CHOLVY Gérard

Professeur émérite d’Histoire contemporaine (Université Paul-Valéry Montpellier III)

Membre de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier (depuis 1979) academie de montpellier

Agrégé d’Histoire en 1957, Docteur de Troisième cycle en 1967, il soutient une thèse d’État à la Sorbonne en 1972. Il enseigna l’histoire contemporaine à l’Université Paul-Valéry de Montpellier pendant quarante ans (de 1962 à 2002), d’abord en qualité d’Assistant, puis de Maître-assistant et de Professeur (à partir de 1976).

– À l’Université Paul-Valéry, il fut Directeur de l’UER d’histoire (1975-1981) et directeur du DEA Histoire et Civilisations de 1983 à 2002.
– Président de l’Université du Tiers Temps de Montpellier (1980 -1992)
– Président de l’Association française d’histoire religieuse contemporaine (1981-1984)
– Président de l’Association Carrefour d’histoire religieuse (1992-2001)
– Président de la Fédération historique du Languedoc-méditerranéen et du Roussillon (1982-1994)

Prix littéraires :

  • Prix Charles Aubert – Histoire 2013, décerné par l’Académie des Sciences Morales et Politiques au Palais de l’Institut de France
  • Prix de la Fondation Delpuech 2011, décerné par l’Académie des Sciences Morales et Politiques au Palais de l’Institut de France
  • Prix Peiresc décerné par l’Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres d’Aix-en-Provence en 2007
  • Prix Roland de Jouvenel en 2004

Principales publications :

 

Christianisme et société en France au XIXe siècle (1790-1914). Paris, Seuil, Collection Points Histoire, 2016, 197 p. (nouvelle édition)

Gerard Cholvy Christianisme et societe en France-Présentation de l’éditeur :
Le XIXe siècle est incompréhensible sans sa dimension religieuse. La religion est un des piliers de la culture au même titre que la langue : elle définit des identités, inspire les œuvres de l’esprit, dirige les pratiques. Les hommes du XIXe siècle – catholiques, protestants, libres penseurs, francs-maçons, etc. -, se sont affrontés, non pas pour résoudre la «question religieuse», attitude qui prévaudra en 1905, mais autour de ce qui apparaît bien plutôt comme un grand conflit religieux sur la nature des liens qui unissent la Nation à son histoire. Pour les uns la «vraie religion» ne saurait être qu’un catholicisme de tradition, qu’il soit libéral ou ultramontain, pour les autres il s’agit de promouvoir, dans le sillage de la Révolution, la Religion de la République, qu’elle soit celle de la Science ou celle du socialisme, voire de l’Art. Tous les hommes du XIXe siècle, absolument tous, du paysan à l’ouvrier, du bourgeois à l’intellectuel, ont cherché à dépasser la fracture de 1789.

Mémoire et Révolution – L’abbé Pialat (1755-1820), itinéraire d’un prêtre réfractaire en Cévennes. Brignon, Éditions de la Fenestrelle, 2016, 134 p.

Cholvy Abbe-PialatPrésentation de l’éditeur :
L’abbé Pialat (1755-1820) a laissé un précieux témoignage de ses tribulations, qui, du plateau vivarois et des Cévennes à la montagne  de  la  Séranne,  le  conduisirent  à  exercer  son ministère, non sans périls, à l’instar de tant d’autres prêtres réfractaires. Alimentée par une riche tradition orale et bon nombre  de  publications  de  circonstance  tout  au  long  du  XIXe siècle,  cette mémoire gagne aujourd’hui à être confrontée,dans une perspective largement comparatiste, aux acquis de l’historiographie et de la sociologie religieuse. À travers cet essai  d’histoire  régionale,  et  au-delà  de  la  figure  même  de l’abbé, cette enquête amène à s’interroger plus globalementsur l’existence de ces deux France, qui, au sortir de la période révolutionnaire, marquèrent profondément l’histoire politique et sociale de notre pays

Les migrants et la religion dans la France contemporaine aux XIXe – XXIe siècles. Aix-la Chapelle, Éditions universitaires européennes, 2016, 52 p.

Cholvy migrants et la religion FrancePrésentation de l’éditeur :
Une étude qui concerne les Italiens, les Espagnols, accessoirement, les Tsiganes (ou Gitans). Leur pratique religieuse régulière est faible et plus encore pour les hommes : enquêtes des années 1950-60 et remontée dans le passé (Marseille 1861, Sète 1889). Mais il faut en préciser les contours à partir de la région d’origine : le Frioul n’est pas la Sicile, ni l’Andalousie en Haute-Castille. Importent les raisons d’émigrer, le « deseo de vivir mejor » domine, il implique le travail du dimanche. Pour autant, ces migrants sont « religieux », attachés aux rites de passage, à une religiosité faisant appel au sentiment, à l’émotion, aux démonstrations extérieures. De là, chez les Gitans, le succès des pasteurs pentecôtistes. Émergence aussi de militants. L’acculturation par la médiation des cultures provençales, occitanes ou catalanes. Les conflits ? En 1896, Jules Guesde dénonce ces briseurs de grève. Par la suite adhésions à la CGT et au Parti communiste. Après 1945 évolution du clergé français, aumôneries des Espagnols.

Les religions et les cultures dans l’Occident européen au XIXe siècle (1800-1914). Paris, Karthala, 2014, 397 p. (Collection des mondes chrétiens).

religions et cultures Occident Cholvy

Présentation de l’éditeur :
La collection « Mémoire d’Églises » devient « Histoire des mondes chrétiens ». Cet ouvrage de Gérard Cholvy constitue une bonne introduction à cet élargissement de perspective. Il donne un panorama des religions et des cultures de cet Occident européen du XIXe siècle parti à la conquête du monde par sa science et ses techniques, par son expansion coloniale mais aussi par l’élan missionnaire de son christianisme.
Après une introduction sur religions et cultures, le parcours proposé se déploie en huit chapitres : – État des lieux à l’orée du xixe siècle;  – Le mouvement des idées : les Lumières comme idéologie dominante ; – Romantisme et réveil religieux ; – Le mouvement des idées : le positivisme ; – Le renouveau spiritualiste ; – Un siècle d’art religieux ; – La religion des femmes ; – Religion et expansion européenne ; – Esquisse d’un bilan en 1914.
Fil directeur de cette étude, une ambition et une nécessité méthodologique qui s’écartent des chemins naguère empruntés par la Church History, les histoires de l’Église, et par l’histoire de l’Église (Kirchengeschichte). Il s’agit de passer à la Social History of religions – comme l’a pratiquée un Hugh Mac Leod – et à l’histoire des mentalités, des cultures et des religions.
Cet ouvrage met en évidence les bienfaits d’une étude comparée qui montre comment évoluent de concert catholicisme, protestantismes et judaïsme, sans ignorer ceux qui ne se rattachent à aucun culte. Ce faisant, ce travail souhaite échapper au piège qui résulterait d’une approche limitée à une seule confession, ce qui a été, il faut en convenir, la règle générale. Contrairement aux affirmations d’un positivisme – « La Science est la religion du XIXe siècle » (Vacherot, 1856) – vulgarisé en scientisme avec Littré et Larousse, c’est-à-dire se ralliant à une évolution considérée comme linéaire, position reprise par bien des sociologues des religions au xxe siècle, l’hypothèse des flux (revivals, réveils…) et des reflux du sentiment religieux est ici testée à nouveau et soumise à la critique. Attention est portée aux tournants : romantisme, positivisme, renouveau spiritualiste de la fin du XIXe siècle, ceux-ci étant plus précoces au sein des élites culturelles – ainsi du baromètre de l’École normale supérieure ! – au XIXe siècle comme d’ailleurs au XXe siècle.
Gérard Cholvy est Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paul-Valéry (Montpellier III) où il a enseigné de 1962 à 2002. Auteur de nombreux ouvrages distingués par des prix littéraires, il est un éminent spécialiste de l’histoire religieuse et culturelle contemporaine.

