Marx théorie du pouvoir et religion quotidienne. Y a t-il un au-delà du capitalisme?

Séminaire Penser la transformation

 Jeudi 4 décembre (de 18h à 20h)

Université Paul-Valéry Montpellier III,
Site Saint Charles, Salle des Colloques n°2

penser transformation 4 decembre 2014

Norbert LENOIR : Marx théorie du pouvoir et religion quotidienne. Y a t-il un au-delà du capitalisme?

La critique du pouvoir chez Marx ne peut pas se réduire à être une critique du pouvoir d’État car le pouvoir capitaliste dépasse largement ce cadre. Le capitalisme déploie un pouvoir dont l’effet est de créer des sujets producteurs par extraction de leur temps de vie. Mais pour se reproduire ce pouvoir recourt à une véritable « religion quotidienne » au travers des fétiches de la productivité et du marché. Ce fétichisme doit nous aider à interroger l’exhortation, pour nous problématique, à viser un au-delà du capitalisme, car l’au-delà a toutes les caractéristiques du vocabulaire théologique. Le fétichisme est-il le bon terme pour produire une critique de ce système?

Professeur en C.P.G.E., Norbert Lenoir est l’auteur de nombreuses publications, sur Rousseau ou sur la démocratie, et deux livres sur Marx : Marx : de la critique du capitalisme à l’invention démocratique, Alter éditions, et Marx et la double structure de la religion : de l’opium du peuple au fétichisme de la marchandise, editeur : Cécile Defaut (Éditions), paru en mars 2014.

contact : luc.vincenti<a>univ-montp3.fr

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Site Saint Charles

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Norbert LENOIR : Marx et la double structure de la religion. De l’opium du peuple au fétichisme de la marchandise.  Nantes, Éditions Cécile Defaut , 2014, 157 p. (Collection Petite bibliothèque de l’athéisme).

Norbert Lenoir Marx et la double structure de la religion

Présentation de l’éditeur :
La formule de la religion comme l’opium du peuple fait partie de la définition consacrée de ce qu’on appelle l’idéologie chez Marx : la religion est ce système de représentations qui à la fois empêche de critiquer et qui légitime un ordre social existant. Mais ce rapport entre la religion et l’idéologie chez Marx demande à être problématisé. En effet non seulement évolue-t-il, car Marx prend conscience que le capitalisme ne peut pas se justifier avec une promesse que les pauvres auront une vie meilleure post-mortem, mais encore il ne cesse de ré-élaborer sa critique de la religion tout au long de son oeuvre à travers trois concepts : l’aliénation, l’idéologie et le fétichisme. Cette ré-élaboration conceptuelle nous permet de poser cette question : la théorie du fétichisme des marchandises chasse-t-elle encore sur les terres de l’idéologie ? Un fétiche n’est-il pas autre chose dans sa production et ses effets qu’une idole ? C’est pour cette raison que nous proposerons trois textes de Marx. Le premier appartient au Marx de la jeunesse, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel (1843). Le second, qui appartient aussi à la pensée du jeune Marx, est une partie des Manuscrits de 1844. Enfin le troisième est une partie du livre premier du Capital (1867).

Norbert LENOIR : Marx : de la critique du capitalisme à l’invention démocratique. Alter éditions, 2012, 316 p.

Norbert Lenoir Marx de la critique du capitalisme

Présentation de l’éditeur :
La crise sociale et économique que nous traversons depuis 2007 nous montre que le capitalisme demeure ce qu’il a toujours été : un système irréversiblement anarchique et inégalitaire. Quand il semble fonctionner, c’est toujours au profit d’une minorité aux dépens de ceux qui produisent réellement les richesses. Quand il ne marche plus, il entraîne la majorité des salariés dans sa chute. La pensée de Marx nous aide à comprendre que ce système économique fonctionne nécessairement et de façon structurelle sur l’inégalité car il place en son cœur la contradiction entre le capital et le travail. L’accumulation du capital ne peut s’effectuer que par une tension permanente exercée sur les conditions de travail. La critique du capitalisme chez Marx n’est pas seulement économique. Elle engage aussi une réflexion sur la politique et se prolonge par l’invention d’une véritable démocratie basée sur une politisation des conditions d’existence des salariés. Cette dernière n’est pas que l’émanation de la lutte des classes, mais demande la réalisation d’une démocratie sociale telle que Marx a pu l’observer dans la Commune de Paris de 1871.
La pensée de Marx n’appartient cependant absolument pas au passé, car elle nous permet de prendre position au sujet du monde contemporain. Voulons-nous continuer de cautionner le système actuel qui n’est que le paravent d’une oligarchie élective, ou commencer à instaurer une démocratie de l’égalité qui passe par une prise de conscience des enjeux réels de l’économique et du politique ? C’est le premier pas vers la possibilité d’une résistance active à cette soumission qu’on nous impose depuis trop longtemps à notre insu.

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