SALIGNON Bernard

Professeur d’esthétique à l’Université Paul-Valéry Montpellier III

Titres Universitaires :

- Thèse d’État en philosophie 1989, Directeur M. Gouhier, Président du jury M. Séris, soutenue le 18 décembre 1990 à Nancy II, mention très honorable à l’unanimité.
– Thèse en linguistique 1974, Directeur du jury M. Lafont, Président du jury M. Stéfanini, mention très bien.
– Thèse en psychologie 1978, H.E.S.S., Directeur M. Moscovici, Président du jury M. Kaes.


Enseignement et Recherche :

Depuis 1999 – Professeur des Universités Montpellier III
1997-1999 – Directeur de la pédagogie et de la recherche et professeur à l’école d’Architecture du Languedoc-Roussillon
1996-1997 – Détaché professeur d’Art à L’école d’Architecture de Clermont Ferrand
1981-1996 – Chargé du séminaire de 3ème cycle au DEA Philosophie et Psychanalyse option Esthétique et Psychanalyse, Université Paul Valéry, Montpellier III
– Chargé de cours en Esthétique et Philosophie Italienne, département d’Italien,
Université Paul-Valéry
1977-1986 – Chercheur en sciences humaines au laboratoire CNRS sciences humaines, attaché au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
– Assistant de recherche (1975-1977)
– Attaché de recherche (1977-1981)
– Chargé de recherche (1981-1986)
– Maître de recherche et responsable de programme d’Esthétique et Architecture, BRA, Bureau de la Recherche Architecturale, Ministère de l’architecture, responsable D. Vallabrègues (1986-1996)
1975- 1976 – Maître assistant à l’université des lettres d’Oran (linguistique et philosophie)


Ouvrages :

Une spiritualité au féminin. Paris,  Bernard Chauveau Éditeur, 2013, 128 p.

Salignon une spiritualite au feminin

Présentation de l’éditeur :
Spiritualité au féminin. Dix-huit artistes contemporains aux sensibilités et aux parcours divers sont invités par le musée d’Art sacré de Dijon et le musée de Hiéron de Paray-le-Monial à explorer avec leur singularité féminine, la notion de spiritualité. Une soixantaine d’œuvres d’une qualité variée – sculptures, installations, photographies, vidéos, peintures, textile… -, dont certaines inédites, proposent une lecture plurielle de la spiritualité.
Plusieurs thématiques sont explorées par chacune de ces artistes : « Être-au-monde », « Enfance spirituelle », « Intimités d’un corps à cœur », « Jardin clos », « Le sillage d’elle », « Consumée par un feu brûlant », « Présences absentes », « Transmutation », « Le temps du silence », « Corps en lumières et en larmes » et « Terra Incognita ».
Textes : Madeleine Blondel, Dominique Dendraël, Sylvie Barnay, Camille Froidevaux-Metterie et Bernard Salignon.

- L’attente infinie. Paris, Éditions du Cerf, 2012, 192 p.

Salignon attente infinie

Présentation de l’éditeur :
Chaque année, Séville rejoue ce que le catholicisme donne à la fois de plus vivant et de plus profond. Ensemble, les habitants promènent leurs Vierges dans une attente infinie. Ce livre ne se veut ni explication sociologique ni compréhension historique ; il essaie, dans la démesure du possible, de se tenir à l’orée des sensations, des perceptions, des affects qu’offre la semaine sainte. Les auteurs ont voulu joindre au miroitement des images des moments d’écriture fragmentaire pour transmettre ce paradoxe contemporain où le sacré noue une communauté dans un recueillement sublime et une joie débordante. Les images, les textes qui composent l’ouvrage, évoquent en mouvement, en rythme, en scansion, cette communion singulière où le tout proche du divin demeure dans cette distance qui, peut-être depuis toujours, abrite l’art et le religieux.

- Qu’est-ce qu’habiter ? Paris, Éditions de la Villette,  2010, 143 p.

Saligon qu'est ce qu'habiter 2010

Présentation de l’éditeur :
L’actualité a remis le logement social au premier plan. reste à travailler encore et toujours sur ce qui indique et implique une écoute en profondeur. Cela impose la nécessité de développer à partir des pratiques et usages des habitants un ensemble de réflexions sur les intentions architecturales et leurs traductions formelles. S’adressant à ceux qui sont sensible à la responsabilité de la puissance publique au regard du logement pour le plus grand nombre, ce livre propose un série de réflexions sur la notion de l’habiter. Il apporte moins une réponse toute faite qu’un ensemble de questionnements ouverts issu de la rencontre avec ceux qui y résident.
C’est une invitation à repenser les modalités fondamentales de l’habiter. En amont de débats techniques, économiques et politiques, s’impose aux décideurs et concepteurs la redéfinition de ce qui fait l’essence de la vie collectives, du rapport à l’autre, chez soi. Il montre que toute conception architecturale doit questionner les références premières que sont : le dedans et le dehors, le proche et le lointain, l’intime et le commun, le natal, ainsi que certaines notions qui les déploient : la nature aménagée, les services, les espaces d’accueil… Percevoir et prendre en compte ces articulations, c’est permettre aux habitants de retrouver une histoire oubliée tout en rendant la leur possible.

