VERDIER Thierry

Professeur d’histoire de l’art moderne à l’Université Paul-Valéry Montpellier III

 

Thèmes de recherche :

Histoire de l’architecture XVIIe siècle (France – Italie),

Histoire des techniques (construction, décor, ingéniérie)

Dernières publications :

Coffret d’Aviler. Cours, Explication des termes, Planches d’architecture. Montpellier, PULM, 2013, 3 volumes, 839 p.

Augustin Charles d'Aviler architecte du Roi

Présentation de l’éditeur :
Pensé, conçu et rédigé par un architecte praticien, le Cours d’Architecture de d’Aviler s’est vite présenté comme un outil indispensable pour les architectes français. Recueil de planches gravées codifiant l’usage des Ordres en architecture, répertoire de principes constructifs et de distribution, vaste déclinaison sur les métiers du second œuvre, cet ouvrage offrit aux hommes de métier et aux amateurs, les principes de l’architecture « à la française ».
Le Cours d’Architecture manifestait clairement l’ambition conquérante d’un règne considérant l’excellence comme l’horizon de toute expression humaine.
Très vite, l’auteur comprit la puissance de la langue et sa place dans l’édification juste et précise d’une idée. Il éprouva le besoin de compléter son travail par un répertoire des termes en usage dans l’architecture qui devint le premier dictionnaire de l’architecture de langue française.
Ce livre acquit une reconnaissance immense saluée par de nombreuses rééditions. Pendant plus de 130 ans, le Cours circula dans toutes les agences d’architecture, inspira des vocations et combla le vœu de son auteur : s’imposer comme « un livre utile à toute heure ».
Écrit par un homme pétri de culture classique et par d’innombrables promenades architecturales, cet ouvrage participa grandement à la définition d’une « discipline architecture » mêlant subtilement théorie, pratique et imagination.
Cette réédition réunit, pour la première fois, le volume du Cours dans son édition originale, le dictionnaire d’architecture (« Explication des termes d’architecture ») qui constituait le tome 2, et les Planches d’architecture qui l’enrichirent tout au long du XVIIIe siècle.

Dictionnaire occitan français des termes d’architecture XVIe – XIXe siècles. Languedoc – Rouergue. Paris, Éditions de Paris Max Chaleil, 2013, 92 p. (Illustrations d’Antoine Verdier).

Dictionnaire occitan francais des termes d'architecture Verdier

Présentation de l’éditeur :
L’architecture du Midi de la France s’est longtemps écrite dans une langue mâtinée de patois et d’expressions locales. Que l’on fût architecte ou simple ouvrier du bâtiment, on utilisait, pour se faire comprendre, des termes en usage depuis des lustres. L’amour d’un métier, la tradition des mises en œuvre, comme les habitudes constructives, s’évoquaient dans un « français du Midi » qui puisait ses sources dans la langue d’oc et que perpétuaient les gestes et les tours de main appris sur le chantier ou dans l’échoppe. L’objet de ce dictionnaire fut de rendre perceptibles les mots de cette histoire locale des techniques. Les historiens, comme les simples amateurs, rencontrent dans les archives, dans les textes anciens et dans les documents manuscrits de l’ancienne France, des mots et des vocables qui paraissent désuets, mais qui furent l’âme même de l’architecture méridionale. Ce dictionnaire souhaitait en dresser l’inventaire.

– « Les années romaines. La naissance d’une culture scientifique (1660-1664) », in Philippe de La Hire 1640-1718. Entre architecture et sciences, s. dir. d’Antonio Becchi, Hélène Rousteau-Chambon et Joël Sakarovitch, Paris, Éditions Picard, 2013.

– « Sur un portrait présumé de Philippe de La Hire », in Philippe de La Hire 1640-1718. Entre architecture et sciences, s. dir. d’Antonio Becchi, Hélène Rousteau-Chambon et Joël Sakarovitch, Paris, Éditions Picard, 2013.

LaHirePrésentation de l’éditeur :
Philippe de La Hire est un savant trop peu étudié. Ses travaux de géométrie le font entrer à l’Académie royale des sciences puis d’architecture. Il va jouer un rôle central en tissant des liens entre l’architecture et les sciences à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles.

