PÉREZ-JEAN Brigitte

Professeur de langue et littérature grecques à l’Université Paul-Valéry Montpellier III

Directrice adjointe de CRISES (E.A.4424)

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Domaines de recherches :
- le scepticisme antique
- Commentateurs d’Aristote
- Aspasios, Commentaire à l’Éthique à Nicomaque. Traduction en cours de publication : Livre I, Livre II, Livre III, Livre IV, Livre VII, Livre VIII.

Membre d’ Aporia (institut de recherche international)

Membre duGroupe Artémidore

Membre associé du Labex ArcHiMedE

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PUBLICATIONS

Ouvrages :

Quid novi. Vivre, penser et dire la nouveauté Ouvrage coordonné par  Laure ÉCHALIER, Charles GUÉRIN, Sabine LUCIANI et Brigitte PÉREZ-JEAN, Montpellier, PULM, 2013, 514 p.

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Présentation de l’éditeur :
La nouveauté prend des formes différentes selon que l’environnement social et culturel dans lequel elle s’inscrit la valorise ou cherche à l’étouffer : subversion, révolution, transformation, changement, innovation, renouveau, renaissance ou rupture. Si la « fureur de la nouveauté » est considérée, d’Euripide à Goethe, comme un facteur agissant de la psychologie humaine, la notion de rupture, aujourd’hui nettement valorisée, comportait un statut problématique dans les mondes anciens. Comment en effet vivre et penser la fracture temporelle au sein d’une culture qui conçoit la nouveauté comme une transformation de la tradition ? Quels outils les lettrés qui choisissent de se faire les agents d’une révolution intellectuelle peuvent-ils employer pour se libérer de l’autorité d’une tradition ? Quels types de discours et d’actes viennent accompagner ces phénomènes de rupture ? C’est cette problématique, au confluent de l’histoire des idées et des mentalités, que se proposent d’éclairer les contributions rassemblées dans le présent volume. Il s’agit de confronter les époques, les traditions et, plus encore, les méthodes d’analyse afin de répondre au défi que pose la notion de nouveauté depuis l’Antiquité.

 

- Achille-Eschyle. Mythe ancien et mythe nouveau. Les sept contre Thèbes et Leucippé et Clitophon (s. dir. Pierre-Louis Malosse et Brigitte Pérez) Montpellier, Presses Universitaires de la Méditerranée, 2012, 170 p.

Achille Eschyle 2012

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Présentation de l’éditeur :
En 467 avant Jésus-Christ, Eschyle fait représenter à Athènes sa tragédie en vers des Sept contre Thèbes ; à la fin du iie siècle après J.-C. (voire au début du IIIe), Achille dit « Tatius » écrit à Alexandrie, en prose, le Roman de Leucippé et Clitophon. Entre la poésie dramatique et la prose romanesque, entre Athènes et la nouvelle Athènes que fut Alexandrie, entre le début de l’âge classique et l’époque impériale, s’étend la plus grande part de la littérature grecque de l’Antiquité. Ces deux textes grecs sont au programme de l’agrégation de lettres classiques, pour une année encore.
C’est la raison objective pour laquelle sont publiées dans un seul volume les contributions des spécialistes que nous avons reçus à Montpellier pour deux journées d’études distinctes (sur Eschyle : Malika Bastin-Hammou, Anne de Crémoux, Michel Fartzoff, Anne-Iris Muñoz ; sur Achille : Alain Billault, Jean-Philippe Guez, Dimitri Kasprzyk). Mais cette rencontre fournit l’occasion de développer, dans une perspective strictement littéraire, le rapport que les lecteurs de ces deux auteurs peuvent naturellement faire à travers le prisme du mythe antique. - Quid noui ? Perceptions de la rupture, Études réunies par Laure Echalier, Charles Guérin, Sabine Luciani, Brigitte Pérez-Jean, Montpellier, PULM, 2012 (sous presse). - Les dialectiques de l’ascèse, s. dir. Brigitte PÉREZ avec la collaboration de Michel FOURCADE, Pierre-Yves KIRSCHLEGER et Sabine LUCIANI. Paris, Classiques Garnier, 2011, 425 p.Présentation de l’éditeur :Des paganismes aux christianismes, la notion d’ascèse a traversé différents univers linguistiques, constructions philosophiques et théologiques de la chair, appareils de légitimation de sa pratique. Dans sa rencontre avec la théologie chrétienne, l’ascèse signifie l’entraînement de l’âme à la pratique des vertus et au renoncement, inspirant les règles de vie monastique, avant de donner lieu aux controverses mystiques des siècles classiques et aux débats théologiques et politiques de l’époque contemporaine.