Où. L’art, l’instant, le lieu. Paris, Le Cerf, collection La nuit surveillée, 2008, 170 p.

Salignon art instant lieu

Présentation de l’éditeur :
Où chercher ce qui encore peut ouvrir l’homme à son existence ? Où trouver des lieux qui libèrent dans l’espace des instants qui échappent au prescriptif, au dispositif, au fonctionnalisme ?
La cité, aujourd’hui soumise à une pensée unique et totalitaire, ne laisse plus aucun intervalle où le sens puisse se ressourcer et se décider esthétiquement et éthiquement. La saturation des espaces démontrée par la ville moderne signe l’emprise de la pulsion de mort et du monde du narcissisme où rien ne fait appel vers l’autre.
La ville actuelle, dans ses prolongements multiples (périphéries, banlieues, centres commerciaux, villes nouvelles) annonce la mort de la cité. Être ensemble dans l’espace public – rues, places, allées, parcs et jardins – consistait autrefois pour l’architecte à promouvoir des espaces de rencontres et des moments de quiétude, dans un rythme en rupture. L’ensemble était accueilli par des formes esthétiques qui articulaient le passé au présent, le public au privé, le proche au lointain, le dedans au dehors. Aujourd’hui, le futur n’a rien à nous dire et l’histoire, malheureusement, rien à nous apprendre. Il nous reste encore à soutenir ce qui fonde et articule les liens de l’homme à la communauté d’un côté et à sa facticité de l’autre. Tout être parlant cherche dans le temps de sa vie des lieux où le désir et l’inconnu nouent le hasard à l’existence.

- Les déclinaisons du réel, la voix, l’art, l’éternel retour. Paris, Le Cerf, collection La nuit surveillée, 2006, 256 p.

Présentation de l’éditeur :
Du réel en tant que tel, on ne peut rien dire mais l’approcher dans des figures qui sont autant de motifs singuliers où le simple s’adjoint au multiple. Le réel est extérieur au sujet car le sujet est exclu du réel. C’est pourquoi nous ne l’envisageons que dans l’expérience d’une rencontre avec le dehors, dans la voix, avec l’infini dans l’art, avec l’ abyme dans l’éternel retour.
Dans ces trois essais, le réel se décline dans une proximité des formes et du sens mais ne se confond jamais avec eux. Il côtoie l’infini, l’écart et le souffle, et échappe à toute nomination comme à toute conceptualisation.
La voix, l’art, l’éternel retour sont ici évoqués comme se tenant présents au plus près du réel, là où vérité et savoir ne parviendront jamais à lever l’énigme de l’impossible à décrire et à écrire.
Précédant l’entrée dans le langage ou l’excédant, le réel aspire la voix et inspire la création artistique pour finalement échapper sans cesse à l’emprise des signes. Le réel revient dans l’ œuvre d’art vers ce lieu des sensations que nous avons en naissant.

Frictions urbaines, éditions Ville de Meyzieu, 2006

- Catherine Gfeller, plasticienne : dérobades, les déshabilleuses. Éditions de L’œil, Paris, en collaboration avec le Centre Culturel Suisse, 2002, 24 p.

Rythmes et Arts. Les fins de l’architecture (avec neuf fusains d’Henri Gaudin). Lecques, Éditions Théétète, 2001, 177 p.

Salignon rythme et arts

Présentation de l’éditeur :
Habiter, partager l’espace public, vivre en communauté, demeurent comme fondement de notre rapport au monde. Il n’est pas question de renoncer à ce qui est encore une possibilité de renouer les projets architecturaux à une esthétique de la conception et de la réalisation. En retrouvant dans les formes le rythme qui les porte nous désirons indiquer une possibilité infinie d’articuler l’art d’habiter à l’art de bâtir.
Le rythme articule et distribue dans sonmouvement les rapports qui portent l’intime et le commun, le privé et le public, la rue et la cité, et plus finement, l’ombre et la lumière, le proche et le lointain, le fini et l’infini.
Le rythme est cette respiration nécessaire sans laquelle tout art s’épuise jusqu’à sa disparition.