–  Federico Ozanam. Un intelectual ao serviço dos pobres. Lisbonne, Editorial Cáritas, 2014, 244 p. Vient de paraître

Cholvy Frederico Ozanam Caritas 2014

Editor de apresentações :
Gérard Chovy historiador francês, especialista em história religiosa contemporânea e em história regional das regiões do Languedoc-Roussillon, Rouergue e Vivarais, nasceu em Casablanca em 1932, onde fez os seus estudos secundários no Liceu Lyautey. Em 1953 iniciou os seus estudos universitários na Faculdade de Letras da Universidade de Montpellier, onde, após a sua pós-gradução, foi professor-assistente da cadeira de história. Mais tarde, em 1972, defendeu tese na Universidade Sorbonne.
Leccionou história contemporânea na Universidade Paul Valéry de Montpellier durante quarenta anos (1962-2002), primeiro como assistente e, depois, como conferencista e professor.
Foi présidente da Associação Francesa de História Religiosa Contemporânea (1981-1984), présidente da Associação Carrefour de História Religiosa (1992-2001) e Presidente da Federação Histórica de Languedoc-Mediterrânica e do Roussillon e Mediterrânéo (1982-1994).
Tem 40 livros publicados, dos quais alguns em parceria, sendo, também, autor de centenas de artigos publicados em inùmeras revistas de referência. A sua obra aborda, fundamentalmente, as questões sociais e religiosas dos séculos XIX e XX.

–  Federico Ozanam. Un intelectual al servicio de los pobres. Madrid, San Pablo, 2013, 280 p.

Cholvy Federico Ozanam Madrid 2013jpg

Editor de presentaciones :
El 23 de abril se cumplen cien años del nacimiento de Federico Ozanam, uno de los más importantes intelectuales católicos de la Francia del siglo XIX, catedrático en La Sorbona de París y cofundador de la Sociedad de San Vicente de Paúl. Este libro ofrece un interesante acercamiento a la figura de Ozanam, que aparece retratado no solo en sus acciones, sino también en su pensamiento y en sus escritos. El libro se detiene en su papel como fundador, pero también en su contribución a la conciliación entre razón y religión, ciencia y fe, en su profunda espiritualidad, y en su compromiso ante la grave cuestión social surgida en su tiempo. La lectura de esta amena y sencilla biografía permite también descubrir cómo sus ideas han sido puestas en práctica por parte de los seglares católicos. Este libro es la versión abreviada de la obra del mismo autor que fue publicada en París en 2003 y que está considerada como la biografía definitiva del beato Federico Ozanam.

Principaux ouvrages sur l’histoire religieuse et culturelle :

Frédéric Ozanam : le christianisme a besoin de passeurs. Perpignan, Artège, 2012, 317 p.

Cholvy Frederic Ozanam

Présentation de l’éditeur :
Le 22 août 1997, à Notre-Dame de Paris, pendant les journées mondiales de la jeunesse, le pape Jean-Paul II béatifie Frédéric Ozanam, laïc et père de famille.
Né à Milan en 1813, ce « jeune lyonnais remarquablement doué » meurt à quarante ans à peine. Très pieux et grand intellectuel, il a voué sa vie aux autres, aux pauvres et à ses étudiants. Libéral comme Montalembert ou Lacordaire, mais aussi social, il s’affirme démocrate et républicain, à rebours de l’élite du catholicisme français de l’époque.
Son premier et permanent combat a été de réconcilier la science et la foi, son œuvre écrite à partir de sa thèse sur Dante en atteste. Mais c’est surtout la création et le développement mondial de la Société Saint-Vincent-de-Paul qui va occuper sa vie. Cette association créée par des laïcs en 1838 et dirigée par eux, est depuis lors au service des plus pauvres.
Frédéric Ozanam demeure pour beaucoup un exemple et un témoin de la « civilisation de l’amour ». Deux cents ans après sa naissance, il reste un modèle très actuel.

Le XIXe, Grand siècle des religieuses françaises. Perpignan, Artège, 2012, 136 p.

Cholvy Le Grand siecle des religieuses

Présentation de l’éditeur :
Dans la mémoire collective, le « Grand siècle des âmes », le XVIIe est le temps de « l’invasion mystique ». Pourtant, en 1790, le royaume ne compte que 55 500 religieuses. Il y en aura 135000 en 1900.
Cet essai cherche à décrire cet essor, une fois résumé le legs de l’Ancien Régime. Si la Révolution a entendu supprimer « la religieuse », le XIXe siècle, lui, va promouvoir « la soeur ».
L’espace est libre pour une pléiade de fondatrices avec des Sophie Barat (Sacré-Coeur de Jésus), Anne-Marie Javouhey (Saint-Joseph de Cluny), Thérèse Couderc et le Cénacle, Jeanne Jugan et les Petites Soeurs des Pauvres.
Sur le terreau des Pieuses filles, Béates et « Soeurs des campagnes » prendront naissance quelque 400 fondations nouvelles. L’index énumère ici plus de 200 congrégations anciennes et nouvelles. Il était temps de mettre à la portée de tous un ouvrage qui répertorie les différents visages de ces soeurs aux fonctions multiples et au service de tous, jusque dans les missions lointaines.
L’auteur : Gérard Cholvy est Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paul-Valéry (Montpellier-III) où il a enseigné de 1962 à 2002. Auteur de nombreux ouvrages distingués par des prix littéraires, il est un éminent spécialiste de l’histoire religieuse et culturelle en France.

Marie-Benoît de Bourg d’Iré (1895-1990) Itinéraire d’un fils de saint François, « Juste des nations ». Paris, Éditions du Cerf, 2010, 432 p. (Prix 2011 de la Fondation DELPUECH, Académie des Sciences Morales et Politiques)

Cholvy Marie Benoit du Bourg d'Ire

Présentation de l’éditeur :
Né en 1895 dans l’Anjou profond, au Bourg d’Iré où se trouve le château du comte de Falloux, Pierre Péteul est issu de familles de meuniers. Il doit suivre les siens à Angers dans des conditions difficiles. Nous sommes en 1907 lorsque le garçon déclare « aller n’importe où pour être prêtre », le diocèse étant alors surabondant en vocations. Se former chez les Capucins suppose un second départ, et, cette fois, en Belgique. En 1913, au terme d’excellentes études, Pierre, devenu Frère Marie-Benoît, fait profession religieuse. De 1915 à 1919, le brancardier est « connu pour son courage à toute épreuve ».
Ses études à Rome distinguent le jeune religieux. Au Collège international Saint-Laurent de Brindes jusqu’en 1940, il est bien placé pour entendre les mises en garde contre l’antisémitisme, ses études, sa connaissance de l’hébreu biblique lui ayant permis, par ailleurs, une première approche du judaïsme. Ainsi, à Marseille [1940], à Nice, puis à Rome [1943-1944], il n’y eut chez lui aucune hésitation à connaître où était le devoir du moment, ceci « au mépris même du danger » [rabbin Elio Toaff]. Il n’ignorait pas que la spéculation pure — il y excellait — n’était pas pleinement conforme à la Règle de perfection franciscaine. Le « Père des juifs » qu’est devenu « Padre Benedetto » a su, pour le sauvetage de quelque 4500 juifs étrangers et italiens, travailler en étroite collaboration avec ces juifs intrépides que furent Bass, Donati, Kasztersztein, Schwamm, Cantoni, Sorani, Giuseppe Levi…
Alors qu’au milieu des années 1950, la Province italienne de Foggia comptait les deux Capucins vivants les plus célèbres au monde, Padre Pio et le P. Marie-Benoît, que le Président Lindon Johnson le donnait en modèle aux Américains, le Père était l’un des artisans du rapprochement entre juifs et chrétiens sur le plan de l’amitié, en contact avec Edmond Fleg ou Jules Isaac. Vatican II n’a donc pas surpris ce précurseur d’une théologie de la filiation qui remplacerait une théologie de la substitution.
« Juste des nations » en 1967, et l’un des tout premiers Français, c’est du grand rabbin Kaplan qu’il reçut, en 1984, les insignes d’officier de la Légion d’honneur, la croix de chevalier lui ayant été remise, à Rome, en 1946, par Jacques Maritain. Comme saint François avec les musulmans, il fut l’artisan d’un dialogue pacifié avec les juifs ; et, comme le fondateur des Frères Mineurs, c’est en homme libre qu’il a vécu, jusqu’en 1990, lesté de l’essentiel à ses yeux, ce but qu’assignait saint Bonaventure à la théologie : « Ut boni fiamus », « pour que nous devenions bons ».

