DEMUR-FURET Emmanuelle

Furet

Docteur de l’Université Paul-Valéry Montpellier III (histoire ancienne)

A soutenu publiquement sa thèse (sous la direction du professeur Danièle Roman) le 12 décembre 2005, à l’Université Paul Valéry – Montpellier III sur le sujet suivant :

L’élevage et l’utilisation du cheval dans le monde romain.

Principales publications :

-  « L’élevage des chevaux dans le monde romain : une sélection alimentaire et morphologique rigoureusement orientée vers l’amélioration de l’espèce », in Les Equidés dans le monde méditerranéen antique, actes du colloque organisé par l’École française d’Athènes, le Centre Camille Jullian, et l’UMR 5140 du CNRS, Athènes, 26-28 Novembre 2003 ; édités par Armelle Gardeisen, dans les Monographies d’Archéologie Méditerranéenne, Lattes, 2005, pp. 299-309.

-  « Déplacement des équidés dans la Rome antique », in Les Mouvements ou déplacements de populations animales au cours de l’Holocène, Actes du Colloque international du 29 septembre 2000, publié dans le British Archaelogical Reports, n° 1017, Oxford, 2002, pp. 141-147.

-  « L’Emploi du cheval dans les chasses gréco-romaines », dans les Actes du colloque Chasse gréco-romaines : pratiques et représentations de l’époque hellénistique à l’antiquité tardive, organisé par Chr Vendries et J. Trinqier le 20 et 21 septembre 2007, Rennes, Presses universitaires de Rennes (à paraître en 2008).

-  « Les allures du cheval dans les monuments gréco-romains » à paraître dans les Actes du colloque Histoire d’équidés : des textes, des images et des os, Montpellier le 13 et 14 mars 2008, s. dir. de Christophe Vendries et Jean Trinquier, Presses Universitaires de Rennes.

 

Résumé de la thèse / Abstract

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L’élevage et l’utilisation du cheval dans le monde romain.
Conscients de la fragilité des quadrupèdes, les Romains avaient pour ces animaux, de leur naissance à leur mort, une attention particulière. Cette attention qui est le témoignage de l’intérêt particulier qu’ils leur portaient est nettement établie par l’absence de toute pratique hippophagique ainsi que par l’aspect hautement symbolique que le cheval représentait lorsqu’il participait, par exemple, à la fabrication des philtres amoureux. Toutefois, loin de n’être considéré que comme un symbole religieux, le cheval a eu, grâce à un élevage consciemment orienté vers l’amélioration intrinsèque de l’espèce, un rôle polyvalent dans la société romaine. C’est par la sélection et l’entretien des géniteurs, par un savoir-faire médical innovant et par l’utilisation de pratiques alimentaires adaptées notamment en fonction de l’âge, du sexe et de la saison que les éleveurs romains ont, d’une part, favorisé l’amélioration morphologique en hauteur et en corpulence des chevaux et ont, d’autre part, permis la mise en place d’élevages spécialisés favorisant ainsi la naissance des morphotypes. Concernant son rôle, malgré la lente spécialisation du couple cavalier-cheval, la faiblesse technique des selles, des harnachements, des attelages et l’absence des étriers, le cheval a pris, dans le monde romain, une place qu’il faut désormais reconsidérer compte tenu de la qualité du dressage et des innovations techniques locales qui ont permis une utilisation efficace du cheval autant dans la guerre que dans les jeux que dans le commerce.

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Breeding and using the horse in the Roman world.
Conscious of the frailty of the quadrupeds, the Romans had a special care towards these animals, from their birth to their death. This care which accounts for the particular interest they took in them, is clearly established by absence of any horse-meat eating habit as well as by the highly symbolic aspect the horse would represent when, for instance, it was used in the preparation of love philters. However, far from being considered as a religious symbol, thanks to a breeding knowingly directed for the intrinsic improvement of the species, the horse has had a multi-purpose par in the Roman society. Through the selection and the upkeep of the sires, through an innovative medical expertise and through the use appropriate feeding practices, in particular according to the age, the sex and the season, the Roman breeders not only favored the morphological improvement of horses in height and in corpulence, but also permitted the setting-up of specialized breeding, this favoring the birth of the morphotypes. As far as its role as concerned, in spite of the slow specialization of horse-horseman couple, the technical weakness of saddles, harnessing on hitching-up an in spite of the absence of stirrups, the horse carved out its place in the Roman society, a place we have to think over from now on considering the quality of the breaking in and the local technical innovations which allowed an efficient use of the horse in war, games as well as in trade.

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