ROUSSEAU Frédéric

Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paul-Valéry Montpellier III

Chercheur attaché au Centre de Recherches Interdisciplinaire en Sciences Humaines et Sociales de Montpellier (C.R.I.S.E.S.)Membre du Collectif de Recherches International et de Débats sur le premier conflit mondial (CRID 14-18)
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Co-rédacteur en chef de la Revue En Jeu, Histoire et Mémoires vivantes, revue de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Paris. (FMD)

En Jeu Histoires et Memoires vivantes

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Principaux axes de recherches

Depuis une quinzaine d’années, mes travaux de recherche portent essentiellement sur les sociétés confrontées au devoir ou à la nécessité de défense, en temps de paix et en temps de guerre à l’époque contemporaine (XIXe, XXe siècles) ; les rapports citoyen-État, citoyen-institution militaire ; la violence de guerre et de la guerre (Première Guerre mondiale ; Deuxième Guerre mondiale ; guerres coloniales) ; les sources et l’écriture de l’histoire (témoignages ; photographie) ; l’Histoire et la mémoire (XXe siècle) ; la muséologie

Principaux travaux et publications

Première Guerre mondiale

Historiographie, écriture de l’histoire, témoignage, mémoire

Histoire militaire

Autres publications

1. Première Guerre mondiale :

• La guerre censurée. Une histoire des combattants européens de 14-18. Paris, Éditions du Seuil, 2014, 496 p. Avec une postface inédite. (1ère édition en 1999, 2ème édition en 2003). Date de parution : 2 mai 2014.

Frederic Rousseau La guerre censuree

Présentation de l’éditeur :
Comment les hommes tiennent-ils ? Telle est l’une des questions auxquelles ce livre tente de répondre en donnant la parole à des combattants, anonymes ou célèbres, originaires des principaux pays européens en guerre. Il s’intéresse aux êtres qui combattent en première ligne, à ceux qui affrontent les intempéries, les privations et doivent concilier leur sens du devoir patriotique avec la peur de flancher, de souffrir, avec la peur de mourir et la peur de tuer.
Frédéric Rousseau dégage ainsi une véritable communauté européenne de la souffrance et remet en cause l’idée selon laquelle c’est le consentement patriotique qui explique la ténacité des poilus.

• « L’électrothérapie des névroses de guerre durant la Première Guerre mondiale », in Guerres mondiales et Conflits contemporains, 1997, n°185, p. 13-27.• La Guerre censurée. Une histoire des combattants européens de 14-18, Paris, Le Seuil, 1999, 400 pages.

• « Paroles de femmes de poilus. Jours de guerre au féminin sur le front intérieur languedocien (1914-1918) », in Annales du Midi, tome 112, oct.-déc. 2000, pp. 483-498.

• « Vivre et mourir au front : l’enfer des tranchées », in L’Histoire, n°249, décembre 2000, pp. 60-65.