Un maître d’énergie spirituelle. Frère Exupérien Adrien Mas (1829-1905). Paris, Éditions Salvator, 2008, 249 p.

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Présentation de l’éditeur :
De 1879 à 1882, la laïcisation de l’enseignement primaire public provoque l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes. Que faire ? Même situation en 1904, avec l’interdiction d’enseigner faite à toutes les congrégations. Et si la présence des Frères des Écoles Chrétiennes en France, en 2008, devait beaucoup à l’énergie du Frère Exupérien (Adrien Mas), conseiller d’un Supérieur général affolé ?
Le jeune garçon du Poujol-sur-Orb (Hérault) devient Frère à Béziers, persuadé que la formation est essentielle, tout comme l’engagement spirituel. Sa vie durant, il combat pour la formation sociale et spirituelle des apprentis, des jeunes gens des patronages et pour la formation de ses Frères. Sait-on que le catholicisme français doit à ce religieux l’Association Saint-Labre, d’où sont issus tous les premiers dirigeants des syndicats chrétiens (1887) ainsi que Georges Guérin, fondateur de la JOC française ? Comme nombre de ces « prêtres des fortifs » présents en banlieue parisienne dans les années 1930.

Le Cardinal de Cabrières (1830-1921). Un siècle d’histoire de la France. Paris, Éditions du Cerf, 2007, 528 p. (Prix Peiresc en 2007)

Cholvy Cardinal Cabrieres

Présentation de l’éditeur :
Cet évêque de Montpellier entre dans la grande histoire lors de ses démêlés avec les préfets de la République mais surtout lorsqu’il fait ouvrir les portes de sa cathédrale et des églises de la ville aux manifestants viticoles de 1907 : ils y passeront la nuit.
Héritier d’une tradition familiale, ce « Blanc du Midi », ami de Mistral et des félibres, a livré ses premiers combats à Nîmes, le jeune prêtre se faisant journaliste. Évêque durant quarante-sept ans, il sut s’attirer le respect de ses adversaires. Le voir en rouge, comme cardinal, en 1911, réjouit la presse socialiste ! Lors de la crise de la Séparation [1905-1906], le rôle qu’il joua dépassa de beaucoup l’horizon du diocèse.
Homme de vaste culture, candidat à l’Académie française, il maîtrisa les problèmes intellectuels de son temps sans parvenir cependant à prendre la juste conscience des changements sociaux en cours. Durant la Grande Guerre, il fut l’un des artisans majeurs de l’Union sacrée.

Frédéric Ozanam, l’engagement d’un intellectuel catholique au XIXe siècle, Paris, Édition Fayard, 2003, 783 p. (Prix Roland de Jouvenel en 2004), 2e édit. en 2006.

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Présentation de l’éditeur :
« Le moment arrive où vous n’aurez plus pour vous qu’un petit nombre de vieillards », assurait le ministre Casimir Perier à un prêtre au lendemain des Trois Glorieuses. Or, quatre années plus tard, Sainte-Beuve constate que le sentiment religieux caractérise « une notable partie des jeunes générations de notre temps ». Un réveil se produit au sein de la jeunesse intellectuelle. En 1836, un tiers des élèves de l’Ecole normale supérieure est enrôlé dans la Société de Saint-Vincent-de-Paul, une association issue de la rencontre en 1833 de quelques étudiants, au premier rang desquels le Lyonnais Frédéric Ozanam et d’un vétéran des œuvres de la Restauration, Emmanuel Bailly. En 1835, Ozanam et ses amis sont parvenus à faire monter Lacordaire dans la chaire de Notre-Dame. Nul doute que l’alliance momentanée entre libéralisme, romantisme et catholicisme n’ait créé un climat plus favorable pour ceux qui voulaient réconcilier la religion et la liberté, la science et la foi, ce qui fut le grand combat intellectuel de Frédéric Ozanam à Lyon d’abord, à Paris ensuite, comme étudiant d’abord, comme professeur dans la chaire de littérature étrangère de la Sorbonne ensuite. Mêlé, souvent malgré lui, à plusieurs des combats de son temps, la campagne pour la liberté de l’enseignement, la question des nationalités, Ozanam n’hésite pas à se faire journaliste dès lors que la question sociale passe au premier plan de l’actualité en 1848. Mort en 1853, à l’âge de quarante ans, il a anticipé des évolutions qu’il faudra attendre plus d’un siècle pour voir se confirmer. Béatifié à Paris, lors des Journées mondiales de la jeunesse, en 1997, ce laïc marié très amoureux de sa femme, ce père de famille incarne un visage de la sainteté rarement proposé encore. Gérard Cholvy, professeur émérite à l’université Paul-Valéry, Montpellier III, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire régionale et à l’histoire religieuse de la France contemporaine.

Ouvrages sur l’histoire régionale :

Géographie religieuse de l’Hérault contemporain (préface de Gabriel Le Bras), Montpellier, Publications de la Faculté des Lettres de Montpellier, 1968, 516 p.

Cholvy Geographie religieuse Herault

Religion et société au XIXe siècle : le diocèse de Montpellier. Thèse soutenue à la Sorbonne le 26 février 1972. Lille, Service de reproduction des thèses de l’Université de Lille III, 1973, 2 volumes, 1671-XII p.

Cholvy Religion et societe 1    Cholvy Religion et societe 2

Le diocèse de Montpellier, histoire des diocèses de France (s. dir. Gérard Cholvy), Paris, Beauchesne, collection Histoire des Diocèses de France, 1976, 336 p.

Cholvy Diocese de Montpellier

Présentation de l’éditeur :
L’histoire du diocèse de Montpellier a pour cadre le département de l’Hérault. Il correspond aux cinq anciens diocèses de Montpellier-Maguelone, Agde, Lodève, Béziers et Saint-Pons de Thomières, auxquels il faut ajouter quelques paroisses des diocèses de Narbonne, Alais et Nîmes.
Les origines chrétiennes ont été confiées à un assistant d’Histoire de l’Université Paul-Valéry, Michel CHALON. Henri VIDAL, de la Faculté de Droit de Montpellier, Président de la Fédération historique du Languedoc-Roussillon, s’est chargé de la période médiévale. Les temps modernes sont présentés par Mireille LAGER, maître-assistant d’Histoire, et l’Abbé Xavier AZEMA, Docteur en théologie, auteur d’une thèse sur le jansénisme dans le diocèse d’Agde au XVIIIè siècle. Gérard CHOLVY, Directeur de l’U.E.R. d’Histoire à l’Université Paul-Valéry, a veillé à la rédaction d’ensemble et rédigé les chapitres qui vont de la Révolution à nos jours. Auteur de deux thèses de doctorat sur la région, il a puisé sa documentation dans les archives et parfois dans le témoignage oral. Cette documentation permet d’aborder tout à la fois les courants spirituels qui animent les clercs et les laïcs, l’évolution des sentiments religieux – la « religion populaire », la pratique, la ferveur -, les œuvres et mouvements d’Action catholique à la veille de Vatican II…
Le souci commun a été d’aller au-delà des aspects traditionnels de l’histoire ecclésiastique et d’aborder, par le biais de la vie du peuple chrétien, l’histoire des mentalités, riche en contrastes dans un pays qui vit s’affronter catholiques et protestants, Blancs et Rouges, le cardinal de Cabrières et Louis Lafferre, l’Éclair et le Petit méridional.