Parménide : énigme de la présence, dévoilement de la pensée, Nîmes, Éditions Théétète, 1999, 145 p.

Salignon Parmenide 1

Présentation de l’éditeur :
Ce livre dont chaque chapitre est ouverture et avec lequel on se porte hors de soi est comme toute expérience une traversée qui dévoile à soi ce hors d’être.
Ce livre convoque le moment précis où la pensée se découvre pensée de l’être ;
On le lit comme il fut écrit, en s’y éprouvant soi-même.

Henri Maldiney

- La puissance en Art : Rythme et peinture. Saint-Maximin, Éditions Théétète, 1998, 171 p.

Salignon puissance en art

Présentation de l’éditeur :
L’art n explique pas le monde, il en fait partie. L’art aime démesurément la différence, mais cet amour trop souvent se referme, il lui faut cette volonté de puissance pour maintenir cette exigence dans le débordement, l’excès.
Morphée, dieu du sommeil, nous endort chaque nuit un peu plus, pour parfois laisser s’échapper un geste, un rythme, une œuvre qui maintiennent la fragilité d’une existence. C’est là que ce livre prend ses devants, il est un parti pris contre l’historisme et contre l’idée d’une fin de l’art. Chaque œuvre envisagée est un événement, une énigme, « un coup de dés ». L’art est à venir, c’est là son destin et sa chance depuis qu’un homme a dans la grotte offert cette ouverture.
C’est en cela qu’il échappe à route détermination, à toute adaptation ; l’art est sans pourquoi.

- L’obscène : actes du colloque, Clermont-Ferrand, 24 et 25 novembre 1995, sous la direction de Bernard Salignon. Montpellier, Centre d’études freudiennes, 1996, 87 p. (Numéro de : Dires : revue d’études psychanalytiques, n° 18, 1996).

Salignon Dires. L'obscene

- Temps et souffrance II : Temps,  sujet, Folie. Saint-Maximin, Éditions Théétète, 1996, 225 p.

Salignon temps et souffrance

Présentation de l’éditeur :
Dans cette nouvelle édition revue et augmentée de Temps et souffrance, Bernard Salignon propose un parcours qui interroge la folie dans le rapport qu’elle entretient au temps et à l’espace.
Loin de rejeter la psychose dans l’inhumain, l’auteur fait de cette souffrance un mode essentiel de compréhension de l’homme. Au travers de trois analyses de cas, ce travail montre qu’il n’existe pas d’espace habité hors de la dimension du temps qui le déploie et lui donne sa forme.
Si cette approche psychanalytique de l’être de l’homme s’adresse en tout premier lieu aux cliniciens et théoriciens ainsi qu’à l’ensemble des travailleurs sociaux, elle n’en convoque pas moins le philosophe et l’architecte aux points d’intersection de leurs disciplines et plus largement tous ceux qui par leur pratique sont questionnés par l’essence de l’homme.

- La Cité n’appartient à personne : architectures, esthétique de la forme, éthique de la conception. Saint-Maximin, Éditions Théétète, 1997, 194 p.

Salignon La cite

Présentation de l’éditeur :
Toute cité, bien commun, public, comme Bien, se propose d’être la réalisation concrète d’un mythe fondateur qui, dans son essence, indique l’inappartenance de la cité…

Temps et souffrance I, Éditions Théétète, 1993, 137 p.

Qu’est-ce qu’habiter ? Nice, Éditions Z’édit., 1991, 156 p.

Salignon qu'est ce qu'habiter

Analyse de la demande dans le logement social, Éditions Recherches, Paris 1987, 180 p.

– Bernard Salignon et Michel Conan, La demande sociale des habitants. Paris : Plan Construction et architecture, 1987, 74 p.

- Composer les différences, Éditions Recherches, Paris 1987, 250 p.

- Architectures populaires et identités régionale (avec la participation de Jeanne Levasseur). Paris : CSTB, 1981, 129 p.

Ouvrages collectifs :

- Henri Maldiney philosophie, art et existence, s. dir. de Chris Younès. Paris, Le Cerf, collection La nuit surveillée, 2007, 22 p.

- « La ville entre Dunamis et Energeia », in Les lieux contemporains, s. dir. de Chris Younès et Michel Mangematin, Paris, éditions Descartes, 1997, p. 78-93.

- « L’architecture immobile à grand pas », in L’architecture au corps, s. dir. dir. de Chris Younès, Bruxelles, Éditions Ousia, 1997, p. 40-58.

- « Fondement de la psychanalyse et architecture », in Logiques sociales et Architecture, actes du séminaire, École d’architecture de Paris la Défense, 19 mai 1995 [organisé par le] Centre de recherche sur l’habitat [et l'] Association SHS-TEST ; sous la direction de Claude Bauhain, Paris, Éditions La Villette, 1996, p. 37-64.