• « Le devoir de défense en France de la Révolution à la Grande Guerre », Actes du colloque international sur le Devoir de défense, IEP d’Aix-en-Provence, 15 septembre 2000, in Le Devoir de défense en Europe aux XIXe et XXe siècles (J.-Ch. Jauffret dir.), Paris, Economica, 2002, pp. 27-36.
Extrait (pp. 33-34) : « Chacun peut donc voir dans la mobilisation réussie de 1914 la confirmation incontestable de l’achèvement de la prise de conscience nationale. Les Français, dans leur ensemble, acceptent alors, enthousiastes, résolus ou résignés, d’assumer ce qu’ils considèrent être leur « devoir de défense ». Ce fait n’est pas contestable. D’ailleurs la Patrie est ressentie par le plus grand nombre comme à nouveau en danger. A plus d’un titre, l’ardeur et la résolution d’août 14 peuvent être rapprochées de celles de 1792 et de 1793. Comme ceux de 1792 et de l’an II, les soldats de 14 sont partis défendre leur patrie et croyaient que la campagne serait courte. Cependant, comme leurs prédécesseurs, ils durent très vite déchanter. Aussi, après d’autres historiens, je ne pense pas que l’ardeur patriotique d’août 14 suffise à expliquer la formidable et patiente ténacité des poilus durant plus de cinquante mois. Il y a quelques années déjà, Antoine Prost déclarait : « Il y a, une double illusion : sur le patriotisme de 14-18 et sur son absence aujourd’hui. Les soldats de 14-18 étaient certes patriotes et l’on sait l’influence qu’eut sur eux l’école primaire. Faut-il pour autant voir dans le patriotisme la force morale qui les a fait tenir ? Les gens de l’arrière ont feint de le croire. On doit en douter ». Jules Maurin, fut sans doute l’un des premiers, dans sa thèse sur les soldats languedociens à émettre des doutes à ce sujet : « Dans leur obéissance, écrit-il, qu’ils estiment globalement plus large que ce qu’elle fut réellement, il n’y a pas de sentiment patriotique. Ils ont oublié pourquoi ils sont là à se battre, pourquoi ils sont partis ».
Ces deux avis éclairés, nous replacent au coeur de la question du « devoir de défense ». Considérés dans la longue durée, les enseignements de l’histoire militaire qui s’est profondément renouvelée depuis plus de vingt ans, indiquent clairement que la ténacité des poilus ne saurait se résumer en une seule explication. Les historiens qui se sont intéressés aux forces morales des troupes combattantes, d’Ardant du Picq à Omer Bartov en passant par John Keegan et Richard Holmes, ont mis en lumière un large faisceau d’explications au sein duquel on retrouve certes le patriotisme, mais aussi l’esprit de corps, la camaraderie des tranchées, l’alcool, et surtout la contrainte exercée par la discipline militaire . George Mosse, le grand historien états-unien soulignait que « dans la mesure où un jugement sommaire était réservé aux déserteurs, il est impossible de dire si l’apparente faiblesse des taux de désertion durant la Première Guerre mondiale doit être mise au compte de cette menace, de la résignation ou du patriotisme ». A propos de la bataille de la Somme, John Keegan écrit aussi cette phrase lourde : « quoique l’analogie puisse paraître douteuse à un esprit historique il y a bel et bien quelque chose qui rappelle Treblinka dans ces récits du 1er juillet [1916]. On y voit de longues files de jeunes hommes, vêtus de pauvres uniformes, lourdement chargés, le matricule au col, la silhouette voûtée dans un paysage sinistre, avançant vers le lieu de leur propre extermination au milieu des barbelés ». Un peu plus loin, si l’historien ajoute que « la force fut un agent de persuasion important pour mener les hommes au combat », il insiste également sur le rôle important joué par les éléments topographiques et mécaniques … Aller de l’avant apparaît alors à beaucoup comme étant la moins mauvaise solution, c’est-à-dire la moins risquée. La force du sentiment national n’explique pas la formidable ténacité des poilus de 14-18. »

La Guerre censurée. Une histoire des combattants européens de 14-18, Paris, Le Seuil, Coll° Point-Histoire, préface inédite « 14-18, Continuons le débat ! », 2003, pp. 7-23.

• Roland Dorgelès, Je t’écris de la tranchée. Correspondances de guerre 1914-1917, Paris, Albin Michel, 2003 (Appareil scientifique, présentation pp. 21-67).

Guerres, Paix, Sociétés (1911-1946). Pour une histoire totale, numéro spécial d’HDS (Histoire-Défense-Sociétés), 2004, introduction : « Guerre, paix et sociétés, pour une histoire totale », pp. 5-9. Article : « Culture de guerre et culture de paix. “Le moment Remarque” et la réception du roman À l’Ouest rien de nouveau en Grande-Bretagne, en France et en Tchécoslovaquie (1928-1929) (en coll. avec Milena Lenderova et Thomas Jiranek), pp. 39-57.

Le Chemin des Dames et la Grande Guerre (dir. N. Offenstadt), Paris, Stock, 2004 (4 chapitres : Le Chemin des Dames en 1914 : la leçon oubliée (9 p.) ; L’offensive du Chemin des Dames, chapitres d’histoires pour tous (12 p.) ; Chemin des Dames, lieu d’amnésie nationale (9 p.) ; Eléments pour une anatomie de la bataille d’avril 1917 (7 p.).