Histoire du Languedoc de 1900 à nos jours, sous la direction de Gérard Cholvy, avec la participation de Robert Laurent, Rolande Trempé, Bernard Vielzeuf, Henri Lerner, Jean-Marie Petit, Yves Bruand et Jacqueline Gachet, Toulouse, Privat, collection Le passé présent (dirigée par Philippe Wolff), 1979, 415 p.

Histoire du Languedoc

Présentation de l’éditeur :
Comment, depuis l’aube de la « Belle Époque », ce pays de tradition a-t-il su durer, souffrir et espérer ? À proche ou lointaine distance, les guerres et les invasions faisaient sentir leurs dévastations, alors qu’une érosion lente et à première vue irrémédiable du travail, des moyens de vivre, des mœurs comme des certitudes, s’accomplissait en terre languedocienne. Nombreux sont ceux qui, à travers les récits de leurs parents ou par leur propre souvenir peuvent témoigner de cette mutation de toute une société. Les affrontements politiques en traduisent l’ampleur, de même que les conflits sociaux et révolution de la vie culturelle et religieuse.
De tout ce destin, non pas visiblement mouvementé mais néanmoins soumis à l’inexorable loi du changement, cet ouvrage nous apporte aujourd’hui pour la première fois la synthèse. Œuvre d’une équipe d’historiens hautement qualifiés, ce beau volume démontre de manière émouvante ce que représente pour toute une population l’épreuve d’un passé précaire, d’un présent obscur et d’un avenir incertain. Rarement un ouvrage historique nous aura permis de suivre d’aussi près, dans son être et son devenir, l’existence d’un peuple : ses travaux, sa vie quotidienne, ses mœurs, ses croyances et ses mythes.

Le Languedoc et le Roussillon : civilisations populaires régionales, sous la direction de Gérard Cholvy, avec la participation de Jean Guilaine, Michel Py, Guy Barruol, Michel Gayraud, Monique Bourrin-Derruau, Henri Michel, Alice Marcet, et Geneviève Gavignaud, Roanne, Éditions Horvath, 1982, 532 p.

cholvy languedoc roussillon

Présentation de l’éditeur :
Une collection de prestige destinée au grand public et conçue avec la collaboration des meilleurs spécialistes de chaque région de France…
Avec l’ouvrage consacré au Languedoc et au Roussillon, c’est dans l’une de ces régions des plus pittoresques que les auteurs nous entraînent : une étude complète et diachronique qui ne laisse rien au hasard et fait battre le pouls de ces villes et de ces campagnes où, au fil des siècles les traditions sont restées si fortes, et qui nous plonge dans une civilisation aux traits martelés par les grandes dates de son histoire.
Le Languedoc et le Roussillon, : un livre solide, une étude sérieuse pour un public le plus large possible…

Histoire de Montpellier, sous la direction de Gérard Cholvy, avec la participation d’Henri Vidal, Guy Romestan, André Gouron, Jean Combes, Arlette Jouanna, Anne Blanchard, Henri Michel, Jean-Claude Gégot, Michel Lacave, Roland Andréani, Jean-Paul Volle et Bernard Vielzeuf, Toulouse, Privat, 1984, 438 p. ouvrage réédité en 1993 et 2001.

Première édition : 1984

Cholvy Histoire de Montpellier 1993        Cholvy Histoire de Montpellier 2001

Histoire du Rouergue, sous la direction d’Henri Enjalbert et de Gérard Cholvy, Toulouse, Privat, 1987, 512 p., ouvrage réédité en 2001.

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Histoire du Vivarais, sous la direction de Gérard Cholvy, avec la collaboration de Michel Boyer, Jean-Jacques Gaillard, Pierre Ladet, Roger Lauxerois, Daniel Le Blévec, Alain Molinier, Michel Riou, Jacqueline Roux et Robert Saint-Jean, Toulouse, Privat, 1988, 320 p.

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L’Hérault de la Préhistoire à nos jours, sous la direction de Gérard Cholvy, Saint-Jean d’Angély, Éditions Bordessoules, 1993, 476 p.

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Avec de nombreuses illustrations en noir et blanc, dont reproductions de cartes postales anciennes. Préface de Gérard Saumade Député-Maire Président du Conseil général de l’Hérault. « Présentation géographique », par Robert Ferras, et Jean-Paul Volle. « La Préhistoire », par Jean Gasco. « L’époque romaine », par Jean-Luc Fiches. « Le Moyen Âge », par Jean-Claude Hélas. « L’époque moderne (1500-1789) », par Jean-Jacques Vidal. « La Révolution et l’Empire (1789-1815) », par Robert Laurent, et Geneviève Gavignaud. « D’hier à aujourd’hui (1800-1960), une révolution économique ? », par Gérard Cholvy. « L’Hérault depuis 1960 », par Robert Ferras, et Jean-Paul Volle.

Présentation de l’éditeur :
Écrin du Cimetière marin, au creux du golfe du Lion dont l’encre bleue nourrit la plume d’un chanteur-poète, l’Hérault renferme, pour l’historien, mais aussi pour le touriste, bien des trésors, des curiosités des vestiges du temps passé.
Temps des chasseurs des périodes glaciaires qui se sont abrités dans quelques cavités calcaires ; celui de la voie Domitienne, la plus ancienne des routes des Gaules ; celui des comtes de Melgueil (Mauguio), des Guilhems et des Trencavels, et de l’actif saint Fulcran au Moyen Age.
Temps des Etats de Languedoc siégeant à Pézenas, des affrontements entre catholiques et protestants, et de l’Anglais Arthur Young admirant le pont de Gignac à la fin du XVIIIe siècle.
Temps des Cambon, Chaptal, et Cambacérès sous la Révolution et l’Empire.
Temps de la vigne, « cette culture de joueur » aux XIXe et XXe siècles, et des mutations des années soixante préfigurant les défis à affronter au XXIe siècle.
C’est l’histoire de ce département, retracée par une équipe de neuf historiens et géographes, que les Editions Bordessoules invitent le lecteur à découvrir à travers cet ouvrage.

André Soulas et les Sœurs Garde-Malades de Notre-Dame Auxiliatrice (1845-1995), Montpellier, Publications de l’Université Paul Valéry, 1995, 467 p.

Cholvy Andre Soulas et les Soeurs Garde Malades Notre Dame Auxiliatrice

Présentation de l’éditeur :
Le Père Soulas ? Qui ne connaît à Montpellier l’existence de l’Avenue qui porte son nom ? Mais qui sait encore quelle fut la vie de cet humble prêtre né dans les Garrigues de Viols-le-Fort et qui voulait évangéliser « les sauvages » ? Ne les cherchez pas trop loin lui dit l’évêque de Montpellier qui en fit un Missionnaire dans le diocèse. Ainsi, les pêcheurs des Cabanes de Palavas, et bien d’autres, entendirent une parole de feu que confortait le témoignage d’une vie. Mais voici qu’une élite déjeunes domestiques se dit prête à le suivre.
Et c’est en 1845, il y a 150 ans, la naissance des Sœurs Garde-Malades de Notre-Dame Auxiliatrice. Elles seront près de 900 au début de notre siècle, présentes au domicile des malades comme actives dans les crèches et les orphelinats. Présentes dans l’Hérault et bien au delà, de Nîmes à Montargis, de Montauban à Chambéry, de Valence à Turin, de Tournai à Rome. Le projet de Gérard CHOLVY est de nous faire connaître cette aventure, ses artisans, hommes et femmes, avec leurs intuitions et leurs limites au sein d’une société que le paupérisme industriel du XIXe siècle frappe. Mais, en avons-nous fini avec le paupérisme ?

L’Église de France et la Révolution : le Midi, Jean Castex, Gérard Cholvy, Raymond Darricau. Paris, Beauchesne, 1984, 156 p.

