LAVIGNE Jean-François

Professeur de philosophie à l’Université Paul-Valéry Montpellier III

 

 

Principales publications :

Espérer. Etudes de phénoménologie. Dir. Jean-François Lavigne et Jean Leclercq, Louvain, Presses Universitaires de Louvain-la-neuve, 2015, 150 p. (Collection Empreintes philosophiques).

Lavigne Jean Francois Esperer, Etudes de phenomenologiePrésentation de l’éditeur :
En philosophie, l’acte d’espérer est l’objet d’une interrogation renouvelée, surtout en ces temps d’incertitude anxiogène, marqués par des « crises » à répétition: économique, sociale, politique, climatique ou encore culturelle. Mais parce que l’acte d’espérer est un comportement intentionnel spécifique, les études de ce volume cherchent à comprendre, au gré d’un parcours au cœur de l’histoire des idées, sur quel horizon il peut se déployer, quels sont ses contenus, ses fondements, les implications de sa réalisation, ses procédures intentionnelles spécifiques et les enjeux de ce qui reste un pari de la raison. Une interrogation radicale traverse l’ouvrage: si l’horizon de notre désir ne se situe plus nécessairement sur le plan du présent historique et si l’ère techno-scientifique laisse une part à l’imprévisible et ne permet pas de tout anticiper par les moyens de la prospective, quel est alors le sens d’une telle attitude dans l’existence?

L’affectivité. Perspectives interdisciplinaires. Revue Noesis, n° 16, 2010, 172 p.

Noesis 16

Accéder au transcendantal ? Réduction et idéalisme transcendantal dans les Idées directrices…I de Husserl. Collection « Problèmes et Controverses », Paris, Vrin, mars 2009, 338 p.

Lavigne Acceder au transcendantal

Présentation de l’éditeur :
Le premier volume des Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique est le traité fondamental de la phénoménologie de Husserl. Il s’y propose d’introduire le lecteur à la nouvelle attitude méthodique de la phénoménologie – la réduction transcendantale – pour révéler la subjectivité comme vie intentionnelle constituant en soi toute réalité objective sans exception : comme subjectivité transcendantale.
La réduction apparaît ainsi liée d’emblée à une thèse métaphysique, l’idéalisme transcendantal, que Husserl revendiquera dans les Méditations cartésiennes comme l’« unique interprétation possible » du sens du monde.
Fonder la phénoménologie sur cet idéalisme de la subjectivité absolue implique un passage continu de l’attitude d’esprit naturelle à l’attitude transcendantale. Mais comment valider l’idéalisme transcendantal à partir de l’attitude naturelle sans la reconduire au cœur même de l’attitude phénoménologique?
Et si, à l’inverse, la réduction se présuppose elle-même, que vaut l’idée d’un « accès » au transcendantal? Qu’est-ce alors que ce « transcendantal », auquel on prétend ainsi accéder?

Les Méditations cartésiennes de Husserl. Collectif dirigé par J-F. Lavigne, Collection « Études et Commentaires », Paris, Vrin éditeurs, septembre 2008, 222 p.

Lavigne meditations cartesiennes de HusserlPrésentation de l’éditeur :
Ont contribué à ce volume  : B. Bégout, N. Depraz, E. Housset, J.-Fr. Lavigne, D. Pradelle, A. Schnell.
Les Méditations cartésiennes sont, en 1929, un texte-événement : Fruit et trace des Conférences de Paris données par Husserl en Sorbonne les 23 et 25 février 1929, elles furent la première rencontre officielle de la Phénoménologie transcendantale avec la pensée française. Traduites par Emmanuel Levinas et Gabrielle Peiffer (1931) elles sont le lieu de naissance de la pensée phénoménologique en France; et jouèrent le rôle décisif du texte de référence majeur, pour la première génération de phénoménologues français.
Les Méditations sont en effet un texte fondateur : C’est là que, pour la première fois de manière publique et synthétique, Husserl déploie l’ensemble du programme de la phénoménologie transcendantale, étroitement rattaché à ses prémisses méthodiques les plus radicales. Cela fait d’elles, selon Husserl même, le texte de référence pour l’exacte compréhension de la phénoménologie transcendantale – « mon œuvre maîtresse » écrit-il à Ingarden (mai 1929). Aujourd’hui, les Méditations apparaissent plus que jamais dans leur dense systématicité : trame conductrice inégalable pour exposer dans leur cohérence les résultats de la recherche husserlienne récente.
Le lecteur trouvera ici, pour accompagner la lecture directe du texte husserlien, un commentaire suivi, sûr et approfondi, de chacune des cinq Méditations. Il est l’oeuvre d’une nouvelle génération de spécialistes.

Michel Henry : Pensée de la vie et culture contemporaine. Dirigé et édité par Jean-François Lavigne,Université Paul-Valéry, 3–5 décembre 2003. Paris, Editions Beauchesne, Collection « Prétentaine », octobre 2006, 332 p.

