Séminaire « Histoire et philosophie des sciences »

Epistemonlogo

Présentation du séminaire :
Le séminaire d’histoire et philosophie des sciences EPISTEMON vise à fournir un lieu de réflexion et de discussions sur les recherches récentes en histoire et philosophie des sciences. Il s’inscrit dans une collaboration interdisciplinaire et interuniversitaire engagée depuis plusieurs années avec des philosophes, des historiens, des philologues ainsi que des scientifiques. Il s’adresse au chercheurs et enseignants-chercheurs des universités de Montpellier ainsi qu’aux doctorants et étudiants.

Coordinateurs :

Anastasios Brenner anastasios.brenner@univ-montp3.fr
Pierre-Yves Lacour pierre-yves.lacour@univ-montp3.fr
Olivier Tinland olivier.tinland@univ-montp3.fr

Calendrier 2017 :

 5 janvier 2017 (17h130-19h30)
Galilée, la science moderne et l’histoire des sciences : mythe, histoire et historiographie Antonella Romano (Centre Alexandre Koyré)

Calendrier 2016 :

6 décembre 2016 (17h30-19h30)
Braudel, la modernité, le capitalisme : enjeux historiographiques et théoriques Stéphane Haber (Université Paris Ouest Nanterre)

4 octobre 2016 (17h30-19h30)
Qu’est-ce que le « scientisme » ? Sur l’histoire réelle d’un concept dénonciateur Peter Schöttler, Université libre de Berlin ; Institut d’histoire du temps présent (CNRS)

17 mai 2016 (17h30-19h30)
Grands partages ou petits découpages des savoirs? France/Allemagne (XIXe siècle) Wolf Feuherahn (CNRS, CAK)

9 février 2016 (17h30-19h30)
La crise écologique entre objectivité scientifique, engagement politique et le sabotage de la démocratie Donato Bergandi, Museum national d’histoire naturelle (MNHN)

Calendrier 2015 →

Calendrier 2014 →

Calendrier 2013 →

Thème pour l’année 2014 : « Sciences, histoire et mémoire »

Argumentaire :

Ce séminaire vise à fournir un lieu de réflexion et de discussion sur les recherches récentes en histoire et philosophie des sciences. Il s’inscrit dans une collaboration interdisciplinaire et interuniversitaire engagée depuis plusieurs années avec des philosophes, des historiens, des philologues ainsi que des scientifiques. Après l’invention et l’innovation puis la représentation, notre regard se porte cette année sur la mémoire collective que présuppose la science.

On parle souvent de la mémoire courte de la science. Dans les sciences les plus avancées, on ne fait pas référence à des textes antérieurs à une dizaine d’années. Tout ce qui précède est relégué à l’histoire des sciences, une champ disciplinaire considéré comme distinct, qui ne suit pas les mêmes méthodes que les sciences exactes. Il en est résulté une séparation rigoureuse entre deux manières de procéder : la reconstruction logique et l’étude historique. Or les tentatives de modeler l’analyse de la science sur les procédés des sciences exactes n’ont cessé de montrer leurs limites, d’où la persistance de l’épistémologie historique portée par Bachelard, Canguilhem et Foucault, qui resurgit aujourd’hui à l’étranger sous la forme d’un mouvement en faveur d’une épistémologie historicisée.

L’objet de ce séminaire est de sonder l’historicité latente de l’activité scientifique, d’en déployer les divers aspects et de les soumettre à un examen approfondi.

 

Thème pour l’année 2013 : « Les représentations en science »

Argumentaire :

La notion de représentation est employée de façon courante pour caractériser la démarche scientifique. On dit communément que la science vise à représenter les phénomènes. Cette conception remonte au moins à la première moitié du XIXe siècle. Plusieurs grands scientifiques l’ont ensuite mise en avant : Maxwell, Boltzmann et Duhem. Aujourd’hui, Bas Van Fraassen nous propose de reprendre cette notion, afin de répondre aux problèmes soulevés par la science actuelle. On peut signaler plusieurs penseurs qui explorent l’activité représentative, dans ses formes abstraites et concrètes : Lorraine Daston, Peter Galison, Bruno Latour, etc.

La représentation déborde le cadre de la science, ce qui en fait tout l’intérêt, suscitant une approche interdisciplinaire. On parle des représentations picturale, théâtrale ou politique. Le développement de la perspective au XVe siècle a signalé le début d’une modernité qui se propage des arts aux lettres et aux sciences. Les diverses représentations du monde qui ont surgi sont enchevêtrées, et les travaux évoqués nous invitent à étudier leurs connexions à nouveaux frais.

Nous avons l’habitude de manier de nombreuses techniques afin d’expliquer la réalité : diagrammes, dessins, photographies, images d’écran, etc. Nous oublions généralement que ces techniques sont le résultat d’une longue série d’essais et d’erreurs — c’est la matière d’une histoire des sciences. Nous négligeons aussi les contraintes imposées par nos représentations : les présuppositions, les filtrages et les interprétations. Certains traits des objets étudiés sont rendus visibles, d’autres sont exclus — c’est la matière d’une réflexion épistémologique. Il s’agit de développer une approche interdisciplinaire sur ces questions, en prise avec la recherche actuelle. À l’intérieur du champ décrit, le séminaire s’attachera particulièrement à la microscopie et aux représentations de l’extrêmement petit.

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