« Le rêve et la mort dans les Oneirokritika d’Artemidore »

Gregor Weber

(Université d’Augsburg)

Augsbourg Universite

« Le rêve et la mort dans les Oneirokritika d’Artemidore » :

Dans le domaine de la mise en scène dans le rêve, nous avons connaissance des divers symboles qui relèvent avant tout d’une mythologie extraordinairement actuelle et encore omniprésente ainsi que des différents types de mort. Aussi bien pour ce qui est des symboles que chez les rêveurs, l’environnement privilégié est celui des membres de la famille et des malades. Ainsi, la mort est conçue comme une frontière définitive et opaque, une frontière dont le franchissement doit être évité en toutes circonstances et cela en raison des terribles conséquences qu’il entraînait. Pour la conception de l’au-delà, le point fondamental est la séparation qui s’opère dans le défunt entre le corps, qui revient à la terre, et l’âme qui descend dans l’Hadès ou qui monte au ciel. Les raisons et les cas pour lesquels s’applique l’une ou l’autre de ces solutions ne sont pas fournies ; Artémidore montre du reste une certaine réticence face à la seconde de ces conceptions, voire un certain scepticisme. Il prend cependant en compte les différentes situations d’existence propres à chaque individu dans la mesure où la mort et même l’état de l’âme dépourvue de toute émotion dans l’Hadès peuvent être perçus comme une libération des peines. Mais, parce qu’il n’y avait aucune survie active dans l’au-delà, les efforts des hommes se concentraient sur la vie et sur les différentes formes de mémoire des défunts.

journee Artemidore Weber

Artemidore affiche 2009

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