Guerres, Paix, Sociétés (1911-1946), Paris, Ed. Atlande, Coll° Clefs Concours, 2004, de l’acceptation de la guerre à l’acceptation du crime 1914-1945 (pp. 350-389) ; À propos d’une notion récente : la culture de guerre (pp. 708-715).

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• Notice « Norton Cru, Jean », in Christian Amalvi (dir.), Dictionnaire biographique des historiens français et francophones. De Grégoire de Tours à Georges Duby, Paris, La Boutique de l’Histoire, 2004, pp. 239-240.

• « Quelques images et représentations de Paris et des Parisiens au travers des témoignages de contemporains (1914-1918) », in Zbigniew Naliwajek et Joanna Zurowska (ed.), Le Sacre d’une capitale. Paris vu par les écrivains, les historiens et les voyageurs, Actes du colloque franco-polonais, Varsovie, 3-5 juin 2002, Varsovie, 2005, pp. 185-202.

• « 14-18 : retrouver les combattants de la Grande Guerre. Discussion de la thèse du consentement patriotique », colloque La Défense nationale en questions (1792-2003), Colloque de Reims, 26-27 mai 2004, in Marc Deleplace (dir.), De la Patrie en danger aux nouvelles menaces, 1792-2003, La Défense nationale en question (s), Reims, 2005, pp. 75-91.
Extrait (p. 91) : « […] A mon sens, l’existence du sentiment national ne saurait dispenser les historiens de s’interroger sur les jeux et les enjeux des pouvoirs, sur les relations entre l’Etat et le citoyen en temps de guerre. Si devoir d’Histoire il y a, il peut trouver là, aussi, de quoi s’épanouir. Dans un livre fameux, Michel Foucault relevait que la « peste, […] c’est l’épreuve au cours de laquelle on peut définir idéalement l’exercice du pouvoir disciplinaire » . Echangeons le mot « peste » par le mot « guerre » et cette définition pourrait parfaitement s’appliquer au Premier Conflit mondial. La guerre de 14-18 a été pour les Etats et leurs animateurs civils et militaires l’occasion idéale d’ordonner, d’encadrer, d’enrégimenter, de discipliner, de surveiller et de punir les peuples. C’est Jean-Baptiste Duroselle qui notait que « la France, pendant cinq ans, a gardé son système démocratique […]. Et pourtant, ce cadre resta à peu près vide, car dans la réalité les Français virent s’éloigner ce qui constitue l’essence même de la démocratie, à savoir la liberté ». Ce jugement peut assurément valoir pour tous les autres peuples engagés dans cette guerre. Jamais les Etats n’avaient auparavant disposé d’autant de pouvoirs discrétionnaires sur leurs citoyens redevenus sujets sinon objets. Cette dimension disciplinaire de la Grande Guerre ne doit certes pas occulter les autres dimensions de la guerre, sa dimension nationale notamment. Mais elle ne doit pas elle-même être exclue du champ de la recherche et de l’enseignement. Cette dimension disciplinaire constitue à mon sens l’une de ces réalités majeures qu’il conviendrait d’analyser plus profondément afin d’aborder pour hier mais aussi pour aujourd’hui, au-delà du phénomène de la guerre, la question de la démocratie et de la citoyenneté en temps de guerre, c’est-à-dire la question du citoyen confronté au devoir de défense. Replacée dans l’histoire tragique du XXe siècle, cette dimension pourrait peut-être aussi fournir une des clés de compréhension de l’inhumanité déployée en Europe durant les années trente et quarante . Essayons donc de faire en sorte que la violence exercée sur leurs propres citoyens par les différents Etats en guerre ne demeure pas un sujet tabou.
On l’aura compris, ni l’interprétation mettant l’accent sur le seul élément coercitif, ni la démarche absolument inverse consistant à traduire l’obéissance des hommes par le concept abusif de consentement patriotique ne me paraissent de nature à faciliter la compréhension de la longue patience des combattants de 14-18. En ce sens, cet article constitue aussi un appel à un véritable rééquilibrage historiographique. »

• « Profughi della Grande Guerra in Francia », in Bruna Bianchi (ed.), La Violenza contro la populazione civile nella Grande Guerra. Deportati, profughi, internati, Actes du colloque international de Venise, Université Ca’Foscari, 30-31 octobre 2003, Milano, Edizioni Unicopli, 2006, pp. 34-45.