Salignon logiques sociales et architecture

- Préface à L’avènement de l’être d’Henri Maldiney, éditions Théétète, 1995, 19 p.

- « Le seuil », in Le sens du lieu, actes du colloque organisé par l’École d’architecture de Clermont-Ferrand et le Collège international de philosophie en avril 1994 ; (avant-propos par Michel Mangematin, Philippe Nys et Chris Younès), s. dir. de Chris Younès, Bruxelles, éditions Ousia, 1995, 12 p.

- « Les mains négatives », in Le philosophe chez l’architecte, s. dir. de Chris Younès et Michel Mangematin, Paris, Éditions Descartes, 1976, p. 58-79

Travaux et publications
Colloques, conférences, entretiens, publications (revues) et missions
:

1. « Parménide : le chemin », Prévue, n° 27, Université Paul Valery, octobre 1984, pp. 20-31
2. « L’accomplir du maintenant », Prévue, n° 26, U.P.V., U.E.R. II, mai 1984, pp. 17-27
3. « Parménide : vers la présence », Prévue, n° 28, U.P.V., U.E.R. II, mai 1985, pp. 48-57
4. « Parménide : le lieu », Prévue, n° 31, U.P.V., U.E.R. II, janvier 1986, pp. 53-76
5. « Du temps », Prévue, n° 32, U.P.V., U.E.R. II, mai 1986, pp.50-62
6. « L’espace de Retrait », Prévue, n°35, U.P.V., U.E.R. II, janvier 1988, pp. 7-20
7. « De la représentation », Prévue, n°29-30, U.P.V., U.E.R. II, septembre 1985, pp. 73-90
8. « Un nouveau « mythe » de la caverne », Architecture et l’image, Revue Diagonale, n° 67, août 1987, Paris
9. « Nihil est sine ratione I et II », Prévue, n° 23 et 25, U.P.V., U.E.R. II, mai 83 et janvier 1984, pp. 1-24
10. « Angélus et Silesius », Prévue, n° 33, U.P.V., U.E.R. II, janvier 1987, pp. 11-24
11. « Avoir un œil dans l’éternité », Trames, n° 3, Z’édition, Nice, mars 1987, pp. 49-61
12. « La corrida », Trames, n° 6, Z’édition, Nice, avril 1989, pp. 54-59
13. « Pas de temps à perdre », Trames, n° 1, Z’édition, Nice, septembre 1986, pp. 6-16
14. « L’impatience », Prévue, n° 23, U.P.V., U.E.R. II, mai 1983, pp. 34-39
15. « Temporalité et causalité », Hommage à Claude Richard, Prévue, n° 37, U.P.V., U.E.R. II, janvier 1989, pp. 82-106
16. « Hölderlin : Ainsi beaucoup de vrai demeure », Prévue, n° 38, U.P.V., U.E.R. II, mai 1989, pp. 34-42
17. « L’objet chez Kant », Prévue, n° 12, U.P.V., U.E.R. II, janvier 1979, pp. 9-21
18. « Le rejet chez Kant », Prévue, n° 10, U.P.V., U.E.R. II, mai 1978, pp. 59-76
19. « Le pli », Prévue, n° 19, U.P.V., U.E.R. II, janvier 1982, pp. 29-49
20. « 8 poèmes de Paul Celan », Trad. B. Salignon, Prévue, n° 21, octobre 1982, pp. 33-54
21. « L’implication hystérique », Dires, Centre d’études freudiennes, U.P.V., Montpellier III, n°1, janvier 1984, pp. 19-27
22. « D’Héloïse à la rose absente », Dires, Centre d’études freudiennes, U.P.V., n° 2, janvier 1985, pp. 97-111
23. « Temps et présence », Dires, Centre d’études freudiennes, U.P.V., n° 5, pp. 65-79
24. « Qu’est-ce que la métapsychologie », Dires, Centre d’études freudiennes, U.P.V., n° 7, janvier 1989, pp. 41-57
25. « Limite entre causalité et liberté », Dires, Centre d’études freudiennes, U.P.V., n°8, janvier 1990, pp. 41-60
26. « Freud et Heidegger leur rapport à la loi », Dires, Centre d’études freudiennes, U.P.V., n°10, janvier 1991
27. « Suivi sociologique de la réalisation du boulevard Lobau à Nancy », Plan construction, Paris, 1986, 150 p.
28. « Cohabitation étudiants et familles », Plan construction, Paris, 1986, 60 p.
29. « Architecture populaire et identité régionale », Ed. C.S.T.B., Paris, 1981, 110 p.
30. « L’appropriation de l’espace », Ed. C.S.T.B., Paris, 1981, 210 p.
31. « Installation, insatisfaction et projet de vie », collaboration J. Palmade, Ed. C.S.T.B., Paris, 1986, 120 p.
32. « Installation dans la vie, installation dans le logement », collectif, Ed. C.S.T.B., Paris, 1986, 120 p.
33. « Conception et usage du logement », collectif, Ed. C.S.T.B., Paris, 1990, 100 p.
34. « Nemausus II » dans bulletin de liaison du programme conception et usage de l’habitat, n° 13, Paris, décembre 1984
35. « La création d’une forme urbaine » en collaboration avec M. Conan, dans Villes en parallèles, n° 12 et 13, Paris, 1988
36. « Groping for new concepts », Canadian Urban, University of Winnipeg, 20 february 1988
37. « Developmental approache of sens of place », Etats-Unis, Ed. Plan construction, Paris 1990.
38. « Evaluation d’une réalisation expérimentale », Revue Urbanisme, Paris, 1986.
39. « Perversion et identité » dans Actes du colloque Identité collective, Ed. Privat, Toulouse, 1979.
40. « Architecture et l’intention d’usage » dans Actes du colloque organisé par le ministère de l’Urbanisme et de l’Architecture, Paris, septembre 1990.
41. « Création de l’espace public des logements sociaux » dans le Colloque international Ottawa, mai 1987.
