AMALRIC Jean-Luc

Né le 8 mars 1965 à Montpellier, Jean-Luc Amalric est agrégé et docteur en philosohie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Il consacre actuellement ses recherches à la question de l’imagination dans le discours et dans l’action, tout en continuant sa recherche sur la philosophie de l’imagination de Paul Ricoeur dans ses rapports avec d’autres théories de l’imagination dans la philosophie française du XXème siècle (en particulier chez Sartre, Bachelard, Simondon et Castoriadis).

Parcours :

Après avoir enseigné la philosophie en France durant 20 ans, Jean-luc Amalric réside actuellement au Brésil et il poursuit ses recherches sur la philosophie de l’imagination à la P.U.C de São Paulo (avec le concours de la FAPESP). Il travaille actuellement pour le Fonds Ricoeur et pour les Editions du Seuil à l’édition et à la traduction des « Lectures on imagination » : cours sur l’imagination professés par Ricoeur en 1975 à l’Université de Chicago. Il est membre du comité de lecture de la revue franco-américaine Etudes ricoeuriennes / Ricoeur studies.

Thèmes de recherche :

L’imagination dans le discours et dans l’action
La question des rapports entre imagination et discours philosophique
La philosophie de Paul Ricoeur
La question de l’imagination dans la philosophie française du 20ème siècle
Phénoménologie, herméneutique et déconstruction

Publications :

Ouvrages :

– Paul Ricœur, l’imagination vive. Une genèse de la philosophie ricœurienne de l’imagination,  Paris, Hermann, 2013, 688 p.

Amalric Paul RicoeurPrésentation de l’éditeur :
Partant de l’hypothèse selon laquelle l’élaboration d’une théorie générale de l’imagination constitue l’une des visées centrales de la philosophie ricœurienne et l’un de ses legs les plus prometteurs, ce livre se propose de travailler à une genèse rigoureuse de cette philosophie de l’imagination, en s’appuyant principalement sur les trois œuvres qui composent la Philosophie de la volonté. À travers une analyse des dialogues de Ricœur avec Sartre, Nabert, Bachelard, Merleau-Ponty, Jaspers, Cassirer, Husserl et Heidegger autour de la question de l’imagination, il s’agit de montrer comment cette première grande œuvre philosophique ricœurienne esquisse une théorisation très novatrice de la fonction poético-pratique de l’imagination – capable tout à la fois de poser les bases d’une réhabilitation générale de la fonction de l’imagination dans l’agir humain et d’initier une réflexion critique sur les usages méthodologiques de l’imagination dans le discours philosophique.

Ricœur, Derrida. El desafío de la metáfora.  Título original : Ricœur, Derrida. L’enjeu de la métaphore. Publicado originalmente en la colección Philosophies, fundada por Françoise Balibar, Jean-Pierre Lefebvre, Pierre Macherey e Yves Vargas y dirigida por Ali Benmakhlouf, Jean-Pierre Lefebvre, Pierre-François Moreau e Yves Vargas. Traducción : Jennifer Rivera y Fabrizio Pineda. Bogota, Universidad Externado de Colombia, 2012, 180 p.