Bâtir au féminin ? s. dir. de Sabine Frommel et Juliette Dumas, Paris, Éditions Picard, 2013.

batir au feminin Frommel Dumas TassinPrésentation de l’éditeur :
Bâtir au féminin sonne comme une provocation pour l’époque moderne, tant la place des femmes dans le domaine du patronage architectural peut sembler limitée du XVe au XVIIIe siècle. Pourtant, si l’Europe chrétienne et l’Empire ottoman musulman se retrouvent dans une distribution sexuée des rôles, de notables exceptions sont admises pour les femmes de l’élite, notamment quand elles appartiennent aux maisons régnantes. Les contributions regroupées dans ce volume se fondent sur une mise en perspective du patronage des femmes par rapport à celui des hommes. En Orient comme en Occident, l’art de bâtir constitua un moyen privilégié pour les femmes de rivaliser avec les hommes sur la scène officielle et pour établir une stratégie visuelle qui permit aux reines, régentes et princesses de glorifier leurs origines, leur identité ou leur statut. Si l’architecture palatiale fut un domaine très prisé des grandes dames européennes, l’architecture religieuse doit beaucoup aux femmes de l’Empire ottoman où de nombreuses mosquées existent grâce au mécénat féminin. Ces confrontations mettent en lumière les analogies et les écarts qui peuvent exister entre la France des Valois et la Russie de Catherine II, ou entre l’Italie des Farnese et les réalisations des concubines des sultans ottomans.

Bournazel. Un château de la Renaissance en Rouergue. Bournazel, Éditions du Buisson, 2012, 121 p.

Verdier Bournazel un château Renaissance Rouergue 2012
Présentation de l’éditeur :
Considéré comme l’un des plus beaux châteaux de la Renaissance française dans le Sud de la France, le château de Bournazel fut l’œuvre conjointe de Jean de Buisson et de son épouse Charlotte de Mancip. Élevé au milieu de XVIe siècle (1540-1560), il présente un raffinement décoratif et une rigueur de composition tout à fait exceptionnels.
Son architecture, largement inspirée des modes à l’honneur au temps de François Premier comme de celles que l’on rencontrait alors dans la péninsule italienne, reflète une culture particulièrement subtile. Son décor sculpté, lui aussi, porte le témoignage d’une sensibilité précieuse et parfois presque maniériste. Son jardin, ou tout au moins ce qu’en révèle l’archéologie, fut pensé comme le complément indispensable d’une vie recluse dans le luxe et la Beauté. Ses architectes ne sont pas connus avec exactitude. Mais ses commanditaires, en revanche, apparaissent de plus en plus comme les parfaits représentants de cette élite cultivée qui dirigea le Rouergue aux premiers temps de la Renaissance. À travers une visite qui déroule le fil d’une histoire, aujourd’hui en grande partie oubliée, se dessine l’image d’une œuvre rare et poétique. Architecture, sculptures, décors, jardins et désormais mobilier, permettent de pénétrer dans l’intimité d’une œuvre, sans nécessairement en dévoiler tous les mystères. 
Objet d’un ambitieux programme de restauration, le château, fortement endommagé pendant la Révolution, connaît une véritable résurrection. La grande aile « italienne » est en cours de reconstruction, les décors sculptés des façades sont restaurés dans la grande tradition des Monuments Historiques, les volumes intérieurs sont restitués et les jardins retrouvent leur dessin.

– Michèle Caroline Heck (s. dir.), Sabine Fromel, Griener Pascal, Julien Pascal, Bertrand Rondot, Thierry Verdier, L’art en France de la Renaissance aux Lumières. Paris, Citadelles et Mazenod, 2011, 620 p.

L'art en France de la Renaissance aux Lumieres

Présentation de l’éditeur :
Du Beau Siècle à celui des Lumières, la création en France se caractérise par l’apparition dans les différents arts d’une nouvelle modernité. À travers les œuvres majeures, en architecture, peinture, sculpture et dans les arts décoratifs, l’enjeu de ce livre est de dégager l’émergence de cette nouvelle culture artistique faite de références à l’Antiquité et à la peinture italienne de la Renaissance, importée à l’aube des Temps modernes par les artistes italiens appelés à la cour de François Ier, et qui, se mêlant à des traditions locales, créent des formes très originales.
À côté des lieux emblématiques comme Fontainebleau ou Versailles dans lesquels les différents arts sont associés à la gloire du Roi, de nombreux autres monuments témoignent de la vitalité de la vie artistique et de ses mutations. Primatice, Goujon, Lescot, Vouet, Poussin, Le Vau, Girardon, Le Brun, Jules Hardouin-Mansart, Watteau, Fragonard, Houdon et bien d’autres en sont les acteurs. N’oublions pas Georges de La Tour, Boucher et tant d’autres qui ont participé à l’élaboration de cet art unique.
Cette histoire de l’art en France est fondée sur ses grandes figures et sur les grands courants qui en découlent, mais elle s’intéresse aussi à la vie des foyers artistiques, à leur perméabilité à l’Italie ou aux régions septentrionales et aux relations intenses entre Paris et la province. Dans l’évolution des styles qui se dessine ainsi se dégage un modèle que l’on pourrait qualifier de français, qui s’exportera ensuite en Europe.
L’iconographie importante de cet ouvrage autorise des regards différenciés sur ces trois siècles d’art. Sa lecture visuelle permet des comparaisons, des rapprochements souvent très éloquents, et fait ressortir que l’évolution des arts est avant tout mouvement. Le texte s’attache à situer le contexte, informe, mais parce qu’il est toujours particulièrement ajusté aux œuvres reproduites, il donne également à voir et invite le lecteur à un regard nouveau en situant l’œuvre d’art au centre du discours.