42. « Renovation as a social process », International Housing Conference, Grasson, juillet 1987.
43. « L’accueil », Journées d’études d’Alès, juin 1990.
44. « Conception et intention d’usage » dans Colloque sur programme conception et usage de l’habitat, dans Actes de colloque en 1991, pp. 23-55.
45. « La lettre d’amour », Emission sur France Culture, Les chemins de la connaissance, dialogue avec F. Beddock.
46. « La crise du sens », Congrès de l’enfance en difficulté, Strasbourg, Actes du congrès, juillet 1992, 12 p.
47. « Le réel et l’espace poétique », Colloque du point de capiton, Avignon, octobre 1992.
48. L’être-là du psychotique », Intervention aux journées de psychothérapie institutionnelle, Saint-Alban, 1992, 6 p.
49. « Philosophie, psychanalyse et art », Dires, n° 13, U.P.V., 28 p.
50. « De la structure du discours délirant », en collaboration avec M. Rey-Flaud, Trames, n° 13, Nice, mai 1992, pp. 5-25.
51. « Le seuil en Grèce antique », Colloque de Cerisy-la-Salle, « Esthétique de la démocratie », juin 1993, Actes du colloque, avril 1994, Plan urbain, 15 p.
52. « La crise du sens », Intervention au colloque de l’identité et prévention, Lille, octobre 1993.
53. « Le temps et la souffrance », Intervention au colloque de Saint-Alban sur « Peut-on soigner la folie ? », 16 juillet 1993, Actes, 8 p.
54. « Qu’est-ce que la crise », Journées de A.P.S.N., Intervention et publications, Lille, Actes des journées, novembre 1993.
55. « L’objet et le sens », Congrès Prévention et délinquance, Lyon, Actes, novembre 1993.
56. « Le fragment chez les présocratiques », Colloque de Nîmes sur le fragment, Intervention, novembre 1993.
57. « Ainsi beaucoup de vrai demeure (Esthétique et Ethique) », Congrès de A.N.P.A.S.E., Paris, Intervention, janvier 1994.
58. « Poème et mystique », Congrès du G.D.R. 1121 (C.N.R.S.) à Montpellier, les 12 et 13 mars 1994.
59. « Sens du lieu », Colloque de Clermont-Ferrand, Direction de l’Architecture et de l’Urbanisme et Colloque international de Philosophie, 7 avril 1994.
60. « Les mains négatives et l’art », Prévue, n° 5, U.P.V., U.E.R. II, mars 1995, 20 p.
61. « Psychose et transfert », Colloque de Sarthé, Actes, 17 avril 1995.
62. « Le chiasme identitaire », Colloque international inaugural du G.D.R. 1121 (Esthétique et éthique en psychanalyse), Dires, n° 17, avril 1995.
63. « Les mains de l’architecte », Colloque Réseau des Sciences humaines en architecture, mai 1995, paru dans un recueil : L’architecture et la philosophie, Ed. Descartes et Cie, 1995, 15 p.
64. « Les fondements de la psychanalyse et de l’architecture », Colloque au Centre de recherche sur l’habitat (C.N.R.S. U.A. 1248), Intervention, 19 mai 1995.
65. « Crise et signification », Congrès des Unions des clubs de préventions, Paris, 2 octobre 1995, parution en 1996.
66. « Le paysage », Journée de l’Observatoire photographique du paysage, Intervention au C.A.U.E. de l’Hérault, 2 novembre 1995.
67. « L’habiter des jeunes – la crise des identités », Colloque : Pour ouvrir la ville, Intervention, 14 novembre 1995.
68. « Le concept d’usage, de la demande à la symbolicité », Colloque du G.D.R. (Socio-économie de l’habitat), Rennes, 15 novembre 1995, Actes.
69. « L’obscène en art », Colloque du G.D.R. 1121 (Esthétique et Ethique en Psychanalyse), Clermont-Ferrand, 24 novembre 1995, Dires, pages 17-30 (Revue de l’Université Paul-Valéry, Montpellier III).
70. « La cité méditerranéenne n’appartient à personne », Colloque international sur L’espace public et la ville méditerranéenne, Montpellier, 14-16 mars 1996, Actes, Tom. II, 16 p.
71. « L’architecture immobile à grands pas », Colloque international sur L’architecture au corps, Clermont-Ferrand, 28-30 mars 1996, Actes.
72. « Esthétique et éthique en art », Conférence à l’Ecole d’Architecture du Languedoc-Roussillon, 6 mars 1996.
73. « Qu’est-ce qu’habiter », Colloque sur Habitat, habiter, une nouvelle question sociale, Intervention, Besançon, 21 et 22 novembre 1996.
74. « Le déclin des biens publics dans la cité », Colloque sur Les lieux contemporains, Clermont-Ferrand, 6 décembre 1996.
75. « La crise des identités dans l’habitat des jeunes », Journée d’étude sur La crise de l’habitat, Intervention, Lyon, 20 décembre 1996.
76. « Le projet et la cité », Colloque sur Le projet urbain, Réseau S.M.S. test, Intervention, Marseille, 31 janvier 1997.
77. « Qu’est-ce qui peut « faire lien » aujourd’hui dans les villes et les quartiers ? », Colloque sur Faire lien…., Intervention, Rouen, 13 mars 1997.
78. « La cité n’appartient à personne », Colloque C.N.R.S. (GDR 1121) La « catastrophe » des cités, Communication, Montpellier, 21 mars 1997.