Témoins, de Jean Norton Cru, préface (54 pages), appareil critique et dossier de presse (63 pages) concernant la première édition (1929), Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 2006, 975 pages.

• Henri Barbusse, Lettres à sa femme, 1914-1917, Paris, Buchet-Chastel, 2006, préface, 8 pages.

La Grande Guerre en tant qu’expériences sociales, Paris, Ellipses, 2006, 144 pages.

• Marcelle Cinq-Mars, L’Echo des tranchées, préface et appareil critique, Outremont (Québec), Athéna Editions, 2008, pp. 7-15.

• Notices in Rémy Cazals (dir.), Dictionnaire des témoignages de la Grande Guerre, 2008-2009, en ligne sur le site du Crid 14-18

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• « Jean Hugo »
• « Victor Christophe »
• « Georges Leroy »
• « Paul Frot »
• « Octave-Raymond Bouyssou »
• « Bernard de Ligonès »
• « Roland Dorgelès »
• « Jean Barruol »
• « Georges Faleur »
• « Wilfred Bion »
• « Maurice Constantin-Weyer »
• « Hans Carossa »
• « André Maginot »
• « Ladislas Granger »
• « Louis Krémer »

• « “Consentement” : Requiem pour un mythe savant », in Matériaux pour l’Histoire de notre temps, « Les Français dans la Grande Guerre. Nouvelles approches, nouvelles questions », n°91, juillet-septembre 2008, pp. 20-23.

• « De la violence à la surviolence. Explorations de la zone grise durant la Grande Guerre », in Frédéric Rousseau, Burghart Schmidt (dir.), Les « dérapages » de la guerre du XVIe siècle à nos jours, Hamburg, Dobu Verlag, pp. 58-72, 2009.

Rousseau dérapages de la guerre

Sur le site du Collectif de Recherches International et de Débats sur le premier conflit mondial, sont publiées les recensions des ouvrages suivants :

BEAUPRÉ, Nicolas, Écrire en guerre, écrire la guerre. France, Allemagne 1914-1920, préface d’Annette Becker, Paris, CNRS éditions, 2006, 292 pages.

BENVINDO, Bruno, Des Hommes en guerre. Les soldats belges entre ténacité et désillusion, 1914-1918, Études sur la Première Guerre mondiale, Bruxelles, Archives générales du Royaume, 2005, 186 pages.

BIANCHI, Bruna (dir.), La Violenza contro la populazione civile nella Grande Guerra. Deportati, profughi, internati, Milano, Edizioni Unicopli, 2006, 482 pages.

GUERRINI, Irene, PLUVIANO, Marco, Le fucilazioni sommarie nella prima guerra Mondiale, Udine, Gaspari, 2004.

McCARTNEY, Helen B., Citizen Soldiers. The Liverpool Territorials in the First World War, Cambridge, Cambridge University Press, 2005, 275 pages.

MORTON, Desmond, Billet pour le front. Histoire sociale des volontaires canadiens (1914-1919), trad. de Pierre R. Desrosiers, Outremont (Québec), Athéna Éditions, 2005, 346 pages.

2. Historiographie, écriture de l’histoire, témoignage, mémoire :

• « La philatélie allemande entre mémoire et amnésie », in Vingtième Siècle, Revue d’Histoire, Presses de Sciences-Po, 1998, n°59, pp. 91-103.

• « Les témoignages : des documents incontournables pour l’écriture d’une histoire des combattants de la Grande Guerre », Histoire et défense. Cahiers de Montpellier, n°41, I/2000, pp. 43-56.

• « Ecrire et enseigner la Grande Guerre, toute la Grande Guerre », in Internationale Schulbuchforschung 22 (2000), Georg Eckert Institut, pp. 333-348.

