac (CNRS) et David Rabouin (CNRS), Jean-Luc Périllié (Montpellier III)

 

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