NOVARA Antoinette

Professeur émérite de langue et littérature latines à l’Université Paul-Valéry Montpellier III

ancienne élève de l’École Normale Supérieure,

Agrégée des Lettres Classiques, Docteur d’État.

Thèse de Doctorat d’État soutenue en 1980 à l’Université de Paris IV – Sorbonne

Membre fondateur du CERCAM (Centre d’Etude et de Recherche sur les Civilisations Antiques de la Méditerranée)

CERCAM logo

Domaines de recherches :

– histoire des idées

– littérature et poésie classiques

PRINCIPAUX OUVRAGES

Les Idées romaines sur le progrès d’après les écrivains de la République. Paris : Les Belles lettres, 1982, 2 volumes, 884 p. (prix Saintour de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres).

Novara Les idées romaines sur le progrès

Présentation de l’éditeur :
« Voici une contribution originale sur l’apport exceptionnel de Rome à l’histoire de l’idée occidentale de progrès. On a trop souvent nié cet apport, et pourtant sans lui l’homo Europaeus ne serait pas devenu ce qu’il est, ni son idée, ni son vocabulaire du progrès ne seraient ce qu’ils sont. L’analyse des plus grands textes de la littérature de la Rome républicaine dans une lumière neuve où se révèle le sens du progrès, caractéristique première de l’intuition latine de l’histoire, renouvelle aussi de manière passionnante les vues sur les aventures intellectuelles et spirituelles d’auteurs comme Lucrèce, Cicéron, Varron, Salluste, Virgile, Horace.
L’« âme » même de Rome se laisse entrevoir dans cette littérature qui exprime les idées romaines sur le progrès au long d’un dialogue intellectuel et spirituel gréco-romain, dont les aspects évoluent avec le temps dans la quête de la vérité romaine et la volonté du progrès : on la suit aux prises avec l’application des devoirs impérieusement ressentis de l’héritage tant ancestral que grec, et vivant les vicissitudes que suscitent pour son sens du progrès les évènements – triomphaux ou dramatiques – des deux derniers siècles de la République, depuis les lendemains de Zama jusqu’au retour triomphal d’Octave en août 29 avant J.-C.
On s’étonnera peut-être de constater le dynamisme originel de la tradition latine, le mos maiorum. On s’intéressera à la réflexion continuée de Caton à Cicéron à Salluste sur les progrès de Rome, la res publica progrediens. On s’émerveillera de la réconciliation accomplie par les mérites de Virgile entre l’idée d’âge d’or et celle de progrès. Le progrès des arts, le progrès d’une civilisation, le relais des civilisations à l’intérieur du progrès de la civilisation, le progrès moral, le progrès d’une vie, la philosophie du progrès résumée dans le mot humanitas où s’est inscrite l’idée que l’humanité se façonne, s’améliore dans le développement même de la Civilisation, il n’y a pas là de sujet face auquel l’homme du XXe siècle puisse rester indifférent. »

Auctor in bibliotheca : essai sur les textes préfaciels de Vitruve et une philosophie latine du livre. Préface de Pierre Gros. Louvain – Paris : Peeters, 2005, XV-187 p.

Novara Auctor in bibliotheca

Présentation de l’éditeur :
« Une énigme littéraire – celle, posée par les textes préfaciels de Vitruve dans leur signification et leur date – qui se résout par une histoire de mots, l’histoire des mots latins du livre, dont la langue française et nombre de langues occidentales ont hérité, qu’il s’agisse du « livre » ou des « volumes », de l’« auteur », de l’« édition », du « commentaire » ou de l’« explication ». Il se trouve que les significations des mots évoluant avec les siècles la compréhension des textes antiques où on les lit avec leur forme et leur sens d’origine peut être obsurcie par nos habitudes d’usage en notre temps. Voilà pourquoi les textes préfaciels de Vitruve conservaient encore des aspects énigmatiques malgré l’extraordinaire avancée des études vitruviennes au 20e siècle. Avec un essai de relecture « à l’antique » apparaît le tour de force littéraire qu’est « la préface » du « De Architectura », se précise la date à laquelle l’« édition » de l’ouvrage eut lieu, s’entrevoit la scène de sa « naissance officielle », lorsque tous deux réunis l’«Architectus scriptor» de Rome – l’unique – et l’«Imperator Caesar Augustus» s’entretinrent de littérature, de bibliothèques, et de la rencontre sacrée qu’est la lecture. » (A. Novara).

Poésie virgilienne de la mémoire, questions sur l’histoire dans l’ » Énéïde « , 8. Clermont-Ferrand : Adosa, 1986, 142 p.

Novara Poésie virgilienne de la mémoire

Sénèque. Lettres à Lucilius. Tome I : Livres I-IV. Traduction revue et corrigée par Antoinette Novara. Paris : Les Belles lettres, 2002, XXI-333 p.

Sénèque Lettre à Lucilius

PRINCIPAUX ARTICLES

Sur Cicéron :

– « La déposition cicéronienne au procès de l’âme » (d’après Tusculanes I, 50-75), in Vita Latina, 2002, 156, pp. 32-52.