• 14-18, Le Cri d’une génération. Essai sur la parole combattante (en coll. avec Rémy Cazals), Toulouse, Editions Privat, oct. 2001, 160 pages.

• « Essai d’une histoire européenne de la guerre et de la paix en Europe au XXe siècle. De la Grande Guerre à la guerre de Soixante-dix ans », in Actes du colloque franco-polonais, Guerre et Paix en Europe, Montpellier, juin 1998, Montpellier 2001.

• « Autre point de vue, autres regards. Pour une Histoire européenne de la Grande Guerre », in La Grande Guerre 1914-1918, 80 ans d’historiographie de la Grande Guerre, Actes du colloque international de Montpellier, 18-19 novembre 1998, Montpellier, ESID-UMR 5609 du CNRS, 2003, pp. 393-412.

Le Procès des témoins de la Grande Guerre. L’Affaire Norton Cru, Paris, Le Seuil, 2003, 340 pages.

Rousseau procès grande guerre

Guerres, Paix, Sociétés (1911-1946), Paris, Ed. Atlande, Coll° Clefs Concours, 2004 (Introduction générale et Historiographies pp. 21-36.

Rousseau guerres paix

• « Le moment Norton Cru et l’irruption des témoins dans l’écriture de l’histoire du XXe siècle », in Le Cartable de Clio, Revue romande et tessinoise sur les didactiques de l’histoire, n°4-2004, pp. 29-36.

• « Comment dire la guerre ? L’affaire Norton Cru », in Carole Dornier, Renaud Dulong (dir.), Esthétique du témoignage, Actes du Colloque international de Caen, 18-20 mars 2004, Caen, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme, 2005, 388 pages, pp. 3-17.

• « Mémoires de conflit et conflits de mémoire : autour des cérémonies du 11 novembre », in Maryline Crivello, Patrick Garcia et Nicolas Offenstadt (dir.), Usages politiques du passé dans la France contemporaine, Actes du colloque du CHS (Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle-Paris 1-CNRS), Paris, 25-26 septembre 2003, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, Coll. « Le temps de l’Histoire », 2005, pp. 223-235.

La Biographie en histoire. Jeux et enjeux d’écriture (en coll. avec A. Coppolani), Paris, Ed. Houdiard, 2007, 135 pages.

Coppolani Rousseau biographie en histoire

• « Parlare della Guerra d’Algeria e discutere della tortura per passare sotto silenzio l’origine del male », in Giovanna Procacci, Marc Silver, Lorenzo Bertucelli (dir.), Le Stragi Rimosse. Storia, memoria pubblica, scritture, Actes du colloque international de Modena, 24 octobre 2007, Milano, Edizioni Unicopli, 2008, pp. 58-79.

• « De l’inattention à la tension. Les historiens français dominants face aux témoins de la Grande Guerre », in Annamaria Laserra, Nicole Leclercq et Marc Quaghebeur (dir.), Mémoires et Antimémoires littéraires au XXe siècle. La Première Guerre mondiale, Second volume, Bruxelles, P.I.E. Peter Lang, 2008, pp. 11-26.

L’enfant juif de Varsovie. Histoire d’une photographie, Paris, Le Seuil, Coll° L’Univers historique, 2009, 267 pages.

Rousseau enfant juif de Varsovie

Il bambino di Varsavia. Storia di una fotografia. Trad. di F. Grillenzoni. Editori Laterza, 2011, 207 p.