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- Grammairiens et philosophes dans l’Antiquité gréco-romaine. Textes réunis et présentés par Brigitte Pérez et Michel Griffe. Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée (PULM), 2008, 245 p.

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Présentation de l’éditeur :
« La grammaire est née en Grèce avec la diffusion progressive de l’écriture phénicienne à partir du IXe siècle avant J.-C. et de son enseignement aux enfants dans les cités. Avec les Stoïciens, la grammaire conquiert un statut bien défini dans la philosophie, entre la logique et la dialectique. Elle perfectionne ses concepts, les catégories grammaticales, entre autres, et l’étymologie des mots, sans devenir pour autant une science du langage indépendante.
À Rome, la grammaire a eu un succès considérable : les élites politiques estimaient qu’on ne pouvait prétendre gouverner le monde sans maîtriser le latin, appelé à devenir la première langue administrative de l’empire. La latinitas, pendant exact de l’hellenismos, conserve l’exigence systématique de la tradition philosophique, tandis qu’elle acquiert des nécessités de l’enseignement une ambition normative.
Les études ici réunies apportent des regards croisés de philosophes, de philologues et de linguistes sur leurs disciplines d’enseignement et leurs représentants antiques. »

- Dogmatisme et scepticisme. L’héraclitisme d’Enésidème. Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2005, 275 p.

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Présentation de l’éditeur :
« La philosophie d’Héraclite a dans l’Antiquité été l’objet d’une interprétation de la part des Sceptiques dans laquelle non seulement l’influence de Platon, voire d’Aristote, mais aussi celle des Stoïciens sont sensibles. Sextus Empiricus (IIe siècle de notre ère) nous fait connaître, en la discutant, l’interprétation d’Héraclite avancée par son célèbre prédécesseur Énésidème, le rénovateur du scepticisme pyrrhonien au Ier siècle avant notre ère, qui avait déclaré que le scepticisme « est un chemin vers la philosophie héraclitéenne ». En quel sens faut-il l’entendre ? Le problème de l’« héraclitisme d’Énésidème », auquel est consacré ce livre, renvoie de fait à la relation entre scepticisme et dogmatisme. »

>>>Lire des extraits de cet ouvrage sur « Google livres »

- L’Allégorie de l’Antiquité à la Renaissance, Études réunies par Brigitte Pérez-Jean et Patricia Eichel-Lojkine 1 vol., 688 p., Champion, 2004. (partie I B. Pérez-Jean éd. et partie II P. Eichel-Lojkine éd.)

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Présentation de l’éditeur :
L’allégorie, art de dire autrement, recouvre dès son origine antique deux pratiques, la création de récits allégoriques et l’allégorèse, interprétation rationalisante des mythes. Toute allégorie est travaillée par ces deux tendances, mêlant production et réception, création et interprétation. Il est donc nécessaire de cerner le sens que lui donnent tour à tour les rhéteurs, les philosophes et les théologiens, car chaque discipline, chaque école même, enrichit le concept. L’allégorie a nourri la création littéraire jusqu’à la Renaissance: l’écrivain met en scène des abstractions personnifiées et invente des récits qui doivent se lire selon un double registre, littéral et figuré. Ces textes, pour être déchiffrés, sollicitent l’imagination du lecteur : les images rhétoriques deviennent alors des représentations visuelles cultivant l’ambiguïté et la subtilité.

- Picatrix, La version latine du Ghâyat Al-Hakîm. Un traité de magie médiéval, introduction, traduction et notes par Béatrice Bakhouche, Frédéric Fauquier et Brigitte Pérez, Turnhout, Brepols, Collection Miroir du Moyen Âge, 2003, 388 p.