9782701014999Présentation de l’éditeur :
La phénoménologie de la vie de Michel Henry (1922-2002), l’un des philosophes majeurs de la seconde moitié du XX° siècle, a profondément renouvelé la pensée contemporaine. Ses travaux sur l’essence de la manifestation et l’affectivité, la phénoménologie de la corporéité et l’incarnation, l’auto-révélation et l’auto-donation de la Vie, la phénoménologie matérielle et la phénoménologie de l’invisible, la chair et la subjectivité transcendantale, la philosophie du christianisme, pour ne prendre que ces thématiques centrales, ont eu d’importantes répercussions dans tous les champs de la culture. La critique de l’objectivisme galiléen et des idéologies scientistes, la dénonciation des formes politiques, médiatiques et culturelles de la barbarie moderne, l’affirmation de la primauté de l’individu vivant contre toutes les abstractions économiques, réifications techniques ou hypostases sociales ont conduit Michel Henry à défendre la Vie dans toute sa plénitude, à célébrer les valeurs de l’Esprit, de l’Art et de la Culture jusqu’à la Vérité de la Vie absolue portée par les Paroles du Christ. Le Colloque International de Montpellier – « Michel Henry. Phénoménologie de la vie et culture contemporaine » – a tenu à rendre hommage à cette œuvre novatrice qui a ouvert de nombreux horizons de recherche. D’abord pour le renouvellement de la phénoménologie et la réinterprétation de l’histoire de la philosophie (Eckhart, Descartes, Spinoza, Maine de Biran, Kant, Hegel, Kierkegaard, Marx, Schopenhauer, Nietzsche, Husserl, Heidegger notamment), mais aussi dans tous les domaines du « Monde de la vie » et de la praxis humaine : la théologie, les sciences de l’homme et de la vie, la psychologie et la psychanalyse, l’économie politique, l’esthétique et la création artistique, l’éducation et la thérapie, l’éthique et la politique.

Husserl et la naissance de la phénoménologie (1900-1913). Paris, Presses Universitaires de France, 2005, 816 p.

Lavigne Husserl et la naissance de la phenomenologie

Présentation de l’éditeur :
Il y a aujourd’hui un problème de la phénoménologie transcendantale : celui de l’interprétation de la théorie de la constitution, définie par Husserl comme idéalisme de la subjectivité transcendantale, en un sens absolu et radical.
La thèse de la relativité intégrale de l’être de tout étant à l’égard de la subjectivité intentionnelle fait difficulté de tant de manières, que la constance avec laquelle Husserl l’a défendue, des Ideen à la Krisis et au-delà, apparaît comme l’un de ses plus grands paradoxes : si toute transcendance de l’être est réductible à un produit intentionnel de constitution, comment éviter de faire de la raison même une illusion transcendantale ?
Le mystère s’épaissit encore, si l’on cherche à justifier la possibilité de cet idéalisme à partir du point de départ de Husserl : la « psychologie descriptive », d’origine brentanienne, pratiquée dans les Recherches logiques.
Cette double énigme, à la fois systématique et historique, se concentre dans la question centrale de l’origine de la réduction. D’où en vient l’idée ? Quand apparaît-elle pour la première fois ? Avec quel sens ? Fut-elle d’emblée conçue comme une épochè transcendantale ? Peut-on parler d’un soudain « tournant » dans le cheminement husserlien ? Et quels sont les motifs qui auraient pu conduire un psychologue de l’activité intentionnelle, réaliste convaincu, à faire de la subjectivité intentionnelle l’origine absolue de tout être et de toute objectivité ?
Ces questions, qui ont grevé le débat sur le sens et la portée de la phénoménologie dès la première génération des élèves de Husserl, trouvent ici leur réponse. Une reconstitution historique précise, appuyée sur les textes — souvent encore inédits — élaborés par Husserl de 1901 à 1912 permet de montrer comment et pourquoi la psychologie descriptive des Recherches de 1901 s’est transformée, au fil des mutations de la réduction phénoménologique, en l’idéalisme transcendantal radical — et définitif — des Idées. Surtout, l’enquête génétique permet de résoudre le problème délicat des rapports de continuité/discontinuité entre l’attitude naturelle et la réduction transcendantale. Elle autorise ainsi un point de vue critique et démystifié, sur l’idéalisme radical qui est censé la légitimer.

Husserl, Chose et Espace, Leçons de 1907. Introduction, traduction et notes par J-F. Lavigne, Paris, Presses Universitaires de France, 1989, 496 p.

Husserl chose et espace Lavigne 1989

Présentation de l’éditeur :
Dans le développement historique de l’enseignement de Husserl, le « cours de chose » (Dingvorlesung) du semestre d’été 1907 marque la naissance concrète de la phénoménologie comme investigation intuitive de l’intentionnalité objectivante. Cette analyse de la perception de l’objet spatial met au jour, à partir d’exemples concrets, quelques-uns des systèmes régulateurs qui commandent la synthèse intentionnelle des data sensibles, et conditionnent ainsi l’apparition d’un monde, où chaque chose possède identité et sens, et le changement sa rationalité.
Premier pas de cette « critique de la raison » dont Husserl voyait clairement l’urgence dès septembre 1906, la Dingvorlesung est aussi le fruit de la radicalisation de sa réflexion depuis les Recherches logiques : la crise ouverte en 1902-1903 par l’insuffisante radicalité d’une « psychologie descriptive » le conduit à réorienter le projet d’une « phénoménologie des perceptions » dans un horizon entièrement nouveau : celui de la question de l’être, envisagée comme « énigme de la transcendance ». Dans la constitution de la choséité se dévoile l’un des sens de l’être.
Ainsi s’éclaire l’être comme réalité, en faisant surgir un autre type d’être, plus énigmatique encore : l’être de mon corps, comme corps-vécu, investigateur et donateur du monde.

 

 

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