79. « Crise et identité », Journées du Couvent de la Tourette, Intervention, 21 mars 1997.
80. « L’intime et l’espace au féminin », Colloque d’Architecture et philosophie, Intervention, Montpellier, 15 mai 1997.
81. « Le jeune existe-t-il ? », Journées de Toulon de la F.N.A.R.S. sur Le jeune existe-t-il ?, Intervention, 9 octobre 1997.
82. « La pierre traversée », Colloque sur La pierre, Institut français de la pierre, Intervention, Rodez, 26 novembre 1997.
83. « L’innommable », Journées d’études du C.N.R.S. (G.D.R. 1121), Esthétique et éthique, Intervention, 12 décembre 1997.
84. « Les enjeux de l’habiter », Colloque sur Logement et insertion. Etats des lieux, Intervention, Carcassonne, 18 décembre 1997.
85. « La pensée et l’acte architectural », Colloque Philosophie et architecture, Intervention, Clermont-Ferrand, octobre 1997.
86. « Le projet en question », Colloque sur Le projet urbain, Intervention, Lyon, novembre 1997, publication Laboratoire du CNRS : « Le Projet Urbain », éditions Mardaga, 1998, p 167-200
87. « Architecture et historicité », Colloque de Clermont-Ferrand, publié dans Ethique et Architecture, 15 p.
88. « Art et Architecture », Colloque du Ministère de la Culture, Paris, Beaubourg, juin 2001, publié en ligne.
89. « L’art comme fondement de la cité », Colloque international des ABF, Montpellier, publié dans Pierre d’Angle, septembre 2001.
90. Conférence à l’Institut Français d’Architecture, Paris (non publié).
91. Symposium à Castries, « La souveraineté », Philosophie et Psychanalyse, Derrida, Nancy, Balibar
92. Arles, 2 conférences en vidéo, « Art et rythme », « Fini et infini ».
93. « Urbanité et Art », Colloque sur l’Art et la ville, Toulouse, janvier 2002.
94. « Art et contemporanité », Carré d’Art, Nîmes.
95. « Ecrire l’Art et l’Architecture », Lille, école d’Architecture, colloque sur « Ecrire l’Architecture 2002.
96. « Art et subversion », Toulon, Beaux Arts de PACA.
97. « Metropolis : Entretien avec F. Chalin » France Culture, 20 février 2002, « La ville incomplète ».
98. Intervention au couvent de la Tourette, « La voix et la présence »
99. « La voix et la mort », Montpellier III, édit. LACIS, revue Traverse n°4, 2002, p.39-52
100. « Ecrire l’Architecture », conférence à Luminy Marseille, mai 2002, à paraître dans le bulletin du Gerphau (10 p.).
101. Conférence au Maroc, Université de Kenitra : « La voix et l’autre »
102. Conférence au Maroc, Université de Meknes : « Le mythe et la négativité »
103. « Les images de la nuit » Le Sociographe n°10, 2003, 10p.
104. « Missions et conférences au Brésil Université des Lettres des arts et de l’architecture de Récife » conférences : – L’art et la psychanalyse, 19 novembre 2003
105. Architecture et psychanalyse, 20 novembre 2003
106. La cité n’appartient à personne, 23 novembre 2003
107. Entretien à France Culture : – Leonard de Vinci, avril 2003 : dans « Surpris par la nuit »
108. Architecture et arts : H. Gaudin : dans « Surpris par la nuit »
109. Participation à des expositions : Bienale de Venise sur esthétique et éthique en architecture, présentation vidéo sur l’œuvre de Jean Nouvel, Lion d’Or
110. Catalogues d’artistes : J. Azemar, J. Bringuier, R. Durig
111. Conférence : « Les mains négatives » Colloque du Collège de France sur la Préhistoire : octobre 2004, Castries
112. Colloque sur le traumatisme : conférence sur le trauma et le réel dans l’art, novembre 2004, Meknès, Maroc
113. Colloque international des langues romanes : conférence sur La ville incomplète, Montpellier III, 28-29 janvier 2005
114. « La folie, l’impensé de notre communauté » Journées Nationales de Belfort « Psychiatre et citoyen organisées par l’Association Française des Psychiatres d’Exercice Privé, 2005. Actes publiés dans la revue Psychiatries n°146, octobre 2006
115. « Art et architecture » Poétiques, esthétiques, politiques de la ville, colloque international, janvier 2005. Actes parus en décembre 2006
116. « L’art et la mort », colloque Hommage à Henri Maldiney, La Tourette, juin 2005
117. Participation au colloque « Hommage à Derrida », Castries, octobre 2005
118. « Emotion et architecture », colloque Langage, émotion, architecture, Centre Thomas More, La Tourette, novembre 2006
119. « Esthétique et éthique en architecture » Colloque international, Qualités architecturales, Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Chaillot, décembre 2006
120. Faire de ce poing fermé une main ouverte, (sur André du Bouchet), Revue L’étrangère, 14/15, 2007
121. Participation au colloque « Crise de la croyance », Université Paul-Valéry Montpellier III, janvier 2008

