FRAÏSSE Anne

anne fraisse

Professeur de langue et littérature latines
(Université Paul-Valéry Montpellier III)

Présidente de l’Université Paul-Valéry Montpellier III (depuis 2008)

– Membre du G.R.A.A. (Groupe de recherche sur l’Afrique Antique)

graa

– Directrice de l’UFR I Lettres, arts philosophie et linguistique à l’Université Paul-Valéry Montpellier III (de 2002 à mai 2008).

Spécialité : Patristique latine

En particulier :

– Les problèmes théologiques sur la nature du Christ (IVe-VIe siècles) et les hérésies sur ce sujet- L’héritage de la culture classique chez les premiers chrétiens (épopées bibliques, relation philosophie antique-christianisme)- Théorie et pratique de la traduction du grec au latin (Bible, vies de saints…)Thèse de HDR :
Du Héros au Sauveur, Imitatio et aemulatio dans les Evangeliorum libri IV de Juvencus.

Principales publications :

Facundus d’Hermiane : Défense des Trois Chapitres (à Justinien), Paris, Éditions du Cerf, Collection « Sources chrétiennes »

Tome I (Livres I-II) Introduction, traduction et notes, S.C. n°471, 2002, 392 p.

fraisse facundus hermiane tome 1

« Évêque d’Hermiane en Afrique du Nord, Facundus intervient avec toute son énergie et son talent rhétorique dans la querelle dite des « Trois Chapitres » qui, au milieu du VIe siècle, aboutit à la condamnation de Théodore de Mopsueste, de Théodoret de Cyr et d’Ibas d’Édesse. Dans ce conflit qui témoigne du choc de deux Écoles et de deux pensées sur la nature du Christ, l’auteur de la « Défense des Trois Chapitres » présente en faveur des accusés des arguments solides tant historiques que théologiques, proches de notre vision moderne ; mais l’intransigeance de l’empereur Justinien comme l’indécision et les revirements du pape Vigile provoqueront, à la suite de cette affaire, une dissension douloureuse et durable dans l’Église. L’ouvrage de Facundus, souvent cité ou résumé à son époque, est le document le plus complet, le mieux documenté et sans doute le plus honnête que nous ayons de cette querelle. Il nous transmet bon nombre de sources théologiques et politiques par ailleurs perdues et reflète la richesse idéologique et littéraire de l’Afrique chrétienne du VIe siècle. Il est traduit ici pour la première fois dans une langue moderne. »

Tome II-1 (Livres III et IV), S.C. n°478, 2003, 224 p.

Tome II-2 (Livres V, VI et VII), S.C. n°479, 2003, 554 p.
« Les Livres III-VII constituent le centre de l’œuvre de Facundus. Les deux premiers concernent Théodore de Mopsueste. L’auteur réfute avec précision les attaques contre lui contenues dans le premier édit de Justinien (544-545) et montre l’orthodoxie de sa doctrine sur le Christ (III). Il situe ces attaques dans un contexte plus large : son maître Diodore de Tarse, loin d’être soupçonné, a reçu au contraire des lettres élogieuses de plusieurs évêques ; Théodore ne mérite pas non plus d’être condamné. Le recours au jugement du pape Vigile est inutile, car son opinion est déjà connue ; en outre, les signataires de l’édit impérial avouent avoir agi sous la contrainte (IV). L’ouvrage de Facundus, souvent cité ou résumé à son époque, est le document le plus complet, le mieux informé et sans doute le plus honnête que nous ayons sur cette querelle. Il nous transmet bon nombre de sources théologiques et politiques par ailleurs perdues et reflète la richesse idéologique et littéraire de l’Afrique chrétienne du VIe siècle. »

Tome III (Livres VIII, IX et X), S.C. n°484, 2004, 329 p.
« Dans les Livres VIII-X, Facundus revient à la justification de Théodore de Mopsueste. Il apporte ici des nuances, des précisions et des compléments à ce qu’il avait déjà dit dans les Livres I-II et III-IV, auxquels il renvoie explicitement. Ibas n’est nommé qu’en passant, comme l’auteur de la lettre qui fait son éloge. La méthode de Facundus consiste à citer de multiples documents et à les analyser en détail pour montrer comment ils défendent la personne et la doctrine de Théodore. On peut résumer aisément le contenu de ces livres en deux formules : Théodore n’a jamais été condamné en son temps ; il ne peut être condamné maintenant. L’ouvrage de Facundus, souvent cité ou résumé à son époque, est le document le plus complet, le mieux documenté et sans doute le plus honnête que nous ayons de cette querelle. Il nous transmet bon nombre de sources théologiques et politiques par ailleurs perdues et reflète la richesse idéologique et littéraire de l’Afrique chrétienne du vie siècle. Il est traduit ici pour la première fois. »