Amalric Ricoeur Derrida El desafio de la metafora

Editorial :
Frente a la idea aceptada según la cual la metáfora sería sólo un ornamento secundario del concepto filosófico, pondremos de relieve una dependencia fundamental y discreta del pensamiento filosófico respecto a la metáfora. Un esfuerzo metafórico atraviesa el discurso filosófico a la manera de un enigma que dinamiza y amenaza a la vez su despliegue especulativo. Precisamente alrededor del enigma de la metáfora se anuda una singular discusión entre Ricoeur y Derrida. Paul Ricoeur inicia este debate en el 8o estudio de La metáfora viva (1975) bajo la forma de una crítica a La mitología blanca (1969) de Jacques Derrida y esta crítica da lugar, tres años más tarde, a una respuesta de Derrida en La retirada de la metáfora (1978). Los términos de este intercambio toman un giro paradójico y desconcertante: mientras que Ricoeur atribuye a Derrida unas tesis que se esfuerza por refutar, porque amenazarían el proyecto de su hermenéutica crítica, Derrida discute por su parte esta interpretación reivindicando el estatuto deconstructivo de su escritura y subrayando los puntos de acuerdo con Ricoeur. La clave de esta discusión reside en el posicionamiento complejo de ambos pensadores con respecto a la crítica heideggeriana del lazo entre metafórica y metafísica; la cuestión de la escritura filosófica, en sus relaciones con la imaginación productora, da lugar a la desviación entre un pensamiento de la diferencia y un pensamiento de la acción. Si esto es un desafío de la metáfora, es porque en sus relaciones con la filosofía implica una cierta determinación del estatuto del concepto filosófico, conduce a una concepción específica de la textualidad y compromete una interrogación de conjunto sobre la posibilidad (o la imposibilidad) de una renovación de la ontología.

– Ricœur, Derrida : l’enjeu de la métaphore, Paris, Presses Universitaires de France, Collection Philosophies, 2006, 160 p.

Amalric Ricoeur Derrida, L'enjeu de la metaphore

Présentation de l’éditeur :
Contrairement à l’idée reçue selon laquelle la métaphore ne serait qu’un ornement secondaire du concept philosophique, il s’est agi ici de mettre au jour une dépendance plus fondamentale et plus dissimulée de la pensée philosophique a l’égard de métaphore. Un certain travail métaphorique traverse en effet le discours philosophique à la manière d’une énigme puisqu’il parait tout à la fois dynamiser et menacer son déploiement spéculatif. Or, c’est précisément autour de cette énigme de la métaphore que s’est nouée une singulière discussion entre Ricœur et Derrida. C’est à Paul Ricœur qu’il revient d’avoir initié ce débat dans la 8e étude de La Métaphore vive (1975) sous la forme dune critique adressée à La Mythologie blanche (1969) de Jacques Derrida. et cette critique donnera lieu trois ans plus tard à une réponse de Derrida dans Le Retrait de la métaphore (1978). Les termes de cet échange prennent souvent un tour paradoxal et déconcertant: tandis que Ricœur attribue a Derrida des thèses qu’il s’efforce de réfuter car elles lui semblent menacer le projet même de son herméneutique critique, Derrida conteste de son côte cette interprétation en revendiquant le statut déconstructif de son écriture et en soulignant au contraire les points d’accord qui le rapprochent de Ricœur. La clé de cette discussion nous a paru résider dans le positionnement complexe des deux penseurs à l’égard de la critique heideggérienne du lien entre métaphorique et métaphysique; et c’est l’écart entre une pensée de la différence et une pensée de l’acte que nous nous sommes efforcé de mettre en relief en posant la question de l’écriture philosophique dans ses rapports à l’imagination productrice. S’il est un enjeu de la métaphore, c’est que, dans ses rapports à la philosophie, elle implique une certaine détermination du statut du concept philosophique. conduit a une conception spécifique de la textualité et engage une interrogation d’ensemble sur la possibilité (ou l’impossibilité) d’un renouvellement de l’ontologie

Articles :

– « Traduzir : do impossível ao difícil. Em torno da concepção ricoeuriana da tradução,  Prometeus », Filosofia em revista, UFS, Juillet, décembre 2013.

– « L’imagination poético-pratique dans l’identité narrative », Études ricœuriennes / Ricœur studies vol. 3 n°2 2012, 2012.

– « Affirmation originaire, attestation et reconnaissance : le cheminement de l’anthropologie philosophique ricoeurienne »,  Études ricœuriennes / Ricœur studies, vol.  2 n°1 2011, 2011.

– « L’expérience brisée et l’attestation dans l’herméneutique critique de Ricœur », Expérience et Herméneutique, Le Cercle Herméneutique Éditeur, 2006.

 

Mots clés :
Ricoeur, Derrida, Nabert, Bachelard, Castoriadis, imagination, action, métaphore, fiction, langage.

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