HECK Michèle-Caroline

Professeur d’histoire de l’art moderne à l’Université Paul-Valéry Montpellier

Directrice de la collection Théorie de l’art/ Art Theory (1400-1800)
(Éditions Brepols, Turnhout)

Après avoir travaillé sur l’art de la nature morte au XVIIe siècle et publié le catalogue de l’exposition Sébastien Stoskopff (1597-1657), Paris, RMN, 1997, j’ai orienté mes recherches dans trois directions :
– le rapport entre théorie et pratique de la peinture
– les transferts de modèles entre la France, l’Italie et l’Europe septentrionale à l’époque moderne
– l’histoire de l’histoire de l’art et l’étude des fondements de l’histoire de l’art au XVIIe siècle.

Programmes de recherche en cours :

Direction du projet LexArt. WORDS FOR ART : the rise of a terminoly (1600-1750). Projet ‘Advanced Grant 2012‘financé par l’European Research Council (ERC-Seventh Framework Program » (FP7 /2007-2013) sous le numéro de subvention n°323761. (projet 2013-2018)

logo LexArtLes Antiquaires du Midi de la France du XVIe au XIXe siècle, en partenariat avec l’INHA (Paris), l’université de Provence et l’université de Toulouse.
Les Peintres en Languedoc aux XVIIe et XVIIIe siècles.
projet Sandrart.net : mise on-line, édition critique et traduction de la Teutsche Academie de Joachim von Sandrart (éd.1675, 1679, 1683) coordonné par l’Université de Francfort, le Kunst-historisches Institut de Florence et financé par la Deutsche Forschung Gemeinschaft. Cliquer ici pour plus de détails

Principales publications

Ouvrages :

– Michèle Caroline Heck (s. dir.), L’art en France de la Renaissance aux Lumières. Paris, Citadelles et Mazenod, 2011, 620 p.

L'art en France de la Renaissance aux Lumieres

Présentation de l’éditeur :
Du Beau Siècle à celui des Lumières, la création en France se caractérise par l’apparition dans les différents arts d’une nouvelle modernité. À travers les œuvres majeures, en architecture, peinture, sculpture et dans les arts décoratifs, l’enjeu de ce livre est de dégager l’émergence de cette nouvelle culture artistique faite de références à l’Antiquité et à la peinture italienne de la Renaissance, importée à l’aube des Temps modernes par les artistes italiens appelés à la cour de François Ier, et qui, se mêlant à des traditions locales, créent des formes très originales.
À côté des lieux emblématiques comme Fontainebleau ou Versailles dans lesquels les différents arts sont associés à la gloire du Roi, de nombreux autres monuments témoignent de la vitalité de la vie artistique et de ses mutations. Primatice, Goujon, Lescot, Vouet, Poussin, Le Vau, Girardon, Le Brun, Jules Hardouin-Mansart, Watteau, Fragonard, Houdon et bien d’autres en sont les acteurs. N’oublions pas Georges de La Tour, Boucher et tant d’autres qui ont participé à l’élaboration de cet art unique.
Cette histoire de l’art en France est fondée sur ses grandes figures et sur les grands courants qui en découlent, mais elle s’intéresse aussi à la vie des foyers artistiques, à leur perméabilité à l’Italie ou aux régions septentrionales et aux relations intenses entre Paris et la province. Dans l’évolution des styles qui se dessine ainsi se dégage un modèle que l’on pourrait qualifier de français, qui s’exportera ensuite en Europe.
L’iconographie importante de cet ouvrage autorise des regards différenciés sur ces trois siècles d’art. Sa lecture visuelle permet des comparaisons, des rapprochements souvent très éloquents, et fait ressortir que l’évolution des arts est avant tout mouvement. Le texte s’attache à situer le contexte, informe, mais parce qu’il est toujours particulièrement ajusté aux œuvres reproduites, il donne également à voir et invite le lecteur à un regard nouveau en situant l’œuvre d’art au centre du discours.

L’Histoire de l’histoire de l’art septentrional au XVIIe siècle, colloque IRHIS /INHA, Lille mars 2006 –Bruxelles janvier 2008, sous la direction de Michèle-Caroline Heck,Brepols, 2010, 216 p.