Cholvy L'Eglise de France et la Revolution. Le Midi.JPG Revolution

Un évêque dans la tourmente révolutionnaire, Jean Marie du Lau, archevêque d’Arles, et ses compagnons martyrs, 1792-1992. Colloque du IIe centenaire tenu à Arles les 2-4 octobre 1992. Actes réunis par Gérard Cholvy. Montpellier, Université Paul-Valéry, 1995, 135 p.

Cholvy Jean Marie Du Lau Arles

 

Autres ouvrages d’histoire religieuse :

Histoire religieuse de la France contemporaine, tome 1, 1800-1880 (s. dir. Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire), Toulouse, Privat, 1985, 352 p.

Histoire religieuse de la France 1

Présentation de l’éditeur :
Ce livre répond à un paradoxe : les mutations culturelles que nous vivons aujourd’hui suscitent un désir grandissant de retrouver les racines d’une identité perdue ; mais, dans le même temps, une méconnaissance profonde du fait religieux donne aux débats, aux quêtes souvent passionnées, farfelues parfois, un caractère aléatoire. S’il est vrai, comme l’affirmait André Malraux, que « le XXIe siècle sera spiritualiste ou ne sera pas », la nouvelle histoire et la méthode comparative permettent enfin de mieux comprendre, jusque dans la finesse de leurs nuances en régions, les réactions des différentes communautés aux mêmes événements, de mieux saisir à l’épreuve des faits des phénomènes comme la déchristianisation, l’importance de minorités spirituelles dont l’influence dépasse de beaucoup les effectifs numériques, jusqu’à la naissance des « sectes ». Les auteurs viennent troubler certaines assurances, réduisent le champs des « indignations rétrospectives » dans une approche historique résolument préoccupée des demandes et des expressions actuelles des mentalités religieuses. Le deuxième tome couvrira la période 1880-1986.

Histoire religieuse de la France contemporaine, tome 2, 1880-1930 (s. dir. Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire), Toulouse, Privat, 1985, 457 p.

Histoire religieuse de la France 2

Présentation de l’éditeur :
Après la séparation des Églises et de l’École en 1882-1886, l’État est radicalement séparé des Églises en 1905. Les catholiques peuvent-ils adhérer sans se renier à l’idéologie laïque et scientiste qui prévaut alors? Peuvent-ils accepter l’héritage de la Révolution française sans en faire l’inventaire? Et après 1917, à quelles requêtes de la modernité les communautés de croyants doivent-elles faire droit pour relever le défi lancé par la IIIe Internationale ? Ces enjeux, ces débats, ces luttes mêmes ont pour support le nouvel engagement des femmes et des jeunes dans l’Église comme dans la société.  Ce mouvement est favorisé par un profond ressourcement spirituel et par une vie intellectuelle particulièrement brillante : il suffit d’évoquer Péguy, Blondel, Maritain, Claudel, Mauriac, Bernanos…
Comme le volume précédent, ce livre compare les diverses confessions et croyances, prend en compte la religion vécue, met en relief les contrastes régionaux ; mais il renouvelle aussi l’histoire des tensions et des conflits entre les Églises et l’État, en étudiant les mouvements religieux de laïcs et en retraçant l’évolution de la vie spirituelle.

Histoire religieuse de la France contemporaine, tome 3, 1930-1988 (s. dir. Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire), Toulouse, Privat, 1988, 569 p.

histoire-religieuse-de-la-france-contemporaine-tome-3-1930-1988-gerard-cholvy-yves-marie-hilaire

Présentation de l’éditeur :
Le grand projet de Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire d’une histoire comparée des Églises, des communautés – judaïsme et islam – et des grands courants de la spiritualité contemporaine aborde ici son dernier volet : celui de la période la plus contrastée, comme la plus féconde sans doute, dont l’immédiate proximité rend l’analyse particulièrement passionnante. Le renouveau religieux des années 30, avec le développement de l’Action catholique et l’influence de Karl Barth chez les protestants ; les épreuves de la guerre, stimulantes pour le rapprochement des communautés ; le rôle formateur des mouvements de jeunesse ; le concile Vatican II, mai 68, la crise des vocations et le reflux de la pratique religieuse chez les fidèles, la montée des sectes… Au schéma traditionnel d’une déchristianisation linéaire, les auteurs proposent de substituer l’hypothèse de mouvements de flux et de reflux du sentiment religieux aux rythmes réguliers depuis 1760. Le caractère profondément novateur de la démarche a été salué à l’occasion des deux premiers tomes parus, de sorte que cet ouvrage est d’ores et déjà considéré comme une référence essentielle pour la compréhension du fait religieux à l’aube du XXIè siècle.

La religion en France de la fin du XVIIIe à nos jours. Paris, Hachette, collection Carré Histoire, 1991, 219 p. (réédité en 1998).

CARRÉ D’HISTOIRE
L’état des connaissances
sur les grandes questions d’histoire

Cholvy religion en France Hachette 1991     Cholvy religion en France Hachette 1998

Présentation de l’éditeur :
Thème fondamental de l’histoire de la France contemporaine, la religion est aussi le plus négligé. Une synthèse accessible et rigoureuse était d’autant plus nécessaire que les années récentes révèlent le besoin d’une meilleure compréhension du phénomène religieux. C’est l’objectif de ce livre.
L’ouvrage retrace aussi bien les transformations intervenues dans le sentiment religieux que la place de la religion dans la société et la vie politique, depuis la fin du XVIIIe siècle. Ainsi le catholicisme a-t-il d’abord été la religion de l’État avant d’être celle de la majorité des Français, l’égalité des cultes étant reconnue aux protestants puis aux juifs. L’émulation a stimulé la ferveur de certains même si la séparation de l’Église et de l’État (1905) a contribué à la montée de l’indifférence. D’où l’importance d’une histoire comparée des
religions et des communautés qui impose d’être attentif au judaïsme, à l’islam, aux nouvelles religiosités. C’est en suivant ce fil directeur que l’enjeu actuel de la laïcité prend tout son sens : faire en sorte que la cohésion nationale s’accorde de ces différences.
Par ailleurs, l’auteur entend remettre en question le schéma traditionnel d’une déchristianisation de la France selon un processus linéaire, pour lui substituer l’hypothèse de lents mouvements de balancier, faits des flux et des reflux du sentiment religieux.
Glossaire, chronologie, cartes et nombreux documents font de l’ouvrage un instrument de travail indispensable pour les étudiants en histoire, en lettres, en droit ou en théologie. Les professeurs y trouveront une information claire et structurée sur un thème qui est déjà partie intégrante des programmes du secondaire.

Matériaux pour l’histoire religieuse du peuple français : XIXe-XXe siècles. [3], Aunis, Saintonge, Angoumois, Limousin, Auvergne, Guyenne, Gascogne, Béarn, Foix, Roussillon, Languedoc (s. dir. Gérard Cholvy), Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques : Éd. de l’EHESS : Éd. du CNRS, 1992, 544 p.

Boulard Cholvy Materiaux histoire religieuse du peuple francais

– Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Histoire religieuse de la France 1800-1880. Entre raison et révélation, un XIXe siècle religieux ? Toulouse, Privat, 2000, 287 p.

Cholvy Histoire religieuse France 1800 1880

Présentation de l’éditeur :
Au cœur de l’actualité politique et sociale, le phénomène religieux gagne à être saisi dans l’épaisseur du temps. Ne limitant pas leur étude au cadre de l’Église catholique, les auteurs – Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire – proposent, en six tomes, une histoire comparée des confessions et mouvements spirituels en France. Selon eux, une histoire religieuse ne doit pas se restreindre à la seule analyse des rapports entre État et Églises. Il s’agit plutôt de révéler l’intérêt des continuités et des ruptures dans les domaines de l’éducation – scolaire ou non – de l’art, de la vie quotidienne des différentes catégories de la population. Après avoir repoussé l’idée d’une déchristianisation linéaire depuis le siècle des Lumières jusqu’à nos jours, les auteurs exposent le schéma d’un mouvement de flux et de reflux du sentiment religieux depuis 1760, mouvement dépassant largement la réaction des Églises instituées. Ce volume tente de comprendre pourquoi le sentiment religieux renaît en France au début du XIXe siècle. La semaine de sept jours reprend ses droits sur le décadi, le culte des saints sur celui de notions abstraites. Est-ce la conséquence d’une défiance envers la Raison tant célébrée pendant la Révolution ? Le romantisme, incarné par Chateaubriand, renouvelle au contraire l’élan spirituel parmi les intellectuels. Le concordat de 1801, voulu par Bonaparte, entérine la victoire de l’État et de Rome. De leur côté, juifs et protestants connaissent une évolution similaire. Mais la fin de la période 1800-1880 voit apparaître des courants plus agnostiques qu’athées. C’est le retour au primat de la Raison…

– Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Histoire religieuse de la France (1880-1914). Toulouse, Privat, 2000, 207 p.