Axes de recherche des trois dernières années
:

2008-2009 :
Recherches sur l’art

Où chercher ce qui encore peut ouvrir l’homme à son existence.
Où trouver des lieux qui libèrent dans l’espace des instants qui échappent au prescriptif, au dispositif, au fonctionnalisme.
La cité, aujourd’hui soumise à une pensée unique et totalitaire, ne laisse plus aucun intervalle où le sens puisse se ressourcer et se décider esthétiquement et éthiquement.
La saturation des espaces démontrée par la ville moderne signe l’emprise de la pulsion de mort et du monde du narcissisme où rien ne fait appel vers l’autre.
La ville actuelle, dans ses prolongements multiples (périphéries, banlieues, centres commerciaux, villes nouvelles) annonce la mort de la cité.
Être ensemble dans l’espace public – rues, places, allées, parcs et jardin – consistait autrefois pour l’architecte à promouvoir des espaces de rencontres et des moments de quiétude, dans un rythme en rupture. L’ensemble était accueilli par des formes esthétiques qui articulaient le passé au présent, le public au privé, le proche au lointain, le dedans au dehors.
Aujourd’hui, le futur n’a rien à nous dire et l’histoire, malheureusement, rien à nous apprendre. Il nous reste encore à soutenir ce qui fonde et articule les liens de l’homme à la communauté d’un côté et à sa facticité de l’autre.
Tout être parlant cherche dans le temps de sa vie des lieux où le désir et l’inconnu nouent le hasard à l’existence.

L’art et la question du réel

Du réel en tant que tel, on ne peut rien dire mais l’approcher dans des figures qui sont autant de motifs singuliers où le simple s’adjoint au multiple.
Le réel est extérieur au sujet car le sujet est exclu du réel. C’est pourquoi nous ne l’envisageons que dans l’expérience d’une rencontre avec le dehors, dans la voix, avec l’infini dans l’art, avec l’abyme dans l’éternel retour.
Dans ces trois essais, le réel se décline dans une proximité des formes et du sens mais ne se confond jamais avec eux. Il côtoie l’infini, l’écart et le souffle, et échappe à toute nomination comme à toute conceptualisation.
La voix, l’art, l’éternel retour sont ici évoqués comme se tenant présents au plus près de réel, là où vérité et savoir ne parviendront jamais à lever l’énigme de l’impossible à décrire et à écrire.
Précédant l’entrée dans le langage ou l’excédant, le réel aspire la voix et inspire la création artistique pour finalement échapper sans cesse à l’emprise des signes. Le réel revient dans l’œuvre d’art vers ce lieu des sensations que nous avons en naissant.