– « Cicéron et le planétaire d’Archimède », in Les Astres, Actes du colloque international sur les astres organisé par le SEMA à Montpellier 25 – 27 mars 1999, receuillis par Béatrice Bakhouche, Alain Moreau et Jean-Claude Turpin, Montpellier, Université Paul Valéry, 2000, tome III, pp. 15-44.

– « Cultura : Cicéron et l’origine de la métaphore latine de la culture », in Bulletin de l’Association Guillaume Budé, 1986, pp. 29-47.

– « Res publica progrediens … ad optimum statum « , in Le droit et le futur, Actes du troisième colloque de l’Association française de Philosophie du Droit, Paris, 4-5 novembre 1983, Paris, 1985, pp. 29-47.

– « La dignité de l’enseignement ou l’enseignement et le dialogue (d’après Cicéron, Orat.144). Essai sur les raisons du choix de la forme dialoguée dans les grands traités rhétoriques cicéroniens », in Annales Latini Montium Aruernorum, 1983, n°10, pp. 35-52.

Sur Virgile:

– « Sur trois vers inachevés de Virgile dans le chant 2 de l’Énéide« , par Antoinette Novara, in Ars pictoris ars scriptoris. Peinture, littérature, histoire. Mélanges offerts à Jean-Michel Croisille. Textes réunis par Fabrice Galtier et Yves Perrin, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2008, pp. 123-136. Ouvrage publié avec le concours du CERCAM, Université Paul-Valéry (Montpellier III) et de l’Université Jean-Monnet (Saint Étienne).

– « L’Europe dans l’Énéide de Virgile », in Studi sull’ Europa antica, a cura di Marta Sordi, Allessandria, 2001, tome II, pp. 159-197.

– « Les vers inachevés d’Illonée ou le travail en cours de Virgile », in Bulletin de l’Association Guillaume Budé, 1996, 3, pp. 261-288.

– « Nella predizione di Anchise sugli Eneadi brani di una riposta all’opposizione antiaugustea? in La profezia nel mondo antico, a cura di Marta Sordi, Contributi dell’Istituto di Storia Antica, 53, Milano, 1993, pp. 199-233.

– « Alcune osservazioni su versi incompiuti nelle’Eneide di Virgilio : cenni sul lavoro di Virgilio tragico« , Aevum, LXVII, 1993, 1, 37-54.

– « Virgile et l’âge d’or à venir : une prophétie obstinée et une philosophie politique », in Europe, janv.-févr. 1993, pp. 24-38.

– « Virgile latin », in La mise en page et mise en texte du livre manuscrit, sous la direction de J. Martin et J. Vezin, Paris, Cercle de la Librairie, 1990, pp. 147-153.

– « Virgile illustré », in La mise en page…« , 1990, pp. 154-160.

– « Tantaene animis caelestibus irae ? (Aen. , I, 11) ou Virgile relu avec Sénèque », in Hommages à Henri Le Bonniec, Res sacrae, Bruxelles, 1988, pp. 342-351.

– « Illustrations de l’Élysée virgilien ou le défi du poète à l’illustrateur », in Annales Laetini Montium Aruernorum, 14, 1987, pp. 75-90.

– « Les imagines de l’Élysée virgilien », in La mort, les morts et l’au-delà dans le monde romain, Actes du colloque de Caen 20-22 novembre 1985, Caen, 1987, pp. 321-350.

– « La physica philosophia et le bonheur d’après Virgile », Géorg. II, 490-492, in Revue des Études latines, 1983, pp. 234-247.

Sur Vitruve :

– « Démocrite dans le De Architectura de Vitruve (sur un nom souvent cité) », in Helmantica, 1999 (numéro spécial en l’honneur d’Alain Michel), pp. 384-400.

– « Faire œuvre utile : la mesure de l’ambition chez Vitruve », in Le projet de Vitruve : objet, destinataires et réception du De Architectura (Actes du colloque international organisé par l’École Française de Rome, l’Institut de recherche sur l’architecture antique du C.N.R.S. et la Scuola Normale Superiore di Pisa, Rome 26-27 mars 1993), coll. de l’École Française de Rome, 192, Rome, 1994, pp. 47-91.

– « La lecture, avant-goût du paradis ? Sur un passage de Vitruve, De Architectura, IX, 16-17″, in Vita Latina, 139, sept. 1995, pp. 38-45.

– « Les raisons d’écrire de Vitruve ou la revanche de l’architecte », in Bulletin de l’Association Guillaume Budé, 1985, pp. 290-302.

Sur Sénèque :

– « Mythe et philosophie chez Sénèque dans le prologue de l’Hercules Furens ou Junon, la Fortuna mala et le sens de la souffrance », in Filologia e Forme litterarie, Studi offerti a Francesco Della Corte, III, Urbino, 1998, pp. 313-325.

– « Rude saeculum que l’âge d’or selon Sénèque (d’après Ad. Luciliul, 90, 44-46) », in Bulletin de l’Association Guillaume Budé, 1998, pp. 129-139.

Divers :

– « La relation de l’homme avec la nature selon la sagesse romaine antique », in L’Art du comprendre, juin 2012 n°21, pp. 5-26.

– « La pensée romaine de l’histoire », par Antoinette Novara, in Récits du monde, récits de l’homme, Société d’Etudes et de Recherches d’Anthropologie Philosophique et Historique, Paris, L’Art du comprendre, juin 2008 n°17, pp. 83-110.

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