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Présentation de l’éditeur :
Au cœur de l’actualité politique et sociale, le phénomène religieux gagne à être saisi dans l’épaisseur du temps. Ne limitant pas leur étude au cadre de l’Eglise catholique, les auteurs – Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire – proposent, en six tomes, une histoire comparée des confessions et mouvements spirituels en France. Selon eux, une histoire religieuse ne doit pas se restreindre à la seule analyse des rapports entre Etat et Eglises. Il s’agit plutôt de révéler l’intérêt des continuités et des ruptures dans les domaines de l’éducation – scolaire ou non – de l’art, de la vie quotidienne des différentes catégories de la population. Après avoir repoussé l’idée d’une déchristianisation linéaire depuis le siècle des Lumières Jusqu’à nos jours, les auteurs exposent le schéma d’un mouvement de flux et de reflux du sentiment religieux depuis 1760, mouvement dépassant largement la réaction des Eglises instituées. Le discordat ? Une formule provocatrice pour qualifier la relation Eglises – Etat après 1879. Ce volume tente d’expliquer pourquoi la Séparation de 1905 ne fait qu’entériner une situation aggravée par la naissance de la IIIe République et par l’affaire Dreyfus. Les catholiques dreyfusards, ralliés à la république, restent minoritaires. Les autres souhaitent une restauration de la monarchie. Ils défendent les droits de la  » France éternelle  » contre ceux de la France. Dans cette lutte entre. Le rapport de forces est d’autant plus déséquilibré que les Eglises sont agitées par des crises internes. Pourtant, elles vont connaître une période de renouveau, à travers leur jeunesse – catholique et protestante par exemple – , à travers l’expression de la foi – du clergé comme des laïcs.

– Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Religion et société en France 1914-1945, Toulouse, Privat, 2002, 288 p.

Religion et societe en France 1914-1945

Présentation de l’éditeur :
Deux guerres mondiales mettent à l’épreuve le christianisme et, plus tragiquement encore, le judaïsme. Les catholiques se rallient à un Etat républicain sécularisé qu’ils espèrent transformer. Leur but : reconquérir la société grâce à une Action catholique en plein développement. Séduits un temps par le nationalisme intransigeant de Maurras, ils évoluent vers le personnalisme de Blondes et de Mounier ou vers l’humanisme de Maritain, inspiré par saint Thomas d’Aquin. Tous les tiennent en éveil face aux totalitarismes nazi et communiste, dénoncés chez les protestants par Karl Barth. La renaissance culturelle chrétienne, initiée par Péguy, s’affirme avec Claudel, Mauriac, Bernanos. Tandis que les croyants sont invités à se ressourcer dans des spiritualités anciennes ou nouvelles – de Français d’Assise à Thérèse de Lisieux -, les mouvements religieux de laïcs prennent un essor sans précédent : les chrétiens deviennent les partenaires incontournables des diverses autorités qui prétendent incarner la France pendant la cruelle seconde Guerre mondiale.

– Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, La France religieuse 1945-1975. Reconstruction et crises. Toulouse, Privat, 2002, 254 p.

Cholvy France religieuse 1945-1975

Présentation de l’éditeur :
Les chrétiens sont très présents lors des  » trente glorieuses  » qui modernisent la France (1945-1974) : participation active aux politiques économique, sociale et familiale qui facilitent la reconstruction et encouragent l’essor démographique; révolution des campagnes, opérée notamment par les 3 00o maires ruraux et les militants issus de la jeunesse agricole catholique ; construction de l’Europe qui met fin à l’antagonisme franco-allemand générateur de trois guerres ; option en partie favorable à une décolonisation difficile qui renforce la communauté juive française. Ayant commencé à transformer de l’intérieur leur Eglise après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale, les catholiques français accueillent de manière positive Vatican II (1962-1965). Leurs grands théologiens – de Lubac, Daniélou, Congar – inspirent la rédaction des constitutions, décrets, déclarations du concile qui définissent les traits essentiels du catholicisme pour le XXIe siècle. Cependant, la crise de civilisation, qui culmine de 1968 à 1975, atteint gravement les Églises : celles-ci perdent une partie notable de leurs fidèles, de leurs ministres, de leurs moyens et de leur influence.

– Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Histoire religieuse de la France (géographie XIXème – XXème siècle). Chrétientés et pays de mission. Toulouse, Privat, 2000, 256 p.

Cholvy Hilaire Histoire religieuse XIX XXe

Présentation de l’éditeur :
Au cœur de l’actualité politique et sociale, le phénomène religieux gagne à être saisi dans l’épaisseur du temps. Ne limitant pas leur étude au cadre de l’Église catholique, les auteurs – Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire – proposent, en six tomes, une histoire comparée des confessions et mouvements spirituels en France. Selon eux, une histoire religieuse ne doit pas se restreindre à la seule analyse des rapports entre État et Églises. Il s’agit plutôt de révéler l’intérêt des continuités et des ruptures dans les domaines de l’éducation – scolaire ou non – de l’art, de la vie quotidienne des différentes catégories de la population. Après avoir repoussé l’idée d’une déchristianisation linéaire depuis le siècle des Lumières jusqu’à nos jours, les auteurs exposent le schéma d’un mouvement de flux et de reflux du sentiment religieux depuis 1760, mouvement dépassant largement la réaction des Églises instituées. Ce volume est consacré à ta géographie religieuse de la France. Des disparités régionales vont apparaître, déclinées entre terres de chrétienté et terres déchristianisées. Les auteurs de cet ouvrage tentent de battre en brèche quelques idées reçues. Avec, au cœur du débat, l’enjeu de la déchristianisation ouvrière. Ils distinguent le  » monde « , la  » classe  » et le  » mouvement  » ouvrier. Cette classe montante suscite l’intérêt de certains chrétiens, y compris dans ta hiérarchie de l’Église catholique. Tandis que l’élite dirigeante de la société va se détacher des scènes politiques et sociales, pour mieux se réveiller ensuite…

Christianisme et société en France au XIXe siècle (1790-1914). Paris, Éditions du Seuil, collection Points Histoire, 2001, 197 p.

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Présentation de l’éditeur :
Le XIXe siècle est incompréhensible sans sa dimension relie. La religion est un des piliers de la culture au même que la langue : elle définit des identités, inspire les œuvres de l’esprit, dirige les pratiques. Les hommes du XIXe siècle – catholiques, protestants, libres penseurs, francs-maçons, etc. -, se sont affrontés, non pas pour résoudre la  » question religieuse « , attitude qui prévaudra en 1905, mais autour de ce qui apparaît bien plutôt comme un grand conflit religieux a nature des liens qui unissent la Nation à son histoire. les uns la  » vraie religion  » ne saurait être qu’un catholicisme de tradition, qu’il soit libéral ou ultramontain, pour les autres il s’agit de promouvoir, dans le sillage de la Révolution, la Religion de la République, qu’elle soit celle de la Science ou celle du socialisme, voire de l’Art. Tous les hommes du XIXe siècle, absolument tous, du paysan à l’ouvrier, du bourgeois à l’intellectuel, ont cherché à dépasser la fracture de 1789.