Heck histoire art septentrional

Présentation de l’éditeur :
Le propos de ce livre qui rassemble les communications faites lors de deux Journées d’études, la première organisée par IRHIS (Lille 3) le 2 mars 2006 à l’Université de Lille, et la seconde le 18 janvier 2008 à Bruxelles à la Bibliothèque royale de Belgique par le GEMCA (Université catholique de Louvain) est entièrement centré sur l’art septentrional et sa définition dans les écrits du XVIIe siècle en Europe. Quels en sont les enjeux ? La prise en compte du discours sur l’art dans l’Europe du Nord et l’examen de la production des artistes septentrionaux ont-ils modifié la conception de l’histoire de l’art jusque là fondée et étudiée à l’aune de la théorie italienne ? Parallèlement à l’apport de l’examen des oeuvres antiques, l’art septentrional joue-t-il un rôle particulier dans la réflexion sur l’art ? Telles sont les questions qui se posent. Il n’est pas question de chercher à définir les caractères de l’art septentrional, ni de s’attacher au regard que l’on peut maintenant porter sur les œuvres, mais d’interroger le but des théoriciens et historiens du XVIIe siècle. Leurs écrits se situent en effet dans le contexte du déplacement du discours sur l’art de l’Italie vers l’Europe du Nord, et témoignent de la mise en place d’une nouvelle manière de penser l’histoire qui ne se réfère plus seulement au modèle italien. Le dessein de ce livre est triple : d’abord définir dans les différentes formes du discours, les fondements d’une histoire spécifique de l’art septentrional au XVIIe siècle, cerner ensuite l’émergence d’une prise de conscience d’une « école du Nord », et mettre enfin en évidence les particularités que les théoriciens flamands, hollandais, allemands, français, anglais et italiens reconnaissent à cet art et la manière dont ils le définissent, ébauchant ainsi les contours d’une identité septentrionale.
Ce livre est le premier de la collection Théorie de l’art / Art Theory (1400-1800), dirigée par Michèle-Caroline Heck, qui accueille des publications sur toutes les formes du discours sur l’art à l’époque moderne, éditions critiques ou traductions d’écrits d’artistes ou de théoriciens à l’exclusion de fac-simile, analyses de leur contenu et de leur méthode, travaux d’historiographie. L’enjeu est de cerner le rapport entre théorie et pratique dans la création artistique et de s’interroger sur les fondements et les contours de l’histoire de l’art telle qu’elle se construit à l’époque moderne.

Théorie et pratique de la peinture. Sandrart et la Teutsche Academie, Paris, Maison des Sciences de l’Homme de Paris, coll. Passages/Passagen, 2006, 447 p.

heck theorie peinture

Le Rubénisme en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, colloque international Artes, Lille, Arras, Anvers, avril 2004, sous la direction de Michèle-Caroline Heck, Turnhout, Brepols, 2005, 216 p.

heck rubenisme

Théorie des arts et création artistique dans l’Europe du Nord du XVIème au début du XVIIIème siècle, colloque international Artes, Lille, décembre 2000, textes réunis par Michèle-Caroline Heck, Frédérique Lemerle et Yves Pauwels, Lille, UL3 Travaux et Recherches, 2002, 369 p.

Principaux articles et chapitres d’ouvrages :

– « Les Antiquaires et la fabrication d’une histoire du Midi de la France », « Invention et représentation », dans Christian AMALVI, Ombres et lumières du Midi de la France. Les lieux de mémoire du Midi, Paris, Indes savantes sous la direction de C. Amalvi, t.1 (2015), p. 2133-135 ; t. 2 (2016), p. 281-291.

–  » Les techniques de la gravure et leur expression dans les écrits du XVIIe siècle : la présentation des procédés comme fondement d’une histoire « , L’Estampe : un art multiple à la portée de tous ?, éd. par Sophie Raux , Nicolas Surlapierre, Dominique Tonneau-Rydelynck, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2008, p. 277-289.

–  » Les transformations de la maison d’artiste au XVIIe siècle : l’atelier comme lieu d’expérience d’une nouvelle conception de la peinture « , La maison d’artiste. Construction d’un espace de représentations entre réalité et imaginaire (XVIIe –XXe siècles), sous la direction de Véronique Meyer (colloque Poitiers 8-10 novembre 2005), Presses universitaires de Rennes, 2007, p. 23-33.

–  » Sentences et poèmes dans la nature morte septentrionale du XVIIe siècle « , Lecture, représentation et citation. L’image comme texte et l’image comme signe (XIVe-XVIIe siècles), Journée d’études sous la direction de Christian Heck, Lille, déc.2002, Institut Erasme – Artes,Lille, Ceges, 2006, p.113-133.

–  » Le regard paradoxal de Joachim von Sandrart sur Rubens « , Le Rubénisme en Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, colloque international de Lille, Arras, Anvers, avril 2004, éd. par M.C.Heck, Turnhout, 2005, p. 183-197.

–  » La Teutsche Academie de Joachim von Sandrart, une compilation ou une relecture de Vasari et de Van Mander ? « , dans Théorie des arts et création artistique dans l’Europe du Nord du XVIème au début du XVIIIème siècle, colloque international Artes, Lille (2000), éd. par M.-C. Heck, Fr. Lemerle et Y.Pauwels, Lille, 2002, p. 241-253.