Tome IV (Livres XI-XII – Contre Mocianus – Epître de la foi catholique), S.C. n°499, 2006, 368 p.

fraisse facundus hermiane tome 4

Défense des Trois Chapitres (XI-XII)

Le livre XI cite et analyse de nombreux extraits de Pères qui ont eu des opinions semblables à celles de Théodore de Mopsueste : Eustathe d’Antioche, Amphiloque d’Iconium, Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome et surtout Cyrille.

Le livre XII apporte des compléments aux livres précédents. Facundus précise la notion d’hérésie, déclare irréformables les décisions de Chalcédoine, loue les empereurs Marcien et Léon de leur soumission aux évêques dans les questions de foi, blâme en revanche Zénon d’avoir publié l’« Hénotique » de sa propre initiative, créant ainsi la confusion et non l’union. L’ouvrage s’achève par une exhortation véhémente à Justinien.

Contre Mocianus le Scolastique
Facundus, malade et réfugié dans une caverne, rédige cet ouvrage en 553 pour aider ses collègues à résister aux manœuvres de Mocianus, envoyé en Afrique pour gagner les évêques à la condamnation des Trois Chapitres.

Épître de la foi catholique
Cet écrit plus tardif, qui s’attaque avec violence à tous ceux qui ont accepté la condamnation des Trois Chapitres, n’est pas de Facundus bien qu’il lui soit communément attribué. Il est publié ici en annexe. »

Articles et chapitres d’ouvrages récents :

– « Typologie des renseignements fournis sur le défunt dans les carmina« , in Vie, mort et poésie dans l’Afrique romaine d’après un choix de Carmina Latina Epigraphica, Bruxelles, Éditions Latomus, volume 330, 2011, p. 336-348.

– « Comment traduire la Bible ? Au sujet d’un échange de lettres entre Augustin et Jérôme », dans Dieu parle la langue des hommes, Études sur la transmission des textes religieux (Ier millénaire), s. dir. Béatrice Bakhouche et Philippe Le Moigne (Histoire du texte biblique 8), Lausanne, Éditions du zèbre, 2007, p. 73-92.

– « Le De opificio Dei, interprétation chrétienne de l’anthropologie cicéronienne », dans Le De opificio Dei : Regards croisés sur l’anthropologie de Lactance, s. dir. de Béatrice Bakhouche et Sabine Luciani, Saint Étienne 2007, p. 51-74

– « Éléments biographiques dans l’épopée biblique de Juvencus », Latomus 66 (juillet-septembre 2007).

– « Pendant ce temps, à la poupe, Jésus goûtait au sommeil. » La tempête apaisée (Juvencus, E. L., II, 9-12, 25-42), in Les Études classiques, n° 74, 2006, pp. 193-218 (en collaboration avec Jean-Noël Michaud).

– « Pour une typologie des récits de miracles dans Les miracles de saint Étienne, Recherches sur le recueil pseudo-augustinien (BHL 7860-7861) », Hagiologia, Brépols, 2006, p. 171-180.

– « La théologie du miracle dans la Cité de Dieu et le témoignage du De miraculis sancti Stephani » dans Saint Augustin : la Numidie et la société de son temps, Ausonius, Scripta Antiqua 14, Bordeaux, 2005, p.131-144.

– « Sens et preuves des miracles dans le De Miraculis sancti Stephani, premier recueil occidental de miracles », Lalies, (Actes des sessions de linguistique et de Littérature d’Aussois, août 2003), Paris, 2004, p. 191-203.

–  » ‘Le jour est entré chez les Mânes’, sens et réminiscences dans les figures de l’Historia apostolica d’Arator« , dans L’allégorie de l’Antiquité à la Renaissance, Paris 2004 , p.179-187.

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