– Le fait religieux aujourd’hui en France, s. dir. de Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Paris, Édition du Cerf, 2005, 412 p.

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Présentation de l’éditeur :
Ce livre évoque trente années de faits religieux depuis  » le tournant spirituel  » de 1975 jusqu’aux commencements du XXIe siècle et répond à une interrogation : les Eglises, qui ont encadré la vie des Français depuis quinze cents ans, vont-elles disparaître après la crise aiguë des années 1968-1974 ? Crise qui devient endémique, marquée par la chute de la pratique, la raréfaction des vocations, le desserrement du maillage paroissial, la rupture de la transmission. Le paysage religieux change. L’islam est devenu la deuxième religion des Français et accepte mal la laïcité des institutions publiques. Une religiosité diffuse trouve des adeptes, l’agnosticisme se répand. Le christianisme est mis en accusation par les médias et par une contestation interne. Devant ce bilan qui suscite diverses inquiétudes, les auteurs de cet ouvrage ont observé les germinations actuellement à l’œuvre dans le catholicisme de la nouvelle évangélisation, le protestantisme évangélique, le judaïsme et l’islam : jeunes communautés ferventes, penseurs religieux encore trop méconnus, artistes et mystiques éblouis par Dieu, pionniers de l’univers sociocaritatif, laïcs actifs dans la société et dans les espaces cultuels, pèlerins en recherche de l’Absolu, peuple attaché à ses traditions, jeunes fascinés par un pape qui les tourne vers le Christ.

Être chrétien en France au XIXe siècle (1790-1914), Paris, Éditions du Seuil, 1997, 177 p.

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Présentation de l’éditeur :
Après le détachement religieux que révèle la Révolution, le XIXe siècle, en France, voit se succéder des attitudes bien différentes dans le domaine spirituel : l’influence des Lumières et le voltairianisme de M. Homais; les réveils religieux romantiques, catholiques et protestants; le temps du positivisme, avec ses prolongements scientistes qui font dire au chimiste Marcellin Berthelot que « le monde est aujourd’hui sans mystère » (1885). Claudel, Bergson, Charles de Foucauld, Péguy et quelques autres laissent entrevoir ensuite, au moment même de la Séparation, les prémices du réveil spiritualiste qui s’épanouira dans les décennies ultérieures. Mais qu’en était-il à la base, dans les paroisses, les campagnes et les quartiers ouvriers ? Quelles étaient la spiritualité des masses et celle des élites ? Les renouveaux avaient-ils des répercussions profondes ? Ce livre fait le point, au travers d’une foule d’exemples.

Éducation, mouvements de jeunesse, scoutisme, patronages :

Mouvements de jeunesse chrétiens et juifs : sociabilité juvénile dans un cadre européen : 1799-1968 (s. dir. Gérard Cholvy), Paris, Éditions du Cerf, 1985, 432 p., ouvrage réédité en 2008.

Cholvy Mouvements de jeunesse chretiens et juifs

Résumé :
Ce livre d’histoire religieuse et culturelle traite du rôle des organisations de jeunesse d’inspiration chrétienne ou juive dans la société européenne des XIXe et XXe siècle.

Le patronage, ghetto ou vivier ? Actes du colloque organisé par le GRECO 2, Groupement de recherches coordonnées du CNRS, (s. dir. Gérard Cholvy), Paris, Nouvelle Cité, 1988, 368 p.

Cholvy Patronage

Présentation de l’éditeur :
Plus de vingt participants décrivent, chacun pour sa part, l’origine, la vie et l’évolution des patronages. De la FSCF au Bon conseil, des Frères de saint Vincent de Paul aux Guides de France, c’est toute la vie complexe, riche et variée des patronages qui est ici évoquée. Le constat qui s’en dégage est que l’on a sans doute méestimé – et donc peu encouragé – une forme d’activité de jeunesse plus riche de promesse qu’on  ne pouvait le penser. Un livre d’histoire écrit non seulement par des universitaires mais aussi par des hommes de terrain et accessible à tous publics.

Scoutisme féminin et promotion féminine 1920-1990 (s. dir. de Marie-Thérèse Chéroutre et Gérard Cholvy), Paris, les Guides de France, 1990, 79 p.

Cheroutre Cholvy scoutisme feminin

Présentation de l’éditeur :
Les Guides de France sont heureuses de publier cette étude. Pourquoi ? Parce que ces témoignages des guides et éclaireuses de la région de Montpellier, de la première génération jusqu’à nos jours, sont significatifs pour comprendre l’influence du guidisme et du scoutisme féminin dans notre société contemporaine. C’est sous la responsabilité de Marie-Thérèse Cheroutre et du Professeur Gérard Cholvy et dans le cadre du GRECO 2 du
C.N.R.S., l’Université Paul-Valéry de Montpellier, que s’est tenue cette journée d’étude sur le thème « Scoutisme féminin et promotion féminine ». Un sujet et un texte qui sont d’actualité, il fallait vous les faire connaître.

Le Scoutisme. Quel type d’homme ? quel type de femme ? quel type de chrétien ? Actes du colloque de Chantilly, 4-6 novembre 1993 organisé par le GDR 1095 du CNRS… ; textes réunis par Gérard Cholvy et Marie-Thérèse Cheroutre, Paris, Cerf, 1994, 515 p.

scoutisme cholvy

Le scoutisme : un mouvement d’éducation au XXe siècle, dimensions internationales : actes du colloque international tenu à l’Université Paul-Valéry, Montpellier III, 21-23 septembre 2000 réunis par Gérard Cholvy, Montpellier, Université Paul-Valéry, 2002, 462 p.

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Présentation de l’éditeur :
Au confluent de l’histoire de la jeunesse et de l’éducation, mais aussi de l’histoire sociale, religieuse et culturelle dans leur dimension nationale et internationale, les vingt-sept interventions rassemblées dans ce volume ouvrent des fenêtres ou invitent à construire des ponts. Une façon de faire sortir de l’ombre un « mal aimé » de l’histoire jusqu’à une époque toute récente. Le scoutisme dans ces diverses adaptations, méthode d’éducation bientôt centenaire toujours bien vivace, méritait ces regards croisés d’historiens.

L’enseignement catholique en France aux XIXe et XXe siècles, s. dir. Gérard Cholvy et Nadine-Josette Chaline, Paris, Cerf, 1995, 296 p.

Cholvy Chaline enseignement catholique

Présentation de l’éditeur :
Connaît-on bien l’origine, l’histoire, les facettes de l’enseignement catholique en France ? Sait-on combien la liberté de l’enseignement fut un combat mené depuis que Napoléon voulut établir un monopole de l’université dépendant de l’État ? L’Église, principale victime d’un cours nouveau des choses, au demeurant bien esquissé depuis la suppression des Jésuites au XVIIIe siècle, a-t-elle prétendu détenir un pouvoir, comme les intransigeants le souhaitent, ou affirmer une présence comme les libéraux y prétendent, au premier rang desquels figure le célèbre vicomte Alfred de Falloux ? Clivage essentiel des
opinions politiques au XIXe siècle et durant les premières décennies du XXe siècle, la question scolaire mobilise les énergies. L’émulation a rendu inventifs des clercs avisés qui innovent dans l’enseignement professionnel, dans l’enseignement agricole, cependant que le gros des bataillons défend le terrain pied à pied en terme de concurrence plus souvent que de complémentarité. Les facultés catholiques, tardivement constituées, sont-elles parvenues à relever les défis intellectuels que la culture scientifique et le mouvement philosophique dressent devant elles à l’époque du positivisme ? L’enseignement catholique qui vécut longtemps dans la ferveur et dans la pénurie n’a jamais fait l’unanimité parmi les catholiques. Dans les années 1960-1970, l’institution est même fortement contestée. Elle l’est moins aujourd’hui où des formes de complémentarité et de collaboration ont été esquissées. À l’heure où l’érosion de la mémoire religieuse dans les générations montantes inquiète bien au-delà des frontières confessionnelles, ce réseau d’enseignement offre-t-il de meilleures possibilités de culture ? Ce livre, sans prétendre répondre à toutes ces questions de manière exhaustive, constitue une étape importante pour notre connaissance de l’éducation et de la société française. L’histoire et l’enjeu de l’enseignement libre sont, de ce point de vue, aussi révélateurs que névralgiques.