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Présentation de l’éditeur :
« Le Picatrix est l’ouvrage emblématique d’une époque où convergent dans l’Espagne d’Alphonse le Sage les cultures arabes, juives et chrétiennes. Témoignage exceptionnel des « traductions à quatre mains » dans cette aire culturelle, l’ouvrage se pose explicitement comme une traduction d’un original arabe – le Ghâyat Al-Hakîm -, mais ne saurait cependant se réduire à cette seule dimension : le traducteur – voire les traducteurs, tant le mystère demeure autour de la figure des auteurs – retranche ou ajoute à son modèle. Par ailleurs, la magie constitue un des domaines privilégiés des traducteurs de l’époque. Elle présente ici un caractère à la fois scientifique, philosophique et religieux : généralités sur les connaissances préalables indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes, fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes – minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. L’importance de la philosophie est posée d’emblée dès le début du traité, de même que les prolégomènes de nature astronomique, et la pratique magique s’inscrit dans un cadre philosophico-religieux très particulier : hermétisme et néoplatonisme cherchent à s’octroyer une certaine légitimité qui ne mette pas en danger l’orthodoxie religieuse. Enfin, les échos du Picatrix au Moyen Âge et à la Renaissance témoignent de l’intérêt des intellectuels de l’époque pour l’ouvrage. Si la présente édition offre quelque attrait pour un lecteur moderne, c’est qu’elle permet de vérifier l’idée de Claude Lévi-Strauss selon laquelle la magie n’est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de connaissances. »

- Sextus Empiricus, Contre les Professeurs, édition bilingue grec-français sous la direction de Pierre Pellegrin en collaboration avec Catherine Dalimier, Daniel et Joëlle Delattre, coll. Points Seuil, Paris, 2002, 482 p.

sextus empiricus

Présentation de l’éditeur :
Dans ces six traités, qui sont ici traduits en français pour la première fois, Sextus Empiricus s’attaque à des disciplines totalement ou partiellement extérieures à la philosophie (« Contre les grammairiens », « Contre les géomètres », « Contre les arithméticiens », « Contre les musiciens », « Contre les rhéteurs » et « Contre les astrologues »). Et de fait le projet de Sextus Empiricus, dans les cinq derniers traités, n’est nullement scientifique. Il s’agit au contraire d’exercer sur les opinions et les théories enseignées un examen sceptique. Chacun de ces petit traités contient de ce point de vue une mine d’arguments, formulés avec une rigueur et une exactitude logique frisant parfois la caricature, mais exemplaires sans aucun doute des « exercices intellectuels » proposés aux apprentis. Les six petits traités de Sextus Empiricus proprement appelés Contre les professeurs sont traduits et présentés en français pour la première fois. Les Esquisses pyrrhoniennes (données par Pierre Pellegrin dans la même collection en 1997) ont pour cible la philosophie telle qu’elle s’est organisée en système à l’époque hellénistique. Ici, en revanche, Sextus s’attaque à des disciplines en tout ou en partie extérieures à la philosophie, pour lesquelles il utilise l’expression consacrée de < cycle des études». Il s’agit d’exercer sur les opinions et les théories enseignées un examen sceptique. Chaque traité constitue donc une source d’informations essentielles sur les savoirs de l’époque, mais contient aussi une mine d’arguments, formulés avec une rigueur logique frisant parfois la caricature, exemplaires des « exercices intellectuels» proposés aux apprentis philosophes.

Articles :

- « Artémidore et la philosophie de son temps » dans Études sur Artémidore et l’interprétation des rêves, Julien du Bouchet et Christophe Chandezon dir. (Actes de la Journée d’études sur les Onirokritika d’Artémidore – Montpellier 30 mars 2009), Presses Universitaires de Paris Ouest, Nanterre, 2012, p. 53-77.

- « La diaphônia chez Sextus Empiricus et Galien : un conflit fonctionnel? », in La pomme d’Éris, Actes du colloque Le conflit et sa représentation dans l’Antiquité (Montpellier, 13, 14 et 15 mars 2008), Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2012, p. 163-183 (« collection Mondes anciens »).

- « Pyrrhon d’Elis », in Dictionnaire des Philosophes antiques tome Vb, Paris, CNRS Éditions, 2012, p. 1749-1771.

- « Aspasios et les passions suprêmes », dans Prolongements et renouvellements de la tradition classique, Études réunies en l’honneur de Didier Pralon, A. Balansard, G. Dorival, M. Loubet éd., Publications de l’Université de Provence, 2011, p. 59-75.

- « Les mamelles de Tirésias : hermaphrodisme et métamorphose dans l’Antiquité gréco-romaine ». Les assises du corps transformé. Regards croisés sur le genre, Jacques Mateu, Mathieu Reynier, François Viala éds., Les Éudes Hospitalières, Collection À la Croisée des Regards, Bordeaux, 2010, p. 143-154.