Rousseau bambino di Varsavia

Présentation de l’éditeur :
« La fotografia del bambino di Varsavia è vittima della sua grande efficacia. Nell’era multimediale planetaria, un piccolo clic ci fa passare da una vittima all’altra: clic! Mohammed al-Durah cancella il bambino di Varsavia; clic! È il turno del piccolo Elián González… La confusione sentimentale e politica è totale. L’immagine del ghetto di Varsavia non è più un documento: ha smesso di essere uno strumento pedagogico; sfocata, travestita, abusata, stravolta, sequestrata, ha perduto la sua capacità di messa in guardia; non informa più, è erosa dagli usi distorti.
L’immagine si è modificata, consumata: portatrice all’inizio di una verità fondamentale, è diventata supporto di menzogne al servizio dei peggiori deliri. All’interno di un processo accelerato di globalizzazione degli affetti, delle emozioni, delle sensibilità, si fa sempre più riferimento ‘all’opinione pubblica mondiale’. E ormai l’unico dovere di questa opinione pubblica è di commuoversi, di commuoversi spesso, di commuoversi e basta. L’analisi e la comprensione dei processi storici vengono messe da parte a favore della sola dimensione emotiva delle immagini. In sostanza, in una certa misura sono delle storie senza storia – né quella degli individui né quella dei popoli – quelle che oggi offrono agli occhi e alla comprensione queste immagini. L’immagine ha cessato di essere archivio. Non sollecita più il nostro desiderio di conoscere. Dopo essere stata verità, l’immagine si è trasformata in menzogna.»

Żydowskie dziecko z Warszawy. Historia pewnej fotografii, Gdansk : Wydawnictwo slowo/obraz terytoria, 2012, 253 p.

Rousseau Zydowskie dziecko z WarszawyPrezentacja Editor :
Wszyscy znają dziś fotografię żydowskiego dziecka z warszawskiego getta: z biegiem czasu jej bohater stał się ikoną Shoah. Często reprodukowana na pierwszych stronach czasopism i okładkach książek, stała się źródłem inspiracji dla artystów, podlegała też przekadrowaniom, które uczyniły z niej obraz współczucia pozbawiony jakiegokolwiek odniesienia do oprawców. Frédéric Rousseau dekonstruuje i interpretuje tę historyczną opowieść od roku 1943 do dzisiaj i zastanawia się nad naszym stosunkiem do tego obrazu, który jest już częścią naszej zbiorowej pamięci i na który patrzymy, nie widząc go.

– Frédéric ROUSSEAU et Julien MARY, « Visiter des musées d’histoire des conflits contemporains. Premiers éléments pour une muséo-histoire », Le cartable de Clio, revue suisse sur les didactiques de l’histoire, GDH, n°11, 2011, éd. Antipodes, p. 33-43.

– Frédéric ROUSSEAU et Julien MARY, « Les musées militaires : objets d’histoire et de mémoires », in Histoire militaire, études de défense et politiques de sécurité des années 1960 à nos jours, s. dir. Hubert HEYRIÈS Paris Economica, 2012, p. 287-296.

Patrick LOUVIER, Julien MARY et Frédéric ROUSSEAU (s. dir.), Pratiquer la muséohistoire : la guerre et l’histoire au musée. Pour une visite critique, Outremont, Athéna éditions, 2012, 280 p.

Louvier Mary Rousseau Pratiquer muséographie

Présentation de l’éditeur :

Ce guide intéressera particulièrement les chercheurs, les étudiants et les enseignants qui très nombreux arpentent chaque année les musées d’histoire accompagnés de leurs élèves. Son propos est double : questionner les mises en scène et les mises en récit de l’histoire des conflits du XXe siècle en confrontant les contenus des expositions muséales aux savoirs historiens, aborder ces espaces publics dans leurs différentes dimensions, comme des objets culturels, sociaux et politiques.
Objets culturels, ils le sont en tant que supports de représentations, de mémoires et d’outils ; et objets sociopolitiques, ils le sont également par l’implication d’acteurs différents et nombreux dont il s’agit de repérer les enjeux, les stratégies, les contraintes.

3. Histoire militaire :

• « Des communautés et des familles languedociennes face au devoir de défense nationale sous la Révolution et l’Empire », Actes des Journées d’Histoire moderne, Université Montpellier III, 1992, pp. 189-203.

• « La confrontation de l’Etat et de la société sur la question du recrutement militaire en France de 1793 à 1815 », Journée d’études franco-espagnole, in Histoire et Défense, Montpellier III, 1992, n°25, p. 71-85.

• « Armées françaises et vertus républicaines dans la correspondance de Lazare Carnot », Actes du colloque L’Année 1793 et l’Armée, in Histoire et Défense, Montpellier III, 1993, n°27, pp. 74-85.

• « Désertion et insoumission au XIXe siècle, l’exemple de l’Hérault », Revue Historique des Armées, n°3, sept. 1993, pp. 84-95.