La Gerbe (1906) : jeunesse chrétienne et réveil spiritualiste au début du XXe siècle, Montpellier, Institut Protestant de Théologie, 1997, 18 p.

Histoire des organisations et mouvements chrétiens de jeunesse en France (XIXe-XXe siècles), Paris, Le Cerf, 1999, 419 p. ; 2e édition en 2011.

Cholvy organisations et mouvements chretiens de jeunesse en France

Présentation de l’éditeur :
 » Parmi les bilans qu’inspire l’approche de l’an 2000, une histoire de la jeunesse s’imposerait « , écrivait en 1993 l’académicien Bertrand Poirot-Delpech dans Le Monde. C’est maintenant chose faite avec cette étude passionnante qui intéresse autant les historiens et les sociologues que les chercheurs en sciences de l’éducation, en éducation physique et sportive, et plus largement les éducateurs. Elle a pour point de départ les lendemains de la Révolution française, avec l’héritage des Congrégations mariales et l’Œuvre Allemand de Marseille (1799), et s’achève avec les JMJ de 1997 et la présentation des réseaux affinitaires d’aujourd’hui. Les différentes formes d’organisation de la jeunesse sont passées en revue, qu’il s’agisse des réseaux, des milieux populaires des villes ou des étudiants. Une large place est faite au scoutisme et au modèle de la JOC, la Jeunesse ouvrière chrétienne. Les mouvements de jeunesse se déclinent aussi au féminin, secteur où la recherche a encore de grands progrès à faire. Les années 1940-1956 sont celles des engagements et des prises de conscience difficiles, bientôt suivies par le temps des crises. Celles-ci laissaient entrevoir la fin de ces mouvements lorsque apparurent les tournants de 1975 et de 1997. Faut-il considérer ces années comme des étapes sur la voie d’une renaissance ?

Sport, culture et religion : les patronages catholiques (1898-1998) : actes du colloque de Brest, 24, 25 et 26 septembre 1998 réunis par Gérard Cholvy et Yvon Tranvouez, Brest, Université de Bretagne Occidentale Centre de recherches bretonne et celtique, 1999, 383 p.

Cholvy Tranvouez Sport culture et religio. Les patronages catholiques. Brest

Présentation de l’éditeur :
Tout le monde connaît l’abbé Deschamps, qui a donné son nom au stade de l’A.J. Auxerre, ou le Patronage Saint-Pierre de Limoges, fleuron du basket français. Football, basket, mais aussi gymnastique, colonies de vacances, théâtre, cinéma…, on n’en finirait pas d’énumérer les multiples activités pratiquées depuis longtemps dans les patronages catholiques. À l’occasion du centenaire de la Fédération Sportive et Culturelle de France (FSCF), une vingtaine d’universitaires – historiens, géographes, sociologues, spécialistes du sport et de l’éducation – y confrontent leurs analyses avec celles des acteurs et des témoins : quel passé et quel avenir pour les patronages catholiques ?

Actes des Universités d’été d’histoire religieuse :

L’éveil des Catholiques français à la dimension internationale de leur foi XIXe et XXe siècle. Actes réunis par Gérard Cholvy. IVe Université d’été d’histoire religieuse Le Puy 6-9 juillet 1995. Montpellier, Université Paul-Valéry, Centre Régional d’Histoire des Mentalités, 1996, 183 p.

L'eveil des catholiques francais

Présentation de l’éditeur :
Au lendemain de la Révolution française et en partie sous l’effet de la dispersion du clergé et de la persécution, le mouvement missionnaire prend un nouvel essor et la France y occupe une place centrale. C’est à illustrer les diverses facettes de cette expansion liée à des dynamismes internes que ce colloque s’est attaché montrant comment au XXe siècle évolue le concept de la mission au dehors, l’une des formes mais non la seule, de l’ouverture des catholiques aux dimensions internationales de leur foi.

L’Église et la culture : Ve Université d’été d’histoire religieuse, Vannes, 10-13 juillet 1996, actes réunis par Gérard Cholvy, Montpellier, Université Paul-Valéry, 1997, 321 p.

L'Eglise et la culture

Présentation de l’éditeur :
Le rapport entre l’Église et la culture est l’une des facettes du rapport nécessairement conflictuel que les chrétiens entretiennent avec le monde, ils sont « dans le monde » tout en « n’étant pas du monde ». Ceci laisse place à bien des nuances. La principale différence ne viendrait-elle pas de ce que « l’air du temps » offre plus ou moins de place au message évangélique selon les époques, selon que la raison est auto-suffisante on admet un possible au-delà? Illustration en est ici donnée à partir de divers exemples dans des champs différents de la culture.

 – L’Europe, ses dimensions religieuses. Actes réunis par Gérard Cholvy. VIe Université d’été d’histoire religieuse Villers-lès-Nancy 10-13 juillet 1997. Montpellier, Université Paul-Valéry, Centre Régional d’Histoire des Mentalités, 1998, 329 p.

L'Europe ses dimensions religieuses

La Sainteté. Actes réunis par Gérard Cholvy. VIIe Université d’été d’histoire religieuse Saint-Didier (Vaucluse) 9-12 juillet 1998. Montpellier, Université Paul-Valéry, Centre Régional d’Histoire des Mentalités, 1999, 348 p.

La-Saintete

Nouveaux mouvements et nouvelles communautés. Actes réunis par Gérard Cholvy. VIIIe Université d’été d’histoire religieuse Arras 12-15 juillet 1999. Montpellier, Université Paul-Valéry, Centre Régional d’Histoire des Mentalités, 2000, 223 p.

Cholvy Nouveaux mouvements nouvelles communautes Arras

Figures de Jésus-Christ dans l’histoire. Actes réunis par Gérard Cholvy. IXe Université d’été d’histoire religieuse Lyon-Francheville 7-10 juillet 2000. Montpellier, Université Paul-Valéry, Centre Régional d’Histoire des Mentalités, 2001, 220 p.

Cholvy Figures de Jesus Christ dans l'histoire. Lyon

La religion et les femmes, actes de la Xe Université d’été d’histoire religieuse (Bordeaux, 8-10 juillet 2001) réunis par Gérard Cholvy, Montpellier, Centre régional d’histoire des mentalités, Université Paul-Valéry, 2002, 287 p.

Cholvy La religion et les femmes Bordeaux

Présentation de l’éditeur :
C’est bien connu, l’Église n’a voulu pendant des siècles que la soumission absolue des femmes. Bien connu, trop connu peut-être… C’est oublier un peu vite en tout cas l’influence qu’à pu avoir la religion sur la promotion de la femme. La religion et les femmes : le pari de l’Université d’été de Bordeaux était d’en proposer une approche aussi ouverte que diversifié – diversité confessionnelle (catholicisme, protestantisme, judaïsme, islam, courants de pensée antireligieux), diversité chronologique ( de l’époque médiévale à nos jours), diversité géographique (France, États-unis, Afrique…), diversité thématique (littérature, politique, pratiques religieuses, œuvres et actions entreprises…), un panorama
qui ne saurait être exhaustif, mais prétend plus simplement, en donnant à l’histoire religieuse la place qui lui revient, contribuer à nourir les débats.

La christianisation à travers l’histoire. Actes des XVIe Université d’été du Carrefour d’Histoire Religieuse, Albi, juillet 2007 ; sous la direction de Bruno Béthouart et de Gérard Cholvy. Boulogne-sur-Mer, Maison de la recherche en sciences humaines « Palais impérial » », 2009, 399 p. (collection Les cahiers du littoral. 2 ; n° 8).

Bethouart-Cholvy-La-christianisation-a-travers-lhistoire.-Albi

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