Principales publications :

– « Architectes et décorateurs français dans la Rome de la fin du XVIIe siècle », in Studiolo, n°1/2002, Rome-Paris, p. 41-63.

– « Mystère de la course en Méditerranée, la mosquée sidi Mahrez de Tunis « , in Liame, revue du centre d’histoire moderne et contemporaine de l’Europe méditerranéenne, n°9-2002, Université Paul-Valéry, p. 37-50.

– « Un manuel d’architecture au XVIIe siècle, le Cours d’Augustin-Charles d’Aviler, » in Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, n°13/14 – 2003, p. 81-92.

Augustin-Charles d’Aviler (1653-1701), architecte du Roi en Languedoc. Montpellier, Presses du Languedoc, 2003, 587 p.

Augustin Charles d'Aviler architecte du roi en Languedoc

Présentation de l’éditeur :
Longtemps considéré comme le simple auteur d’un Cours d’architecture (1691) tout empreint du classicisme français, Augustin-Charles d’Aviler fut aussi un grand créateur. Né dans une famille de la petite aristocratie parisienne, il témoigna très vite d’une passion pour l’architecture au point d’être envoyé comme pensionnaire du roi à la toute récente Académie de France à Rome. Les transalpin lui permirent de partager la vie de la jeune élite aristocratique française protégée par Louis XIV et d’acquérir les bases de son étonnant savoir. Revenu dans le royaume de France à 26 ans, il intégra à Versailles l’Agence des Bâtiments du roi et se retrouva, cinq longues années, sous la férule de Jules Hardouin-Mansart, au cœur de toutes les grandes commandes du règne. Il entreprit alors la rédaction de son œuvre maîtresse, un Cours d’architecture. À la fois présentation des règles d’architecture de Vignole, biographies commentées de celui-ci et de Michel-Ange, déclinaison des systèmes constructifs et des principes d’aménagement et de décoration, le Cours participa largement à la diffusion des manières architecture du Grand siècle. Très vite traduit et assez souvent réédité au XVIIIe siècle, cet ouvrage demeura longtemps un texte de référence. Par delà cette publication, d’Aviler s’engagea dans une carrière libérale. Obtenant une simple commande de la ville de Montpellier pour une porte en forme d’arc de Triomphe (le Peyrou), il se vit bientôt offrir la charge d’architecte Languedoc. Il conserva cette charge d’architectes des États du Languedoc. Il conserva cette charge auprès de l’intendant Basville jusqu’à sa mort, avant d’avoir les honneurs du haut clergé provincial. Il vit aussi venir à lui de très nombreux commanditaires privés, si bien qu’en l’espace de quelques années il put intervenir dans tout le Languedoc. Du palais épiscopal de Toulouse, aux programmes d’églises à Montpellier, Sète, Alès, Le Vigan, en passant par les hôtels particuliers et les demeures de la campagne montpelliéraine, il agit en maître d’œuvre consciencieux et cultivé. Mort prématurément, usé par un travail acharné et d’incessants déplacements, il laissa en Languedoc un testament de pierre qui fit école et qui est encore visible aujourd’hui.

L’art du peintre, doreur, vernisseur par Jean-Félix Watin (1772). Édition critique. Presses de l’Université de Montpellier III, 2005, XXXIII-364 p.

Jean Felix Watin l'art du peintre doreur vernisseur et du fabricant de-couleurs

Pierre Bullet – L’architecture pratique (1691). Édition critique. Montpellier, Presses de l’Université de Montpellier III, 2006, 410 p.