Service militaire au XIXe siècle. De la résistance à l’obéissance. Un siècle d’apprentissage de la patrie dans le département de l’Hérault, Montpellier, ESID UMR 5609 du CNRS-Univ. Montpellier III, 1998, 225 pages.

• « Le Che en Bolivie : une guérilla sans issue », in Revue Historique des Armées, 1998, n°1, pp. 61-72.

• « Des nouveaux mots de la guerre au refus des maux de la guerre : l’Occident sort-il de l’âge guerrier ? », in Danielle Domergue-Cloarec et Antoine Coppolani (dir.), Des Conflits en mutation ? De la guerre froide aux nouveaux conflits, Actes du colloque international de Montpellier, 18-20 juin 2001, ESID-Université Montpellier III, Bruxelles, Ed. Complexe, 2003, pp. 473-482.

• « Tsushima, défaite russe et stupeur occidentale », in Tsushima, Littérature comparée-Université Montpellier 3, 20 décembre 2003, in Dany Savelli (dir.), Faits et imaginaires de la guerre russo-japonaise, Les Carnets de l’exotisme, 5, 2005, pp. 29-37.

• Dorothée Malfoy-Noël, L’épreuve de la bataille, préface, Montpellier, PULM, 2007.

• « Avant-Propos », in Frédéric Rousseau, Burghart Schmidt (dir.), Les « dérapages » de la guerre du XVIe siècle à nos jours, Hamburg, Dobu Verlag, pp. 3-8, 2009.

4. Autres publications :

Démographie et crises en Bas-Languedoc (1670-1890), (en coll.), Montpellier, I.R.H.I.S., 1992, 268 pages.

Une Histoire européenne de l’Europe, (Ch. O. Carbonell dir.), 2 tomes, Toulouse, Editions Privat, 1999. (Tome 2, Troisième partie : Effacements. La Grande Guerre civile 1914-1989, pp. 236-308).

Guerres, Paix, Sociétés (1911-1946), Paris, Ed. Atlande, Coll° Clefs Concours, 2004 (Introduction générale et Historiographies pp. 21-36 ; 3 chapitres Le Japon en guerre (pp. 221-253).

• « Histoire sans paroles, Bogdan Zoubovitch, 1934 », in Jacques Kermabon (dir.), Du praxinoscope au cellulo. Un demi-siècle de cinéma d’animation en France (1892-1948), Paris, CNC, 2007, pp. 65-69.

Faut-il brûler les Humanités en Sciences humaines et sociales? s. dir. de Marc CONESA, Pierre-Yves LACOUR, Frédéric ROUSSEAU et Jean-François THOMAS, Paris, Michel Houdiard Éditeur, 2013, 272 p.

Faut il bruler les humanites

Présentation de l’éditeur :
Faut-il brûler les humanités et les Sciences humaines et sociales ?… Cette formule n’est pas pure provocation. Confronté à l’emprise croissante de l’idéologie « économiste » sur nos sociétés – logique comptable, court-termisme, régime managérial –, notre environnement institutionnel (LMD, LRU, injonction à la professionnalisation, etc.) modèle nos paradigmes (l’essor des cultural studies) et en définitive, dissout progressivement ce qui fonde nos disciplines. Des disciplines sont sciemment sabotées comme les études helléniques et latines, la philosophie ; d’autres sont en train de disparaître sous nos yeux : l’onomastique romane, la philologie, l’étude des mythes… ; d’autres encore, comme celles de l’apprentissage des langues ayant peu de locuteurs, ont déjà fermé dans nombre d’universités. L’état des lieux présenté ici est accablant et devrait alarmer au-delà du petit monde universitaire. Pour autant, ce livre propose aussi un certain nombre de pistes susceptibles de freiner, voire d’endiguer cette résistible menace pesant sur les disciplines du sens. C’est en répondant à ce défi que nos sociétés pourront continuer à dessiner la carte des possibles.

– « Repensar la gran guerra (1914-1918). Historia, testimonios y ciencias sociales », in Historia Social, n°78, 2014, pp. 135-153.

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