« Daldis, les divinités à travers les monnaies d’époque impériale, et Artémidore »

Frédéric Maffre

(Université de Bordeaux III)

« Daldis, les divinités à travers les monnaies d’époque impériale, et Artémidore » :

Comprendre le milieu dans lequel Artémidore de Daldis a pu baigner permet de saisir sa personnalité, ou tout au moins, certains des caractères qu’il a laissé transparaître, volontairement ou pas, dans son œuvre, les Oneirokritika. Que ce soit dans la conclusion du livre 2.70, où Artémidore évoque sa relation particulière avec l’Apollon de sa cité – l’Apollon « Mystès » (appelé aussi Daldianos), épiclèse qui n’est mentionnée que dans ce livre -, ou bien dans les dernières lignes du livre III, dans lesquelles l’auteur explique pourquoi il a préféré signer ce livre du nom d’Artémidore de Daldis (Artemidôrou Daldianou) et non Ephesiou comme pour ses livres précédents, il apparaît que l’auteur a fréquenté régulièrement la cité et qu’il a été influencé par les cadres religieux locaux. L’étude de l’iconographie monétaire de la cité de Daldis des trois premiers siècles de l’Empire, et en particulier des représentations religieuses, permet d’approcher le monde des divinités qui avaient été vénérées au sein du panthéon local et qui a pu imprégner la réflexion d’Artémidore. Les rares sources qui mentionnent cette petite cité de Lydie intérieure permettent aussi de mieux comprendre la remarque d’Artémidore sur le peu de prestige de celle-ci.

journee Artemidore Maffre

Artemidore affiche 2009

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