BERLAN Hélène

Maître de conférences d’histoire moderne à l’Université Paul-Valéry Montpellier III

A soutenu sa thèse de doctorat d’Histoire (sous la direction du professeur Henri Michel) en 2000, à l’Université Paul-Valéry Montpellier III sur le sujet suivant : Faire sa médecine au XVIIIe siècle. Recrutement et devenir des étudiants montpelliérains (1707-1789).

Thèmes de recherche développés :
– Prosopographie des élites médicales aux XVIIIe et XIXe siècles.
– Les manuscrits médicaux en France au XVIIIe siècle.
– Pharmacopée et pratiques médicales dans la France des Lumières.
– Enseignement médical dans la France des Lumières.

Principales publications :

Ouvrages de recherche :

Faire sa médecine au XVIIIe siècle. Recrutement et devenir professionnel des étudiants montpelliérains (1707-1789). Montpellier, Presses universitaires de la Méditerranée, 2013, 656 p.

Hélène Berlan Faire sa médecine au XVIIIe siècle

Présentation de l’éditeur :
Pour les hommes du Siècle des lumières, la faculté de médecine de Montpellier a toujours représenté l’excellence. Au cours de cette période, ce sont près de 5000 étudiants, régnicoles et étrangers qui s’y pressent ; leur nombre s’accroît d’ailleurs de façon significative au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle pour faire de Montpellier, la première faculté, devant Paris et ses consœurs provinciales.
Ce travail invite à découvrir les parcours individuels et les stratégies des étudiants qui ont fréquenté ce centre avant de se lancer dans une carrière médicale prometteuse à une époque où la science en général et la médecine en particulier acquièrent leurs titres de noblesse. Faire sa médecine à Montpellier c’est aussi apprendre à faire corps et à le défendre face aux attaques : se réapproprier l’espace médical des campagnes, lutter contre le charlatanisme et participer aux grands débats scientifiques du moment qui présagent de la mise en place future d’une « politique de santé publique ». C’est aussi se présenter à l’aube d’un Nouveau Régime avec des compétences et des talents, Montpellier ayant formé, à la veille de la Révolution, la moitié des médecins du royaume.

L’anticléricalisme de la fin du XVe siècle au début du XXe siècle. Discours, images et militances, s. dir. Hélène BERLAN, Pierre-Yves KIRSCHLEGER, Joël FOUILLERON et Henri MICHEL. Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2011, 286 p.

anticlericalisme

Présentation de l’éditeur :
Le cléricalisme ? voilà l’ennemi ! On connaît le mot d’ordre lancé par Gambetta en 1877, qui devint le combat et le programme des républicains sous la Troisième République. C’est ce contexte politique qui donna à la langue française un néologisme si usité depuis, celui d’anticléricalisme.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : l’anticléricalisme n’est pas une spécificité française, ni une spécificité de l’époque contemporaine.
Si le mot est récent (1860 environ), les tendances qu’il exprime sont fort anciennes, et le phénomène qu’il incarne multiforme. L’ambition de cet ouvrage est précisément de porter attention à des pays et des siècles différents pour permettre de saisir, à travers le temps long, les mouvements de l’anticléricalisme, et plus particulièrement les discours, les images et les militances anticléricaux. Pour analyser cette dimension rhétorique et iconographique, une approche pluri-disciplinaire s’imposait, dans la complémentarité des approches respectives des historiens, des littéraires, des politistes ; et l’élargissement du champ géographique (l’Europe méditerranéenne occidentale) et chronologique (de la fin du XVe au début du XXe siècle) fait nettement apparaître les métamorphoses et les renversements de tendances. Loin d’être uniquement négatif et destructeur, l’anticléricalisme se révèle comme un « agent de changement » positif.
De la critique à l’hérésie…, du désir de réforme à la condamnation des Églises et des religions…, de l’ecclésiologie à la doctrine…, de la contestation sociale aux remises en cause plus fondamentales…, le champ de l’anticléricalisme est vaste, mais il existe une sorte d’unité dans ces luttes qui se ressemblent et se succèdent.

Faire sa médecine au XVIIIe siècle. Recrutement et devenir des étudiants montpelliérains (1707-1789). Publication de la thèse de doctorat aux Presses Universiatires de la Méditerranée (service des publications de l’Université Paul-Valéry Montpellier III), à paraître en 2008.

– Hélène Berlan, Étienne Thévenin, Médecins et société en France du XVIe siècle à nos jours, Toulouse, Privat, 2005.

berlan medecins

Démographie et crises en Bas-Languedoc : 1670-1890. Hélène Berlan, Frédéric Bocage, Elie Pelaquier, Frédéric Rousseau ; préf. du Professeur Robert Laurent. Montpellier : Institut de recherche historique par l’informatique et la statistique, 1992, 266-II p.

crises en bas languedoc


Articles dans des revues à comité de lecture :

– « Les carabins dans la ville », Liame, n° spécial : Société et culture à Montpellier à la fin du XVIIIe siècle, Montpellier, n°4, p. 135-152.

– « La mobilité étudiante à la faculté de médecine de Montpellier au XVIIIe siècle », Annales du Midi, tome 116, n°247, juillet-septembre 2004, p. 355-376.

– « La formation médicale au XVIIIe siècle : l’exemple de Montpellier », Liame, Varia, janvier-juin, 2004, p. 9-38.

– « Provençaux et Comtadins à la faculté de médecine de Montpellier au Siècle des Lumières », Provence Historique, tome LV, fascicule 222, octobre-novembre-décembre 2005, p. 435-452.

– « Le recrutement de la faculté de médecine de Montpellier aux XVIIe et XVIIIe siècle », Annales du Midi, à paraître 2008.

Manuel à l’intention des étudiants :

99 questions sur la vie des Français aux XVIIe et XVIIIe siècles, Montpellier, Scéren, C.R.D.P. (Centre Régional de documentation pédagogique), 2008, n°47, 211 p.

berlan vie


Présentation de l’éditeur :

« Les XVIIe et XVIIIe siècles représentent une période où l’intolérance religieuse, les épidémies, les guerres, les disettes, le poids écrasant des impôts… participent au quotidien des Français. Pourtant, à la même époque, l’internationalisation des échanges, le développement urbain, les progrès de l’hygiène et de la médecine, l’émergence de la notion de droits de l’Homme poussent la France vers une ère nouvelle. Durant ces deux siècles, entre fin de la monarchie et ouverture à la modernité, la vie des Français sera durablement transformée.
En répondant à 99 questions, cet ouvrage s’attache à proposer une analyse vivante de l’Ancien Régime, illustrée par de nombreux documents complémentaires. Dans la lignée de l’École des Annales, il apporte un éclairage passionnant sur cette période qui, par ses contradictions et ses conflits, contient les germes de notre société contemporaine. »

Participation à des séminaires :

– Londres, 23 mars 2003 : Symposium, Early Moderne Medicine France. Organisé par le Wellcome Trust Center for the History of Medicine. Organisateurs: Professeur Laurence Brockliss (Université d’Oxford), Professeur Colin Jones (Université de Warwick). Intervention : « The making of medical men in Montpellier during the XVIIIth century ».

– Aix-en-Provence, 3 mars 2004 : Séminaire centre Telemme : Le corps : normes, représentations et pratiques sociales. Organisé par le professeur Régis Bertrand (histoire moderne) et Anne Carol (MCF en histoire contemporaine). Intervention : « Faire sa médecine au XVIIIe siècle : la prosopographie d’un groupe social, les étudiants en médecine futurs praticiens, à partir de la conception d’une base de données. Méthode, utilisation et prolongements. »

 

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