2006-2008 :
Esthétique, urbanité et psychanalyse

Depuis l’époque moderne, le beau comme concept central des esthétiques (architecture, sculpture, peinture) est banni, il est remplacé par celui d’« art ». Les conséquences en sont multiples. L’artiste ne fait plus « d’œuvres », il intervient, il installe, il fait des performances. Le mouvement contemporain s’est constitué autour d’une négation des critères esthétiques mis en forme avec Hume et Kant et s’achevant avec Croce et Benjamin. La crise de l’art et sa fin annoncée inaugure le postmodernisme.

La ville actuelle, dans ses prolongements multiples (périphéries, banlieues, centres commerciaux, villes nouvelles) signent la mort de la cité. Faire de l’architecture signifiait autrefois, visualiser le « génius loci ». Le travail de l’architecte résidait dans la création de lieux signifiants qui donnaient à l’homme, un habiter en rapport avec autrui.
L’être ensemble dans l’espace public (rues, places, allées) consistait à promouvoir dans un rythme en rupture, des espaces de rencontres et des moments de quiétude. L’ensemble était accueilli par des formes esthétiques qui articulaient le passé au présent, le public au privé.
Or, si la volonté de puissance s’épuise dans une volonté de monstration, et si la ville, au lieu de s’appartenir elle-même, c’est-à-dire de n’être à personne, devient l’objet d’un pouvoir, preuve de confiscation des lieux communs ( espaces libres, promenades, squares, allées ) elle perd son rapport à l’être en tant que, depuis les Grecs, elle réside justement dans ces lieux impossibles à l’appropriation. De nos jours, même le nom des villes ne suffit plus à désigner leur être en retrait d’elles mêmes, ainsi chaque ville est-elle affublée d’un qualificatif et Montpellier devient « la surdouée »…L’équilibre de la cité, comme celui du monde, tout autant que celui de la personne, tient dans la proportion du rapport entre les contraire, cela nécessite qu’aucun d’entre eux ne puisse l’emporter sur l’autre car, alors, c’est la ruine de l’harmonie.
Ainsi la cité, la ville, le bien public ne sont assignables-mieux encore appropriables- ni par un sujet ni par une institution. Nulle instance de pouvoir ne peut traiter l’espace commun comme s’il s’agissait d’un objet de la réalité la plus quotidienne, un objet d’échanges qui pourrait être défini selon des critères changeants de production et de destruction, bref comme un objet réel, tangible, soumis aux règles d’une imposition particulière. Nous passons ainsi de la notion d’objet commun à celle d’objet du commun qui circule de mains en mains, de pouvoir en pouvoir. Cet objet du commun aurait unique valeur de marchandise. Ainsi perdrait-il sa capacité substantielle et essentielle de forme réelle et notamment celle d’être la puissance d’être autre, toujours autre. Mais pour cela, il doit conserver sa substance impersonnelle.
D’un point de vue plus psychanalytique, on sait que toute communauté se rassemble autour de « la mort » ( le sacrifice ) ou de la « perte » ( la loi ) et ses façons spatiales et architecturales de consacrer ce manque ont toujours été l’esthétique des arrangements, des espacements, des vides, des creux et des formes qui les bordent, qui les habillent, qui les habitent. Nous touchons là le point fondamental des crises actuelles. Dans notre monde présent, voilà que dangereusement, l’identité précède l’identification, l’image/l’objet, le plein/le vide, le fonctionnel/le symbolique, la réponse/le questionnement. A chaque instant l’espace est là pour remplir une fonction ( politique, économique, institutionnelle ) qui sature et surcode la ville. Cette dernière perd ainsi son manque, s’objective dans une inflation progressive et galopante de produits, de productions et de reproductions. La ville ne laissant ainsi plus aucune disponibilité devient jours après jours, ce lieu pétrifié des arrangements.
L’espace où la cité propose aux hommes leurs échanges, leur commerce, leur communauté, doit tout autant qu’il dévoile et permet, cacher et dissimuler. « On a souvent besoin, dans le commerce des hommes, d’une dissimulation bienveillante par laquelle on feint de ne pas percer les motifs de leur conduite ».

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