Les mines d’or et d’argent d’Alburnus Maior aux IIe et IIIe s. (Rosia Montana, Roumanie)

Les Mercredis de l’Antiquité

Auditorium du Musée Fabre de Montpellier

Mercredi 19 novembre 2014 à 18h30

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Depuis 1999, une mission du laboratoire TRACES de Toulouse étudie les mines d’or et d’argent romaines de Rosia Montana, l’antique Albur-nus Maior (Nord-Ouest de la Roumanie). Elle y mène des fouilles préventives dans le cadre d’un vaste projet minier à ciel ouvert. Sept complexes souterrains couvrant plus de 7 km de travaux antiques ont été découverts et en partie fouillés dans les massifs qui cernent la bourgade.

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Ce sont des travaux surtout ouverts à l’outil, mais aussi par le feu, équipés de niches à lampe, présentant des sections trapézoïdales typiques du site et offrant une grande diversité d’architectures : galeries, descenderies, chambres sur piliers, puits et chantiers verticaux. L’éclairage était assuré par des lampes typiques du IIe s. de notre ère (Firmalampen) et surtout par des torchères faites de plusieurs baguettes de bois. Des équipements et de l’outillage en bois très bien conservés ont été découverts et datés des IIe et IIIe s. Il s’agit de boisages avec assemblage à tenon et mortaise, de plates-formes, de canaux, d’échelles, de hottes et de brancards pour porter les charges. Plusieurs systèmes de pompage par roues élévatoires à augets ont été découverts dans deux grandes mines au nord de la vallée. Les mines d’or et d’argent d’Alburnus Maior constituent un des plus vastes complexes miniers romains et le plus grand chantier d’archéologie préventive en mine réalisé à ce jour en Europe.

 

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