- « Diérèse, exégèse et doxographie : découpage et dialectique dans quelques textes philosophiques antiques », dans Deviser, diviser Pratiques du découpage, poétiques du chapitre Cartes Blanches, 4. Sylvie Triaire et Patricia Victorin éd. , Montpellier, 2009, p. 53-74.

- « The Commentary on the Nicomachean Ethics by Aspasius, an ethical commentary ?» dans Palimpsests II : An International Symposium on Commentary Literature in the Ancient Near Eastern and Ancient Mediterranean Cultures, Peeters série Orientalia Lovaniensia Analecta, 2009, 18 p. (sous presse).

- « Les Phéniciennes d’Euripide. Présentation », in L’Information littéraire, 60e année janvier-mars 2008, n°1, p. 3.

- « Personnages mythiques et modèles moraux dans l‘Éthique à Nicomaque d’Aristote », in Philomythia, Mélanges offerts à Alain Moreau (s. dir. Pierre Sauzeau et Jean-Claude Turpin), Montpellier : Presses universitaires de la Méditerranée, 2008, Collection Cahiers du GITA n°16-2008, p. 95-122.

- « La communauté des femmes et des enfants, proposition platonicienne et critique aristotélicienne », dans Stavros Perentidis (éd.), Sexualité et pouvoirs, « To Vima ton Koinonikon Epistimon » [La Tribune des sciences sociales],Volos 2005 (15 p. = 35000 signes).

- « Généalogie, parenté et paternité aux origines de la philosophie antique : la Théogonie d’Hésiode », in Actes du colloque international de Volos, Parenté, sexes et genres dans le monde grec de l’Antiquité à l’Age moderne, 19-21 juin 2003, Ausonius 2005, p. 143-153.

- « La problématique du tout et des parties dans le Contre les professeurs, plus particulièrement Contre les grammairiens et Contre les rhéteurs », in Actes de la Journée d’Études de Lille sur le Contre les Professeurs de Sextus Empiricus (15 mars 2003) Presses universitaires du Septentrion, Lille (15 p.).

- « L’allégorie, autrement dit », in L’Allégorie de l’Antiquité à la Renaissance Études sur l’allégorie antique (vol I des Actes du Colloque International L’Allégorie, de l’Antiquité à la Renaissance, Montpellier 10-13 janvier 2001) Champion, 2004, p. 7-20.

- « Allégorie et doxographie sceptique », in L’Allégorie de l’Antiquité à la Renaissance, Études sur l’allégorie antique (vol I des Actes du Colloque International L’Allégorie, de l’Antiquité à la Renaissance, Montpellier 10-13 janvier 2001) Champion, 2004, p. 243-253.

- « L’analogie technique dans la critériologie de Sextus Empiricus », dans Ars et Ratio, sciences, arts et métiers dans la philosophie hellénistique et romaine, Latomus, 273, 2003, p. 259-273.

- « Muthologia et ancienneté chez Platon », in Actes du Colloque International L’ancienneté chez les Anciens, Montpellier 22-24 novembre 2001, Publications de la Recherche, Université Paul-Valéry, Montpellier, 2003, vol II p. 443-455.

- « Enésidème », in Dictionnaire des Philosophes Antiques, Éditions du CNRS (Richard Goulet ed.) , volume III, Paris 2000, p. 90-99.

- « La magie d’Éros (Platon, Banquet) », dans les Actes du Colloque International La magie (L’Antiquité et ses prolongements), Montpellier 25-27 mars 1999, Publications de la Recherche, Université Paul-Valéry, Montpellier 2000, vol. I, p. 293-306.

Compte-rendus :

- New Essays on Ancient Pyrrhonism. Edited by Diego E. Machuca (Philosophia Antiqua volume 126). Un vol. de xi-208 p. Leiden/Boston, Brill, 2011, in Revue Philosophique de Louvain, volume 111 n°1, février-mars 2013.

- Casey Perin, The Demands of Reason. An Essay on Pyrrhonian Scepticism, Oxford 2010, in Bulletin de philosophie ancienne publié par la Revue Philosophique de Louvain, volume 110 n°1, février 2012, p. 153-155.

- Lorenzo Corti, Scepticisme et langage, Paris, Vrin, 2009, in Bulletin de philosophie ancienne publié par la Revue Philosophique de Louvain, volume 110 n°1, février 2012, p. 155-157.

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