Pierre Bullet Architecture pratique

Présentation de l’éditeur :
En 1691, Pierre Bullet publiait l’Architecture pratique. Cet ouvrage, rédigé par un architecte reconnu, membre de l’Académie d’architecture et fin connaisseur des minières de son temps, connut rapidement un très vif succès, au point d’être réédité avec régularité pendant plus d’un siècle.
Présentant, par le menu et de manière claire, les principes du toisé et du devis de bâtiment, Bullet offrait aux architectes, comme aux commanditaires et aux entrepreneur, un outil indispensable à la conduite d’opération. Adaptant les bases de la géométrie au calcul des surfaces et des volumes, il annonçait les règles d’une architecture fondée sur la rigueur des quantitatifs et des descriptifs. Avec lui, le métier d’architecte s’exprimait dans un professionnalisme qui laissait de moins en moins de place aux initiatives de chantier. Décrivant les phases d’un programme par corps de métier et prescrivant la nature des interventions à réaliser, il parvenait à établir une logique constructive dans laquelle la pensée architecturale se codifiait en valeur normative et en détails d’exécution. Toisé et devis devenaient les instruments indispensables à l’élaboration d’un authentique projet constructif.
La fortune de ces « pièces écrites » n’est plus à souligner. Elles permirent non seulement d’asseoir l’autorité d’un métier, mais aussi de prémunir les architectes de tout désordre d’exécution. De plus en plus précis, de plus en plus rigoureux face aux savoirs spécifiques des différentes corporations de métiers, toisés et devis s’imposèrent comme indissociables du métier d’architecte.
Au-delà de la rédaction de pièces contractuelle, l’Architecture pratique, offrait aussi un magnifique regard sur les savoirs indispensables à l’exercice professionnel. La géométrie plane et la géométrie dans l’espace. la connaissance des coniques (intersections d’un cône et d’un plan), la perspective isométrique, la Coutume et le droit, les savoirs-faire artisanaux, la salubrité des lieux d’aisance, le traitement des combles, l’examen des qualités des différentes pierres de construction… appartenaient au monde de la pratique. Un architecte bâtisseur se devait de les posséder. Toutes les éditions du XVIIIe siècle enrichirent encore ces impératifs et les ingénieurs, eux-mêmes, surent tirer un enseignement des principes édictés par Bullet.
Lire l’Architecture pratique permet de retrouver l’état d’une réflexion professionnelle et comprendre les enjeux d’un métier qui associait théoriciens et praticiens.

Augustin-Charles d’Aviler – Planches d’Architecture (1693). Édition critique. Montpellier, Presses de l’Université de Montpellier III, 2009, 174 p.

Augustin Charles d'Aviler architecte du Roi

Présentation de l’éditeur :
Le Cours d’architecture d’Augustin Charles d’Aviler publié pour la première fois en 1691, fut l’objet de maintes rééditions. Tout au long du XVIIIe siècle cet ouvrage connut un immense succès et fut sans cesse enrichi de planches et de remarques nouvelles. Alexandre Le Blond, Pierre-Jean Mariette, Antoine Jombert apportèrent à ce texte toutes les innovations introduites dans l’architecture sous les règnes de Louis XIV, Louis XV et Louis XVI.
Savant équilibre entre principes de composition, art de bâtir et décoration, le Cours d’architecture représente à lui seul une sorte d’évolution de l’architecture française. Consulté par les professionnels, les amateurs ou les jeunes élèves en architecture, cet ouvrage orienta nombre de réflexions architecturales. Son succès éditorial en fit un véritable manuel de référence.
Pourtant en suivant les six grandes éditions de ce traité, on découvre des partis-pris, des lacunes rédactionnelles ou même des choix stylistiques qui étonnent et même interrogent sur sa pertinence. Alors que l’architecture française était en pleine transformation, le Cours d’architecture restait éloigné de certaines grandes préoccupations contemporaines ?
La présentation comparée des planches des différentes éditions du Cours d’architecture permet d’interroger l’histoire d’une profession ainsi que celle de la formation architecturale pendant le dernier siècle de l’Ancien Régime.

Les règles du dessein…M. Buchotte (1754). Edition critique. Presses de l’Université de Montpellier III. À paraître.

– « Matthieu de Mourgues un père jésuite au service de l’architecture sous Louis XIV », in Mélanges offerts à Gérard Cholvy, Presses de l’Université Montpellier III, 2003, p. 616-625.

– « De l’architecture au temps de louis XIV : essence et existence », in C. Younès, Art et philosophie, ville et architecture, Paris, Editions de la découverte, 2003, p. 85-94.

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