– « Joachim von Sandrart : une histoire européenne des arts « , dans L’Europe à la recherche de son identité, 125e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Lille, avril 2000, éd. par C. Villain-Gandossi, Paris, 2002, p. 277-291.

–  » Vingt-cinq règles pour les peintres : théorie et pratique de la peinture dans la Teutsche Academie de Joachim von Sandrart « , Revue de l’Art, n°132, 2001-2, p. 43-50.

Autres publications :

HECK Michèle-Caroline, « La lecture de l’Ecole d’Athènes par Fréart de Chambray : quand la convenance devient grille de lecture et critère de jugement », Collection Lexart, 2015, HAL. Hal-01234157v2

– HECK Michèle-Caroline, « Des Observations sur la peinture de Charles-Alphonse Dufresnoy aux Remarques de Roger De Piles : continuité ou rupture ? », Collection Lexart, 2015, HAL. Hal-01234312v2

– « Expressions picturales de la vanité au XVIIème siècle », dans Marie Blaise (colloque Vanité).

Publications sous presse :

« Stilleben und Theologie », Handbuch der Bild-Theologie, t.IV, Paderborn, 2016 (sous presse).

– « Construction et destruction de l’espace pictural du tableau », dans Agnes LAFONT, L’Image brisée, colloque international 2012, Université Montpellier III (sous presse Garnier-Flammarion, 2016).

–  » The reception of Léonardo da Vinci’s Trattato della Pittura or Traité de la peinture in 17th century Northern Europe « , dans Art as Institution : The Historical Reception of Leonardo da Vinci’s Treatise on Painting, sous la direction de Claire Farago Londres, Ashgate, chapitre 15, p. 393-434 (à paraître en 2009).

–  » Rire et cri : difficulté et enjeux de leur représentation « , Rire à la Renaissance, colloque international, sous la direction de Marie-Madeleine Fontaine, Lille, novembre 2003, (actes à paraître aux éditions Droz, Genève).

–  » De Van Mander à Sandrart : les biographies comme histoire de l’art « , Histoire de l’histoire de l’art septentrional au XVIIe siècle, Journée d’étude sous la direction de M.C. Heck, (à paraître aux éditions Brepols ).

–  » D’une école de peinture à une académie de papier : les retables de l’église de Lambach « , Joachim von Sandrart, colloque sous la direction de S. Ebert-Schifferer, Rome, Bibliotheca Herziana, 3-4 avril 2006.

–  » La réception de Rembrandt en France à travers l’adaptation de la pratique du houding par les peintres français de la fin du Grand Siècle », Les échanges artistiques entre les anciens Pays-Bas et la France, 1482-1814, sous la direction de Jan Blanc (Lausanne) et de Gaëtane Maes (Lille), 28-30 mai 2008.

–  » Les enjeux de la représentation de l’évènement au XVIIe siècle « , in La Fabrique de l’évènement, Actes du colloque de Montpellier 2008, s. dir. Frédéric Rousseau et Jean-François Thomas, Paris, Michel Houdiard éditeur, 2009, p. 259-278.

Participation à colloque et journées d’études en France et à l’étranger  (depuis 2013):

2013 : INHA Paris, Présentation du projet LexArt : WORDS for art. The rise of a terminology (ERC 2012- AdG n°323761) (17 octobre)

2013 : Tokyo, Chuo University, Historisches vocabular der Kunst 1500-1550.

2013 : Tokyo, Keio university, Allégories de la peinture, portraits d’artistes en images et en mots dans la littérature artistique aux XVIe et XVIIe siècles (13-14 décembre)

2014 : Los Angeles Getty Research Institute, The LexArtproject (ERC-AdG n°323761) and his issue for the Digital Humanities (9 octobre)

2014: Paris, INHA, L’outil-web « LexArt”, Les lundis du numérique, organisés par In-Visu (Information visuelle et textuelle en histoire de l’art – USR 3103 CNRS-INHA), ( 7 avril).

2015: Paris, INHA, La notion de sublime et d’effet, Three Interdisciplinary ERC project. (7 juin).

2015 : Paris, Centre allemande d’Histoire de l’art, Entre forme idéale et nature, construction, déconstruction et reconstruction du regard dans la peinture du XVIIe siècle, (14 décembre)

2016 : Trèves, université, Begriffe und Konzepte der Kunst in Deutschland im 17. Jahrhundert (14 avril)

2016: Neuchâtel, université, colloque Giorgio Vasari (1511-1574) et le canon des histoires nationales : La réception vasarienne au XVIIe siècle : points de rupture et enjeux (21-22 juin 2016)

2016 : Beijing, Congrès international d’Histoire de l’art, The Word ” Art “ in early Modern Northern Europe: A paradoxical absence between concept and manner (15-20 septembre)

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